toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

Catholiques et Protestants s’opposent à la résolution de l’Unesco niant le lien entre le peuple Juif et Jérusalem


Catholiques et Protestants s’opposent à la résolution de l’Unesco niant le lien entre le peuple Juif et Jérusalem

.

Les responsables catholiques et protestants dénoncent la résolution de l’Unesco niant tout lien entre le peuple Juif et Jérusalem.

La résolution adoptée le 18 octobre à l’Unesco (25 voix pour, 6 contre, 26 absentions) au sujet de Jérusalem continue d’alimenter la polémique. À cette occasion, Israël avait dénoncé un texte qui, à ses yeux, nie le lien historique entre la ville et le peuple juif. De nombreux responsables politiques et religieux du monde entier avaient uni leur voix à cette critique.

Dans un courrier adressé à Irina Bokova, directrice générale de l’institution onusienne basée à Paris, et repris sur les réseaux sociaux le 21 novembre, Mgr Vincent Jordy, évêque de Saint-Claude et président du Conseil pour l’unité des chrétiens et les relations avec le judaïsme, manifeste la désapprobation des évêques de France concernant cette résolution.

Loading...

Le texte, proposé par les Palestiniens principalement, appuyés par les pays arabes, fait le point sur la façon dont sont gérés les lieux saints et particulièrement l’Esplanade des Mosquées. Il met notamment en cause les travaux et fouilles menés par Israël à proximité de cet espace, à Jérusalem-Est, partie palestinienne conquise et annexée en 1967 par l’État hébreu. Il déplore, entre autres, les incursions fréquentes d’extrémistes juifs sur l’Esplanade des mosquées, contraires au Statu quo en vigueur.

Reconnaissance explicite de chaque communauté de croyants

Mais ce texte ne fait référence à l’esplanade des mosquées Omar et Al-Aqsa, troisième lieu saint de l’Islam, (le mont du Temple, selon la tradition judéo-chrétienne) que sous son nom arabe Haram Al-Sharif. Il désigne par ailleurs le Mur occidental d’abord sous son nom arabe Al-Buraq (du nom du mythologique cheval ailé du prophète Mohammed), puis entre guillemets par les termes « mur des Lamentations », impliquant ainsi son caractère non officiel. D’où de vives critiques.

« Cette résolution pose un certain nombre de questions », affirme ainsi Mgr Jordy dans sa lettre, datée du 10 novembre. Elle « semble ignorer le lien du peuple juif et, en conséquence, de la tradition chrétienne, avec Jérusalem, ajoute le responsable des relations de l’épiscopat avec le judaïsme. La reconnaissance explicite de chaque communauté de croyants, le respect de cette histoire, est non seulement une question de justice mais aussi une condition de la paix. Nous souhaitons vivement que l’Unesco soit attentive à ce point ».

Au printemps, après le vote sur une résolution semblable, Mgr Jordy avait participé à une lettre émanant du Conseil des Églises chrétiennes en France et signée entre autres par le président de la Conférence des évêques de France, Mgr Georges Pontier, pour « lancer une première alerte », indique-t-il à La Croix.

Émoi des associations de dialogue judéo-chrétien

Alors « qu’un certain nombre d’associations d’amitié entre juifs et chrétiens se sont émues » de la résolution de l’Unesco, le président du service de l’épiscopat en charge des relations avec le judaïsme a notamment évoqué cette question lors de la dernière Assemblée plénière des évêques qui s’est tenue à Lourdes (Hautes-Pyrénées) du 4 au 9 novembre.

Le Conseil national des évangéliques de France s’est lui aussi exprimé sur un ton véhément contre la résolution de l’Unesco, estimant qu’il s’agissait d’une énième tentative de « réécrire l’histoire ». Le Cnef avait tenu à assurer de son « soutien et de son affection le peuple juif, une fois de plus atteint au cœur de sa foi et de son histoire, et menacé de façon continue par la haine inaltérable des antisémites anciens et modernes ».

Learn Hebrew online

« Traitement équilibré du sujet »

Dans son côté, le président de la Fédération protestante de France, François Clavairoly, a exprimé son étonnement et son incompréhension face à cette résolution dans une lettre adressée à Irina Bokova le 18 novembre. « Cette absence de référence méconnaît l’histoire et efface la mémoire de plusieurs siècles, qui concernent en ce lieu le peuple d’Israël et le judaïsme comme aussi d’ailleurs le christianisme, lui-même lié inconditionnellement à cette histoire et à ce lieu », a-t-il regretté. « La Fédération protestante de France a toujours porté son attention à ce que soit réservé en toutes circonstances un traitement équilibré d’un tel sujet et des deux communautés de croyants. Elle regrette que l’Unesco n’ait pas choisi cette voie ».

Pourtant, de nombreux observateurs estiment que les critiques prononcées contre cette résolution, portée par les pays arabes et rédigée de façon très partiale, ne cernent pas le véritable problème. « L’indignation d’Israël a été largement exagérée », explique ainsi un bon connaisseur de la situation à Jérusalem. Cet « écran de fumée » aurait selon lui permis de passer au second plan les vrais problèmes soulevés par le texte, à savoir le non-respect des résolutions internationales sur la gestion de ce lieu et le grave blocage politique sur Jérusalem.

Source

Loading...




Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension.

Signalez un commentaire abusif en cliquant ici


Merci de nous signaler les commentaires qui vous semblent abusifs et qui contiendraient des propos:
  • * Antisémites
  • * Racistes
  • * Homophobes
  • * Injurieux
  • * Grossiers
  • * Diffamatoires envers une personne physique ou morale

  • 12 thoughts on “Catholiques et Protestants s’opposent à la résolution de l’Unesco niant le lien entre le peuple Juif et Jérusalem

    1. capucine

      les pays arabes et la france qui ont signé la résolution de l ‘ unesco se fiche totalement que les catholiques et les protestants s(opposent à la résolution
      niant le peuple juif à Jérusalem !!
      mais le vent va tourner en leur défaveur dans peu de temps grâce à Donald Trump !!

    2. rachel

      Un projet va passer pour limiter les hauts parleurs des muezzins pourquoi maintenant et pas avant et qu est ce qu on constate, les musulmans brulent Israel, attention pas touche a leur religion et a nous, le monde en + des musulmans nous vole notre histoire et nos lieux saints et on reste la, les bras ballants,alors que ca fait + de 10 que l on parle de cette resolution, les israeliens reagissent toujours avec retard mais ou on va?

    3. MisterClairvoyant

      Une honte, l’UNESCO devient une entité islamiste
      Les pays chrétiens catholiques, protestants, arméniens, orthodoxes, etc. doivent retirer leur financement à l’UNESCO, tant que ne reviendra pas sur les votes nient au peuple juif d’Israël son lient avec le Mont du Temple et Jérusalem,et autres monuments juifs comme le Tombeau des Patriarches, la Tombe de Rachel, l’Hérodion, l’église de la Nativité et d’autres monuments juifs ou chrétiens donnés aux musulmans pour qu’ils soient rebaptisés en mosquées.
      L’UNESCO dans cette affaire et d’autres n’est pas juste, avec les Chrétiens ni les juifs qui sont dépossédés au profit de l’islam, (en Israël-Palestine maintenant), et demain en France et dans tout Occidental, on va lui donner la Sainte Chapelle, Notre Dame, la tour Eiffel l’Atomium, la porte de Brandebourg, la statue de la liberté aux États Unis, etc, la Honte!

    4. Jacques B.

      Les politiciens français ont nié les racines chrétiennes de l’Europe, il n’est donc pas étonnant qu’ils n’écoutent pas l’avis des principales églises… ce sont des laïcards enragés, ils pratiquent la politique de la terre (culturelle, religieuse) brûlée. Or la nature a horreur du vide, et l’islam en profite pour prendre la place.

      Que vienne le jour où ils paieront pour toutes leurs forfaitures !

    5. Aline1

      J’espère de tout cœur, que l’UNESCO ait un jour à répondre d’une manière très pointue de la politique injuste et négationniste qu’elle pratique.

      Fausser l’Histoire à ce point est un très grand crime.

    6. jacky bloch"

      Encore un article informatif « terni » par un pseudo  » bon connaisseur de la situation à Jérusalem  » courageux et donc anonyme.
      Il devient désespérant et triste de constater que tous les hommes politiques et journalistes ne peuvent émettre la moindre critique des manoeuvres islamistes sans  » tempérer « celle-ci par des agressions douteuses et souvent erronées contre les juifs, Israël et maintenant les chrétiens.
      Il y a beaucoup de choses à critiquer en Israël, mais je voudrais rappeler au pseudo »bon connaisseur de la situation à Jérusalem  » et à son rapporteur que la liberté religieuse est aujourd’hui totale à Jérusalem ,que moi, juif français et maintenant israélien je n’ai pu me rendre au mur des lamentation ( Kotel ) avant 1967 parce que juif, qu’il n’y a plus de juifs en pays d’Islam, que les diverseses religions (chrétiens, ,coptes, bahaïs, zoroastriens, sunnites en pays chiites, chiites en pays sunnites, etc,etc……) y sont en extrème difficulté et c’est un euphémisme !
      Islam et tolérance sont deux termes antinomiques pour le moment.
      Pour notre pseudo » bon connaisseur de la situation à Jérusalem » et à son rapporteur, la Paix ne viendra que lorsque les deux mots ( Islam et tolérance) seront associables.
      Le reste est sans importance.

    7. doudou

      honte à la France et à son president qui a signé la resolution de l’unes »con »assossié aux arabes ,niant le lien de jerusalem avec israël ,c’est pourtant ecrit dans la bible(c’est vrai que les arabes ne lisent pas la bible ,mais le corant ),on est vraiment gouvernés par des nuls,heureusement ,j’espere que ça va changé!!!

    8. Raggio

      Comment des hommes soit disant responsables, (des larves) peuvent avoir le droit de voter « ABSTENTION » ils n’ont pas le courage de leur opignon, c’est donc des lâches…..j’ai plus de respect pour ceux qui votent contre mais au moins ils donnent leur opignon…..

    9. alauda

      @jacky bloch »

      La chute de l’article m’a gênée aussi, d’autant que la critique est insidieusement suggérée. Le journal d’où il provient est dit « progressiste », c’est La Croix avec ses poncifs habituels de gauche.

      Suivez le lien sous l’article dans leur site,  » À lire : Comprendre l’esplanade des Mosquées », qui n’explique rien du tout, en dehors de manifester un parti-pris très explicite dès son titre.

      « Souvenons-nous que La Croix s’est complètement fourvoyé au moment de l’affaire Dreyfus », avouait son actuel directeur, Guillaume Goubert, dans un entretien sur Stratégie .fr paru le 09/02/2015 (attentats-de-paris-le-regard-du-directeur-de-la-croix). Un rapide coup d’œil sur la page Wikipédia de La Croix, § « De l’après-guerre au centenaire (1949-1983) » souligne en gras d’autres fourvoiements de ce journal dans l’histoire à mes yeux plus contemporaine.

    10. richard

      Pour un dirigeant Europeen qui se chie dans son froc, face a la crise et a la dependance de l’argent des arabes: « si seulement la guerre pourrait etre mis sur le dos des religions on s’en sortira les fesses propres »

    11. Christian Rayet

      Pouvez-vous accepter une allégorie?

      A Jérusalem, deux anges aux côté d’un voyageur
      Sur le mont des oliviers:
      – Bonjour, vous aussi vous contemplez la ville ?
      – Le Seigneur est avec toi ! Tu nous aperçois ?
      – Pourquoi pas ?
      – Nous sommes des anges. Nous devons décrire la situation avant les événements qui doivent arriver dans cette cité.
      – C’est-à-dire ?
      – Que connais-tu de la destinée du Mont de Sion ?
      – Mon guide touristique dit que Jérusalem est la capitale d’Israël aux yeux des Juifs, mais qu’aucune nation n’y a installé son ambassade. Ville sainte du judaïsme et par voie de conséquence du christianisme et de l’islam, elle est avant tout un symbole majeur de l’histoire occidentale. C’est une cité chargée de foi, d’histoire et de mémoire.
      La Jérusalem moderne s’est développée à l’extérieur de la vieille ville. La ville a une histoire qui remonte au Xe siècle av.J.C . Malgré une superficie de seulement 0,9 km. carré, c’est dans la vieille ville que se situent les principaux sites religieux, parmi lesquels le mont du Temple, le mur occidental, l’église du Saint-Sépulcre, le Dôme du Rocher. La vieille ville fortifiée, classée site du patrimoine mondial, a été traditionnellement divisée en quatre parties, même si les noms utilisés aujourd’hui pour dénommer ces quarts : Arménien, Chrétien, Juifs et musulmans, n’ont été introduits qu’au début du XIXe siècle. Au cours de son histoire, Jérusalem fut détruite deux fois, 23 fois assiégée, attaquée 52 fois et prise et reprise 44 fois.
      – Quel est l’importance des découvertes concernant le palais du Roi David ? Demande l’ange préposé au rapport concernant Israël.
      – Les Écritures nous parlent d’un bâtiment construit par David : « Hiram, roi de Tyr, envoya une députation à David avec du bois de cèdre, des charpentiers et des maçons, qui bâtirent une maison pour David », (II Samuel 5, 11, 17-18). L’auteur décrit les événements lors de la guerre avec les Philistins et la réaction de David : « Les Philistins, ayant su que David avait été oint comme roi d’Israël, montèrent tous pour chercher à le prendre ; David l’apprit et descendit vers la forteresse ». (Ils n’ont pas digéré son combat avec leur géant Goliat).
      L’archéologue israélienne Ayélet Mazar fait remarquer cette précision et supposa que David quitta sa maison et descendit vers la forteresse.
      Un archéologue britannique Kathleen Kenyon avait, au pied d’un mur antique en escalier, trouvé un volumineux chapiteau de colonne d’un mètre cinquante de long sculpté avec des motifs d’ornements enroulés en spirale caractéristique des constructions de l’ancienne Phénicie. L’indice d’une origine phénicienne permettait de faire le lien avec la Bible du fait que le palais biblique de David aurait précisément été l’oeuvre du Phénicien Hiram de Tyr. Une section de mur massif, court sur environ 30 mètres. Ces traces de construction témoignent de l’existence d’un bâtiment de très grandes dimensions. Le bâtiment est placé directement sur le lit de la roche, le long de la façade nord de la ville, sans aucune strate archéologique sous-jacente (pas d’autre construction dessous). L’endroit, la taille,
      le type et l’âge du bâtiment coïncident entièrement avec la description des textes bibliques. D’ailleurs, aucune autre découverte ne vient infirmer cette hypothèse et le bâtiment s’inscrit dans une époque antique où de telles constructions étaient extrêmement rares, et constituaient la plus grande sorte d’ouvrages publics. Les découvertes archéologiques sur le site ont permis à Ayélet Mazar de le dater du 10e siècle avant notre ère, l’époque de David et de son fils Salomon.
      La dynastie de David est historique, on exige moins de découvertes pour reconnaître l’histoire de César ! C’est un royaume qui a marqué la région, il était bien organisé et la population avait une certaine éducation, confrontée à l’Écriture et la lecture, d’ailleurs fort attentive à la lecture de son texte sacré le témoignage des manuscrits de la Mer Morte suffisent en témoignage. Manuscrits découverts le 29 mai 1947, au moment, et le jour, où les Nations Unies délibéraient sur la constitution d’un État juif. 800 rouleaux, 15.000 fragments, furent trouvés. Les résultats de la datation des rouleaux donnent un âge calendaire compris entre 250 Av. et 70 Ap. J-C . Le texte des manuscrits est conforme aux textes postérieurs. Le récit biblique de la « Maison de David », ou « la Dynastie » est un texte fondateur d’Israël. Ce n’est peut-être pas facile à reconnaître à une époque où le « politique correct » veut que tous les récits fondateurs soient égaux, mythiques et fabuleux.
      – Je note, dit l’ange, mais, pourquoi, vous les hommes, vous posez-vous ces questions ? Nous ne connaissons qu’un être qui mette en doute tout ce que Le Seigneur acomplit. Lui seul tourne en son contraire l’oeuvre du Tout-Puissant.
      – Ah, chez-nous ils sont légions !
      – Comment est-ce possible ? dit l ‘ange préposé au rapport sur les Nations.
      – Par exemple, après une terrible guerre mondiale, un grand nombre de tués et des atrocités telles que l’emprisonnement et le meurtre de 6 milions de Juifs, hommes et de femmes jeunes et vieux, mais aussi des enfants et des bébés, seulement parce que juifs, après leur avoir enlevé toute dignité. Les Nations se sont unies et ont créés en 1945 une organisation appelée « UNESCO ». Sa mission est de contribuer à la paix, à l’éducation, d’accompagner les peuples en vue de mieux se comprendre et d’œuvrer ensemble pour aboutir à une paix durable par le dialogue interculturel.
      – C’est magnifique ! Et alors ?
      – Et bien récemment, le 11 avril 2016, l’UNESCO, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, a décidé de réécrire l’histoire de Jérusalem et du peuple juif… bien qu’un lien soit attesté par les plus grands auteurs classiques grecs et romains, de Hérodote à Tacite en passant par Tite Live, Strabon, Sénèque, Pline et Flavius Josèphe, mais aussi par l’Ancien Testament et par tous les Évangiles. L’UNESCO a voté une résolution niant l’histoire juive de Jérusalem. Cette organisation des Nations a effacé trois mille cinq cent ans d’histoire juive à Jérusalem, en niant tout lien avec le peuple juif, pour en faire des lieux saints exclusivement musulmans. Même le nom de
      « mur occidental du Temple juif » (le Mur des Lamentations) est mis entre parenthèses et appellé al-Buraq Plaza, un terme créé dans les années 1920. Les traces de la présence historique juive à Jérusalem sont présentées comme une fiction avec « de fausses tombes juives » et de soi-disant bains rituels juifs. La France a approuvé cette résolution avec trente-deux autres partenaires européens dont la Russie, l’Espagne et la Suède. Dix sept pays se sont abstenus et six seulement ont voté contre: les États-Unis, l’Estonie, l’Allemagne, la Lituanie, les Pays-Bas et le Royaume-Uni.
      – C’est pas vrai ! Mais vous avez des historiens, des archéologues, des universitaires, des intellectuels… des… Médias ! Et puis, vous dites que cette organisation a pour mission de contribuer à l’éducation, d’accompagner les peuples en vue de mieux se comprendre et d’œuvrer ensemble pour aboutir à une paix durable par le dialogue interculturel !
      – C’est bien cela, et si quelqu’un dit quelque chose, hors milieu juif, ce n’est pas fort audible. Une pléiade d’intellectuels juifs ont disparu comme par enchantement des débats publics, des radios, des télévisions, de la presse, des revues « distinguées ». Dans des manifestations, on peut entendre crier « Mort aux Juifs ». La société française, mais en réalité, européenne, laisse entendre une inimitié ambiante envers Israël, telle qu’elle se répercute dans les médias et les « réseaux sociaux ». Il est à nouveau de bon ton d’accuser le peuple juif des pires méfaits. Les juifs ont rêvé leur retour pour ne plus être traités en parias, rejetés, calomniés. Mille accusations fausses sont lancées contre les Juifs depuis l’Antiquité.
      Aujourd’hui, la calomnie touche le retour dans les terres d’où les Romains les ont chassés. Vous savez ce qu’est l’antisémitisme ?
      – Non !
      – Et bien c’est une pensée qui nous cheville au corps. Une pensée qui fait du mépris du Juif son essentiel. Cette pensée s’inscrit dans nos gênes au Moyen-Orient comme en Europe. La sympathie pour la situation d’Israël est très impopulaire dans les milieux sociaux. Si Israël n’existait pas, cette pensée le créerait pour pouvoir s’acharner dessus !
      – Ce n’est pas vrai ! Dit l’ange inquiet. Malgré la méchante guerre ?
      – Oui, tout recommence, pareil. C’est bien sûr nié. Pas facile de reconnaître ce que l’on a dû condamner précédemment.
      – Je note, mais quelle est la motivation des Nations, exception faite du rejet des Juifs ?
      – Au Moyen Orient c’est essentiellement le rejet d’Israël de leur région, un mépris qui est enseigné dès le plus jeune âge dans les écoles.
      Les musulmans s’appuient sur le Coran pour revendiquer Jérusalem, pourtant Jérusalem semble n’y être mentionnée qu’une seule fois. La 17ème sourate contient une allusion floue à une « Mosquée la plus éloignée ». « Loué soit celui qui a conduit pendant la nuit son serviteur de la mosquée inviolable à la mosquée la plus éloignée ».
      – Mais existe-t-il un élément historique qui prouverait qu’il est ici question de la mosquée al-Aqsa de Jérusalem ?
      – La réponse est : Non, au contraire !
      Au temps de Mahomet, qui mourut en 632 après Jésus Christ, Jérusalem était une ville chrétienne du royaume byzantin. Elle ne fut conquise que six ans plus tard par le calife Omar. Durant cette période, il n’y avait que des églises dans la ville, et sur le Mont du Temple, se trouvait l’église byzantine de Sainte Marie. Vers l’an 711, soit 80 ans après la mort de Mahomet, l’église fut transformée en mosquée et appelée al-Aqsa afin de donner corps à l’incompréhensible sourate 17.
      Quant à la motivation européenne, elle veille à maintenir d’excellentes relations avec le Moyen Orient pour garder le ravitaillement en pétrole et en gaz, puis, il y a le commerce.
      La France, notamment souhaite vendre le Rafale, son avion de guerre, et ses centrales nucléaires, puis le président François Hollande, dont la popularité est au plancher, a délibérément choisi de nier l’existence même du Judaïsme à Jérusalem par pur calcul politique. Il appuye ce vote dans le but d’être réélu prochainement en se faisant bien voir par l’extrême droite, les personnes d’origine du Moyen Orient et toute personne sensible aux articles anti-Israéliens contenus dans les Médias. Pour le Quai d’Orsay, tout cela vaut bien 3 500 ans d’histoire juive à Jérusalem, et qu’importe les anachronismes ; Paris n’était pas encore Lutèce et les sangliers pataugeaient dans ses marécages quand les juifs lisaient et priaient dans le Temple de Salomon. Le fait que le Temple ait été construit plus de 1 600 ans avant la naissance de l’Islam et que les Juifs puissent s’emparer de lieux de culte d’une religion qui n’existe pas encore n’a pas semblé gêner les votants. L’UNESCO réalise le rêve des antisémites. Le Premier-Ministre Français a dit : « Oui, c’est
      maladroit ! ». Le monde juif porte le nom de ce qu’il y a de pire dans ce monde, au mépris de la vérité et de la réalité historique.
      – L’ange, de plus en plus inquiet: « Mais le Juif n’aura même plus liberté d’accès et de culte à Jérusalem. Ville vers laquelle il se tourne depuis plus de deux mille ans de diaspora. Lorsqu’il voudra faire une exposition dans un musée, illustrant trois mille cinq cent ans de présence et d’histoire ininterrompues entre la capitale du roi David et le judaïsme, ce sera refusé parce que mensonger selon les Organisations des Nations ; leur parole, leurs écrits n’auront plus d’espace où se dire et se tenir ! ».
      – Oui, pour justifier leur vote, les Nations votantes invoquent le respect du statu quo qui nie aux Juifs le lien au Mont du Temple. Seuls les Musulmans peuvent y prier, et aux Juifs il est permis de visiter, comme des étrangers, alors qu’Israël a toujours autorisé l’exercice des cultes, ce qui n’était pas le cas avant leur venue ! Face à l’hostilité du Moyen Orient, l’Europe nie son origine spirituelle et son lien historique avec Israël. Partialité et malhonnêteté intellectuelle sous l’emprise d’une passion peu avouable et de sa volonté à développer son commerce ! Selon Julien Bauer, politologue à l’Université du Québec à Montréal, l’antisémitisme est une composante des politiques occidentales actuelles. Le parti-pris anti-israélien des politiciens européens relève d’un syndrome qui a fait son apparition après la Deuxième Guerre mondiale.
      Qu’Israël affirme ses droits est plus qu’une simple mesure historique, religieuse, sécuritaire ou nationale. En essayant de nier le lien avec sa ville sainte, c’est leur existence même que les Arabes et leurs alliés tentent d’effacer. Chacun est conscient qu’aucun peuple au monde et dans l’Histoire n’a démontré une telle fidélité et un tel amour pour une ville que les Juifs pour Jérusalem.
      Par contre, les Palestiniens viennent d’inaugurer leur Musée en grande pompe. Il n’y a pour l’instant, rien à voir à l’ intérieur pour les visiteurs à l’ exception de murs nus. L’ouverture se fera en octobre. Il a dû ouvrir à temps pour la Nakba. La Nakba est la commémoration annuelle de l’invasion ratée d’Israël par les armées musulmanes étrangères.
      – Y aura-t-il un drapeau dans la salle d’accueil, qui vienne de la période d’avant le 15 mai 1948 lorsque les Juifs sont venus « voler leur pays » ? Dit l’ange préposé au rapport sur les Nations… Il doit y avoir le drapeau national de cette époque, non pas le drapeau actuel, qui a été emprunté, mais le drapeau historique !
      – Non, il n’y a pas de drapeau historique.
      – Alors, il y a bien eu une émission de timbres ? Les philatélistes ont bien quelques collections qui ont marqué l’époque « présioniste » de 1948 à présenter ?
      – Non, les timbres de cette époque présentent des initiales qui n’existent qu’en hébreu et signifie « Terre d’Israël ». Puis, c’est étrange, j’ai entendu dire que le son « P » de Palestinien n’existe pas en langue arabe ! Les pièces de monnaie ont la même indication.
      – Ah, il y a des souvenirs du match de football qui a opposé la Palestine à l’Australie ! – Non, le sigle des maillots est celui d’Israël…
      Je me demande, finalement, si les Palestiniens n’obtiennent pas leur histoire, leur culture et toute leur raison d’être, d’Israël ? Le ‘’peuple palestinien’’ est né du refus arabo- musulman de tout état juif, il n’existe aucun passé historique d’un pays indépendant dénommé « Palestine » ni de lois internationales actuellement en vigueur attribuant une quelconque terre à celui-ci…
      Ce n’est pas une première pour l’Unesco: en 2015, l’organisation dont la mission est de protéger «l’héritage mondial» et la «tolérance et le respect mutuel» a déclaré que le tombeau de Rachel à Bethléem, le troisième site saint du judaïsme, et le Tombeau des Patriarches à Hébron, le plus ancien site juif et la deuxième site saint, étaient des lieux saints musulmans.
      Aussi, ils s’approprient Jérusalem, les tombeaux des Patriarches, les récits bibliques… Les colons musulmans affirment que le roi David était un musulman, que Jésus était un Palestinien et que l’étoile de David, qui a longtemps précédé l’ Islam, est un symbole islamique!. L’essentiel de la culture palestinienne n’est-elle pas de l’appropriation ?
      La première chose que l’antisémitisme nourrit et promeut est le découragement d’être le nom que l’on porte et de perdre l’existence que nous chérissons à faire devenir.
      – Oh là, oh là ! Mais vous emportez, et moi je dois noter !…
      – Excusez-moi, oui, je m’emporte ; la politique des hommes montre souvent le sang sur leurs mains, l’hypocrisie et le mensonge !
      – Bon, dit l’ange, et maintenant où en est-on ?
      – La France engage ce 3 juin une conférence internationale pour faire pression sur Israël en vue de lui faire accepter les requêtes de l’Autorité palestinienne.
      – Donc tout le monde tient Israël pour responsable de la situation ?
      – Une grande majorité, oui. A l’écoute des médias les personnes que ce conflit intéresse sont amené à croire qu’Israël est confronté à un choix simple entre l’occupation et la paix. Ce choix est une fiction. Dans ce conflit, Israël a constamment cherché la paix.
      Veut-on imposer la solution aux deux Etats pour deux peuples ? les Israéliens l’ont déjà accepté en 1947, à cette réserve près que cette fois-ci il faudra que l’autre camp se résolve à mettre un terme définitif au conflit, et non pas qu’il se limite à un cessez-le-feu en échange de concessions majeures côté israélien.
      Une autre exigence que pose l’Autorité Palestinienne pour revenir à la table de négociations est le gel des constructions israéliennes en Cisjordanie. Le gouvernement israélien a gelé les constructions pendant dix mois en 2010 sans que l’Autorité
      palestinienne ne se manifeste !
      Puis, il y a l’exigence du retour aux « frontières de 1967 », de la partition de Jérusalem, l’expulsion des « colons » et le retour des « réfugiés » (on en compte maintenant quelques milions) dans leur maison « volées » en 1948. Ce serait là le minimum requis afin de ‘’réparer le tort’’ causé à un peuple imaginé pour cette cause…
      – Pourquoi dites-vous « un peuple imaginé » ?
      Alors là, ces exigeances reposent sur une histoire factice !
      Les peintres, la photographie, la littérature… Nous ont laissé des témoignages concernant le pays disputé.
      Jérusalem n’était qu’une bourgade abandonnée et pitoyable sous occupation arabe. Elle n’était que ruines et désolation.
      Voici un florilège recueilli par Michelle d’Astier de la Vigerie :
      – Edouard Webbe en 1590 :
      « Il n’y a rien à Jérusalem mis à part de vieux murs ».
      – Henry Maundrell en 1697 :
      Nazareth, « un village minuscule et sans importance », Jéricho, « une bourgade minable et sale », Acre, « une désolation ».
      – L’archéologue britannique Thomas Shaw en 1738 :
      « la Terre Sainte est vide, désolée et manquant de tout, qui manque d’habitants ».
      – Alphonse de Lamartine en 1832 :
      Mis à part à Jérusalem, il ne rencontra pas âme qui vive et que la Terre d’Israël était « le tombeau de tout un peuple [les Hébreux] ».
      Puis, William Thackeray en 1844. Il en est de même pour Alexandre Keith en 1844, le consul britannique en Terre d’Israël, James Pinn en 1857, le cartographe britannique Arthur Penrhyn Stanley en 1862.
      Je cite encore Mark Twain en 1867 : « Pas un seul village dans la Vallée de Jezréel, rien sur 30 miles dans les 2 sens. 2 ou 3 petits groupes de tentes bédouines, mais pas une seule habitation permanente. On peut voyager pendant 10 miles sans rencontrer 10 êtres humains. Déserts sans âme qui vive, collines vides, ruine mélancolique de Capharnaüm, stupide village de Tibériade, enterré sous six palmiers. Nous arrivâmes à Tabor sans rencontrer âme qui vive tout au long du chemin. Nazareth est désolée, Jéricho est en ruine, Bethléem et Béthanie, dans leur pauvreté et leur humiliation, ces endroits n’abritent pas une créature vivante. Un pays désolé, dont la terre serait peut-être assez riche si elle n’était abandonnée aux mauvaises herbes. Une étendue silencieuse, triste. À peine y a-t-il un arbre ou un arbuste, çà et là. Même les oliviers et les cactus, ces fidèles amis d’un sol sans valeur, ont quasiment déserté le pays ».
      Et le Compte-rendu de la commission royale Britannique de 1913 :
      « La région est sous-peuplée et est restée économiquement stagnante jusqu’à l’arrivée des premiers pionniers sionistes vers la fin des années 1880, qui sont venus pour reconstruire la terre juive.
      La route qui va de Gaza vers le nord n’est qu’une piste estivale tout juste bonne pour les chameaux et les charrettes. On ne voit ni bosquet d’orangers, ni verger, ni vigne, jusqu’à ce que l’on arrive en vue du village de Yavné. Les maisons sont des torchis. Il n’existe pas d’écoles. La partie orientale en direction de la mer est quasiment désertique. Les villages, dans cette région, sont rares et chichement peuplés. Beaucoup de villages sont désertés par leurs habitants. »
      – Dawood Barakat, éditeur du journal égyptien Al-Ahram en 1914 :
      « Les Sionistes sont nécessaires pour le pays : l’argent qu’ils apporteront, leur connaissances, leur intelligence et l’industrialisation qui les caractérise contribueront sans aucun doute à la régénération du pays. »
      – Lewis French, le directeur britannique du développement de la « Palestine » en 1931 :
      « Nous l’avons trouvée [la « Palestine »] habitée par des Fellahs [agriculteurs arabes] qui vivent dans des taudis de boue et souffrent sévèrement de la malaria très répandue. De grands secteurs étaient non cultivés. […] Il n’y avait presque aucune sécurité publique, les fellahs sont sans cesse soumis au pillage de leurs voisins nomades, les bédouins. »
      Il y a encore à lire les témoignages de Chateaubriand, Churchill, encore, qui entre autres, ont visité cette terre de désolation avant l’arrivée des sionistes et des “Palestiniens”, ils témoignent tous d’un paysage qui est désert, incapable de soutenir une population.
      Il y a de nombreuses photographies qui rendent le même constat, puis, les artistes dont David Roberts. J’ai toujours apprécié ses peintures de lieux désolés avec des ruines, ici et là quelques soldats de l’Empire Ottoman pour veiller à sa sécurité.
      Après la Grande Guerre, les Britanniques héritèrent de ce morceau de l’Empire ottoman défait. Beaucoup de citations de l’époque attestent que le pays était désolé et qu’il n’existait pas d’entité dite « palestinienne ».
      Jérusalem a repris vie avec le retour du peuple juif tout comme la terre d’Israël.
      Voilà pour le pays verdoyant « envahi et ravi » par les Juifs.
      Donc, sous la domination turque, la terre était à l’abandon et dépeuplée. La terre s’est peuplée à la fois de Juifs et d’Arabes car les Juifs sont revenus et ont commencé à la réhabiliter. Chaque parcelle de terre achetée par des Juifs le fut en toute légalité. Parce que les Juifs européens ont acheté les terres sur lesquelles ils s’installaient. Les juifs autochtones vivaient en Palestine au même titre que les arabes, dont nombre avaient afflué de pays voisins en voyant décoller l’économie grâce à l’assainissement, au défrichement et à l’agriculture des pionniers juifs. En 1947, Au bout d’un siècle d’une cohabitation tumultueuse entre communautés juives et arabes, l’ONU a estimé qu’après le départ des occupants britanniques il valait mieux les séparer en créant deux Etats pour deux peuples. Les juifs ont accepté, les arabes ont refusé, et depuis lors c’est la guerre.
      Il n’y aura pas de solution politique durable au conflit israélo-palestinien tant que le monde arabo-musulman ne se sera pas réconcilié avec l’antériorité de la présence juive en Terre Sainte et donc la légitimité de cette présence. L’UNESCO se fourvoie.
      – Un journaliste israélien, Daniel Horwitz a cité Michel Onfray, philosophe attaché depuis plus d’une décennie à écrire une monumentale « Contre-histoire de la Philosophie », il a récemment publié un ouvrage intitulé « Le réel n’aura pas lieu », où il analyse le « Don Quichotte » de Cervantès.
      Onfray aborde le personnage de Don Quichotte sous un angle inattendu, mais qui semble d’une telle justesse après coup, qu’on se demande pourquoi on n’a pas été capable de s’en apercevoir soi-même.
      Le mot-clé de la thèse d’Onfray est celui de « dénégation ». Don Quichotte est possédé par la dénégation parce que le monde tel qu’il est ne lui convient pas.
      Ce monde ne lui permet pas de se faire valoir, alors il en invente un autre, imaginaire, qu’il espère fédérateur et qu’il entend mener du bout de sa lance. Vu sous l’angle d’Onfray l’argument de la folie douce, des bonnes intentions ou de la naïveté ne tiennent plus.
      Les esprits pleins de complaisance pour ceux qui cherchent à détruire les Juifs sont passés maîtres à inverser la réalité du conflit israélo-arabe. Ils ne veulent pas voir ce qui est et préfèrent voir ce qu’ils veulent.
      La partition de la Palestine avait commencé avec la création de la Transjordanie entre les deux guerres mondiales. Ce territoire essentiellement palestinien (75 %) s’appelle
      aujourd’hui Jordanie et est dominé par une minorité bédouine (25 %). Peu après sa création en 1946, la Jordanie s’est emparée de la Cisjordanie et de la vielle ville de Jérusalem, et annexé ces territoires. En passant ils ont foulé aux pieds la Résolution 181 de l’ONU internationalisant les lieux saints, et interdit ont à tout Juif, Israélien ou pas, d’y pénétrer.
      Avant 1948 il y avait à peu près un million huit cent mille palestiniens sous occupation britannique, soit deux tiers de Palestiniens Arabes et un tiers de Palestiniens Juifs. Tous Palestiniens, donc. Lorsque les Britanniques évacuent la Palestine, Arabes palestiniens et Juifs palestiniens ont donc, de tous points de vue, les mêmes droits sur ce pays, non pas pour des raisons mythiques, mais tout d’abord parce qu’ils y vivaient. On peut arguer à l’infini sur l’évolution de la démographie de la Palestine au fil de l’Histoire, mais nul ne peut contester qu’il y avait eu sur ces lieux une présence juive ininterrompue depuis l’Antiquité. Il n’y avait pas d’Etat palestinien avant 1948, mais des clans, des tribus et des communau- tés disparates. Le concept même de « Palestine » n’existait pas dans l’Empire ottoman !
      En évacuant la Palestine, les britanniques laissaient non pas un état, mais une mosaïque, dont les principaux éléments étaient un ensemble cohérent d’institutions comme l’Université de Jérusalem, une centrale syndicale, une éducation nationale, un système de transport, une agriculture, une police, et même un embryon de force militaire sous contrôle britannique.
      Il n’y avait pas d’entité nationale palestinienne en 1948, mais un territoire nommé Palestine qui se retrouvait sans occupant pour la première fois depuis des siècles.
