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Lyon: une enseignante qui avait envoyé des e-mails signés de l’Etat islamique a été condamné à «Une peine d’avertissement»


Lyon: une enseignante qui avait envoyé des e-mails signés de l’Etat islamique a été condamné à «Une peine d’avertissement»

La jeune femme, dont le discernement était « très altéré » au moment des faits, a écopé de huit mois de prison avec sursis, assortis d’une obligation de soin…

Une « peine d’avertissement ». Mercredi après-midi, le tribunal correctionnel de Lyon a condamné une jeune enseignante-stagiaire de maths à huit mois de prison avec sursis pour avoir envoyé des mails extrêmement violents au nom de Daesh, dans lesquels elle menaçait de mort ses camarades de promotion et le personnel enseignant. Ce sont quatre mois de plus que la peine requise par le procureur.

Vêtue d’une veste de tailleur blanche, les cheveux tirés en chignon, Marie-Elodie, appelée à la barre, nie en bloc. « C’est moi qui les ais envoyé mais ce n’est pas vraiment moi », lance-t-elle devant les magistrats, décontenancés. Et d’accuser les policiers d’avoir fait pression sur elle lors de sa garde à vue pour qu’elle avoue. « J’ai reconnu les faits car je voulais juste partir. »

Parlant sans s’arrêter, la jeune femme conteste énergiquement les cinq e-mails envoyés (entre septembre 2015 et janvier 2016) aux professeurs et dirigeants de l’ESPE où elle étudiait. Tout comme, elle réfute les menaces de mort proférées à l’encontre de « ces merdeux de chrétiens », autrement dit les élèves du collège de Grigny, où elle enseignait depuis septembre 2015. Des accusations en l’air, répond-elle, s’embrouillant dans des explications de plus en plus confuses.

« Indices précis »

« Vous êtes en train de me mener en bateau », s’emporte soudainement le président du tribunal. « Des indices précis et concordants ont permis de remonter jusqu’à vous. Quand est-ce que vous ne mentez pas ? », gronde-t-il. Et de raconter, comment les enquêteurs avaient fini par tracer l’adresse IP de l’ordinateur utilisé, situé dans la bibliothèque universitaire des sciences du camus de la Doua à Villeurbanne.

« Délires mystiques et persécutoires »

« Elle a écrit ses mails, elle le sait. Nier lui évite de devoir s’expliquer sur le fond. Sa culpabilité demeure incontournable », martèle le procureur, précisant que le discernement de la jeune femme au moment des faits « était très alteré mais pas aboli ». L’expert, chargé de l’examiner avait alors évoqué « une décompensation psychiatrique » en septembre 2015 avec des « pensées délirantes », des « propos mystiques et persécutoires ».

Une « peine d’avertissement ». Mercredi après-midi, le tribunal correctionnel de Lyon a condamné une jeune enseignante-stagiaire de maths à huit mois de prison avec sursis pour avoir envoyé des mails extrêmement violents au nom de Daesh, dans lesquels elle menaçait de mort ses camarades de promotion et le personnel enseignant. Ce sont quatre mois de plus que la peine requise par le procureur.

Vêtue d’une veste de tailleur blanche, les cheveux tirés en chignon, Marie-Elodie, appelée à la barre, nie en bloc. « C’est moi qui les ais envoyé mais ce n’est pas vraiment moi », lance-t-elle devant les magistrats, décontenancés. Et d’accuser les policiers d’avoir fait pression sur elle lors de sa garde à vue pour qu’elle avoue. « J’ai reconnu les faits car je voulais juste partir. »

Parlant sans s’arrêter, la jeune femme conteste énergiquement les cinq e-mails envoyés (entre septembre 2015 et janvier 2016) aux professeurs et dirigeants de l’ESPE où elle étudiait. Tout comme, elle réfute les menaces de mort proférées à l’encontre de « ces merdeux de chrétiens », autrement dit les élèves du collège de Grigny, où elle enseignait depuis septembre 2015. Des accusations en l’air, répond-elle, s’embrouillant dans des explications de plus en plus confuses.

« Indices précis »

« Vous êtes en train de me mener en bateau », s’emporte soudainement le président du tribunal. « Des indices précis et concordants ont permis de remonter jusqu’à vous. Quand est-ce que vous ne mentez pas ? », gronde-t-il. Et de raconter, comment les enquêteurs avaient fini par tracer l’adresse IP de l’ordinateur utilisé, situé dans la bibliothèque universitaire des sciences du camus de la Doua à Villeurbanne.

« Délires mystiques et persécutoires »

« Elle a écrit ses mails, elle le sait. Nier lui évite de devoir s’expliquer sur le fond. Sa culpabilité demeure incontournable », martèle le procureur, précisant que le discernement de la jeune femme au moment des faits « était très alteré mais pas aboli ». L’expert, chargé de l’examiner avait alors évoqué « une décompensation psychiatrique » en septembre 2015 avec des « pensées délirantes », des « propos mystiques et persécutoires ».

« Ces menaces étaient des mots, des mots qui ne correspondaient à rien. Ce qu’elle a fait ne la transforme pas en mauvaise personne », plaide Frédéric Doyez, son avocat, dressant le portrait d’une fille très fragile.

Une étudiante qui a dû quitter La Réunion pour ses études. Une femme pieuse qui n’avait qu’un seul loisir : prier deux fois par jour devant le petit autel installé dans son studio. Une enseignante qui n’a pas supporté d’être confrontée à une classe de 4ème particulièrement virulente.

« Une femme malheureuse »

« Quand vos parents se sont sacrifiés pour vous payer des études en métropole, que vous sentez que vous allez les décevoir car vous êtes en incapacité d’assumer votre fonction, vous pouvez ainsi vouloir énoncer votre souffrance, communiquer votre mal-être », enchaîne l’avocat. Et de conclure : « Elle n’était pas une femme dangereuse mais une femme malheureuse. » Un argument qui n’a visiblement pas convaincu le tribunal.

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