toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

L’Islam à la « conquête tranquille » de l’Europe


L’Islam à la « conquête tranquille » de l’Europe

OPINION

« L’islam est une religion française et le français la langue de l’islam » déclarait Tariq Ramadan. En 1989, Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris, a justifié la fatwa lancée par l’Ayatollah Khomeiny contre Salman Rushdie. L’an dernier, Boubakeur a appelé à la transformation des églises abandonnées en mosquées.

En Grande Bretagne, les grandes organisations musulmanes ont mis en place une « justice islamique » à travers un réseau de 85 tribunaux de la charia chacun relié à une mosquée.

L’Etat islamique veut la guerre civile en France : il espère qu’une répression aveugle amènera les musulmans à se solidariser avec la minorité révolutionnaire. Une autre possibilité, pire que la guerre civile, peut aussi se produire : qu’il ne se passe rien et que tout continue comme avant.

Les vrais « musulmans modérés » sont réduits au silence ou assassinés.

Loading...

Le mois dernier, le Wall Street Journal a publié un entretien avec Patrick Calvar, directeur général de la sécurité intérieure (DGSI) en France. « La confrontation est inévitable », a déclaré M. Calvar. Sur sept millions de musulmans, la France compte 15.000 Salafistes « dont le credo radical fondamentaliste est dominant au sein de plusieurs quartiers à forte population musulmane, notamment à la périphérie de villes comme Paris, Nice ou Lyon. Ils prêchent la guerre civile et leurs prédicateurs appellent les musulmans à anéantir les mécréants dans la rue ».

Ces salafistes défient ouvertement le mode de vie qui prévaut en France et ne font pas mystère de leur volonté de renverser l’ordre existant en Europe par la violence, les attaques terroristes et l’intimidation physique. Mais si la menace islamiste en Europe se réduisait aux Salafistes, elle serait facile à vaincre.

Une autre menace existe, bien plus dangereuse, car plus difficile à vaincre. Une menace à laquelle l’hebdomadaire Valeurs Actuelles a donné le nom de « conquête tranquille ». Soit le « projet de l’islam « modéré » de produire de la soumission. « Son ambition est claire : changer la société française. Lentement mais surement ».

Dans Soumission, le roman de Michel Houellebecq, la menace est personnifiée par Mohammed Ben Abbes, le musulman « modéré » qui devient président de la République française et entreprend d’imposer l’islam comme religion officielle. Et par où le Président Ben Abbes démarre-t-il le processus d’islamisation ? Par la Sorbonne. Une université prestigieuse à laquelle le Qatar vient de faire don d’une somme importante pour parrainer l’éducation des migrants.

En France, cette conquête tranquille prend le visage de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), une organisation qu’un rapport du Centre Simon Wiesenthal accuse d’ « antisémitisme, de soutien et de financement du terrorisme et d’appel au djihad. »

Non seulement « l’UOIF n’encourage pas à l’intégration des musulmans en France », indique le rapport, mais « il représente un laboratoire pour l’élaboration des positions islamistes les plus radicales ».

En Italie, cet « islam modéré », est incarné par l’Unione delle comunità e organizzazione islamiche (UCOII). Cette organisation islamique, la plus grande et la plus influente de la péninsule, a parrainé la candidature de la première conseillère musulmane de Milan, Sumaya Abdel Qader, candidate voilée de la coalition de centre-gauche. Le mari de Qader, Abdallah Kabakebbji, a ouvertement appelé à la destruction de l’Etat d’Israël : « une erreur historique, une escroquerie », a-t-il écrit sur sa page Facebook. Sa solution ? « Ctrl + Alt + Suppr ».

Qader l’a emportée sur une candidate musulmane réellement modérée, la militante somalienne non voilée, Maryan Ismail. J’ai rencontré Mme Ismail à Milan, lors d’un forum pro-israélien. Après avoir perdu l’élection, elle a rompu avec le Parti démocrate italien dans une lettre ouverte: « Le Parti démocrate a choisi de dialoguer avec l’islam obscurantiste. Une fois de plus, les voix plurielles et inclusives de l’islam moderne n’ont pas été entendues ».