      Il y eut de nombreuses tractations entre Arabes et Juifs avant l’indépendance d’Israël, mais les leaders Arabes avaient décidé de recourir à la violence dès les années 1920. Faute de pouvoir s’entendre avec les palestiniens arabes, les six-cent mille Palestiniens Juifs ont fait valoir le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ils ont proclamé leur indépendance conformément au plan de partage de l’ONU.
      Ainsi, en 1947, les Nations Unies ont partitionné la terre d’Israël entre Arabes et Juifs. Les Juifs pensaient que la résolution était très mauvaise et inacceptable, la création d’un Etat juif divisé sur une petite bande côtière et un désert, en trois cantons étroits qui étaient à peine contigus, indéfendables et ingérables.
      Mais ce plan a été accepté par Israël laissant la part belle aux Palestiniens qui le refusent au nom du « tout ou rien » et choisissant l’épreuve de force pour tenter de reprendre dans le sang des terres légalement vendues et rejeter toute idée de partage, de négociation et de conciliation avec les Juifs, n’hésitant pas à clamer qu’ils les rejetteraient à la mer.
      Il est courant d’entendre que la création de l’Etat d’Israël a été précipitée par la Shoah. En réalité c’est l’inverse: la Deuxième Guerre Mondiale a retardé cette création. Il y avait déjà eu en 1937 la Commission Peel, délégation britannique venue examiner la situation politique, démographique et culturelle de ce territoire qui n’avait quasi jamais connu de souveraineté depuis les rois de Judée. Le rapport de la Commission Peel date de 1937, soit de dix ans avant la Résolution de l’ONU recommandant le partage de la Palestine, et démontrant que celle-ci ne ratifiait pas une fiction, mais une réalité sur le terrain.
      En 1948 la plupart des observateurs pariaient sur le décès d’Israël dans les six mois. En 1967 le monde entier s’attendait à la liquidation d’Israël…
      – L’ange sourit
      – Si les Arabes avaient dit « oui » à l’époque , l’ Etat palestinien ne serait-il pas prospère sur plus de la moitié du territoire entre la Méditerranée et le Jourdain ?
      Un jour seulement après qu’Israël ait déclaré son indépendance , sept armées régulières arabes ont envahi la terre où quelque 600.000 Juifs vivaient pratiquement sans défense. Israël a néanmoins été en mesure de vaincre ses ennemis et d’étendre les zones sous son contrôle. Les lignes d’armistice de 1949 sont devenues la «Ligne verte» qui est le point de référence international consensuel à la séparation entre Palestiniens et Juifs.
      A cette époque, les dirigeants arabes ont appellés leurs populations à l’exil, jetant des centaines de milliers de personnes dans des camps de réfugiés au Liban et en Jordanie pour laisser la Palestine entièrement libre aux activités de guerre et de reconquête face à Israël. Mais ils ne l’ont jamais reconquise et ont laissé la situation des réfugiés pourrir et devenir un problème sécuritaire pour la Jordanie qui réglera la question dans le sang en Septembre 1970 et pour le Liban qui, incapable de faire face à l’état dans l’état que représentait l’OLP de Yasser Arafat, sombre dans une guerre civile de 15 ans.
      Depuis, quelque soient les plans de paix, les feuilles de route, les négociations et autres tentatives de conciliation, les Palestiniens ont choisi la manière forte, l’affrontement et le conflit.
      – Qu’en est-il des arabes de Judée-Samarie, nommées “Cisjordanie” (les “palestiniens” ), auxquels Israël aurait donc ravi la terre ?
      Le 23 mai 1948, les forces trans-jordaniennes ont gagné la ville sainte de Jérusalem, en plus d’envahir la Samarie et une partie de la Judée. Puis, le 15 juillet, un cessez-le-feu est conclu entre les belligérants, une armistice s’étend à tous les secteurs de la Palestine.
      La guerre des Six Jours en 1967, entre Israël et ses pays voisins, fait perdre au royaume de Transjordanie, renommé depuis Jordanie, les territoires qu’il contrôlait à l’ouest du Jourdain : la Cisjordanie et Jérusalem-Est. Israël prend le contrôle de la région et établit des implantations de peuplement juif dans ces territoires qu’il soumet à une administration militaire. Le royaume hachémite, quant à lui, continue de contrôler la fonction publique (hôpitaux, écoles, municipalités) et de gérer les lieux saints islamiques.
      Le 31 juillet 1988, le roi Hussein abandonne toute revendication sur la « Cisjordanie » annexée en 1950. Il s’agit en réalité de l’ancestral Judée-Samarie, et berceau du Judaïsme. La Jordanie a renoncé à son annexion et au contrôle sur Jérusalem Est. Le 26 octobre 1994, Israël et la Jordanie ont signé un traité de paix.
      Dès lors en droit international, le partage de Jérusalem n’a plus aucun objet. Le litige sur le statut de Jérusalem a donc pris fin et Israël est en droit d’exercer seul sa souveraineté sur toute la ville. D’en faire sa capitale.
      Les spécialistes du droit international ont inventé l’expression “terra nullius,” ce qui signifie “territoire sans souverain” ou “territoire vide.” La Judée-Samarie est un territoire sur lequel aucun pays ne possède de souveraineté juridique, mais qu’Israël garde pour sa sécurité. Les lois de l’occupation ne sont pas applicables à la Judée et la Samarie, ou Cisjordanie. En répétant un mensonge assez souvent, il devient malheureusement vérité.
      – Israël a raison, mille fois raison de faire de la sécurité sa priorité absolue, dit l’ange, et rien ne doit lui faire dévier de son souci principal, qui est de vivre.
      – C’est sur base du refus arabe de reconnaître le droit d’Israël à l’existence que fut mise en œuvre la colonisation de la Cisjordanie. Cette politique, initiée par la gauche israélienne et endossée par la droite nationaliste avait pour objectif de modeler Israël de manière à ce que ses frontières fassent sens, celles prévalant avant la Guerre des Six-jours de 1967 n’étant qu’une ligne d’armistice pour contenir les tentatives arabes de rayer Israël de la carte.
      Il est nécessaire de comprendre la politique de l’Etat Juif, pour cela il faut intègrer l’idée que la préoccupation prioritaire de tout gouvernement d’Israël, quel que soit son bord, est la sécurité. La raison en est que s’il n’y a plus de sécurité, il n’y a plus d’Israël.
      C’est pour cela que le traité de paix avec l’Egypte comprend une clause de démilitarisation du Sinaï et que si Israël restituait le Golan ce serait à condition de le démilitariser. C’est pour cela qu’Israël a transformé le Sud-Liban en zone-tampon pendant vingt ans et qu’il a construit une barrière de séparation, des postes de contrôle sur les routes de Cisjordanie. La sécurité d’abord. Israël désire être en paix avec tout le monde, à particulièrement avec ses voisins, mais pas au prix de sa sécurité.
      Quand les responsables politiques israéliens déclarent au plus haut niveau qu’ils sont prêts à faire des concessions en échange de la paix, ce n’est pas un vain mot. Leur main tendue ne se résume pas à des discours à la Knesset, au Congrès américain ou à l’ONU. Il y a une dizaine d’années, le vice-premier ministre israélien Haïm Ramon avait proposé une loi d’indemnisation visant à rapatrier 80.000 juifs établis au cœur de la Cisjordanie. Le plan Ramon consistait aussi à convertir la barrière de séparation entre Israël et la Cisjordanie en frontière définitive avec la Palestine. Les 250.000 colons établis sur 5% du territoire de Cisjordanie à l’Est de la frontière de 1967 seraient intégrés à Israël en échange de l’équivalent en territoires israéliens inhabités. La plupart des quartiers arabes de Jérusalem comptant 200.000 habitants iraient à la Palestine, avec des arrangements spéciaux concernant les lieux saints.
      Au lieu de cela les leaders palestiniens actuels exigent comme condition préalable aux négociations une évacuation de toutes les colonies de Cisjordanie. Peut-on nier que si les arabes n’avaient pas tenté de liquider Israël il n’y aurait jamais eu la moindre colonie en territoire palestinien ?
      Quand il s’est avéré il y a plus de trente ans que le Président Sadate était sérieux dans son désir d’aboutir, Israël a restitué le Sinaï à l’Egypte. Nul ne peut prédire aujourd’hui sur quoi de véritables pourparlers entre israéliens et palestiniens pourraient déboucher, mais l’Histoire démontre qu’Israël a su faire les gestes qu’il fallait quand la paix était à la clé. Aujourd’hui, l’Autorité Palestinienne en Cisjordanie ne veut pas entendre parler, ni reconnaître l’Etat d’Israël, et refuse de négocier.
      Mais vous me laissez parler, et ma curiosité est piquée, c’est quoi ce rapport finalement ?
      – Nous n’allons pas vous cacher ce qui va arriver…
      – ouhh là, j’ai l’impression avoir entendu cela déjà !
      – Lorsque Les anges s’adressent à Lot, lui annonçant la destruction de Sodome ! Disent gravement les Messagers.
      – Voilà ! Et maintenant, vous annoncez la cata ?
      – Nous avons mission de faire rapport à l’ange qui a la responsabilité de donner le signal de la fin !
      – Je me rappelle de quelques prophéties adressées au peuple juif présentes dans les livres de l’Ancien Testament, ou la Torah. Les textes sont attestés par les manuscrits de la Mer Morte, on y trouve de nombreux témoignages du livre d’Esaïe, quelques 200 ans avant l’ère chrétienne et l’exil d’Israël ! Voici ce qu’annonce Esaïe :
      « A-t-on jamais entendu dire, a-t-on jamais vu chose pareille ? Un pays naît-il en un seul jour ? Une nation naît-elle d’un seul coup ? C’est pourtant le cas de Sion » (Esaïe 66:8).
      Ezékiel dit de même : « Transmets-leur donc cette promesse que Je leur fait, Moi, Le Seigneur Dieu : Je vous rassemblerai hors des peuples dans lesquels Je vous ai dispersés et Je vous rendrai le pays le pays d’Israël ». (Ézéchiel 11:17). Il ajoute encore : « Je vous conduirai dans le pays d’Israël, que J’avais promis de donner à vos
      ancêtres » (20:42). Il poursuit : « Après vous avoir retirés du milieu des peuples et des pays où vous vous trouvez, Je vous rassemblerai et vous ramènerai dans votre patrie… vous pourrez habiter dans le pays que J’ai donné à vos ancêtres ; vous serez mon peuple et Je serai votre Dieu. » (36:24, 28).
      – Voilà, ce ne sont pas les seuls textes prophétiques qui annoncent le rétablissement d’Israël sur sa terre ancestrale, mais après 4000 ans d’existence et près de 2000 ans d’exil, le peuple Juif est revenu sur sa propre terre ! Jamais dans l’histoire des nations et des civilisations antiques cela ne s’est vu et ne se verra jamais !
      On ne verra jamais la civilisation de l’Égypte antique, et d’autres civilisations antiques refaire surface ! On n’a jamais vu et on ne reverra jamais les Hittites, les Assyriens, les Mèdes, les Phéniciens, les Scythes, les Sumériens, les Séleucides, etc., etc., refaire surface, se reconstituer et revenir sur leur propre terre, avec leur langue ancienne. Seul le peuple hébreu, a traversé les siècles et est de retour sur sa terre ancestrale, et il suffira à Esaïe d’un peu d’aide pour se débrouiller avec la langue moderne ! La reconstitution du peuple hébreu à partir des Juifs issus de plus de cent nations ! Je suis sans voix !
      Durant des millénaires ce peuple a survécu aux plus effroyables persécutions. Une fois encore, à notre époque, les Jjuif a pu survivre à la pire barbarie humaine de tous les temps. La haine des Nations l’attaquera encore. L’Ecriture dit que vers la fin des temps, une coalition de nombreuses nations doit se liguer pour attaquer Israël en vue de l’anéantir. Malheur aux nations qui se ligueront contre Israël !
      – Je vous cite Zacharie cette fois : « Le vertige atteindra tout Juda lorsque Jérusalem sera assiégée. En ce temps-là, Je ferai de Jérusalem un bloc de pierre impossible à soulever par les peuples. Ceux qui essaieront se blesseront. Alors toutes les nations de la terre s’uniront contre la ville… (12:3).
      – Le Seigneur dit encore à Israël : « Celui qui vous touche, touche à la prunelle de mon œil. » (Zacharie 2, 7-8). Que dire aux pays qui se liguent contre Israël ? Mais je sais que leurs passions vont les aveugler et ils s’obstineront !
      Je me souviens encore de la mise en garde de Jésus : « Quand vous verrez Jérusalem encerclée par des armées, vous saurez, à ce moment-là, qu’elle sera bientôt détruite. Alors ceux qui serons en Judée devront s’enfuir vers les montagnes ; ceux qui seront à l’intérieur de Jérusalem devront s’éloigner… » (Luc 21:20). Je me suis demandé pourquoi fuir vers les montagnes ? Zacharie m’a donné quelques indications : « Le Seigneur rassemblera les nations pour qu’elles attaquent Jérusalem… voici quels maux Le Seigneur leur fera subir : leur chair se décomposera alors qu’ils seront encore vivants, leurs yeux pourriront dans leurs orbites, de même que leur langue dans leur
      bouche… » (Zacharie 14:2, 12). Le prophète pouvait-il savoir que la roche est un écran protecteur contre les radiations ainsi que les effets de l’arme atomique sur les corps ? … Ce sont les hommes qui sont les auteurs de leur propre destruction, de leur jugement.
      – A qui parles-tu ?
      – Je méditais ma chérie, je méditais sur l’avenir de ce monde et… – Ah, comme d’ab., reviens sur terre s’il te plaît !
      Christian Rayet

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *