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Islamisme : voulons-nous vraiment gagner la guerre de 30 ans qui commence ?


Islamisme : voulons-nous vraiment gagner la guerre de 30 ans qui commence ?

Pour faire la guerre, encore faut-il vouloir la gagner, remarque Gilles Platret. Pour l’élu local, cette guerre qui est celle d’une génération nécessite de réapprendre la vertu du patriotisme, loin des atermoiements de l’actuelle majorité socialiste.

La France en guerre impose de puissantes obligations à l’ensemble du peuple français. L’état de guerre n’a rien d’anodin. Il est, selon le mot de Clausewitz, «un acte de violence dont l’objet est de contraindre l’adversaire à se plier à notre volonté». Les islamistes l’ont compris de longue date. Et nos gouvernants?

A voir les atermoiements du gouvernement, une question ne cesse en effet de nous tarauder: nous donnons-nous les moyens de gagner cette guerre? On peut en douter pour deux bonnes raisons. D’abord parce que le pouvoir en place semble avoir peur lui-même de la guerre. Ensuite parce qu’une fraction – minoritaire mais influente – des élites françaises feint de ne pas avoir compris que la guerre qui vient d’éclater sera l’affaire de toute une génération.

Toute chance de succès dans une guerre repose sur un postulat absolu: l’envie furieuse de la gagner. A la guerre, le hasard a naturellement sa place. Mais il ne peut remplacer ni le courage ni le patriotisme. La Nation tout entière doit donc se constituer en tant que telle. La guerre contre l’islamisme n’est pas l’affaire des seuls soldats de l’opération Sentinelle, si valeureux et revêtus de la confiance collective qu’ils soient. La guerre contre l’islamisme est l’affaire de chaque Français car c’est la France, en tant que République libre, qui est ciblée par les attentats djihadistes. C’est la République française, comme perpétuelle déclaration de guerre à l’obscurantisme, qui est directement visée par les terroristes.

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Or, c’est au moment où il faudrait galvaniser le peuple français, le fortifier par tous moyens, faire à nouveau de lui ce peuple de citoyens-soldats qui détrôna les puissants, que le président de la République et le gouvernement s’acharnent à tout faire pour affaiblir la population. Ils ne semblent obsédés que par une seule chose: préparer l’opinion à leurs revers futurs. Entendez: aux prochains attentats qu’ils n’auront pas su déjouer. Voix tremblante et larme à l’œil, on les voit répétant à l’envi: «il y aura de nouveaux morts!» Mais ce n’est pas aux Français qu’il faut promettre la mort, c’est à l’islamisme!

Comment avec un pareil gouvernement imaginer gagner une pareille guerre? Ses atermoiements sont légion. L’indivisibilité de la République doit-elle être mise en avant? La majorité socialiste se montre incapable de prononcer même la déchéance de nationalité. La situation dicte-t-elle des mesures de salut public? On fait un procès au chef de l’opposition lorsqu’il propose d’adapter notre législation aux dramatiques circonstances présentes. L’unité de la Nation doit-elle être confortée? Le pouvoir persiste à manier l’islam comme un ferment de division.

Car c’est là l’un des plus graves reproches qu’il faut adresser à nos gouvernants. Le retour de la question de l’organisation de l’islam dans le débat public est le triste signe que les priorités n’ont pas été saisies. Ou plutôt qu’elles ont parfaitement été saisies sur le plan électoral. Le pas de deux de MM. Hollande et Valls sur la thématique «comment aider l’islam à financer de nouvelles mosquées» masque mal la manœuvre électoraliste.

Franchement, l’heure n’appelle-t-elle pas davantage à la fermeture de certaines mosquées qu’à l’ouverture de nouvelles? Malgré les gesticulations du ministre de l’Intérieur, le gouvernement se montre incapable de fermer administrativement un grand nombre de salles de prières dont il sait pertinemment qu’elles sont mitées par des salafistes recrutant des profils djihadistes. Les estimations sont de 100 mosquées salafistes qu’il conviendrait de fermer d’urgence. Le gouvernement le sait et il ne fait rien.

Au lieu de cela, sentant approcher les échéances de 2017, et avec elles le spectre de sa fin probable, il tente de recoller les morceaux du vote musulman en agitant le chiffon vert du financement des mosquées nouvelles. Tantôt on annonce qu’on va tordre le cou à la loi sur la laïcité de 1905 par un concordat, tantôt qu’on va se mêler de réactiver la Fondation pour l’islam de France dont le pouvoir se propose, n’ayant peur de rien, de désigner lui-même le président.

Au-delà des gesticulations politiciennes, ce que le gouvernement refuse de comprendre, c’est qu’il est urgent que l’Etat retrouve le chemin de la neutralité religieuse, que le rôle de la puissance publique n’est pas d’aider, de près ou de loin, les musulmans à financer leur culte car c’est à eux seuls de le faire. Président et Premier ministre devraient méditer cette sentence de George Washington, qui estimait à juste titre qu’ «il y a tyrannie et crime à forcer un homme de payer des impôts pour l’entretien et la propagation d’une foi qui n’est pas la sienne».

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Le rôle de l’Etat, c’est de contrôler que l’exercice de la foi ne dépasse pas les bornes de la loi. Et c’est loin d’être gagné d’avance dans un pays où 73% des musulmans considèrent que la charia devrait s’imposer à la loi républicaine. Ce n’est donc en rien à la République de faire ses preuves vis-à-vis de l’islam. C’est à l’islam de faire ses preuves vis-à-vis de la République. Cette dernière ne doit pas organiser l’islam, elle doit en contrôler les excès.

L’erreur fondamentale du gouvernement – et, hélas, d’une partie de ses opposants – tient à l’oubli de ceci: nous ne gagnerons la guerre que si nous reformons l’unité du peuple. Traiter aujourd’hui le problème musulman en tant que tel, c’est une fois de plus désagréger le peuple. Laissons la religion dans la sphère privée, veillons sévèrement à ce qu’elle respecte nos lois, mais ne l’attirons jamais dans la sphère publique. Ce n’est pas l’Etat qui a couvert la Chrétienté d’un «blanc manteau d’églises», selon la belle expression de l’an mil. Il n’y eut ni impôts étatiques ni fondation pour édifier les églises de France, c’est l’initiative privée qui a dressé jusqu’au ciel la quasi-totalité des clochers français.

Plus nous traiterons les musulmans et leur culte différemment des autres croyants et des autres religions, plus nous nous éloignerons de la solution. Et c’est là le défi majeur: nous parviendrons à éliminer les djihadistes du sol national, mais il nous restera à éradiquer les ferments de la division que quatre décennies de politique communautariste ont obstinément nourris. La multiplication des accommodements ayant le culot de se dire «raisonnables», la discrimination ayant le culot de se dire «positive», la relégation honteuse des symboles nationaux, tout ceci, sous le couvert des bons sentiments, en nous éloignant de la solution, nous a précipités dans un abyme de problèmes.

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Nous avons cédé aux pressions des communautés par faiblesse ou par électoralisme – l’autre nom de la faiblesse en politique. Et l’on a vu des maires aménager le menu des cantines en fonction des interdits religieux, d’autres financer des salles pudiquement appelées «culturelles» dans les mosquées, d’autres enfin accepter des horaires différents selon les sexes dans certains services publics. La liste est longue de nos renoncements.

C’est pourquoi cette guerre qui s’est révélée à l’opinion sous les balles de Charlie Hebdo ne sera pas tranchée en quelques mois. C’est la guerre d’une génération. Si nous voulons la gagner, il nous faut retisser le peuple français et travailler à son unité, là où il a été sciemment fragmenté. Hormis une minorité agissante, c’est ce à quoi aspirent les Français dans leur ensemble.

Dans sa magnifique chanson «Les Loups sont entrés dans Paris», Serge Reggiani disait vrai: «Les hommes avaient perdu le goût de vivre et se foutaient de tout». Voilà pourquoi la bête a fini par regarder vers Paris… Le terreau de la guerre, c’est notre aveuglement passé. La condition de la victoire, c’est de retrouver le chemin de l’unité nationale. En commençant par l’apprentissage de l’amour de la France à tous les écoliers de notre pays.

