toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

Attentats, l’excuse sociale du terrorisme : on se fout de qui ?


Attentats, l’excuse sociale du terrorisme : on se fout de qui ?

OPINION 

Heureusement pour le délégué aux droits de l’enfant, nous sommes en période de vacances et la plupart des politiques sont en congé, faute de quoi sa phrase prononcée dans un grand média aurait fait fortement polémique. Monsieur Bernard De Vos ose en effet déclarer : « Je ne pense pas que l’on soit face à un problème de radicalisation, mais plutôt à une série de situations individuelles qui explosent, car les jeunes issus de l’immigration subissent une stigmatisation et victimisation importante ».

Monsieur De Vos doit être le seul à ne pas voir ce problème de radicalisation. Notre pays a subi des attentats terroristes, des dizaines de personnes sont mortes, des centaines de jeunes partent en Syrie faire le djihad… mais rassurez-vous, braves gens, la Belgique ne connaît pas de problème de radicalisation. Pire encore : si nous sommes aujourd’hui touchés, c’est même de notre faute et cela résulte d’une politique stigmatisante vis-à-vis des jeunes issus de l’immigration.

Ces propos sont désolants, car ils sont faux. Récemment encore, le spécialiste Joseph Henrotin déclarait : « Le plus souvent, un terroriste djihadiste est éduqué et a des perspectives professionnelles ». Faire croire que les terroristes agissent car ils sont désœuvrés ou ne pourraient jamais trouver un travail est simplement un déni de réalité. La propre mère de l’un des assassins du prêtre Jacques Hamel avait alerté plusieurs fois sur le processus de « radicalisation » de son fils. La Présidente de « La Brigade des Mères », Nadia Remadna, dont la spécificité est de lutter contre la radicalisation dans les quartiers sensibles, reçoit même des menaces de mort contre elle et contre sa famille.

Ne devrait-on pas attendre un peu plus de modestie de la part de ces partisans de l’excuse sociale du terrorisme ? Cette gauche bien-pensante est la même que celle qui a lutté, pendant des années, contre tout parcours d’intégration obligatoire. Comment peut-on demander à des personnes de s’intégrer alors qu’elles ne connaissent même pas une des langues de notre pays, ni les valeurs, les racines et les usages ? Cette gauche bien-pensante est aussi celle pour qui tout renforcement de la sécurité était, à tort, considéré comme un empiétement sur nos libertés. La seule politique acceptable était la prévention. On voit aujourd’hui où nous a menés le laxisme pratiqué depuis 20 ans à Molenbeek, à Verviers ou dans certaines banlieues françaises… Les pseudo-promoteurs de la tolérance ont créé des quartiers où les classes moyennes et populaires ont fui et où l’intolérance et le terrorisme ont pu germer. Les premières victimes du manque de sécurité ne sont pas les théoriciens de salons des quartiers huppés, mais bien les habitants des quartiers difficiles.

Ces propos sont totalement décalés par rapport au sursaut que nous devons avoir. Monsieur Bernard De Vos ferait bien de lire un peu de littérature au sein de la gauche française. Notamment le Premier ministre Manuel Valls qui déclare : « J’en ai assez de ceux qui cherchent en permanence des excuses et des explications culturelles ou sociologiques à ce qu’il s’est passé. Aucune excuse ne doit être cherchée, aucune excuse sociale, sociologique et culturelle ». On pourrait en citer beaucoup d’autres, comme Malek Boutih, Zineb El Rhazoui ou le nouveau talent de la gauche, Amine El Khatami, pour qui : « Il y a un réel problème à gauche où des gens ne veulent pas accepter la situation telle qu’elle est, qui restent perchés dans des idéaux un peu soixante-huitards ».

Faire croire à des jeunes que leur mauvaise intégration est la faute de la société est un manque de respect envers tous les jeunes qui ont travaillé dur pour arriver justement à s’intégrer correctement. Envers tous ceux qui sont partis du bas de l’échelle, qui ont été éduqués dans le respect du mérite et de l’effort et qui sont, aujourd’hui, bien insérés dans la société ou occupent de brillantes fonctions. Non, Monsieur De Vos, la culture de la fatalité ne doit pas être promue !

Une opinion d’Etienne Dujardin, juriste et chroniqueur.







Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension.

Signalez un commentaire abusif en cliquant ici


Merci de nous signaler les commentaires qui vous semblent abusifs et qui contiendraient des propos:
  • * Antisémites
  • * Racistes
  • * Homophobes
  • * Injurieux
  • * Grossiers
  • * Diffamatoires envers une personne physique ou morale

  • 8 thoughts on “Attentats, l’excuse sociale du terrorisme : on se fout de qui ?

    1. Aline1

      Pourtant le CV, la vie, les amis, l’entourage et la tronche des terroristes qui ont commis des attentats ont été diffusés en boucle par tous les médias.

      Monsieur Etienne Dujardin, devait cultiver autre chose, pour ne pas avoir vu et compris que la majorité ont justement des diplômes, élevé dans des familles aisées , et quelquefois argentés plus que la normale….

    2. Levy

      Mais ce n’est pas possible de mettre toute cette horreur sur les  » pôoooovres » des banlieues ! MOI JUIVE ET TOUS LES MIENS EMMENES PAR LA POLICE FRANCAISE EN 1942, MIRACULEUSEMENT RESCAPEE APRES DES SOUFFRANCES INNOMMABLES, EST-CE QUE SEULEMENT L’UN D’ENTRE NOUS A COMMIS DES ATTENTATS? EST-CE QUE SEULEMENT L’UN D’ENTRE NOUS A EGORGE SON VOISIN? ASSEZ MESSIEURS ET DAMES D’UNE PARTIE DE CETTE GAUCHE ET EXTREME GAUCHE COLLABO (ET JE SUIS TRES CONSCIENTE DE MES PROPOS. ASSEZ !!!!!!!!!!!!

    3. sergeb

      « Je ne pense pas que l’on soit face à un problème de radicalisation, mais plutôt à une série de situations individuelles qui explosent, car les jeunes issus de l’immigration subissent une stigmatisation et victimisation importante ».
      EN EFFET, FOUTAISES et rien d’autres c’est l’invasion qui est en cours avec les coups de semonces qui précèdent de la part de ceux qui sont déjà sur le territoire.

    4. sergeb

      Levy

      Comme vous dites si bien, la Göche des COLLABOS diplômés long comme le bras de l’argent plein les poches, les socialistes de la gauche CAVIAR.

    5. Arielle

      ces messieurs les soit disant responsables Européens, CONSEIL avant tout et n’importe quoi LISER LE CORAN…. vous comprendrez un peu mieux les sentiments qui animent les assassins

    6. Richard M

      @Levy, comme je comprend l’émotion de votre message. Que pensez des 6 millions des nôtres qui n’ont jamais agresser quiconque et ont périils dans les camps, et voire une telle débâcle devant une telle barbarie. Je ne suis pas croyant, mais franchement il y a des choses que je ne pourrais jamais m’expliquer. Bien à vous.

    7. alauda

      Bernard De Vos, c’est aussi le comique qui a fait son sketch d’indigné « scandalisé » que l’on puisse divulguer l’identité de l’adolescent qui s’est montré sur FB en train de chanter son djihad antichrétien dans une rue de Verviers.

    8. Irène HENRIETTE

      Je trouve aberrant que l’on mette sur les conditions difficiles des musulmans leur haine. Cette haine a été diffusée avec la parole de ce criminel Mahomet.
      Il faut lire, et encore lire pour savoir le mal que ce mec a fait à des gens ignares prêts à tout croire, surtout ne ne pas être honnêtes.

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    0 Shares
    Copy link
    Powered by Social Snap