Prenez deux « stars » de cet « islam modéré » français. Le premier est Tariq Ramadan, petit-fils de Hassan al-Banna, fondateur des Frères Musulmans, dont la devise est: « Allah est notre objectif, le Prophète est notre chef, le Coran est notre loi; Le djihad est notre chemin ; mourir dans la voie d’Allah est notre plus grand espoir ».

Ramadan ne se cache pas à Raqqa, ni ne tire sur les citoyens français. Il aurait même déposé une demande pour obtenir la citoyenneté française. Son bureau est en banlieue parisienne, à Saint-Denis; il a écrit 30 livres et deux millions de personnes le suivent sur Facebook. Ramadan a des chaires dans plusieurs universités de par le monde : il est directeur du Centre de recherche en droit islamique à Doha (Qatar) et président de l’European Muslim Network. Il fait campagne publiquement pour l’islam aux côtés de l’ancien Premier ministre italien, Massimo d’Alema.

Ramadan a récemment expliqué sa vision pour l’Europe et la France: « L’islam est une religion française et la langue française, une langue de l’islam ».

Le projet de Ramadan n’est pas la création d’un islam européen, mais de rendre inéluctable l’islamisation de l’Europe. Il milite contre l’intégration des musulmans dans la culture et la société française. Quelques jours avant l’élection de Milan, Ramadan était en Italie pour soutenir la candidature de Sumaya Abdel Qader.

La seconde « star » française est Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris. En 1989, Boubakeur a justifié la fatwa de l’ayatollah Khomeiny qui condamnait Salman Rushdie à mort. En 2002, il a témoigné contre l’écrivain Michel Houellebecq. En 2006, il a poursuivi Charlie Hebdo en justice après la publication des caricatures danoises de Mahomet. L’an dernier, Boubakeur a plaidé pour un « doublement » du nombre de mosquées en France et suggéré que les églises désaffectées soient converties en mosquées.

Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris, a plaidé l’an dernier pour un « doublement » du nombre de mosquées en France et suggéré que les églises désaffectées soient converties en mosquées. (Image source: TV5 Monde)

Au Royaume-Uni, les grandes organisations musulmanes ont mis en place une « justice islamique » à travers plus de 85 tribunaux de la charia, chacun rattaché à une mosquée. Divorce, polygamie, adultère et violence conjugale sont les sujets qui, parmi d’autres, contribuent à la formation d’une jurisprudence islamique. En Allemagne, le vice-chancelier Sigmar Gabriel a critiqué l’Arabie Saoudite pour son rôle dans le financement de l’extrémisme islamique en Europe. Le même royaume saoudien a, l’an dernier, offert de construire 200 nouvelles mosquées en Allemagne.

Le Qatar, et son mégaphone audiovisuel Al Jazeera, fait preuve d’un dynamisme certain dans la promotion du radicalisme des Frères Musulmans en Europe. La famille royale du Qatar, a, en 2015, fait don de 11 millions de livres (12,7 millions d’euros) au St. Anthony Collège d’Oxford où enseigne Tariq Ramadan. Le même Qatar a aussi annoncé qu’il était prêt à dépenser 65 millions de dollars (57,4 millions d’euros) pour financer l’activité économique dans les banlieues françaises, ou réside la grande majorité des six millions de musulmans de France

Aujourd’hui, en Europe, plusieurs scénarios sont possibles. A commencer par le pire : une guerre civile que de nombreuses personnes évoquent, y compris Patrick Calvar, directeur général de la sécurité intérieure (DGSI) en France. A travers la multiplication des attentats, l’État islamique cherche à déclencher une répression aveugle qui poussera la population musulmane à se solidariser avec la minorité révolutionnaire. Mais, pire que le pire serait peut-être que rien ne se passe et que tout continue comme avant.

