toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

[Vidéo] Un policier: « On doit verbaliser monsieur-tout-le-monde pour faire du chiffre. Mais ne pas aller dans les cités et ne pas bousculer leur économie souterraine »


[Vidéo] Un policier: « On doit verbaliser monsieur-tout-le-monde pour faire du chiffre. Mais ne pas aller dans les cités et ne pas bousculer leur économie souterraine »

.

Derrière la grogne qui embrase la police, il n’y a pas qu’une révolte contre le management aristocratique pratiqué par les grands corps de l’Etat. On trouve autre chose qui ne dit son nom que peu à peu: la remise en cause du « Vivre Ensemble » et du deux poids deux mesures vis-à-vis des « quartiers », valeur dominante de l’élite au pouvoir.

Des policiers qui manifestent en dehors des organisations syndicales, qui huent leur patron… Le malaise est profond au sein des policiers de terrain.

Julien, policier des Bouches-du-Rhône, âgé de 44 ans et qui exerce depuis 25 ans, pour comprendre leur colère. Au-delà du manque de moyens, dénonce: « Nous sommes mal employés et on nous musèle« .

Loading...

Cette logique de répression des gens honnêtes et d’impunité pour les voyous est très bien décrite par un policier sur les antennes de RMC:

« On nous demande d’aller dans les cités avec parcimonie, de ne pas effectuer trop de contrôles et de ne pas bousculer l’économie souterraine des cités, alors que par contre on nous demande d’aller au carrefour pour verbaliser monsieur tout-le-monde qui va au travail pour gonfler les chiffres et faire en sorte que les carrières de nos chers patrons montent en flèche »

La police face aux quartiers

Ce n’est pas un sujet nouveau: la répartition des effectifs de police en France est ubuesque, et l’absurdité non seulement n’a jamais été corrigée, mais elle s’est même aggravée. Dans la pratique, les effectifs policiers sont, de longue date, distribués sur une logique qui est sans lien avec le taux de criminalité des zones concernées.

Les suppressions de postes pratiquées depuis la RGPP ont frappé, en toute opacité, des zones fortement criminogènes. Tout ceci concourt à dégrader les conditions de travail des policiers en zone sensible. Cette dégradation est directement imputable aux politiques publiques et à l’incapacité du management à allouer ses moyens de façon optimale.

Un management au service de ses ambitions

Face à cette politique suicidaire dont la hiérarchie policière (corps préfectoral et administration centrale de l’Intérieur en premier lieu) est directement responsable et coupable, la terrible politisation de la haute fonction publique a fait son oeuvre. Pour être bien vu, il ne faut pas sécuriser la voie publique, mais rendre de bonnes statistiques au ministère. Et surtout ne pas faire de vagues. Donc, il faut demander aux agents de terrain de s’occuper des gens honnêtes et sans problème, et leur ordonner de ne pas prendre de risque inconsidéré dans les « quartiers ». Une bavure est si vite arrivée.

Et voici comment une évaluation purement politique des commissaires, déconnectée du service à rendre au citoyen contribuable, déstabilise toute une société: les racailles sont impunies parce qu’elles font peur, les gens honnêtes sont mis sous surveillance parce qu’ils ne constituent pas une menace.

Les langues commencent à se délier dans la police

Cette logique de répression des gens honnêtes et d’impunité pour les voyous est très bien décrite par un policier sur les antennes de RMC:

Learn Hebrew online

« On nous demande d’aller dans les cités avec parcimonie, de ne pas effectuer trop de contrôles et de ne pas bousculer l’économie souterraine des cités, alors que par contre on nous demande d’aller au carrefour pour verbaliser monsieur tout-le-monde qui va au travail pour gonfler les chiffres et faire en sorte que les carrières de nos chers patrons montent en flèche »

Tout est dit, et ce policier met enfin des mots sur une vérité que tous les Français du tiers-état vivent au jour le jour: il est plus facile de verbaliser un passant ordinaire qu’un voyou qui défie la loi. Donc, il existe, en France, une prime à la malhonnêteté, sauf dans les beaux quartiers qui sont quadrillés par des sureffectifs policiers.

Le prix à payer pour le Vivre Ensemble

On ne remerciera jamais assez ce policier d’avoir décrit, en ombre chinoise, ce qu’est la réalité du Vivre Ensemble pour la grande majorité des Français, exposés à ses conséquences quotidiennes. Dans les quartiers difficiles, il existe des zones de non-droit où la police n’agit plus, n’intervient plus, où elle laisse les voyous prendre possession du territoire. Ce sont eux qui y font la loi. La hiérarchie policière y craint les bavures.

Loading...

Alors ce sont les honnêtes gens qui trinquent. Non seulement ils sont placés sous la coupe de petites bandes mafieuses qui y rendent la vie impossible, mais ils subissent en plus le harcèlement administratif officiel auquel tous les citoyens ordinaires sont soumis. Telle est la réalité du Vivre Ensemble pour la société française: une prime au banditisme, et une sanction constante pour l’honnêteté.

