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Pour le sénateur belge Alain Destexhe malgré le radicalisme les « faiseurs d’opinion » sont dans le déni, la victimisation et la culpabilisation


Pour le sénateur belge Alain Destexhe malgré le radicalisme les « faiseurs d’opinion » sont dans le déni, la victimisation et la culpabilisation

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Deux actes terroristes ont eu lieu récemment à Charleroi et à Verviers. Le sénateur belge Alain Destexhe dénonce l’impuissance publique, sous couvert de juridisme, et le discours culpabilisateur des faiseurs d’opinion.

Alain Destexhe est sénateur belge. Ancien secrétaire général de Médecins sans frontières (MSF) et ex-président de l’International Crisis Group, il est, entre autres, l’auteur de Mouvement flamand expliqué aux francophones et Lettre aux progressistes qui flirtent avec l’islam réac. Lire également ses chroniques sur son blog.


Pendant l’été, la Belgique ne s’ennuie pas. A Charleroi, avec l’attaque à la machette de deux policières au cri de “Allah akbar”, elle vient à nouveau d’être touchée par le terrorisme islamique. A Verviers, une ville déjà fortement ébranlée par l’islamisme radical, un jeune musulman en appelait au meurtre des chrétiens dans une vidéo diffusée sur le web la semaine dernière. Les problèmes auxquels les autorités sont confrontées dans la gestion de ces deux affaires illustrent les difficultés de l’État de droit face au radicalisme.

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Dans la première, l’auteur de l’attaque, un Algérien en séjour illégal en Belgique, connu des services de police pour des faits de délinquance, avait fait l’objet de deux ordres de quitter le territoire sans être incarcéré, “faute de place”. À la suite de l’agression, la presse, qui ne s’était pourtant auparavant jamais mobilisée sur le sujet du renvoi des illégaux – qui font d’ailleurs en général plutôt l’objet d’une couverture médiatique sympathique sous le terme de “sans-papiers” – s’est empressée de mettre sous pression le secrétaire d’État N-VA (nationaliste flamand) chargé de l’immigration, qui a pourtant obtenu des succès non négligeables dans ce domaine.

De fait, en France comme en Belgique, il est très difficile de renvoyer les illégaux, non seulement pour des raisons juridiques – peu de pays d’origine coopèrent et l’État de droit offre de généreux recours dont des avocats spécialisés rémunérés par l’État se sont fait une spécialité – mais aussi parce qu’ils bénéficient du soutien d’ONG et de groupes de pression largement médiatisés. Il est donc assez amusant de voir, pour une fois, certains regretter le “manque de fermeté” d’un gouvernement sans cesse attaqué pour sa “dureté” et son “manque d’humanité”. Il faut un attentat, un viol ou un autre délit grave pour que la couverture médiatique de la crise migratoire puisse aborder les conséquences négatives de cet afflux. On passe, sans niveau intermédiaire, du bonheur multiculturaliste du vivre ensemble et des pauvres réfugiés fuyant la guerre ou la persécution au monde des agents de Daech “cachés dans le flot de réfugiés” ou aux fous meurtriers, récemment radicalisés ou non, mais dont on est bien forcé de constater même “quand ils n’ont aucun lien avec l’État islamique” qu’ils sont tous musulmans. Comme si, entre les deux, il n’y avait rien à dire sur les réseaux criminels, le passé des réfugiés (dont on ignore il est vrai, à peu près tout), le danger d’importer des coutumes, mœurs ou traditions du pays d’origine, l’absence de qualifications utiles de la plupart, le fait que beaucoup de ceux qui arrivent désormais sur les côtes italiennes ne sont pas des réfugiés mais des migrants économiques ou que la plupart sont malgré tout des personnes qui ont les moyens de payer les passeurs.

La seconde affaire est encore plus emblématique des contradictions de l’État de droit. Une vidéo d’un jeune d’une quinzaine d’années se promenant dans les rues de Verviers, une ville en déclin particulièrement touchée par le salafisme, et appelant au meurtre de chrétiens s’est retrouvée sur un site Internet français. Après investigation, il s’est avéré que l’adolescent est le fils d’un imam radical qui avait fait l’objet d’une mesure d’expulsion il y a un an, mais avait déposé des recours contre la décision du gouvernement. L’encombrement des juridictions explique qu’il soit toujours à Verviers où il peut encore en toute liberté recevoir de nombreux fidèles chez lui. Même s’il était arrêté, son fils ne risquerait pas grand-chose. En Belgique, la justice est particulièrement généreuse avec les mineurs et il pourrait tout au plus se retrouver pour peu de temps dans un très confortable centre fermé pour jeunes où la notion de sanction n’existe pas – le dispositif étant entièrement axé sur la réinsertion – et dont le coût pour le contribuable belge est de 500 euros par jeune et par jour.

En Belgique francophone, il existe un “Délégué général aux droits de l’enfant” qui, dans son dernier rapport annuel, analysait la radicalisation des jeunes sous le seul angle de la victimisation. Selon lui, les nombreux jeunes Belges qui partent en Syrie le font à cause de leur «non-reconnaissance dans la société», du fait «qu’ils sont renvoyés à leur différence», que «la société ne les considère pas», «qu’on leur dénie le droit d’être belge dans un quotidien de mépris ou d’hostilité». Il critique les approches sécuritaires du gouvernement fédéral qui constituent à son goût «des erreurs magistrales» et soutient sans rire que la solution pour lutter contre ces départs au djihad serait de «valoriser la différence», «faire l’économie des contrôles d’identité à répétition», «ne pas stigmatiser les jeunes partis», et surtout de prévenir «le risque de traumatisme pour le jeune de retour de Syrie»! Ce discours honteux émanant d’une institution officielle ne fait aucun cas des crimes et délits commis par les jeunes djihadistes en Syrie. Il n’a pourtant suscité aucune réaction ou indignation au plat pays.

Bien que la Belgique soit l’un des pays d’Europe les plus touchés par le salafisme et le radicalisme, une grande partie des “faiseurs d’opinion” – ou plutôt de ceux qui ont accès au débat public ailleurs que sur les médias sociaux – continue à vivre dans le déni, la victimisation et la culpabilisation. Dans les opinions ou éditos des journaux les plus sérieux, les appels à “garder la tête froide” se multiplient. La “vraie guerre contre le terrorisme» serait “une guerre contre nous-mêmes, contre nos instincts primaires, contre notre soif de revanche”. Ou encore un appel à faire “un effort au quotidien en faveur de l’apaisement des esprits”: “tous les charters du monde n’empêcheront jamais un homme de se lever soudainement et d’en découdre avec la société qu’il a fini par haïr”. De là à écrire que cette société est coupable, il n’y a qu’un (petit) pas.

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Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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  • 2 thoughts on “Pour le sénateur belge Alain Destexhe malgré le radicalisme les « faiseurs d’opinion » sont dans le déni, la victimisation et la culpabilisation

    1. Irène HENRIETTE

      Cela devient presque intenable cet antisémitisme qui existe en Belgique, de façon hypocrite. Nos politiciens sont à genoux devant les Musulmans et acceptent « leurs desiderata »….. Nous restons Belges ou devenons musulmans une fois pour toutes ????

      S’ils avaient un minimum de culture et de connaissances d’autres pays, ils réfléchiraient plus. Je clame toujours tout haut à n’importe qui, que je suis pro-sémite 300 %. J’aime les peuples du monde, mais cela devient difficile « d’aimer ». J’ai rencontré il y a bien des années un commandant de l’ONU
      qui me disait, car je doutais encore : « qui aime les musulmans » ????
      Chaque musulman que j’ai eu à la maison, pour une raison ou une autre, m’a volée…. très hypocritement. Et ces gens ne s’adapteront jamais puisque
      depuis le VII è siècle ils ne se sont jamais intégrés à aucun peuple. Ils toujours saccagé les églises, les temples partout où ils sont passés car ils n’acceptent qu’Allah…… leur dieu qui n’existe pas….

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