La fin justifiant les moyens, l’État islamique a le même objectif que la plupart des autres acteurs du soi-disant « islam modéré» : la soumission à la charia. Nombreux sont les « musulmans dits modérés » qui, s’ils ne commettent pas eux-mêmes d’actes violents, les soutiennent volontiers. Ils les soutiennent en se taisant. Quand ils daignent s’exprimer, ils le font en termes codés, affirmant par exemple qu’ils sont «contre le terrorisme», ou qu’ils craignent que le terrorisme islamique ne déclenche un « retour de bâton » dont ils seraient, eux, les victimes.

La violence djihadiste n’est pas le seul moyen de transformer l’Europe, et peut même se révéler contre-productive car elle peut provoquer le réveil des nations attaquées. Des moyens souples et plus discrets, tels que la pression sociale et la propagande, sont tout aussi dangereux, et peut-être plus efficaces : certains sont même difficiles à voir, comme l’acceptation par les pays occidentaux d’un double système légal et judiciaire ; ou comme l’existence d’une finance charia compatible (quel effet une « finance nazie » qui aurait capté l’ensemble des transactions financières dans le but de renforcer le Troisième Reich, aurait pu avoir sur la Seconde Guerre mondiale ?) ; ou encore comme la prolifération des mosquées et des sites Internet islamistes. Même s’il existe de vrais et nombreux « musulmans modérés », il en existe aussi beaucoup qui ne le sont pas.

Pour les musulmans conservateurs, tout musulman qui n’accepte pas l’intégralité du message d’Allah – le Coran dans son entier – n’est pas un vrai musulman, et mérite d’être traité d’ « apostat », ce qui équivaut à une condamnation à mort. Selon le fameux théologien sunnite, Yusuf al-Qaradawi, basé au Qatar, « S’ils [ les musulmans] avaient renoncé à punir de mort les apostats, l’ islam n’existerait plus aujourd’hui ».

Voilà pourquoi l’écrivain Oriana Fallaci a déclaré au magazine The New Yorker : « Je n’accepte pas le mensonge du soi-disant islam modéré ». Car les vrais « musulmans modérés » sont soit réduits au silence, soit assassinés.

La pensée islamique dominante pourrait se résumer ainsi : « chers Européens, continuez de penser à une réduction de la durée du travail, à la retraite anticipée, à l’avortement à la demande et à l’adultère l’après-midi. Avec vos lois, nous vous vaincrons ; avec nos lois, nous vous convertirons ».

Giulio Meotti, journaliste culturel pour Il Foglio, est un auteur et journaliste italien.





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension.

Signalez un commentaire abusif en cliquant ici


Merci de nous signaler les commentaires qui vous semblent abusifs et qui contiendraient des propos:
  • * Antisémites
  • * Racistes
  • * Homophobes
  • * Injurieux
  • * Grossiers
  • * Diffamatoires envers une personne physique ou morale

  • 6 thoughts on “L’Islam à la « conquête tranquille » de l’Europe

    1. MisterClarvoyant

      Voila, le futur qui parle comme Sultan des musulmans de France et de tous les dhimmis, chrétiens, juifs, athées, etc. Il y a, qu’il faut se méfier des pacifistes musulmans plus que des islamistes, qui ne cachent pas leurs intentions.

    2. Salmon

      le cfcm, uoif, l’observatoire de l’islamophobie pratiquent la takya
      je pense que l’islam est vraiment un fléau et que les gens de religion musulmane doivent se reconvertire ou devenir athé , il n’y a pas d’islam modéré comme il le laisse croire !

    3. alauda

      L’islam entre comme dans du beurre, avec l’aide -non d’halalilala- mais de Jean-Claude Juncker qui vient de dire : « les frontières, pire invention de l’histoire ». Le Président de la Com européenne fricote avec les no-borders maintenant.

      La logique rousseauiste poussée à son comble détruit tout espace privatif : « Le premier qui, ayant enclos un terrain, s’avisa de dire : Ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile… » (Discours sur l’inégalité etc)

      Si on prolonge de raisonnement junckerien, s’il n’y a plus de frontières, pourquoi resterait-il une porte entre chez moi et les autres ? On a bien une ministre qui vient de proposer de loger chez soi des migrants… Pour le moment, elle ne peut pas encore l’imposer physiquement. Mais via la pompe à phynances, c’est déjà le cas depuis longtemps.

      Juncker avait avoué en juin dernier entendre les voix des extra-terrestres : “Ceux qui nous observent de loin sont inquiets. J’ai vu, entendu et écouté plusieurs dirigeants d’autres planètes. Ils s’interrogent sur la voie que l’UE va poursuivre”… On est en droit de s’inquiéter que ce dirigeant hors sol ne finisse par devenir le fossoyeur de la société civile ancrée dans l’histoire des territoires.

    4. Abraham BRAMI

      L’Islam à la « conquête tranquille » de l’Europe
      Il y a un côté enfant de cœur dans les protestations et une méconnaissance de ce qui est véritablement l’islam. Ce culte est hégémonique, il a colonisé en moins d’un siècle la partie de l’empire Byzantin qui s’étend du Moyen et Proche orient, de l’Egypte du Maghreb et d’une partie de l’Espagne et du sud de la France.

      Pourquoi « l’UOIF encouragerait l’intégration des musulmans en France », Cet organisme est un laboratoire pour l’élaboration des positions islamistes les plus radicales et par ses provocations rappelle que l’islam en France est partie prenant de la civilisation judéo-chrétienne.

      Pareil pour l’Italie, cet islam colonisateur est incarné par l’Unione delle comunità e organizzazione islamiche (UCOII). Cette organisation islamique, la plus grande et la plus influente de la péninsule, a parrainé la candidature de la première conseillère musulmane de Milan voilée de la coalition de centre-gauche. Cette candidate voilée l’a emportée sur une candidate musulmane réellement modérée et non voilée, Maryan Ismail, ce qui révèle que la mobilisation des musulmans se fait sur l’extrémisme.

      Mme Ismail à Milan est ulcérée de sa défaite et dénonce l’électoralisme des partis italiens plus préoccupés à gagner un siège que défendre les intérêts de la nation italienne. Cette personne courageuse dénonce les partis politiques qui dialoguent avec l’islam obscurantiste. Les voix plurielles et inclusives de l’islam moderne ne peuvent être entendues parce qu’elles ne mobilisent pas les électeurs et électrices islamistes et de plus elles sont dénoncées lors des prêches anti-christiques et anti laïcs-dans les mosquées

      L’exemple pathologique à citer est celui de Tariq Ramadan, petit-fils de Hassan al-Banna, fondateur des Frères Musulmans, dont la devise de son grand-père est: « Allah est notre objectif, le Prophète est notre chef, le Coran est notre loi; Le djihad est notre chemin ; mourir dans la voie d’Allah est notre plus grand espoir ». Il faudrait peut-être qu’un journaliste fasse œuvre utile, et lui demande pourquoi il ne suivait pas la devise de son grand-père.
      Son succès est dû à la publicité médiatique sur sa littérature frelatée. Ces écrits, si c’est lui qui les écrit, sont faits sur le même moule. Les chaires qu’il occupe dans plusieurs universités sont la conséquence de la curiosité du fait islamique. La démocratie est une vielle dame qui cherche une nouvelle jeunesse, malheureusement souvent elle verse dans le nazisme et le communisme et elle oublie la liberté.

      Y-a-il eu une personnalité politique française qui a remis Tarik Ramadan à la place qui est la sienne, lorsqu’il a exposé sa conception française et Européenne : « L’islam est une religion française et la langue française, une langue de l’islam ».

      Ramadan n’a pas de projet personnel, il n’est que le porte-parole de l’islam wahhabisme et du salafisme. Ces deux tendances veulent rendre inéluctable l’islamisation de l’Europe et même de la planète bleue. Pourvu, qu’elles aient suffisamment d’or noir pour atteindre ses objectifs !

      Si, il est vrai que la seconde personnalité française de l’islam est Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris. Mais, si ce dernier bénéficie de la bi-nationalité Algérien et Française il est, quant à lui, financé ainsi que la mosquée de Paris par l’Etat Algérien. Vous le voulez pas le mettre au chômage ?

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *