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Fillon est-il un ami d’Israël ?


Fillon est-il un ami d’Israël ?

Michel Garroté – François Fillon, qui a gagné les primaires de la droite, a de bonnes chance de devenir Président de la République en 2017. Ainsi la presse israélienne, qui le découvre à présent, s’intéresse aux déclarations de celui-ci. De nombreux médias franco-israéliens ont rassemblé les dernières déclarations de François Fillon sur Israël.

Lors d’un entretien récent, François Fillon avait indiqué, à ELNET, ses positions sur le conflit israélo-palestinien (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) :

A propos de l’abstention de la France à l’UNESCO, il avait déclaré : “Les récentes résolutions votées à l’UNESCO sont inacceptables. La France aurait dû voter contre ces textes déséquilibrés qui nient la réalité historique de Jérusalem. La France n’a pas à prendre parti et à réécrire l’Histoire des autres. Les Palestiniens ont légitimement droit à un Etat. Israël doit également voir respecter son intégrité territoriale et sa sécurité. Les négociations menées depuis quelques années ont été un échec. L’idée d’organiser une conférence sur la paix à Paris sans les parties au conflit n’avait aucun sens. Je suis contre une reconnaissance unilatérale mais pour le dialogue et la volonté commune de parvenir à une solution territoriale. Je m’impliquerai personnellement. Il faut une coordination avec l’Union Européenne et les Etats Unis, un agenda de négociation pragmatique pour restaurer un minimum de confiance entre les parties ».

Lors du dernier débat télévisé de la primaire, François Fillon a dénoncé « la montée d’un phénomène totalitaire », en référence à l’islamisme radical, qui se traduit par « l’émergence d’un mouvement politique qui fait peser une menace sur la paix mondiale, qui a des tentations génocidaires, et qui veut massacrer les Chrétiens d’Orient et expulser « les Juifs d’Israël ».

Dans le passé, en 2012, François Fillon avait provoqué la colère de la communauté juive française après avoir remis en cause en France l’abattage rituel : « Les religions devraient réfléchir au maintien de traditions archaïques qui n’ont plus grand-chose à voir avec l’état aujourd’hui de la science, l’état de la technologie, les problèmes de santé », avait déclaré Fillon sur Europe 1.

En juillet dernier en défendant le report de certaines épreuves orales du baccalauréat, Francois Fillon : « C’est une tradition française depuis toujours. C’est le général de Gaulle le premier qui avait pris des décisions pour que les fonctionnaires français qui étaient de religion juive ou musulmane puissent, lorsqu’il y avait des fêtes religieuses importantes, ne pas travailler ces jours-là ».

En 2014, François Fillon avait critiqué, sur BFM, l’attitude d’Israël sur le processus de paix : « Je dis aux israéliens que s’ils n’acceptent pas un Etat palestinien, ils prennent des risques à long terme mais ils en font aussi prendre au monde entier ».

Le 30 janvier 2014, François Fillon avait donné une conférence au Campus Francophone de Netanya. De passage en Israël fin janvier 2014 et devant un auditoire francophone, François Fillon avait tenu des propos très pro-Israël. Voici des extraits de ce discours de François Fillon, à Netanya, en Israël, en 2014 (voir lien vers source en bas de page) :

Mesdames et Messieurs, Je veux dire tout l’honneur que je ressens à être votre hôte et toute mon émotion de m’exprimer devant la jeunesse israélienne qui est l’âme de votre étonnante nation. J’ai toujours été passionné par le destin d’Israël et intéressé par les enjeux que recouvre cette région qui a vu s’écrire les pages les plus anciennes et les plus intenses de l’humanité. Pendant la guerre du Kippour, j’ai tremblé pour Israël. Chacune de nos nations a dû surmonter des épreuves pour exister et s’unir, mais Israël n’est pas tout à fait une nation comme les autres. Elle est née sur les décombres de la shoah, la pire barbarie contemporaine. L’antisémitisme a placé le peuple juif à la frontière de son extermination et il a projeté notre continent dans l’abime.

Nous le savons, les braises de cet antisémitisme ne sont pas éteintes, et en France comme dans bien d’autres Etats, nous voyons ressurgir des discours et des actes inadmissibles. La République française est et sera toujours intraitable à l’égard de l’antisémitisme, comme elle l’a été récemment à l’égard d’un humoriste aux propos abjects. En France, l’antisémitisme n’est pas une opinion, c’est un délit. Pour moi, les choses sont claires : la liberté d’expression ne peut être instrumentalisée par les adversaires de l’unité française et les violeurs de mémoire. Le souvenir de la Shoah fait partie de votre âme, mais elle fait aussi partie de notre conscience européenne, et même universelle. Ce qui vous touche nous touche, ce qui vous tourmente nous tourmente, car il existe entre Israël et la France, entre Israël et l’Europe, un lien moral et historique.

L’existence d’Israël n’est pas discutable, et sa sécurité n’est donc pas négociable. Israël est notre amie et notre alliée et quiconque menacerait son existence s’exposerait à notre réaction la plus rude. Mais il y a toujours et il y aura toujours de bonnes raisons de ne pas faire la paix. Car oui la paix est un risque, oui elle est faite de sacrifices, oui elle exige de pardonner ce qui parfois semble impardonnable, oui elle suppose une grande force intérieure. Dans l’obscurité, la Torah n’enseigne-t-elle pas à voir en elle la promesse du jour ? Le recours précipité aux élections s’est révélé chaotique dans des pays qui y étaient peu préparés, et où les seules forces d’alternance suffisamment organisées s’appuyaient sur l’Islam.

En Egypte, le renversement de Mohamed Morsi, certes élu démocratiquement, mais qui avait engagé le pays sur la voie d’une islamisation politique et sociale pour laquelle il n’avait pas reçu le mandat, a provoqué des débats en Europe. Mais les faits sont là : le combat pour la liberté n’est pas nécessairement et mécaniquement l’antichambre de la démocratie. Il peut être détourné par des forces hostiles, dont celle des fondamentalistes et de leurs appendices djihadistes dont les réseaux et l’idéologie nous menacent tous. La guerre en Afghanistan et la mort de Ben Laden n’ont pas réglé le problème du terrorisme international qui s’est métamorphosé et étendu. La France le combat au Sahel presque seule alors que la menace concerne toute l’Europe et reste en alerte sur son territoire.

C’est une lutte que nous livrons ensemble contre l’obscurantisme. Pour votre sécurité, pour faire advenir cette paix, sachez que la France restera toujours à vos côtés. Israël, c’est la porte de notre propre Histoire ; c’est l’amie, l’alliée et la confidente de la vieille Europe, ajoutait François Fillon, dans son discours, à Netanya, en Israël, en 2014 (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).

© Introduction, adaptation et mise en page de Michel Garroté pour Europe Israël

Premier Post Scriptum : Une cérémonie a eu, lieu mardi soir, 29 novembre 2016, au Parlement britannique, pour marquer le 100e anniversaire de la Déclaration Balfour. Plusieurs législateurs britanniques et l’ambassadeur d’Israël à Londres, Mark Regev, ont participé à la cérémonie. C’est l’un des nombreux événements de l’année 2016 pour marquer le centenaire de la déclaration du Secrétaire britannique aux Affaires étrangères, Lord Arthur Balfour, en 1917. En septembre dernier, la Première ministre britannique, Theresa May, a souligné le fait que le Royaume-Uni et Israël marqueront bientôt le 100e anniversaire du soutien du Royaume-Uni à la création d’une maison nationale pour le peuple juif lors de la signature de la déclaration.

Deuxième Post Scriptum : Selon un sondage Odoxa, publié le mercredi 30 novembre 2016, François Fillon est en tête du classement des personnalités avec 37% d’opinions favorables. Par ailleurs, toujours selon Odoxa, Manuel Valls, avec 31% d’opinions favorables, a une cote de popularité très supérieure à celle de François Hollande qui est plafonne à 17%. On trouve Emmanuel Macron à 35% tout de même. Cela dit, 68% des Français ont une opinion défavorable de Valls et 83% ont une opinion défavorable Hollande. Selon un autre sondage Odoxa, Manuel Valls ferait un meilleur candidat que François Hollande lors de l’élection présidentielle, que ce soit pour les Français dans leur ensemble ou pour les seuls sympathisants de gauche.

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  • 5 thoughts on “Fillon est-il un ami d’Israël ?

    1. Elia

      Fillon est-il un ami d’Israël ?
      On lui demanderait pas autant, seulement qu’il ne soit pas porte parole des musulmans ! Qu’il soit impartial, ça suffirait !

    2. sergeb

      Fillon a dénoncé « la montée d’un phénomène totalitaire », en référence à l’islamisme radical, qui se traduit par « l’émergence d’un mouvement politique qui fait peser une menace sur la paix mondiale, qui a des tentations génocidaires, et qui veut massacrer les Chrétiens d’Orient et expulser « les Juifs d’Israël ».
      MAIS IL OUBLI expressément de dire que cela s’applique aussi a toute l’Europe et au monde entier, il n’ose pas dire que les mahométans sont en mode CONQUÊTE et que tout les humains non de leur religion seront soit soumis ou exterminés.

    3. gregory

      Fillon envisage de disoudre les groupes des freres musulmans et des salafistes.

      S’il le fait sera résolu une grande partie des problèmes que posent la communauté des muzz sous leur tutelle .
      Mais leur nombre (supérieur à 15 millions) nous emmènera soit vers une guerre civile ou vers une libanisation de la société..

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