toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

Erdogan lance ses bulldozers contre des habitations d’universitaires et interpelle brutalement des journalistes


Erdogan lance ses bulldozers contre des habitations d’universitaires et interpelle brutalement des journalistes

La communauté intellectuelle turque est en émoi.

Les autorités turques ont entrepris de démolir des habitations de certains universitaires turcs limogés et arrêtés après la tentative de coup d’état du 15 juillet dernier,

Une dizaine de  maisons ont été détruites sur ordre des autorités ces trois derniers jours, en violation des lois turques et des traités internationaux signés par la Turquie.

Loading...

Les forces de l’ordre  ont fermé dès les premières heures de l’aube, ce samedi 23 juillet, l’ensemble des entrées menant à la maison de Yaman Akden, professeur à l’Université du Savoir d’Istanbul.

Tout en mobilisant des dizaines de policiers, afin d’empêcher les gens de parvenir à la maison, les autorités d’Istanbul ont obligés la famille d’Akden de quitter son domicile. Ceci, juste un jour après que la maison d’une autre universitaire a été détruite aussi pas loin du quartier  central de la rive nord-européenne d’Istanbul.

2

Tôt le matin du vendredi 22 juillet un bulldozer, escorté par trois voitures de police et des hommes en armes, a démoli une habitation appartenant à Yasemin Inceoglu, la doyenne de la Faculté de Communication de l’Université Galatasaray sans lui laisser la possibilité d’évacuer ses biens.

Au nom de » la démocratie », Erdogan s’en prend aujourd’hui aux habitations des universitaires  avec ses  bulldozers, transformés en armes, et utilisés pour détruire des biens civiles.

Ce même président, qui s’est construit un palais de  »Sultan Ottoman » au luxe ostentatoire et dont le fils est mêlé dans de graves affaires d’enrichissement illicite et soupçonné d’être en business avec les terroristes de Daech, a ordonné sa police à investir  les locaux du journal Zaman, (le Temps, en turc) qui prenait régulièrement position contre la politique du président islamo-conservateur.

Vendredi, la police turque a d’ailleurs arrêté brutalement et placé en garde à vue la coordinatrice à Ankara de Zaman Zeynep Karatas (voir la photo ci-dessous) et son collègue Edib Yilmaz. Les policiers ont également perquisitionné le siège du quotidien, où ils ont saisi de nombreux documents et des disques durs d’ordinateur.

Learn Hebrew online

3

Le  journal Zaman, le plus grand journal turc, est sous tutelle judiciaire depuis mars 2016 car il est réputé proche de l’imam Fethullah Gülen, contre lequel M. Erdogan mène une campagne intense. Son rédacteur en chef, Abdülhamit Bilici, est en prison.

Erdogan profite de la situation actuelle pour accélérer son plan destiné à pilier de la liberté de la presse dans le pays. La Turquie pointe déjà à la 149e place sur 180 au classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF).

En octobre dernier, la justice turque avait déjà mis sous tutelle la holding Koza-Ipek, propriétaire de deux quotidiens et de deux chaînes de télévision. Tous sont aujourd’hui fermés.

Loading...

Un sévère nettoyage des « Gülénistes »

Avec un esprit de vengeance, suite à ce coup d’état manqué, le régime mène une véritable politique de purification (pire que celle menée par les nazis suite au  complot de juillet 1944) visant à limoger les éléments jugés par le pouvoir, proches de l’imam Fethullah Gülen. Cet ancien allié de Recep Tayyip Erdogan est devenu son ennemi intime et considéré par les autorités d’Ankara comme le cerveau de cette tentative de renversement.

M. Gülen, 75 ans, qui dirige depuis les États-Unis un puissant réseau d’écoles, d’ONG et d’entreprises est devenu l’« ennemi public numéro un » de M. Erdogan depuis un scandale provoqué fin 2013 par des allégations de corruption au sommet de l’État.

Le président en exercice accuse le prédicateur d’avoir mis en place un « État parallèle » destiné à le renverser, ce que les « gülenistes » nient.

Les autorités turques ont multiplié les purges contre les proches de la nébuleuse Gülen et ses intérêts financiers.

Au total, selon les médias proches du gouvernement, 60.000 personnes soupçonnées d’appartenir à ces réseaux ont été arrêtées. Quelques 6500 universitaires ont été interpellés à leur domicile et placés en garde à vue selon l’agence de presse pro-gouvernementale Anatoli.

Le pouvoir turc a également annoncé l’interdiction de sortie du territoire turc pour tous les fonctionnaires du pays, soit au moins trois millions de personnes, visiblement par crainte de voir des éléments « gülénistes » quitter le pays.

Reproduction autorisée avec la mention suivante:

© Souhail Ftouh pour Europe Israël

 

 





Avocat tunisien, auteur de nombreux articles et spécialiste des questions du Proche-Orient.



Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension.

Signalez un commentaire abusif en cliquant ici


Merci de nous signaler les commentaires qui vous semblent abusifs et qui contiendraient des propos:
  • * Antisémites
  • * Racistes
  • * Homophobes
  • * Injurieux
  • * Grossiers
  • * Diffamatoires envers une personne physique ou morale

  • 3 thoughts on “Erdogan lance ses bulldozers contre des habitations d’universitaires et interpelle brutalement des journalistes

    1. Armand Maruani.

      Le dictateur dans ses oeuvres .

      Un jour ou l’autre il chutera ou se fera descendre .

      Un classique dans l’histoire de la dictature .

      Malheureusement il y aura encore des milliers de morts .

    2. michel boissonneault

      encore un act de sauvagerie de erdogan a son meilleur et dire que l’Otan ne la pas chasser a grand coup de pied au cul

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *