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Un tiers de fondamentalistes islamistes parmi les immigrés turcs en Allemagne!


Un tiers de fondamentalistes islamistes parmi les immigrés turcs en Allemagne!

Un sondage récent réalisé par l’Université de Munster auprès de plus 1.200 immigrés turques de 1ère, 2nde et 3ème génération, montre que les facteurs économiques sont loin d’être déterminants pour la question de l’intégration des populations musulmanes.

L’Allemagne est un pays prospère qui connait peu de chômage et a pu procurer de bonnes perspectives économiques aux immigrés turcs et en particulier à leurs enfants et petits-enfants.

D’ailleurs, l’étude montre que, dans l’ensemble, les immigrés turques ne se considèrent pas défavorisés par rapport à la société d’accueil mais estiment au contraire participer équitablement à la prospérité du pays (dans la même proportion que la population-souche). Neuf sur dix se « sentent bien » en Allemagne, un pays auquel ils se disent attachés à 87%. On pourrait donc penser que l’Allemagne a plutôt bien réussi l’intégration de quelques millions d’individus d’origine turques grâce à son dynamisme économique.

L’absence de perspectives économique étant souvent l’argument avancé en France pour expliquer et excuser la prévalence de croyances et de pratiques contraires aux valeurs de la République, on aurait pu s’attendre à ce que les populations d’origine turque soient assimilées et aient le même « système de pensées » que la population-souche allemande.

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Nous en sommes encore loin…

Les enfants et petits-enfants d’immigrés semblent montrer une plus grande affirmation de leur différence culturelle que la génération qui a effectivement immigré en Allemagne.

Alors que 72% des immigrés de 1ère génération pensent qu’il faille s’adapter à la culture allemande, ils ne sont plus que 52% parmi les immigrés de 2nde et 3ème génération à le penser. Et 86% de ces derniers (contre 67% des immigrés de première génération) considèrent que pour bien s’intégrer, il est essentiel d’être conscient et fier de ses origines.

Pratique religieuse en baisse ; religiosité en hausse.

La pratique religieuse faiblit parmi la 2ème ou 3ème génération : 35% déclarent prier plusieurs fois par jour contre 55% pour les immigrés de 1ère génération. 23% disent aller au moins une fois par semaine à la mosquée contre 32% pour la 1ère génération.

Pourtant, les immigrés de 2ème et 3ème génération sont plus nombreux à se considérer « religieux » que leurs parents ou grands-parents, ceux-là même qui ont immigrés en Allemagne : 72% contre 62%

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Si 86% d’entre eux ont une attitude positive à l’égard des personnes « d’origine allemande » et 80% à l’égard des chrétiens, ce taux baisse à 49% quand il s’agit des juifs ou des athéistes.

Des pratiques religieuses traditionnelles qui perdurent…

23% considèrent qu’il ne faille pas serrer la main d’une personne de l’autre sexe, (1ère génération : 27% ; 2ème et 3ème génération : 18%)

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33% considèrent que les femmes doivent porter le voile (respectivement 39%, 27%)

31% des femmes déclarent porter le voile (respectivement 41%, 21%)

Le niveau élevé de religiosité se traduit aussi par une prévalence très significative de croyances fondamentalistes

Pour 47% d’entre eux, les préceptes de l’Islam sont plus importants que les lois du pays dans lequel ils vivent (1ère génération : 57% ; 2ème et 3ème génération : 36%)

32% souhaitent revenir à l’ordre social de Mahomet (respectivement 36% et 27%)

50% estiment que l’Islam est la seule « vraie religion » (respectivement 54% et 46%)

36% estiment que seul l’Islam peut résoudre les problèmes de notre époque (respectivement 40% et 33%)

Les chercheurs, effrayés par les résultats de leur étude, cèdent au « politiquement correct »

Face à ces ratios très élevées, les chercheurs en charge de l’étude ont pris le parti de ne considérer comme « fondamentaliste » que les individus adhérant aux quatre propositions, c’est-à-dire 13%.

Personnellement, j’aurais tendance à considérer sur la base des réponses aux quatre questions précitées que le pourcentage de fondamentalistes religieux si situe davantage autour de 40% pour la génération qui a immigré en Allemagne et de 30% pour leurs enfants et petits-enfants.

Si cela restait à démontrer : L’Islam agit comme un puissant frein à l’intégration

Ce sondage montre très clairement que, malgré les très nombreux exemples de réussite sociale et d’assimilation des immigrés de 2ème et 3ème génération et les remarquables personnalités issues de l’immigration turque dans la politique, l’économie, le sport et la culture en Allemagne, l’intégration reste un challenge, même après plusieurs générations.

La tendance est « globalement positive » pour paraphraser un homme politique français que la plupart des lecteurs de cet article n’ont pas connu. En effet malgré un phénomène de réaffirmation culturelle des générations nées en Allemagne, les pratiques et croyances fondamentalistes sont sur le repli. Mais ce repli est lent, et la prévalence de l’intégrisme religieux chez les immigrés de première génération est plus important que l’on aurait pu le croire. Le point de départ de la « courbe de l’intégrisme » est très haut et ne baisse que très lentement d’une génération à l’autre. Voilà la réalité que les chercheurs ont eu du mal à admettre dans leurs conclusions. Et pour cause…

L’étude n’est pas de bon augure pour la tâche monumentale d’intégration que la société allemande devra accomplir dans les années à venir.

En effet, nous devons garder à l’esprit que l’immigration turque s’est étalée sur un demi-siècle, et qu’un bon nombre de ces immigrés provenaient des couches sécularisées de la société turque. Grâce à Atatürk, la Turquie est un des rares pays musulmans, où un large pan de la société peut être considéré comme « non-religieux ».

A ce regard, il est difficile d’être optimiste quant à l’intégration d’un million d’immigrés (plus regroupement familial), arrivés en l’espace d’une seule année et provenant du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord et de la corne de l’Afrique. Autant sur le plan de la langue, du degré de religiosité et des attitudes sociales qui en découlent, le pari pris par le gouvernement allemand en accueillant plus d’un million de migrants musulmans parait inconscient.

Au regard de l’étude mené auprès des immigrés turcs, il est à craindre que la pensée fondamentaliste soit majoritaire parmi les « nouveaux migrants ».

Parallèlement, la société allemande est moins apte que par le passé à assimiler ces populations. Le regroupement massif des migrants dans les quartiers qui ont déja un taux élevé de musulmans est non seulement en train de faire le lit du communautarisme mais risque fort d’avoir un effet de réislamisation des immigrés turcs de 1ère, 2ème et 3ème génération qui se trouvaient sur la voie de l’assimilation.

Contrairement aux assurances de la chancelière allemande (« Wir schaffen das !», « On y arrivera ! »), un échec est bien plus qu’une possibilité. Ses conséquences seraient dramatiques pour l’Allemagne et l’Europe.

Je vous invite également à lire l’article de Elia Lessing qui a traité le sujet sous un autre angle

Christoph Wittmann pour Europe-Israel







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