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En quête du bonheur ? Destination : Israël !


En quête du bonheur ? Destination : Israël !

CHRONIQUE

« Toutes les choses sont mortelles, sauf le Juif ; toutes les autres forces passent, mais lui reste. Quel est donc le secret de son immortalité ? » Mark Twain

Bonne question à se poser, en effet! Le secret de son immortalité ? On ne peut pas même invoquer le nombre, le peuple juif représente 0,2% de la population mondiale. J’ai envie de répondre : sa foi, foi en Dieu, foi en l’avenir qui fait de lui un homme heureux.

En effet, aussi surprenant que cela puisse paraître aux yeux de certains, un sondage récent de l’OCDE sur l’indice de bonheur mondial  classe Israël 11è sur 158 pays devant les États-Unis et l’Allemagne qui occupent successivement les 13è et 16è places. Quant à la France, elle occupe le 32è rang. Et je voudrais ajouter que, non seulement les adultes sont heureux, mais que 73,1 % des enfants le sont aussi. En 2015, selon le site israélien Walla ! News une étude mondiale révélait que les enfants israéliens sont parmi les plus heureux au monde, avec un indice de satisfaction le plus élevé du monde soit 9,2 sur 10.

Le paradoxe

Il est vrai qu’il suffit de se promener dans les rues de Tel-Aviv, de Netanya ou de toute autre ville pour être frappé par la joie qui émane des habitants. Ce qui peut sembler par ailleurs tout à fait paradoxal : on aurait plutôt tendance à penser que les Juifs sont malheureux. Du moins ont-ils toutes les raisons de l’être : un passé jalonné d’histoires de persécutions, de tentatives d’éradication, d’exil, de pogroms, bref, une histoire qui se résume à un martyrologe juif étalé sur plus de 3000 ans. « À toutes les générations, a dit Netanyahou, il y a des gens qui ont surgi, avec l’intention de détruire notre peuple. Dans l’Antiquité nous avons risqué la destruction par les empires antiques de Babylone et de Rome. Au Moyen Âge nous avons été confrontés à l’inquisition et aux expulsions. Et dans les Temps Modernes nous avons eu les pogroms et l’Holocauste »

Tout autre peuple aurait baissé les bras, se serait laissé aller au découragement et aurait disparu depuis longtemps. D’ailleurs, que reste-t-il des Babyloniens, des Romains, des Mayas, des Incas, des Aztèques? En revanche, le Juif, 5000 ans après est toujours là. Pieds et poings liés, il a su trouver à maintes et maintes reprises la force de se battre pour ne pas disparaître. Mieux encore : après un exil de 2000 ans, il a fait renaitre son pays. Qui l’eût cru? Rude déception pour ses ennemis!

Alors, avec une histoire aussi tragique que la sienne, comment ce peuple réussit-il à se classer parmi les plus heureux du monde? Qui plus est, demandons-nous comment il peut occuper un rang enviable dans ce classement alors qu’il vit dans

le seul pays dont le droit à l’existence est remis en question;

le seul pays qui vit sous la menace d’éradication;

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– le seul pays qui, depuis la proclamation de son indépendance, doit composer quotidiennement avec toutes les formes possibles de terrorisme ;

– le seul pays au monde frappé du boycott;

– le seul pays qui « vit entouré d’une jungle peuplée de prédateurs » comme l’a si bien dit Benjamin Netanyahou.

Des réponses?

L’économie? Bien sûr, Israël jouit d’une économie florissante,  la croissance économique affiche un taux de 2,5%. Malgré le manque de ressources naturelles, l’État juif  est devenu après la Silicon Valley l’endroit du monde qui concentre le plus grand nombre de start-up, ce qui lui a valu le surnom de « la nation start-up ». Cette réussite lui permet d’afficher, et ce depuis plus de 30 ans maintenant, un taux de chômage parmi les plus bas au monde soit 5,3%, et surtout de réduire l’écart entre les classes.

Mais ce sont là des causes extérieures à l’individu et qui ne suffisent pas à expliquer son rang dans l’indice du bonheur. Disons d’ailleurs que la réussite sur le plan économique procure du plaisir et non du bonheur, car en cas de crise ce plaisir s’éteindra. Le bonheur, au contraire du plaisir, n’est pas un état éphémère, mais un état qui concerne la vie intérieure et qui dure : on continue à être heureux quelles que soient les circonstances, incluant celles qui sont source de tristesse. Bien qu’il faille évidemment  un minimum de confort et de bien- être matériel pour avoir des chances d’être heureux, cela ne suffit pas. L’aisance matérielle n’est pas le bonheur.

D’ailleurs, sur le plan individuel, l’Israélien a toutes les raisons d’être malheureux avec un coût de la vie nettement plus élevé que dans les pays de l’OCDE, des difficultés à  trouver un logement à prix abordable, le service militaire obligatoire, etc. Autant d’éléments qui devraient lui suffire à se plaindre de sa vie. Et pourtant, ce n’est pas le cas. Non seulement il ne se plaint pas, mais il est satisfait de sa vie.  Alors, y aurait-il des explications qui nous échappent?

L’identité juive?  En réalité, ce rang dans l’indice du bonheur s’explique par l’indice de satisfaction générale (niveau global de bonheur) qui atteint 7,4 sur 10 alors que la moyenne de l’OCDE est de 6,6. Si les Israéliens affichent un taux de satisfaction aussi élevé, c’est au judaïsme qu’ils le doivent,

L’optimisme « Vous incarnez, Français juifs, avait dit Valls, l’optimisme et la fierté » Il ne croyait pas si bien dire! Avec 78% d’optimistes déclarés en 2016, on comprend pourquoi Israël fait figure de pays heureux. Et c’est l’optimisme qui explique que,  même lorsqu’il se regarde, il ne se désole pas. Au contraire, il est heureux!

À quoi faut-il attribuer cet optimisme? Est-il dans les gènes du Juif? Certes, les études sur les traits de caractère révèlent que l’optimisme est à 25 % génétique. Et les 75% restants, à quoi le Juif les doit-il? Au judaïsme dont le corollaire est  L’OPTIMISME.  Et l’optimisme a des effets bénéfiques dans tous les domaines de la vie.

1 – L’espoir Sans contredit une des valeurs les plus importantes du judaïsme, celle qui explique pourquoi le Juif est toujours de ce monde et pourquoi il a fait renaitre sa patrie. Comme le disait Edmond Fleg dans son merveilleux poème « Pourquoi je suis juif », «en tous temps où crie une désespérance, le juif espère ». Il n’est pas jusqu’à l’hymne national d’Israël qui parle d’espoir.

Et si  on se réfère au taux de suicides, le suicide étant une perte d’espoir, on comprend pourquoi Israël affiche le 2ème taux le plus bas des 28 pays européens.

Rester vivant, telle fut et telle est toujours, hélas, la préoccupation du Juif. Et l’espoir de réussir à résister contre vents et marées à toutes les tentatives de l’éradiquer ne l’a jamais quitté. Comme ne l’a jamais quitté l’espoir de retourner sur la terre de ses ancêtres.  N’a-t-il pas caressé, pendant pas moins de 2000 ans, l’espoir du retour sur la terre de ses ancêtres? Il fallait un Juif pour persister dans cette croyance. Comme l’a dit Netanyahou dans son discours à l’ONU, « Même dans les heures les plus sombres, et nous en avons eu beaucoup, même dans nos heures les plus sombres nous n’avons jamais abandonné l’espoir de reconstruire notre capitale éternelle de Jérusalem. La création d’Israël a rendu ce rêve possible ».

Et le Juif a eu raison d’espérer : il est retourné sur la terre d’Israël et il a retrouvé sa capitale : Jérusalem.  « Je suis juif, comme disait Edmond Fleg, parce que, né d’Israël, et l’ayant retrouvé, je veux qu’il vive après moi, plus vivant qu’en moi-même ».

La fin de l’exil   À elle seule, la fin de l’exil peut suffire à expliquer pourquoi l’Israélien, mais aussi le Juif en général,  est heureux. Pour le comprendre, il faut avoir eu une histoire de sans-abri, d’apatride, de juif  errant à travers le monde en quête d’un pays qui l’accepte. C’est le seul moyen d’apprécier pleinement la chance d’avoir une patrie. Elle procure non seulement le bonheur d’avoir un chez-soi, mais aussi celui de pouvoir être soi-même, de ne plus avoir honte de son identité, de ne plus vivre dans la crainte des réactions du pays d’exil. Et avec la fin de l’exil vient l’espoir de pouvoir enfin donner à ses enfants ce qui est indispensable pour réussir sa vie : des racines et des ailes.

Qui plus est, le Juif a un pays dont ils ont toutes les raisons d’être fier! Un pays qui n’a que 68 ans et qui a fait des miracles, un pays qui n’a rien à envier aux autres,  mais que les autres envient; un pays dont les bienfaits à l’humanité sont innombrables (les inventions, les découvertes, les Prix Nobel, le pourcentage de lecteurs … ).

2 – La santé Elle est certainement un des bénéfices les plus appréciables que procure un état d’esprit optimiste. Il est bien connu que les gens optimistes sont en meilleure santé que ceux qui versent dans le pessimisme (résistance physique accrue, bien-être mental, meilleure gestion du stress, etc.). Et la santé augmente l’espérance de vie : en Israël, elle est de 82 ans (84 pour les femmes et 80 ans pour les hommes), soit deux années de plus que la moyenne de l’OCDE. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, les dépenses en santé sont nettement moins importantes que dans les autres pays : 7,7% du PIB contre 9,4%. Ajoutons que la santé facilite la vie dans tous les domaines et qu’elle permet de rebondir même quand on traverse des épreuves très douloureuses.

3. La Résilience : « Le juste tombe sept fois, et il se relève. » (Proverbes, 24, 16).

Le peuple juif est capable de « rebondir », c’est là une caractéristique qui semble unique au peuple juif. Sans cette capacité de résilience qu’on peut dire hors du commun, il y a longtemps que le Juif aurait disparu. Comment expliquer qu’il soit capable de reprendre le dessus si rapidement?

Bien sûr, une des explications qu’on avance est le nombre d’épreuves qu’il a affrontées au cours de ses 2000 ans d’exil. Certes, comme disait Nietzshe, « ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ». Mais pour ne pas tomber sous les coups du sort, pour ne pas être tué, il faut être en bonne santé physique et psychologique. C’est parce qu’il est naturellement optimiste que le Juif jouit d’une remarquable capacité de résilience.

Et non parce qu’il est insensible à la souffrance ou encore fataliste, comme le laissent entendre les antijuifs. D’une part, le Juif, comme les autres peuples, souffre aussi, après un attentat, du syndrome dit du choc post-traumatique. Mais contrairement aux Européens ou aux Américains, il s’en remet relativement vite. D’autre part, contrairement au musulman, le Juif n’adopte jamais une attitude fataliste, il sait qu’il a le pouvoir de changer le cours de sa destinée car, étant optimiste, « quelle que soit la situation, il préfère agir que laisser faire les choses ».  

Enfin, le niveau de patriotisme qui entre dans le calcul du niveau de résilience est aussi  une explication dont il faut tenir compte: en Israël, il est de 5 sur une échelle de 6!

4. Les valeurs juives « Si je ne suis pas pour moi, qui le sera Et si je ne suis que pour moi, qui suis-je? Et si pas maintenant, quand ? » (Hillel, Maximes des Pères, 1, 14).

 – Liberté et responsabilité : Je dois m’occuper de moi, je dois prendre conscience de mon unicité, c’est moi seul qui suis responsable de ma vie. Donc liberté et responsabilité. Mais aussi et surtout authenticité  (« si je ne suis pas moi ») : être soi-même. En fait, toute la philosophie existentialiste se résume dans cette question de Hillel.

– Solidarité : Mais je ne peux vivre les yeux rivés sur mon nombril. Je fais partie d’un tout, les autres sont là et je dois en tenir compte. Et c’est en m’intéressant aux autres, en allant vers les autres, en les aidant que je serai un Homme dans le vrai sens du terme.

– Le présent : Vivre le moment présent, ne pas remettre à demain ce qu’on doit faire. Ce qui signifie aussi que le Juif choisit l’épicurisme au lieu de l’ascétisme, que le Carpe Diem (Cueille le jour) doit prévaloir sut toute autre considération. Le Juif a compris le message du mythe de la Statue de sel : pour avancer, il ne faut pas regarder derrière soi. Alors, il choisit de mettre en application le conseil du prophète Isaïe, à savoir « Mangeons et buvons, car demain nous mourrons! » (Isaïe 22:13

Conclusion : Le secret de l’immortalité du juif? La recette du bonheur? L’optimisme, et rien d’autre! Et le discours que vient de prononcer Netanyahou à l’ONU montre bien que l’optimisme est un état caractéristique du Juif. Le mot espoir y a été prononcé à maintes reprises. Je laisserai donc au Premier ministre d’Israël le soin de présenter les multiples raisons pour lesquelles l’espoir l’habite, des raisons que les États membres de l’ONU ont été contraints d’écouter.

– « Je suis plein d’espoir sur ce qu’Israël peut accomplir parce que j’ai vu de mes propres yeux ce qu’Israël a déjà accompli.
 Je suis rempli d’espoir parce qu’Israël est capable de se défendre contre toute menace. Je suis rempli d’espoir parce que la bravoure de nos hommes et nos femmes combattantes est hors du commun et n’existe nulle part ailleurs. Je suis rempli d’espoir parce que je sais que les forces de la civilisation triompheront finalement sur les forces de la terreur. Je suis rempli d’espoir parce qu’à l’ère de l’innovation, Israël est la nation de l’innovation par excellence, en plein essor comme jamais auparavant. Je suis rempli d’espoir parce que mon pays œuvre sans relâche pour l’égalité de tous ses citoyens : Juifs, chrétiens, musulmans et druzes, tous. Et je suis rempli d’espoir parce que malgré tous les opposants, et les saboteurs de la paix, je crois que dans les années à venir, Israël pourra forger une paix durable avec tous nos voisins. »

Un discours qui a aussi le mérite de rappeler à l’ONU, cette organisation « obsessionnellement hostile à Israël », que le Juif dont elle a gardé l’image, le Juif honteux et prêt à se plier aux demandes de la communauté internationale, est mort. Que « le temps où le peuple juif était passif face à ses ennemis génocidaires, ce temps est terminé.

Ne pas être passif, cela signifie dire à haute voix ce que l’on pense de ces dangers. Nous l’avons fait. Nous le faisons. Nous le ferons.

Ne pas être passif cela signifie aussi nous défendre nous-mêmes contre ces dangers. Nous l’avons fait. Nous le faisons. Nous le ferons. »

Un discours dans lequel le Premier ministre annonce même qu’il caresse l’espoir de voir « le jour où de nombreux pays se tiendront aux côtés d’Israël à l’ONU ». « Parce que, a-t-il ajouté, une fois rentrés chez eux, les gouvernements sont en train de changer leur position vis-à-vis d’Israël, et cela changera la façon dont les pays votent à l’ONU sur Israël ».

C’est donc sur cette note d’espoir que nous conclurons cette chronique.

© Dora Marrache pour Europe-Israël







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  • 3 thoughts on “En quête du bonheur ? Destination : Israël !

    1. zanaroff

      Ceux qui bénissent Israël sont bénis et ceux qui maudissent Israël sont maudit. Proverbe divin, de Dieu lui même. A bon entendeur, SALUT !!!

    2. MisterClairvoyant

      Que malgré tant de problèmes les israéliens soient heureux, je ne peux que les féliciter, à Israël, son peuple et ses dirigeants, car malgré avoir des problèmes, ils arrivent à les dépasser avec foi, travail et courage. Les juifs ont toujours fait des jaloux parmi leurs voisins, de là vient tout l’antisémitisme.

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