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Tribune – Stop au Trump bashing !


Tribune – Stop au Trump bashing !

Pour l’analyste politique Frédéric Saint Clair, le nouveau président des États-Unis provoque une hystérie collective qui n’a pas lieu d’être. Explications.

Propos xénophobes. Stigmatisation de certaines communautés. Repli identitaire. Renforcement des frontières. Les discours de campagne de Donald Trump résonnent autrement plus fort à nos oreilles maintenant qu’il est élu, et génèrent une inquiétude assez largement partagée. La mémoire des événements associés à ce type de discours est encore très vive, particulièrement en Europe occidentale  et le fait de savoir que la première puissance mondiale est aujourd’hui dirigée par un homme qui a tenu de tels discours et qui a obtenu l’aval de son peuple pour les incarner contribue à accroître ce sentiment d’inquiétude. Et pourtant, il ne s’agit là que d’une illusion. D’un fantasme. D’une hystérie collective. Le rapport que Trump entretient avec le pouvoir politique est à l’inverse de ce que l’on imagine aujourd’hui. Son discours en est d’ailleurs le meilleur témoin.

Un libéral, brutal et parfois grossier, mais un libéral

Trump se situe, contre toute attente, à un niveau infra-politique. Il est étonnant que les commentateurs qui répètent à l’envi qu’il est un businessman qui, de surcroît, n’a jamais été élu ne perçoivent pas ce que cela signifie en termes politiques. La crainte d’un excès d’autorité est infondée, la tentation dictatoriale, voire fasciste comme on a pu l’entendre parfois, est absurde. Le discours de Donald Trump montre qu’il n’envisage pas le politique sous cet angle. Ses propos témoignent de la maigre place qu’il concède à l’autorité politique, au pouvoir politique, voire à la puissance politique – le « hard power ». Trump pense en réalité principalement en termes de société civile, et ses propositions se situent à ce niveau – que nous avons qualifié d’infra-politique. Trump est un libéral, brutal et parfois grossier, mais un libéral. Ceci est particulièrement patent pour tout ce qui concerne la dimension géopolitique, celle qui inquiète certains acteurs internationaux, aveuglés par une communication qu’ils peinent à décrypter.

Consacrons quelques lignes à un peu de théorie politique afin de bien comprendre de quoi il retourne. Le pouvoir politique, dans nos sociétés modernes, est lié à l’État, même si le politique préexiste en réalité à l’État. La question politique à strictement parler est donc celle de l’usage de ce pouvoir politique.Depuis Montesquieu, nous savons que l’exercice politique se porte le mieux lorsque l’équilibre des pouvoirs est le mieux réalisé. On pense bien évidemment ici à la séparation des trois pouvoirs, exécutif, législatif et judiciaire, mais également au respect des corps intermédiaires, à la place que le pouvoir exécutif entend conférer à ceux-ci. Le risque politique réside dans la concentration des pouvoirs, visant à une réaffirmation de l’autorité politique, éliminant ou asservissant tout ce qui, d’une façon ou d’une autre, amoindrirait cette autorité. La place proéminente du chef de l’État, la suprématie de la décision politique sur toute forme de droit, est alors renforcée par une mécanique dictatoriale, qui peut en effet laisser craindre de sérieuses dérives, l’histoire en ayant régulièrement été témoin, sous différentes formes.

À l’opposé d’un apprenti dictateur

Donald Trump a-t-il laissé paraître un tel profil ? La réponse, bien évidemment, est négative. Nous disposons à l’heure actuelle de peu d’éléments concernant sa politique à venir, en dehors des discours de campagne dont nous savons qu’ils doivent être considérés avec une extrême prudence tant ils pourront se révéler éloignés de la politique réellement mise en œuvre. Cependant, nous avons eu l’occasion d’entendre son discours de victoire, ainsi que, jeudi soir dans L ‘Émission politique, la voix de son sherpa, Walid Phares. Tous les éléments concordent. Normalisation engagée du président élu. Respect des institutions. Élision de certaines propositions douteuses. À l’opposé d’un apprenti dictateur.

Notons par exemple le cas du dossier iranien, lequel a été particulièrement édifiant. Donald Trump parle de remettre en cause l’accord avec l’Iran engagé par Obama, ce qui en inquiète plus d’un. Mais nous devrions en interroger les raisons avant d’être inquiets ; Walid Phares répond : « Le congrès n’a pas été consulté. » Cette réponse, qu’il nous faut à ce stade prendre à la lettre, est édifiante. Elle révèle un Donald Trump plus démocrate que Barack Obama sur cette question.

Il y a fort à parier que, d’une manière générale, Donald Trump, élevé dans un pays aux institutions libérales centrées sur le respect de l’individu, n’a jamais envisagé que celles-ci puissent être faibles, inappropriées, n’a jamais réellement questionné leur pertinence voire leur légitimité, n’a jamais pensé à les mettre entre parenthèses. Trump respectera donc les institutions, les contre-pouvoirs de son pays, d’autant que les Chambres et la Cour suprême seront « républicaines », donc acquises, peu ou prou, à sa cause.

Une opportunité pour les nations européennes

Par ailleurs, ce que nous nommons un isolationnisme, et qui fait si peur à la communauté internationale : retrait – ou réforme – de l’Otan, frilosité vis-à-vis de l’OMC ou des accords climatiques, etc., témoigne également d’une forme de refus du politique. Trump marque par ses choix une vision très peu politique des relations internationales qui laisse une opportunité aux nations européennes de rattraper leur retard, c’est-à-dire de recentrer leur positionnement sur l’échiquier international. Cette vision est d’ailleurs commune à celle qu’a évoquée Dominique de Villepin sur France 2, et qu’évoque désormais, semble-t-il, le secrétaire d’État au Commerce extérieur, Matthias Fekl.Trump, par sa politique, laisse un vide. Il n’a, semble-t-il, pas compris qu’en marquant un pas de côté, il renonce à influencer le droit des organisations internationales, alors que c’est cette influence justement qui a consacré la position dominante des États-Unis au XXe siècle. Il fait preuve d’un défaut d’autorité plutôt que d’un excès d’autorité. La piste d’une analyse politique de la mécanique trumpiste sous l’angle de l’extrémisme doit donc être désormais abandonnée. La question d’un potentiel amateurisme, en revanche, demeure…

Trump, par sa politique, laisse un vide. Il n’a, semble-t-il, pas compris qu’en marquant un pas de côté, il renonce à influencer le droit des organisations internationales, alors que c’est cette influence justement qui a consacré la position dominante des États-Unis au XXe siècle. Il fait preuve d’un défaut d’autorité plutTrump, par sa politique, laisse un vide. Il n’a, semble-t-il, pas compris qu’en marquant un pas de côté, il renonce à influencer le droit des organisations internationales, alors que c’est cette influence justement qui a consacré la position dominante des États-Unis au XXe siècle. Il fait preuve d’un défaut d’autorité plutôt que d’un excès d’autorité. La piste d’une analyse politique de la mécanique trumpiste sous l’angle de l’extrémisme doit donc être désormais abandonnée. La question d’un potentiel amateurisme, en revanche, demeure…ôt que d’un excès d’autorité. La piste d’une analyse politique de la mécanique trumpiste sous l’angle de l’extrémisme doit donc être désormais abandonnée. La question d’un potentiel amateurisme, en revanche, demeure…

Source

Learn Hebrew online

 

 

 

 

 







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  • 11 thoughts on “Tribune – Stop au Trump bashing !

    1. Jacques B.

      Le Point encore, bof bof.

      Ce médiocre journal, qui n’a cessé de cracher sur Trump durant toute sa campagne, non pour de bonnes raisons comme le sous-entend l’auteur de l’article, mais parce que ce journal roule en réalité à gauche et aurait préféré le programme très à gauche, très social-démocrate-globaliste d’Hillary Clinton, essaie aujourd’hui de rattraper ce qui peut l’être, bien piteusement.

      Il vaut mieux lire des gens comme Guy Millière, qui connaît autrement mieux la politique américaine, ou d’autres auteurs de Dreuz.info ayant la nationalité américaine.

      Du reste, vouloir protéger son pays contre les dégâts du sans-frontiérisme, se méfier du globalisme déstabilisateur, refuser l’islamisation de son pays, vouloir plus de sécurité, moins de chômage et plus de justice, ce ne sont pas des tares, M; le « journaliste » : ce sont au contraire des qualités, les qualités de base d’un bon dirigeant politique.

    2. EveryBreakingWave

      D’accord avec vous Jacques B.
      Le point … Frederic De Saint Clair : Trump, par sa politique, laisse un vide …. mort de rire, il analyse une personne, des événements qui n’ont pas démarré, 3 jours après les élections.
      Echafaudage des raisonnement sans contact avec la réalité.

    3. rler de l'interdiction du territoire américain aux Musulmans

      POPULISME !
      Ce que je viens d’entendre et qui me plaît bien  » LE POPULISME,CE N’EST PAS SE RAPPROCHER DU PEUPLE, C’EST LUI MENTIR ! »
      Dernier exemple Donald Trump qui revient sur son interdiction de territoire aux musulmans, sur sa volonté de  » déchirer » l’accord sur le nucléaire iranien, sur son intention d’effacer les accords internatjonaux pour l’enronnement et…qui fait ami-ami avec Ilary Clinton, après l’avoir salie…
      Marc Guedj

    4. Salmon

      Mais que les choses soient claires, voici ceux qui ont voté pour M. Trump*:

      53% des femmes blanches
      52% des diplômés universitaires
      45% des bacheliers
      49% des diplômés universitaires blancs (45% pour Clinton)
      45% des femmes diplômées universitaires.
      29% des latinos
      24% des juifs.

      *Source: NYT

    5. Robert Davis

      Bien sûr que Trump est démocratique que obanana qui ne l’était pas du tout comme toute la gauche qui actuellement est communiste. Ce que la gauche européenne craint c’est que Trump étant à Droite il va s’en prendre ,à la gauche pas ,à la démocratie. Comme la gauche n’a jamais su dire la vérité elle cherche un mensonge une fois de plus.

    6. Robert Davis

      Guedj : vous dites des âneries : Trump ne revient SUR RIEN DU TOUT il ajuste un peu ici ou là, il avance c’est tout. Quant à votre description du populisme c’est encore une ânerie ce mot étant utilisé de manière péjorative et comme chacun l’entend, il n’b y a pas de définition précise.

    7. ruth

      Cet article est un point de vue mais ne constitue pas une réalité vraie !
      En tant que juive française, même si TRUMP est pro-Israël je ne peux que m’inquiéter sur l’attitude de ce personnage : misogyne, raciste, vulgaire…..
      Comment peut-on élire un cinglé pareil !!! La gouvernance d’un pays ne peut pas se réduire à des propos de télé réalité !!!
      Ce n’est pas parce qu’il est pro-Israël qu’il faut valider n’importe quoi !!!!
      Il me fait penser à Hitler, si Marine passe en France j’ai peur pour l’Europe, serons – nous voir à temps le nuage qui se forme……ou l’histoire et-elle condamnée à se répéter…
      Ruth

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