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Un homme a frappé à coup de poing le jihadiste de Nice en sautant sur le camion: « J’étais prêt à mourir pour l’arrêter »


Un homme a frappé à coup de poing le jihadiste de Nice en sautant sur le camion: « J’étais prêt à mourir pour l’arrêter »

Franck, c’est ce père de famille qui a tenté, au péril de sa vie, d’arrêter Mohamed Lahouaiej Boulhel. Il raconte comment il est parvenu à le frapper puis le ralentir avant les tirs des policiers.

Les images ont tourné en boucle. À la télévision. Sur Internet. Celles de cet homme. Approchant au guidon de son scooter et au péril de sa vie du camion de Mohamed Lahouaiej Bouhlel. De ce 19 tonnes de malheur en train de semer la mort sur une promenade des Anglais noire de monde.

Selon de nombreux témoignages et éléments concordant proches de l’enquête, on a cru que ce héros anonyme avait péri dans son geste aussi courageux que désespéré. Il n’en est rien. Franck, silhouette filiforme, pas encore la cinquantaine, est bien vivant.

Abîmé physiquement et psychologiquement. Mais vivant. Entre deux rendez-vous chez le médecin, cet employé de l’aéroport de Nice Côte d’Azur a accordé à Nice-Matin, « son journal », un récit exclusif de cette nuit de malheur.

La jolie chemise bleu pâle qu’il porte cache les stigmates de son intervention. La main gauche endolorie. Une côte cassée et de gros hématomes sur le dos. Le sourire qu’il arbore durant l’interview peine à dissimuler les horreurs qu’il a vues. Et qui continuent à hanter ses nuits.

Ce soir-là, Franck était parti avec sa femme assister au feu d’artifice.

« On a pris la Promenade au niveau des Bosquets. On avançait tranquillement. En fait, je voulais aller au feu d’artifice, mais on est parti trop tard. Alors j’ai dit à ma femme, ce n’est pas grave allons manger une glace sur le Cours Saleya… Je me revois passer le carrefour de Magnan, tout allait bien. On croisait les gens qui commençaient à rentrer chez eux.

C’est une fois au niveau du Centre universitaire méditerranéen. On a senti un mouvement de foule venir dans notre dos. On a entendu des cris et des voitures se mettaient en travers. Ma femme m’a dit: ‘Arrête-toi, il y a un truc qui ne va pas’. Et le temps de se retourner, on a vu la foule courir dans tous les sens, comme si elle fuyait quelque chose. C’est alors que l’on a vu le camion arriver.

Nous, nous étions au milieu de la route. Il y avait peu de voitures. Je devais rouler à 60 km/h. Je n’ai même pas eu le temps de regarder dans mon rétroviseur. Et là, il m’a doublé à fond. Il roulait sur le trottoir. J’ai en tête les images des corps qui volaient de partout. J’ai tout de suite compris. J’ai alors décidé d’accélérer. Ma femme, derrière moi, me tirait le bras et me demandait où j’allais. Je me suis arrêté. Je lui ai dit: dégage! Et j’ai accéléré à fond.

Pour le rattraper, il fallait slalomer. Entre les gens, vivants et morts. J’étais à fond. Je ne pouvais freiner que de l’arrière car j’avais la poignée bloquée. Je me souviens même de crier dans le casque. Je criais à la mort en fait… Je n’avais que l’arrière du camion dans les yeux. J’étais déterminé à aller jusqu’au bout.

Il continuait à passer de la route au trottoir. Tapait de partout. A un moment, Je suis presque arrivé à l’arrière du camion, car j’ai un 300cm3 et que ça accélère vite. Je voulais à tout prix l’arrêter. J’étais dans un état second mais à la fois lucide. Je suis donc parvenu à me mettre sur sa gauche, mon objectif était d’atteindre la cabine.

Quand j’étais à son niveau, je me suis posé la question: qu’est-ce que tu vas faire avec ton pauvre scooter? C’est alors que je l’ai jeté contre le camion. J’ai continué à courir après lui. Je me souviens être tombé puis reparti à toutes jambes. Je ne sais plus ce que je faisais. Et finalement je suis arrivé à m’accrocher à la cabine.

J’étais sur les marches au niveau de la fenêtre ouverte. Face à lui. Je l’ai frappé, frappé, et frappé encore. De toutes mes forces avec ma main gauche même si je suis droitier. Des coups au visage. Il ne disait rien. Il ne bronchait pas.

Il avait son arme à la main. Mais le pistolet ne marchait pas. J’avais l’impression qu’il essayait de le manipuler ou de le charger, je n’en sais rien. Il me visait, appuyait sur la gâchette, mais ça ne marchait pas.

J’étais prêt à mourir en fait! J’étais lucide et prêt à mourir pour l’arrêter. Et je continuais à le taper. J’ai essayé de le sortir de la cabine par la fenêtre. Parce que je n’arrivais pas à ouvrir cette putain de porte. Et je tapais encore… Alors, il a fini par me mettre un coup de crosse sur la tête. J’ai eu des points depuis. Je suis alors tombé du marchepied et je suis remonté aussitôt! »

 

Source: nicematin





Journaliste pigiste Franco-israelien, titulaire d'un master d'histoire du Moyen-Orient à l'université de Jérusalem



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  • 12 thoughts on “Un homme a frappé à coup de poing le jihadiste de Nice en sautant sur le camion: « J’étais prêt à mourir pour l’arrêter »

    1. Misterclairvoyant

      Bravo Franck je te félicite pour ton courage.
      Il est un héros anonyme, il mérite une médaille et une rue à Bezons, mieux que les terroristes palestiniens. M. le maire de Bezons, vous avez là un vrais héros et pas un assassin à décorer.

    2. Aline1

      Voilà les nouvelles qui devraient faire la une.
      Le terroriste il faut en parler en rapport de l’attentat, mais essayer de le laisser le plus possible dans un anonymat – ce qui n’encouragerait pas d’autres d’avoir envie de faire ce genre d’action pour être connu, et la star des médias pendant des jours et des jours.

      Tandis que ce Monsieur, on devrait le mettre en avant (même s’il faut le flouter pour sa sécurité) mais au moins répéter en boucle, combien il a été courageux.

      Mais ce sont les méchants qui intéressent les médias.

    3. Malcolm Ode

      À une autre époque encore récente, toute la presse aurait titré : « Seul, il tente d’arrêter le terroriste au volant de son camion-bélier »…

      Aujourd’hui, pour éviter que l’on attribue de l’héroïsme à un quidam contre l’islam, ce brave citoyen risque seulement d’être poursuivit pour voie de fait sur ressortissant étranger, conduite dangereuse, meurtre avec véhicule comme arme…

      Ne pas faire de héros contre l’islam. On finirait par faire des amalgames!

      En attendant, c’est un pure héros : quelqu’un qui au péril de sa vie tente d’en sauver d’autres.

      Et ici, en plus, le danger était immense, et les gestes posés pertinemment inaccessibles aux communs des mortels!

      Toutes mes félicitations pour votre courage à intervenir aussi immédiatement! Vous avez sauvé toutes les vies qui étaient encore devant ce camion. Les vies de tous ceux qui n’ont rien vu… avant de pouvoir se sauver grâce à vous!

    4. Armand Maruani.

      @  » Un homme a frappé à coup de poing le jihadiste  »

      La famille du criminel peut déposer plainte pour  » coups et blessures et tentative de meurtre  » avec Dumas et Achraoui comme avocats volontaires .

      Ce serait le feu d’artifice raté de cette nuit du 14 Juillet .

    5. alauda

      La geste, exceptionnelle par son héroïsme, mériterait d’être republié dans la presse nationale et en entier. Son modèle force l’admiration en un moment où on aurait besoin de plus de pédagogie de l’admiration.

      Véritable chevalier moderne, monté sur son scooter mais sans arme ni bouclier, montant à l’assaut d’un terroriste à bord d’un camion-bélier, par la foi de son seul courage.

      Un défi à la littérature guerrière depuis Homère. « Arma virumque cano » (l’Énéide), Le vers fameux de Virgile repris par Aragon – Je chante les armes et l’homme – place l’arme en tête. Or l’homme ici court à main nue.

      Le témoignage est exceptionnel. Ce qui le rend tel, c’est le récit que le héros en fait lui-même. Haletant, vif, tendu vers l’action, comme porté par un souffle invisible vers le but, le récit n’en donne pas moins un éclairage précieux, décentré sur ce qui se passait dans sa tête, « dans un état second mais à la fois lucide ».

      La lecture de ce texte devrait entrer dans les grandes pages de la littérature classique, être étudié dans les classes. Il rend un peu d’espoir dans la résilience possible des hommes de ce pays face à ceux qui tuent.

    6. whitelight

      Frank vous pouvez être fier de vous !!
      nous français nous le sommes !!
      il devrait être reçu comme il se doit !!
      mais là, encore, ce gouvernement ne reçoit que des minables ,,,,,,

    7. capucine

      j’espère que Hollande le décorera de l’Ordre du Mérite , car il paraitrait que
      Hollande va décorer toutes les 84 victimes de la Légion d’ Honneur ??
      cette décoration n’a plus la même signification qu’avant , car ceux qui l’a recevait pouvait en profiter car ils étaient bel et bien vivant …

    8. robert davis

      Je ne pensais pas qu’il y ait encore des hommes couragux en France mais seulement des âner bâtyés des merdes gauchistes seulement de crier pour mendier de l’argent…

    9. Pinhas

      Cet acte de bravoure démontre que nous sommes seuls pour défendre les nôtres contre les nazis barbus .

      Il faut que nos tristes sires de dirigeants se réveillent .

      Chaque mort de plus est un de trop .

      Comme je l’ai déjà écris , nous sommes comme des chèvres attachées à un piquet en attendant que le loup sorte de sa tanière pour nous dévorer .
      C’est hollande et sa clique qui nous ont attaché et donné en sacrifice aux mains des assassins .

    10. Armand Maruani.

      Des hommes courageux ne manquent pas en France .

      Les muzz sont lâches , ce n’est pas pareil . Ils sont  » courageux  » à 100 contre un .

      Le geste de bravoure de Franck servira d’exemple , on en verra d’autres c’est sûr .

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