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Comment la région Ile-de-France a subventionné le film « Les Colons »


Comment la région Ile-de-France a subventionné le film « Les Colons »


Dans le cadre la « politique régionale de soutien au cinéma et l’audiovisuel », le documentaire anti-israélien d’Arte dont InfoEquitable proposait la semaine dernière une critique en avant-première a perçu 72.000 euros du contribuable francilien.

Le documentaire « Les Colons », diffusé ce mardi 27 septembre 2016 lors d’une soirée spéciale sur Arte, a bénéficié de nombreux soutiens en France.

Comme l’a indiqué InfoEquitable, la Région Ile-de-France a participé au financement de ce film, bien que son message très militant soit assez éloigné des préoccupations et des intérêts immédiats du contribuable francilien.

Le soutien de la Région figure en bonne place sur le générique.

 

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Au fait, quel est le montant de cette participation ?

InfoEquitable a eu accès au procès-verbal de la séance du conseil régional de novembre 2014 lors de laquelle la subvention a été allouée au film « Les Colons », produit par « Les Films du Poisson » et réalisé par le documentariste israélien Shimon Dotan.

 

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Signée par le président du conseil régional de l’époque, le socialiste Jean-Paul Huchon, cette subvention est d’un montant de 72.000 euros. Elle a été accordée au titre du « soutien à la création et à l’industrie cinématographique et audiovisuelle ».

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72.000 euros, ce n’est pas une somme démesurée. Mais elle assez conséquente. C’est environ un an de salaire net d’un cadre supérieur. Ou si vous préférez, trois ans de salaire moyen en France.

Qu’est-ce qui justifie cette subvention ?

L’aide du conseil régional vise à favoriser en priorité les films de fictions et les documentaires tournés en Ile-de-France, dont les images participeront à la notoriété et à l’aura médiatique de la région.

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Seulement voilà, « Les Colons » est un documentaire de 102 minutes dont l’intégralité des images ont été tournées en Judée-Samarie et dans la région de Jérusalem.

 

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Quel intérêt pour la Région Ile-de-France ? Quel profit pour ses habitants de financer un documentaire dont le propos central est de dire tout le mal qu’il pense des populations juives (femmes et enfant compris) installées à plus de 3.500 kilomètres de là ?

 

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La pratique serait en fait courante. Le téléspectateur francilien est curieux de tout, un tel documentaire lui ouvrirait l’horizon et favoriserait sa connaissance des grands problèmes de ce monde. Après tout, pourquoi pas ?

Mais les « critères » exigés pour obtenir une subvention nécessitent néanmoins un lien avec la région.

Si par exemple, plus de 50% des dépenses liées au film (montage, production…) ont lieu en Ile-de-France, alors c’est bon (cela favorise l’emploi, le développement des métiers du cinéma…).

Ainsi, dans son dossier déposé au conseil régional, la société de production des « Colons » a indiqué, dans la colonne « Nombre de jours de tournage/ de montage en IDF » :

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Comme aucune image n’a été tournée en France, on suppose que les 148 jours sont bien exclusivement consacrés au montage des 102 minutes de documentaires.

148 jours pour monter 102 minutes, cela fait en moyenne… 70 secondes montées par jour.

On est loin de cadences infernales…

Certes, le documentaire est d’une très bonne qualité technique. Les 148 jours de montage incluent sans doute aussi les séances de mixage. Une musique originale a été ajoutée au commentaire… Tout cela prend du temps.

Mais 148 jours de montage, cela semble quand même un peu beaucoup.

Selon un producteur contacté par InfoEquitable :

« Il est toujours difficile d’apprécier le temps réel nécessaire pour monter un tel documentaire. Tout dépend de la durée des rushes.  Si le réalisateur a effectué des centaines d’heures d’interview, il est sûr qu’il lui faudra beaucoup de temps pour dérusher avant de procéder au montage proprement dit. Tout cela est compris dans les 148 jours. »

Et ce producteur conclut :

« Ce qui est sûr, c’est que cela semble des conditions extrêmement confortables. Je connais plus d’un réalisateur qui serait très heureux de bénéficier de 148 jours pour monter un documentaire de 2 fois 52 minutes… »

Pour tenter d’y voir un peu plus clair, il y a le plan de financement déposé par le producteur.
Ce plan détaille les dépenses en indiquant celles qui bénéficieront à la région Ile-de-France.

 

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Si l’on ajoute les « moyens techniques », les « laboratoires », et « autres dépenses », 58,68% du budget total du film seraient dépensés en région parisienne. Bon.

A quoi correspondent les 422.000 euros de « autres dépenses en IDF », sans lesquels le seuil des 50% de dépenses en Ile-de-France nécessaires à l’obtention de la subvention ne seraient pas atteints ? Dès que nous le saurons, nous en informerons les lecteurs d’InfoEquitable.

Le conseil régional a donc donné son accord et versé son obole de 72.000 euros.

 

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« aide régionale proposée » : 72 000,00 EUR

 

Une aide qui au bout du compte représente 6,51% du budget total du film (plus d’un millions d’euros).

Disons que la région Ile-de-France a été généreuse parce qu’elle aime le travail bien fait.

En plus, ce documentaire au ton très anti-israélien met en garde contre ces satanés Juifs de Judée-Samarie « principal-obstacle-à-la-paix-dans-la-région… » (la région du Moyen-Orient, pas la région Ile-de-France bien sûr – ndlr).

 

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Cela participe en quelque sorte d’une activité citoyenne.

Cela vaut bien 72.000 euros, non ?

Source







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  • 6 thoughts on “Comment la région Ile-de-France a subventionné le film « Les Colons »

    1. Salmon

      L’Iles de france a subventionné 72000€ pour que les Juifs de france se fassent tuer

      je ne dis pas merci à l’IDF

    2. Ratfucker

      On se demande comment des journalopes gauchistes trouvent encore le moyen de convaincre des habitants des implantations de servir d’épouvantails et de croque mitaines dans leurs déjections audio visuelles. Il serait temps que les autorités israéliennes prennent leurs responsabilités et punissent au moins d’amendes ceux qui acceptent d’être des figurants au service de la propagande nazislamiste. L’idiotie n’est pas une excuse.

    3. gregory

      L’objectif de ce genre de document c’est exacerber la haine des islamo- gauchistes et des muzz d’Ile de France et a terme leur jeter les juifs en pâture pour détourner dans un premier temps leur soif de conquête coranique.

      C’est de la propagande antisémite électorale pondue par dhimmitude de la part de nos élus.

      .

    4. Pedrito

      Et bien moi, je n’ai pas trouvé le côté critique trop envahissant, plutôt normal pour une approche occidentale, son absence aurait été signe de parti pris. J’ai beaucoup appris, ais éprouvé beaucoup d’admiration pour les colons, et me suis régalé avec l’aspect historique. C’est une vraie leçon de gestion des arabes. Du coup, quelle que soit la motivation du réalisateur, il a fait un nouvel adepte des colons israéliens, et grâce au pognon des bobos parisiens…

    5. MisterClairvoyant

      La France construit des maisons et exploite le nickel en Nouvelle-Calédonie qui est la terre des kanakes et pas des français. Mais les juifs ont plus de 3 000 ans d’histoire et des liens avec la Judée-Samarie. Donc, plus que les arabes dits « des palestiniens, peuple invente » sans une vraie histoire sur la terre d’Israël.

    6. Yehudah

      La décision de la Cour suprême – fleuron de la démocratie israélienne – d’autoriser la projection du film de propagande « Djénine Djénine », de Mohammad Bacri, n’est pas seulement une insulte aux soldats de Tsahal qui ont combattu à Djénine et à leurs familles. C’est une nouvelle fissure dans la défense de l’Etat d’Israël contre ses ennemis de l’intérieur et de l’extérieur, et une nouvelle brèche dans les murailles de Jérusalem, que les juges de la Cour suprême viennent de créer par leur décision.
      Le film de Mohammad Bacri, tout le monde s’en souvient, fait partie de la campagne de propagande lancée par les ennemis d’Israël après l’opération «Rempart », en avril 2002. Ce film reprend les accusations de « massacres », et de « crimes contre l’humanité », proférées contre l’Etat juif, et propagées par de très nombreux médias dans le monde entier. La commission israélienne de contrôle des films avait décidé d’interdire la projection de ce film – mesure sans précédent, justifiée par le caractère outrancier et grossièrement mensonger du film de Bacri et par le contexte de propagande internationale contre l’Etat juif. Dans de nombreux pays, et notamment en France, les amis d’Israël avaient durement bataillé pour empêcher que ce film de propagande ne soit diffusé sur des chaînes de télévision publiques, et qu’il ne verse encore de l’huile sur le feu ni n’incite à de nouvelles violences antijuives. Ils avaient obtenu gain de cause dans plusieurs cas.
      Or, voilà que les juges de Jérusalem, au nom d’une conception très libérale de la liberté d’expression, inspirée de la jurisprudence américaine, viennent d’annuler la décision de la commission de contrôle des films, et d’autoriser la projection en Israël de ce film de propagande. Cette décision s’inscrit dans le droit fil d’une jurisprudence marquée par la doctrine de « l’activisme judiciaire », développée par le juge aharon barak, qui soumet tous les pouvoirs en Israël à l’autorité de la Cour suprême. Les réservistes présents dans la salle d’audience se sont émus à juste titre de cette décision, qui porte atteinte à l’honneur de Tsahal et à la mémoire de leurs camarades tombés à Djénine, accusés, dans le film de Bacri, de s’être comportés comme des nazis… Une fois de plus, la Cour suprême vient de donner raison aux ennemis intérieurs de l’Etat d’Israël, au nom de principes abstraits totalement coupés des réalités du monde qui nous entoure. Refusant à la commission de contrôle des films le droit de juger si le film de Bacri était mensonger ou non, la Cour suprême a, en fait, donné un blanc-seing à tous les ennemis de l’Etat juif, pour continuer leur travail de sape de la démocratie Israélien.
      Plus grave encore, par cette décision, les juges éminents de Jérusalem ont, sans le vouloir évidemment, donné des armes aux ennemis d’Israël à travers le monde, qui ne manqueront pas de se référer à cette décision pour poursuivre leur campagne de diabolisation d’Israël et des Juifs… Ainsi, au nom de la liberté d’expression et des grands principes « éclairés » de la démocratie, les juges de la Cour suprême, enfermés dans une tour d’ivoire, ont – hélas ! – encouragé les « incendiaires des esprits » à continuer dans le monde des campagne de haine

      Rends-nous nos juges comme autrefois…
      Eternel, qui aimes la justice dans le jugement »
      (Rituel quotidien [qui paraphrase Isaïe 1, 26])

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