La haine de la France, que des décennies de renoncement ont encouragée, n’est pas une fatalité. Elle peut être éradiquée. Il faut pour cela une seule chose, qu’il appartient à chacun de cultiver et de répandre: le courage du patriotisme.

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Journaliste canadien indépendant. Spécialiste des questions sur l'islamisme, le terrorisme, la géopolitique, et sur le conflit Israélo-arabe.



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  • 7 thoughts on “Islamisme : voulons-nous vraiment gagner la guerre de 30 ans qui commence ?

    1. Salmon

      les religieux et les non religieux appliquent la charia !!!!!!!!!!!!

      n’importe quoi maintenant , la france veut que les citoyens se fassent tuer !!!!!!!!

    2. yrm

      message vrai !
      Faites donc 1 appel patriotique à tous les Français et Françaises dans chaque VILLES et VILLAGES pour manifester ce ras le bol de voir cet abus de la part de ces muzz qui se servent de la démocratie et des droits de l’homme pour nous soumettre à leur loi qui est dangereuse et mortelle
      Donc Mr nous attendons le signal « LA DATE ET L’HEURE TOUS ENSEMBLE POUR COMBATTRE 1 FOIS POUR TOUTE
      VOUS AVEZ LES MEDIAS POUR : L’ A P P E L………………
      FORCE ET COURAGE

    3. Jacques B.

      Tout cela est bel et bon, mais il n’y a pas de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.
      Et dans ce registre, nos dirigeants, l’actuel gouvernement en particulier, battent des records.
      Ces gens sont paumés, complètement désorientés ; leur relativisme, mêlé à leurs petits calculs politiciens, leur font faire en permanence le grand écart, entre d’une part les lobbys gauchistes (tel LGBT et le fameux mariage pour tous, ou le lobby écolo…) et l’islam conquérant, entre les citoyens en attente légitime de protection contre la folie islamiste et l’électoralisme de bas étage, parce que tous les moyens sont bons pour gagner les élections, n’est-ce pas…

      Ils sont à virer d’urgence et à remplacer par des gens de bon sens, qui appellent un chat un chat et prennent des décisions COHÉRENTES.

      Bien sûr que nous sommes en guerre, et bien sûr que nous aurions les moyens de gagner cette guerre si nous y mettions les moyens – même si ce serait difficile, tant la situation est compliquée, et le ver dans le fruit depuis longtemps.

      Il va falloir que les Français d’abord se réveillent ; puis qu’ils votent comme il faut, en espérant que des politiciens crédibles se seront levés entre temps. Sinon, guerre civile à prévoir, parce qu’un certain nombre de Français n’accepteront JAMAIS de se faire islamiser sans réagir.

      Beaucoup va dépendre de la capacité des Français à se réveiller, ou non. S’ils continuent à préférer leur petit confort personnel et à se cacher la tête dans le sable, l’addition sera salée, et leurs enfants et petits-enfants leur demanderont un jour des comptes pour avoir été si lâches.

    4. sergeb

      Et comme le PASSÉ est GARANT de l’avenir, tous auront compris a quels événements je fais références ici. Un grand pourcentage des français de France sont dans le déni total et se disent surement que cela ne peut arriver chez eux mais ATTENTION, il est minuit moins une et la sonnette d’alarme est prête d’être entendue. Quand les français crieront AU SECOURS ils devront compter que sur eux-mêmes car personne ne voudra aller se battre, saigner et mourir pour eux 2 guerres ont été de trop, quand on veut vivre libre et bien faut le mériter.

    5. halev

      Outre le fait qu’il faille restaurer cette notion perdue en partie du Patriotisme, il ne faut pas perdre de vue l’immense dé-natalisation de l’Occident qui sera préjudiciable dans un proche avenir.
      Moralité : Cultivez en vous et autour de vous l’amour de votre Pays et faites d’avantage d’enfants.

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