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Donald Trump veut être «le combattant du peuple américain». Il promet à l’Amérique ordre et sécurité


Donald Trump veut être «le combattant du peuple américain». Il promet à l’Amérique ordre et sécurité

«Le crime et la violence prendront bientôt fin», a déclaré à Cleveland le candidat républicain à la Maison-Blanche, qui a accepté l’investiture de son camp en dressant un bilan noir de l’état de l’Amérique.

«L’impossible» s’est produit. Jeudi soir, dans l’ambiance électrique de l’arène Q de Cleveland, face à des milliers de délégués enthousiastes, Donald Trump, le milliardaire outsider aux manières explosives et au franc-parler décapant que toute la classe politique avait sous-estimé, est devenu le nominé du Parti républicain, au terme d’une primaire qui l’a vu rassembler 14 millions de votes, un record historique dans l’histoire politique du parti.

«Qui l’aurait cru, a-t-il lancé, en secouant la tête après avoir accepté l’honneur de la nomination avec «humilité et gratitude», se demandant avec émotion ce que son père Fred, modèle et mentor, aurait pensé, «s’il avait vu tout ça».

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Ce jeudi à Cleveland, Donald Trump est devenu officiellement le nominé du parti républicain, «un honneur» qu’il a accepté avec «humilité et gratitude», sous les hourras d’une Convention électrisée par son champion. «Qui l’aurait cru?», a-t-il lancé goguenard à l’adresse de tous «les médias» qui ne voulaient pas croire à sa victoire. Il y avait de l’émotion dans sa voix, surtout quand il a évoqué son père Fred Trump, son mentor et son exemple. «Que dirait-il s’il voyait tout ça, et me voyait moi?», s’est-il interrogé à haute voix en regardant la foule de milliers de délégués qui l’acclamaient passionnément.

Dans un discours percutant et détaillé qui a dressé un bilan noir de l’état de l’Amérique et des dangers qui l’assaillent, le milliardaire s’est présenté en antidote au déclin, opposant sa capacité à dire la vérité sur ce qui se passe, aux «mensonges soigneusement préparés», et aux mythes des médias».

Il a proposé un nouveau récit national à l’Amérique et au parti républicain, se présentant sans détour comme le candidat de l’ordre et de la sécurité, mais promettant aussi d’être le champion des classes populaires et de se battre pied à pied pour ouvrir une nouvelle ère de prospérité pour tous, sans oublier les minorités, dont il a parlé explicitement. «J’ai un message pour vous. Le crime et la violence prendront bientôt fin», a-t-il dit, promettant un retour à la sécurité à partir du 20 janvier 2017, date de l’investiture du futur président. Mais il a aussi évoqué les rêves des enfants de Baltimore, de Chicago et de Ferguson – une allusion claire aux cités noires qui se sont embrasées récemment, affirmant qu’ils avaient droit aux mêmes rêves que tous les autres enfants d’Amérique. «Le président Obama a manqué à ses obligations envers les cités», a -t il dit. C’était une manière pour lui de s’adresser à la communauté noire, et de l’inviter à le soutenir.

Sans pitié avec Hillary Clinton

Reprenant un à un les thèmes d’une campagne qui a pris tout le monde par surprise, Trump a réaffirmé sa volonté de construire «un grand et beau mur à la frontière pour empêcher l’immigration illégale, les gangs, la violence, et le déversement de drogue dans nos communautés». Il a noté que les Afro-américains et les latinos étaient particulièrement touchés par ces crimes et la concurrence des travailleurs illégaux, et cité des meurtres commis par des sans-papiers aux Etats-Unis contre des familles. «Ces familles de victimes ont été abandonnées. Mais elles ne sont plus seules», a-t-il dit sous les applaudissements nourris des délégués qui n’ont cessé d’interrompre son discours. Trump a promis de rétablir le respect des lois américaines, «si longtemps violées». Sur la question du commerce, l’homme d’affaire a promis la renégociation complète des «horribles accords de libre-échange avec la Chine et de nombreux autres». Il a aussi promis d’obtenir de ses alliés de l’Otan un meilleur partage du fardeau de la défense, se gardant toutefois de parler de ses récentes déclarations mettant des conditions à la mise en œuvre de la clause de solidarité de l’article 5, en cas d’attaque.

Donald Trump a été caricatural et sans pitié dans ses attaques contre Hillary, l’accusant d’avoir apporté «la mort, la destruction et la faiblesse», à la tête de la politique étrangère américaine, notamment lors de l’aventure libyenne. Il a affirmé que «le grand business, les médias et les grands donateurs se mettaient en ordre de bataille derrière sa rivale. Elle est leur marionnette». La foule s’est déchainée en l’entendant comme elle le fait à chaque fois qu’elle entend le nom d’Hillary, criant: «Mettez la en taule!». Mais Trump, rejetant ses instincts habituels de campagne, a voulu tempérer ces émotions très négatives, qui ont ponctué toute la Convention. «Non, a-t-il, dit nous allons la défaire» en novembre. Une réaction qui semblait indiquer une volonté de présidentialiser sa manière de s’adresser au pays au lieu de mettre de l’huile sur le feu.

«Un speech très long»

Sur la politique étrangère, Donald Trump veut défaire «les barbares de l’Etat islamique».«Nous allons le faire vite», a-t-il dit, exprimant sa compassion la France, «victime d’un terrorisme brutal.» La question terroriste l’a amené à parler de l’attentat d’Orlando, qui a tué «49 personnes magnifiques» en juin. «lls ont ciblé la communauté LGBTQ, a dit Donald. Cela ne va pas». C’était la première fois que le terme qui désigne les Gays lesbiens et autres minorités sexuelles était prononcé dans une convention républicaine. L’auditoire s’est embrasé en applaudissements. «C’est tellement chouette de voir qu’en tant que républicains vous applaudissez, merci», a dit Donald Trump.

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Ces détails feront couler beaucoup d’encre et étaient destinés à montrer le caractère inclusif de l’approche du nominé. Quelques minutes plus tôt, Ivanka Trump sa fille, qui a été l’atout cœur de sa campagne, 34 ans, avait raconté, dans un registre radicalement différent, la «générosité» et la «compassion» d’un père qui ne fait «aucune distinction entre les races et les sexes». Un homme également soucieux de l’égalité des droits et de la place des femmes dans l’entreprise et la société.

«C’était un speech très long ; mais il a beaucoup progressé, il a gardé l’auditoire en haleine», a déclaré Jim Wass, un délégué du Maryland.

«J’ai beaucoup aimé ce qu’il a dit, nous a confié de son côté Marissa Adonis, une Afro-américaine de Washington. J’étais au départ pour Rubio et jusqu’à aujourd’hui, je n’étais pas convaincue. Mais son discours m’a fait basculer. Je pense que les minorités guettaient ce qu’il allait dire et j’ai été rassurée. Il a montré qu’il aiderait tout le monde.» Ty Turner, un démocrate noir de Caroline du sud, avait le même sentiment. «Je suis Trump depuis longtemps et je suis intéressé par son profil business. Cela devrait attirer beaucoup d’hommes noirs».

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La convention s’est achevée sur un gigantesque lâcher de 120000 ballons multicolores, en présence de tout le clan Trump et de la famille du colistier Mike Pence.

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Avocate en droit international - Entre New York, Genève, Paris et Tel Aviv



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