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Vers un axe Moscou-Ankara-Téhéran?


Vers un axe Moscou-Ankara-Téhéran?

Le Moyen-Orient est en plein chamboulement et les alliances entre pays ou blocs se nouent et se dénouent à court et moyen terme au gré des intérêts et parfois en dépit de toute logique apparente. Ainsi, ce qui paraissait impossible ou inimaginable la veille se produit le lendemain, réduisant de manière considérable la visibilité stratégique pour les pays confrontés à des défis multiples comme c’est le cas d’Israël.

Des sources de renseignements indiquent que les échelons politique et militaire en Israël seraient très inquiets depuis la rencontre mardi à St. Petersbourg entre le président russe Vladmir Poutine et son homologue turc Recep Erdogan. En quelques jours, les choses ont changé du tout au tout entre les deux pays et les deux dirigeants qui s’invectivaient il y a encore peu de temps ont conclu une nouvelle alliance stratégique. Mais ce qui inquièterait le plus Jérusalem, est que Poutine et Erdogan, tous deux hostiles aux Etats-Unis entendent élargir cette alliance à l’Iran. En effet, au lendemain de sa visite en Russie, le président turc s’est rendu à Téhéran, un autre pays avec lequel Recep Erdogan était en conflit jusqu’à présent.

Cet axe politique tripartite pourrait encore s’élargir et se transformer en alliance militaire qui engloberait aussi l’Irak, la Syrie et peut-être même le Hezbollah.

Pour Israël, la normalisation des relations avec la Turquie le mois dernier était basée sur la supposition qu’Ankara maintiendrait son alliance avec les Etats-Unis sur le plan militaire et des renseignements et qu’elle ferait partie d’un axe stratégique israélo-sunnite contre l’Iran. Or, notamment après la tentative ratée du putsch et le refus américain de livrer Fetullah Gülen à la Turquie, Recep Erdogan a choisi de tourner le dos à Washington. « Les Etats-Unis vont devoir choisir entre Fetullah Gülen et moi » déclarait Recep Erdogan encore ce mercredi.

Etrange attitude de la Turquie sunnite qui irait s’insérer dans un axe chiite.

Pour Israël, les problèmes sont très concrets: la coopération militaire et dans les renseignements entre Jérusalem et Ankara, qui était l’un des grands arguments de Binyamin Netanyahou pour justifier les concessions israéliennes face aux Turcs, sera très limitée. D’une part, afin d’éviter que des informations militaires ou technologiques sensibles n’arrivent en des mains iraniennes. Durant toute la période des pourparlers entre les deux pays, Israël observait pour voir comment la Turquie se détachait de plus en plus de l’Iran.

Et d’autre part, depuis le début de l’intervention russe en Syrie, en septembre 2015, Israël a établi des canaux de contacts avec Moscou au plus haut niveau pour synchroniser et coordonner les activités militaires des deux pays dans les cieux syriens. L’objectif de ces accords était pour Israël de maintenir éloigné l’Iran et le Hezbollah le plus loin possible des frontières nord du pays.

Dorénavant, avec ce nouveau développement Israël risque de se retrouver face à un axe russo-turc qui renforcera l’emprise iranienne en Syrie.

C’est exactement l’inverse de ce que Jérusalem cherchait en renouant avec Ankara!

Par Shraga Blum pour Europe-Israel.org

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  • 6 thoughts on “Vers un axe Moscou-Ankara-Téhéran?

    1. natan

      Il faudra à Poutine que d’avoir un allié comme Erdogan ne sera pas de tout repos !

      Il ne faut non plus oublier que ça a aussi changé coté Israël, le nouveau ministre de la défense ne sera plus non-plus aussi conciliant avec Washington que son prédécesseur, coté Turquie, le tourisme et les hydrocarbures russes représentent une grosse tranche du budget national et de l’autre coté si Poutine ne peut plus passer le Bosphore pour alimenter son armée en vadrouille syrienne, ça devenait compliqué pour les 2 pays.

      Maintenant, si l’axe Iran-Syrie passe par la Turquie, comme le sous-entend l’article, cela laisserait la possibilité que l’Irak soit épargnée ou contournée.

      Hypothèse peu réaliste, certes Erdogan gesticules comme un vermisseau et ce coup revêt des aspects de plus en plus suspects, la Turquie est en mutation artificielle et se confronte déjà bien avant cette victoire à la Pyrrhus du point de vue économique à une grave crise économique et le retrait de nombreux investisseurs, la Turquie veut qu’on la rassure vis-à-vis de l’Iran, ce que le mollah barak-hussein n’a visiblement chercher à faire.

      Si la « glorieuse » Europe gesticule à la vue de 3 ou 5 millions de migrants, la Turquie, elle, n’a plus les moyens d’accueillir plus de « frères » venant via l’Iran et risquant de faire des alliances peu rassurantes pour Erdogan et sa bande de pilleurs.

      Non, disons que la Turquie est à genoux, d’où ces agissements tous azimuts, elle cherche des appuis et l’Amérique ne rempli plus le cahier des charges, les états pétroliers semblent aussi de leur coté, douter sérieusement de cette Turquie au bord du gouffre et Poutine cherche juste un passage par le Bosphore pour ravitailler ses troupes en Syrie.l

      Autre bémol, tant pour la Russie que pour la Turquie, les islamismes provenant de l’ex-urss et de l’actuelle Russie, un nombre grandissant de djihadistes parlant russe, parmi eux, des russes pur porc, des tchétchènes, pour partie, des gars entraînés et aguerris au combat, voir des ex-généraux de l’armée de Poutine. Poutine obligé d’engager des mercenaires car dans les rangs de son armée, principalement des éléments refusant les ordres ou, voir, opérants contre les forces du régime syrien !

      L’avion russe abattu par la Turquie, avait-il été abattu sur la demande de l’état-major russe, c’est une possibilité qu’il ne faut plus écarter, ou l’appareil aurait-il déjà été abattu par un missile sol-air, détail que Poutine ne supporte pas, oui c’est un missile russe qui a abattu l’hélicoptère comme c’est aussi un missiles russe qui a abattu l’Airbus dans le Sinaï et Poutine répugne de devoir fait un tel aveu. Après avoir vendu des millions de tonnes d’armes à des régimes peu fiables et instables, ce sont (ses) propres armes qui détruisent ses aéronefs, militaires comme civils.

      Il n’est pas non-plus exclu que l’Airbus d’Egypt Air ait été la cible d’un de ces missiles tiré depuis une embarcation.

      Ces missiles provenant de Libye, auraient-ils transférés par la Turquie ?

      Ce qui est par-contre, quasi certain, c’est qu’ils ont été opérés par des djihadistes ayant été formés à ce type de missiles !

      Ce qui inquiète tant Poutine qu’Erdogan !!!

    2. David

      Malgré toute la haine anti Israélienne et anti juif que Erdogan a démontré dans le passé Je ne comprend pas Netanyahu de vouloir se rapprocher de cet anti sémite ,Juste pour des raisons économiques . Le naturel haineux de Erdogan vis-à-vis d’Israël reviendra vite au galop.

    3. Armand Maruani.

      Nous n’avons pas d’amis et nous n’aurons jamais d’amis .

      Seulement des amis de circonstances .

      Je parle d’états et non d’individus .

      C’est ainsi depuis que le monde est monde , nous sommes un peuple particuler .

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