Loading...

Il existe donc bien des zones de non-droit

Contrairement à ce que disaient les hiérarques des Républicains qui préparent la primaire de leur parti, Frédéric Péchenard en tête, tous les problèmes ne se concentrent donc pas sur la justice. La police française pose problème. Ou plutôt sa hiérarchie, obnubilée par sa carrière et indifférente à sa mission de service public.

Cela va mieux en le disant. Les manifestations spontanées qui se propagent montrent qu’une réforme en profondeur de la police (et probablement du statut des hauts fonctionnaires) est aujourd’hui de salubrité publique.

L’élite administrative bloque la réforme de l’Etat

Il est saisissant de voir, une fois de plus, que ceux qui bloquent la réforme de l’Etat et son adaptation à l’intérêt général, ce ne sont pas les fonctionnaires de terrain, mais les décideurs, les managers, les hauts fonctionnaires. Contrairement à l’idée répandue, ce ne sont pas les petites gens qui refusent les réformes, ce sont les puissants.

Démonstration est faite que la réforme, en France, est possible, à condition de balayer la bureaucratie qui la bloque.

Source





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension.

Signalez un commentaire abusif en cliquant ici


Merci de nous signaler les commentaires qui vous semblent abusifs et qui contiendraient des propos:
  • * Antisémites
  • * Racistes
  • * Homophobes
  • * Injurieux
  • * Grossiers
  • * Diffamatoires envers une personne physique ou morale

  • 9 thoughts on “[Vidéo] Un policier: « On doit verbaliser monsieur-tout-le-monde pour faire du chiffre. Mais ne pas aller dans les cités et ne pas bousculer leur économie souterraine »

    1. Malcolm Ode

      À la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, il y avait dans certaines villes de France des quartiers de non-droit notoires terribles comme à Marseille, Angers… : RASÉS. C’est radical comme l’épouillage par le feu!

      Un État peut difficilement « éradiquer » complètement le crime organisé et le racisme, mais il ne peut les cautionner par son inertie sans « intervenir » pertinemment : RASER les zones de non-droit.

      Ça fait du neuf dans un oeuf!

    2. Tizi Aviv Tel Ouzou

      Les égoûts de ce gouvernement sont en train de déborder. Les amertumes, les rancoeurs font remonter à la surface Le « tout haut ce que les gens pensent tout bas », les vérités pas bonnes à dire pour ne froisser personne quand on est aux commandes 5 ans, les hypocrisies, les mensonges, les petits arrangements entre amis, les petites ou grosses magouilles électorales …etc… Une fin de quiquennat nauséabonde. Plus que le karcher…l’eau de javel !

    3. Debout

      @2-Tizi….

      Bien d’ accord avec vous !!….

      Je ne sais pas qui va être capable de vider la fosse septique !!!!…….

    4. Ratfucker

      La manifestation des policiers du 13 mars 1958 a marqué la rupture entre ceux-ci et la classe politique. Exactement 2 mois plus tard, c’était la fin de la IV° République.

    5. Salmon

      Les policiers demandent avant tout une réforme des conditions d’engagement du feu alignée sur celles de la gendarmerie. Aujourd’hui, 500 policiers sont blessés en mission chaque mois du fait de cette réglementation archaïque. On le sait, ils ne bénéficient pas aujourd’hui du même statut que leurs collègues de la gendarmerie qui peuvent engager le feu pour se protéger après sommation ou dans le cadre d’une course-poursuite, en dehors des stricts cas de légitime défense (article L 2338-3 du code de la défense). Alors que les policiers sont corsetés par l’article 122-5 du Code pénal qui exige d’eux une riposte immédiate, strictement nécessaire et proportionnée dans les moyens employés. En clair, il est nécessaire qu’on leur tire dessus pour qu’ils puissent riposter. Si ce n’est pas le cas, ils risquent l’ouverture d’une procédure judiciaire pour homicide involontaire ainsi qu’une enquête de l’IGPN pouvant déboucher sur la fin de leur carrière. Cette perspective de devoir affronter la prison et le déshonneur explique largement l’inhibition psychologique des policiers à user de leurs armes. Et dire que nous sommes en « Etat d’urgence »…

      Les policiers manquent également de moyens. Voitures endommagées, manque d’effectifs sur le terrain, gilets pare-balles hors d’âge, les témoignages sont nombreux sur la question. Mais le plus difficile, c’est ce sentiment d’abandon qui envahit les policiers du fait de l’impunité dont bénéficient malheureusement toujours plus les délinquants, souvent attrapés à la suite de cavales au cours desquelles les policiers prennent des risques, pour être ensuite relâchés quelques heures plus tard par la justice. Cette situation ne peut plus durer !

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *