toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

Situés en haut de l’échelle sociale, les journalistes vivent la plupart du temps dans une bulle politique et sondagière


Situés en haut de l’échelle sociale, les journalistes vivent la plupart du temps dans une bulle politique et sondagière

« La responsabilité de l’entre-soi médiatique est immense dans l’avènement du populisme »

Situés en haut de l’échelle sociale, les journalistes vivent la plupart du temps dans une bulle politique et sondagière. Après l’élection de Donald Trump, il est temps, collectivement, d’en sortir, estime l’économiste.

« Aux Etats-Unis, la confiance dans les médias est d’à peine 20 % ; il n’y a que le Congrès dont les citoyens doutent davantage » (Photo: une femme habillée aux couleurs du drapeau américain est interrogée par un journaliste à la sortie du Harry’s Bar à Paris, le 8 novembre).

Par Julia Cagé, professeure d’économie à Sciences Po Paris

Mardi, alors que les premiers bureaux de vote (non anticipé) s’apprêtaient à ouvrir aux Etats-Unis, les grands médias américains, à commencer par le baromètre de prévision du New York Times, donnaient plus de 85 % de chance pour qu’Hillary Clinton soit gagnante. C’est d’ailleurs le score qu’elle a réalisé à Manhattan et à San Francisco.

Loading...

Et pourtant. Petit à petit, la victoire de Donald Trump est devenue de plus en plus probable, puis certaine. Jusqu’au résultat que l’on connaît. Un coup de massue dont on peut espérer qu’il vienne secouer l’entre-soi qui caractérise l’élite médiatique, politique, mais également académique des deux côtés de l’Atlantique.

Pourquoi les médias n’ont-ils pas vu venir la victoire de Trump ? En partie parce qu’ils n’en voulaient pas. Les médias nous donnent à lire chaque jour la vision du monde qui est la leur ; l’information n’est pas la représentation exacte de la réalité, mais la construction de la réalité par ceux qui la font. Or, les journalistes voient le monde de là où ils se trouvent, c’est-à-dire beaucoup plus haut socialement et économiquement que l’électeur américain blanc médian qui a voté pour Trump.

Il est loin le temps – les années 1960 aux Etats-Unis – où les journalistes ne décrivaient pas la vie des « vraies gens » mais la vivaient ; où ils se considéraient partie prenante de la classe ouvrière. Où ils ne se seraient jamais félicités en France qu’un Emmanuel Macron aille à la rencontre du « peuple » pour…

Source

 







Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension.

Signalez un commentaire abusif en cliquant ici


Merci de nous signaler les commentaires qui vous semblent abusifs et qui contiendraient des propos:
  • * Antisémites
  • * Racistes
  • * Homophobes
  • * Injurieux
  • * Grossiers
  • * Diffamatoires envers une personne physique ou morale

  • 5 thoughts on “Situés en haut de l’échelle sociale, les journalistes vivent la plupart du temps dans une bulle politique et sondagière

    1. Aline1

      Cest exactement qu’est là ma colère…Ma très grande colère !

      Tous ces gens qui sont devenus à plein temp les interprètes à perpétuité du temps télévisuel – Grandes messes médiatiques, identiques les unes aux autres, même si l’on peut zapper sur plus de 300 chaines.

      Tous ces autres gens , intellectuels, artistes et bouffons qui viennent faire leur promotion

      Et qui se doivent donc, pour être réinvités, d’être dans la même pensée, que les Maîtres à penser (politiques) donnent à manger aux journaleux.
      Ce qu’ils doivent dire, et redire et répéter et ressasser.

      Repasser la même image d’une manifestation toute la semaine (pour Trump) et tous les jours dire que c’est la représentation de la manifestation du jour.

      Comme si on était aveugles et comme si on n’allait pas reconnaître une image, surtout que c’est la même sur les trois cent chaines qui passe et repasse pour être valable pour mille manifestations différentes contre le même homme…

      Être pris pour des cons…eh bien cela met en colère !

      Moi, j’en perds ma politesse – mais d’autres j’espère que ce ne sera pas leur calme.

      Parce que cela commence à bien faire d’être pris pour des imbéciles !

    2. Debout

      Et de leur part, surtout bien répéter régulièrement dans les médias :  » fascistes, populistes, extrême-droitistes, islamophobes, réactionnaires, fachos, racistes, … » etc….

    3. alauda

      « Les livres que l’on a lus comptent beaucoup moins que ceux que l’on n’a pas lus » Nassim Nicholas Taleb, ancien trader, auteur de l’essai « Le cygne noir. La puissance de l’imprévisible » (2007)

      La médiacratie appartient au Mediocristan qui se représente et présente le monde sous la forme de la cloche de Gauss lui servant de parapluie. Quand vient à passer un Cygne noir, venu des confins de l’Extremistan, il arrive que le parapluie s’envole.

    4. alauda

      « Les livres que l’on a lus comptent beaucoup moins que ceux que l’on n’a pas lus » Nassim Nicholas Taleb, ancien trader, auteur de l’essai « Le cygne noir. La puissance de l’imprévisible » (2007)

      La médiacratie appartient au Mediocristan qui se représente et présente le monde sous la forme de la cloche de Gauss lui servant de parapluie. Quand vient à passer un Cygne noir, venu des confins de l’Extremistan, il arrive que le parapluie s’envole.

    5. alauda

      En d’autres termes, puisque mon commentaire sur le cygne noir ne passe pas, il manque à la médiacratie la fréquentation assidue du bar du PMU.

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *