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« L’Initiative de paix arabe » : «  la meilleure option pour résoudre le conflit »! Et Israël a des objections ! Par Dora Marrache


« L’Initiative de paix arabe » : «  la meilleure option pour résoudre le conflit »! Et Israël a des objections ! Par Dora Marrache

CHRONIQUE

« Peu importe combien de mains se lèvent contre nous, aucun pouvoir au monde ne peut me contraindre à faire des concessions sur la sécurité d’Israël. Aucun pouvoir dans le monde ne peut rompre le lien de milliers d’années entre le peuple d’Israël et la Terre d’Israël. » Benjamin Netanyahou

Vendredi 3 juin 2016 : Au pays des Droits de l’homme, Conférence internationale (30 pays) pour la paix au Proche-Orient

But : Création d’un État palestinien

Moyen : Plan d’Initiative arabe de 2002

Une fois qu’il aura été créé, l’État palestinien donnera à Israël le droit d’exister et de vivre dans une paix relative. Car si on veut parler sans langue de bois, c’est bien de cela qu’il s’agit.

La France considère que la situation est explosive, donc qu’elle se doit d’agir : « On ne peut rester sans rien faire, il faut agir avant qu’il ne soit trop tard », dit Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères. «Entre 2002 et 2014, la colonisation israélienne a explosé: 14 600 personnes et 2 300 mises en chantier de plus tous les ans. Ces chiffres sont vécus difficilement sur le terrain.»

Et toujours selon Jean-Marc Ayrault, cette situation «alimente les tensions régionales et nourrit la propagande de Daech». Alors, au lieu de s’interroger sur le pourquoi du comment, les Européens trouvent plus commode de vivre dans le déni de la réalité et ils aboutissent ainsi  à la conclusion suivante : le seul moyen de mettre fin au terrorisme, c’est de donner un État aux Palestiniens.

Résultat : Au terme de cette conférence, la montagne a accouché d’une souris. En effet, le communiqué final rappelle que tous les participants admettent que  « la solution à deux Etats est la seule voie pour arriver à une paix durable, avec Israël et la Palestine, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité ». Et que l’État palestinien sera créé « sur la base de l’Initiative de paix arabe de 2002 ».

1 – Principaux points du plan de l’ « Initiative de paix arabe »

       – «La Terre contre la Paix» : Plan que l’on peut résumer ainsi : « La Terre contre la paix », une proposition du prince Abdallah, l’homme qui dirigea  l’Arabie Saoudite jusqu’à sa mort en 2015.

Toujours la même option, toujours la même rengaine basée sur le même principe, mais qu’on préfère ne pas énoncer, celui de «La Terre contre la Paix». Un principe qui ne figure ni dans la Résolution 242 ni dans quelque Résolution que ce soit. Une forme de chantage inacceptable qui revient à dire : Si vous ne nous donnez pas les territoires qu’on demande, on vous fera la guerre!

Le Plan saoudien que les Européens recommandent aux Israéliens d’adopter en 2002 est un ‘remake’ des propositions  faites aux Américains par les Saoudiens en 79, 81, 82.  Puis il a été relancé, toujours sans succès, au Sommet de Ryad en 2007. Un plan que le gouvernement Sharon avait rejeté du revers de la main en 2002. Il prévoit la création d’un État palestinien

– sur l’ensemble des Territoires occupés incluant le Golan syrien et les territoires du Sud-Liban

– avec Jérusalem-est pour capitale;

avec une solution viable pour les réfugiés palestiniens.

En clair, cela veut dire :

Retour aux « frontières de 67 » = retour à la Ligne verte (ligne de cessez-le-feu de 48) = Retour à la situation d’avant 67= État juif très vulnérable

Ce qu’avait d’ailleurs souligné dès 73 Lord Caradon, qui fut « l’architecte » de la Résolution 242 et le représentant permanent du Royaume-Uni auprès des Nations unies : « Je connais très bien la frontière de 1967, avait-il déclaré. Ce n’est pas une frontière satisfaisante. C’est celle où les troupes on dû s’arrêter, à l’endroit même où elles se trouvaient cette nuit-là. Ce n’est pas une frontière permanente». Par conséquent, le Retour à la ligne verte est exclu.

–  Jérusalem, capitale du futur État palestinien = Jérusalem divisée = accès aux lieux saints de nouveau interdit pour les Juifs.

Combien de Juifs de par le monde, croyants ou agnostiques, accepteraient de voir Jérusalem divisée comme elle le fut avant 67 ? Combien de Juifs de par le monde accepteraient de voir les lieux saints juifs sous autorité musulmane alors que pendant les deux décennies de domination jordanienne l’accès leur en était interdit , et ce en violation des accords de cessez-le-feu. Par conséquent, n’en déplaise aux Palestiniens et à tous les antisionistes juifs et non-juifs, Jérusalem est et restera la « capitale indivisible et unifiée » d’Israël.

– « Une solution viable pour les réfugiés » : C’est-à-dire?  Il faut lire le texte  pour s’apercevoir que solution viable signifie conforme à la Résolution 194 de l’ONU (11 décembre 1948). Et cette Résolution, que dit-elle ? Elle stipule que le Droit au retour des réfugiés est un « droit inaliénable ».

Or, Droit au retour = Supériorité numérique des « Palestiniens » dans l’État juif (6 millions de « Palestiniens » s’ajouteront aux 2 millions d’Arabes  israéliens) = Fin de l’État juif. Remplacement par un État arabo-musulman

Un « fantasme irréalisable » comme l’avait dit le porte-parole de Benjamin Netanyahou.

– La contrepartie: Israël pourra alors (1) jouir de relations normales avec les États arabes et (2) n’aura plus à redouter les terroristes palestiniens.  

En cas d’écheccar il faut envisager cette hypothèse, « Palestiniens » et Européens en sont parfaitement conscients- deux menaces planent alors sur Israël.

– La première a été proférée par la France qui, d’ores et déjà, a annoncé qu’elle prendrait « ses responsabilités », ce qui laisse sous-entendre qu’elle reconnaitrait l’État palestinien

– La seconde, celle que laissent planer les Palestiniens : le retour au terrorisme (Quand a-t-il cessé?!)

2 – Réactions des principaux intéressés à ce plan :

Les « Palestiniens » : Ils donnent leur accord au Plan saoudien en tous points. Rien à ajouter, rien à amender. Déjà en 2002, ils y avaient vu «l’offre la plus importante faite par le monde arabe depuis des décennies», et en 2007, lors du Sommet de Ryad, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, avait déclaré à propos de ce plan « Si cette initiative est anéantie, je ne crois pas que se présentera une meilleure chance de paix dans le proche avenir ».

En 2016, même discours : il met en garde les Israéliens contre un « anéantissement » de l’Initiative arabe » et rappelle qu’elle représente la « meilleure chance de paix dans le proche avenir ». Et il jouit du soutien du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault,  qui déclare « Si l’on ne sort pas de l’impasse, nous courons à la catastrophe ».

– Les Israéliens : Premièrement, le gouvernement israélien n’a pas fermé la porte à des négociations de paix qui aboutiraient à la création d’un État palestinien, mais il réitère pour la énième fois que  des négociations entre Israéliens et Palestiniens sont «le seul moyen de progresser vers la paix».

Deuxièmement, Netanyahou n’a pas rejeté le Plan d’Initiative arabe  comme l’a fait le gouvernement Sharon en 2002. Il accepte qu’il serve de base à des négociations, et il insiste sur la nécessité d’y apporter des amendements car (1) ce plan ne fait que reprendre les Résolutions de l’ONU concernant les points en question, des Résolutions qu’Israël a toujours rejetées; (2) il faut tenir compte de la réalité sur le terrain  et de  tous les évènements qui ont secoué le Moyen-Orient depuis cette date; et (3) accepter ce plan dans son intégralité, c’est pour Israël accepter d’être rayé de la carte du monde.

La réponse arabe à la demande d’amendements formulée par Israël est on ne peut plus claire : «L’Initiative de paix arabe » est très claire, a déclaré le ministre saoudien des affaires étrangères,  elle reste conforme aux Résolutions internationales, et dispose de tous les éléments nécessaires à une solution définitive ».

N’oublions pas qu’en 2002, et selon toute vraisemblance c’est vrai pour 2016, Ryad exigeait que sa proposition soit (1) «adoptée par une résolution du Conseil de sécurité ; (2) appuyée par les États-Unis, et (3) qu’Israël y souscrive sans conditions».

Conclusion :

1 – Le « Drôle » de Traité de paix : Après une guerre, c’est habituellement au vainqueur à imposer ses conditions. Les Européens le savent mieux que tout autre peuple. À titre d’exemple, il suffit de leur rappeler le Traité de Versailles assorti de conditions draconiennes imposées aux Allemands.

Selon toute logique, c’est donc à Israël, vainqueur des guerres qui lui ont été imposées, à imposer au vaincu des conditions pour la paix.

Or, la situation dans laquelle se trouve Israël est tout à fait ubuesque. En effet, le Plan d’Initiative arabe  permet aux vaincus d’imposer leurs  conditions, ce qui fait d’eux les vainqueurs de 48 et de 67.

Quant au vrai vainqueur, Israël, il devra se soumettre au diktat du vaincu! Israël devra accepter

  • le retour à l’insécurité;
  • le renoncement à ses lieux saints;
  • le renoncement à ses caractéristiques d’État juif.

Mais il aura droit à la normalisation de ses relations avec tous les États arabes et à des promesses de paix qui, ne nous le cachons pas,  ne seront certainement pas tenues.

Quand on sait ce qu’implique ce plan saoudien, on est en droit de se demander si les participants à la Conférence de Paris sont naïfs au point de s’imaginer qu’au vu de la détérioration de la situation dans son pays et de la priorité accordée à la sécurité, le gouvernement israélien est assez fou pour signer sa condamnation à mort.

Que s’imagine-t-on? Que les Israéliens sont aux abois, que lassés de craindre pour leur sécurité, ils sont maintenant prêts à tout abandonner? Qu’on les aura à l’usure?

Ou plutôt, il semble qu’on ait conclu naïvement qu’en abandonnant Gaza, les Israéliens ont accepté  la formule «  la Terre contre la paix » Et quand de surcroît  Israël déclare être prêt à reprendre sans conditions les négociations, les Palestiniens interprètent cette proposition comme un signe de faiblesse et ils accroissent alors leurs exigences.

2 – Quelle solution pour l’État juif ? Évidemment, on imagine mal l’État juif cédant au chantage « La Terre contre la paix». Conscient que le problème ne concerne pas les territoires, mais bien l’existence d’un État juif démocratique aux côtés des États arabes, le gouvernement israélien n’a qu’une seule solution : la Résistance. Et en évitant à tout prix de donner à l’ennemi le moindre signe de faiblesse. En matière de Résistance, les Juifs s’y connaissent. Ne résistent-ils pas depuis 2000 ans à toutes les tentatives de leurs ennemis pour les éradiquer?

De toute façon, le gouvernement n’a pas le choix. Car avec l’Initiative arabe,  les Palestiniens (les vaincus),  ont tout à gagner et rien à perdre, alors que les Juifs (les vainqueurs)  ont tout à perdre.

À moins qu’il n’ait le courage, au risque de provoquer un tollé de la communauté internationale, d’imposer ses conditions pour que les Palestiniens puissent vivre en paix avec les Juifs et ne plus connaître de privations. Parmi ces conditions figurerait la reconnaissance de l’ « État de Palestine » « judenrein » (sans Juifs) contre la reconnaissance de l’ « État juif » « moslemrein » (sans musulmans). Un autre de mes vœux pieux, un fantasme irréalisable !

© Dora Marrache pour Europe-Israël







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  • 10 thoughts on “« L’Initiative de paix arabe » : «  la meilleure option pour résoudre le conflit »! Et Israël a des objections ! Par Dora Marrache

    1. yoniii

      hi

      divers solution

      11) israel devient le 51e etat usa , et dispossera donc de la securité americaine
      avec un statue exceptionel , a savoir que cette etat disposera de la pleine indendance totale comme un eta independnat

      mais sera proteger par l armée us
      en tant que 51 e etat de l amerique

      toute attaque de ce 51e etat israelo-americain independant sera consideré comme une attaque de l amerique
      et donc sera soumis a une riposte militaire totale israelo-americaine
      piusque cette etat sera considerer a la fois comme sol americain et israelien

      2) israel doit exiger le principe de la tere contre la terre , dans le cadre d une paix reél et non fictive

      en l occurence des tere muzz devront etre céder a israel en echange de terr juifs au muzz

      donc l egypte , la jordanie , l arabie saoudite , la syrie , devront cédéer des terre arabes pour a la fois accroitre le territoire palos et israelein
      afin de rendre viable ces deux etat et leur assurer leur securité territoriale

      si les muzz refuse alors c est que leur paix et fictive
      le principe de donnnant donnant

      3) israel exploite cyniqument la destrcution du statue de pycos , attaque les muzz conquiere des terre muzz et s agrandie a leur detriment comme tous le monde

      detriute les palos , conqiuere des tere muzz s agrandie et continu sa vie

      by

    2. capucine

      « Peu importe combien de mains se lèvent contre nous, aucun pouvoir au monde ne peut me contraindre à faire des concessions sur la sécurité d’Israël. Aucun pouvoir dans le monde ne peut rompre le lien de milliers d’années entre le peuple d’Israël et la Terre d’Israël. » Benjamin Netanyahou

      tout a fait d’accord avec vous Mr Netanyahu , personne n’a le droit de nous prendre notre histoire qui existe de puis des millénaires et nous prendre nos terres , notre pays !!! de quel droit ?
      demandez donc à la France de rendre toutes ses colonies , et de donner l’indépendance à la Corse ?

    3. i

      Dieu a donné la terre aux juifs. Israël appartient à son peuple. Ceux qui veulent nuire à Israël sont des pervers menteurs, sournois en plus. Leurs intentions sont malsaines, et antisémites. Jérusalem doit rester la capitale indivisible de l’état d’Israël et en aucun cas ne doit avoir lieu la loi au retour des palestiniens.Les juifs doivent défendre jusqu’au bout leur frontières. L’Europe elle est en train de vendre sa terre aux arabes. C’est du foutage de gueule. Vive Israël, vive les juifs sur leur terre. Et si ça emmerde le monde entier, c’est que Dieu emmerde le monde entier. Dieu vous dit MERDE et il fait ce qu’il veut.

    4. Aline1

      Si Israël n’accepte pas une solution qui à très brève échéance fera disparaître le pays, il sera toujours déclaré par les uns et les autres, qu’Israël (quelque soit le parti au pouvoir) y met de la mauvaise volonté.

      Ok pour la mauvaise volonté – Mais c’est pour la pérennité d’Israël. Et je ne dirais pas ce que je pense aux Pays qui ne veulent rien entendre ni comprendre en ce sens.

    5. Jg

      Que les arabes retournent chez eux ! Jordanie irak syrie egypte etc….pour payer le voyage eurabia ,dont al francia font beaucoup ,maintenant qu ils fassent plus en participant aux frais de demenagement !
      Al francia se chargera des aides sociales .

    6. Tamara

      « La Terre pour la Paix », ce fut le cas pour le Sinai, l’échange avec la Jordanie, Gaza et alors où est la Paix. Paix froide de deux côtés, Violences du troisième!!!! Non Israël n’a rien à perdre qu’à instaurer le statuquo à moins de solution miraculeuse et reconnaissance de l’Etat Juif, car dans ce cas ce n’est point du nationalisme, mais la certitude de faire appliquer la Réalité afin que ses ennemis comprennent qu’ils ne peuvent l’éradiquer!!!!!!!!!!!!!!!

    7. Tina

       » l’État palestinien donnera à Israël le droit d’exister et de vivre dans une paix relative  » ?!?!?….. NON, SANS RIRE : le droit d’Israël d’exister lui serait donné par un futur État « palestinien » ?!?!?….. qui lui accorderait en plus le droit de vivre dans une paix « relative » ?!?!?….. allôôôôô….. c’est du second degré ? que dis-je, du énième degré !?…. Depuis quand la légitimité d’Israël à exister et vivre en paix dépendrait-elle de la création d’une entité politique dont on sait qu’elle n’existe justement que pour éradiquer le seul État démocratique de la région ?!?!?…..

    8. Jacques B.

      Parfois je me dis que le gouvernement israélien est beaucoup trop « gentil » avec les instances comme l’ONU, l’UE et autres chancelleries occidentales.

      Israël devrait cesser d’être sur la défensive dans cette affaire qui ne concerne que les Israéliens et les « Palestiniens », ces usurpateurs d’identité et voleurs de terres.
      Et cesser de faire dans les circonlocutions aimables, pour envoyer bouler, commentaires mordants à l’appui (il ne manque pas d’arguments pour ridiculiser les pseudo-émissaires de paix occidentaux), les donneurs de leçons hypocrites et tout sauf désintéressés.
      Sur le terrain médiatique aussi, Israël devrait frapper pus fort pour contrer l’offensive propagandiste antisioniste et antijuive massive.
      La crainte, les scrupules voire le sentiment de culpabilité perpétuels doivent changer de camp, ce ne sera que justice !

    9. René Pailloucq

      Seuls les sionistes, après les pogroms russes des années 1880, ont compris quelque chose à l’histoire des Juifs depuis 2000 ans. Sans jamais oublier les Européens non juifs à visage humain qui ont toujours existé, ils savaient, eux, qu’une poignée de Justes, malgré tous leurs mérites, cela ne fait pas une politique et n’a jamais éteint un bûcher. Ni plus tard un four crématoire. Seule une armée peut protéger de la barbarie et on ne peut la créer sur un nuage ni au fond de la mer. Contrairement aux Etats coloniaux comme la France et la Grande-Bretagne aux territoires illimités il n’y a pas si longtemps, le peuple juif n’a pas besoin de vastes terres pour assurer sa survie et sa sécurité. Mais l’occupation de territoires, sans être justifiée partout, si ce n’est pour des raisons de sécurité, n’est presque toujours qu’un prétexte pour diaboliser l’Etat juif. Cet Etat « expansionniste », après une guerre d’anéantissement voulue pour l’effacer de la surface de la Terre et un casus belli perpétré par l’Egypte (la fermeture de l’accès à Eilat), a pu renoncer aux fruits de son heureuse victoire et rendre un territoire plus grand que le sien propre à un vaincu, en échange d’une véritable reconnaissance enfin concédée par un Arabe (nous vous appelions le « soi-disant Israël », avait dit Anouar El Sadate), qui l’a payée de sa vie. Pour la France qui, suite à sa victoire de 1918, occupe ou réoccupe l’Alsace-Lorraine depuis près de cent ans sans tolérer qu’on l’appelle Cisrhénanie, l’occupation israélienne est « le » problème. S’il en est ainsi, deux questions à Monsieur Ayrault. Premièrement, peut-il dénicher un vieux bottin téléphonique de Tel-Aviv d’avant 1967 pour nous redonner les adresses et numéros de téléphone de toutes les ambassades arabes d’avant l’occupation, dont les grands distraits que nous sommes ont perdu la trace? Deuxièmement, à propos de la bande de Gaza après le retrait total de 2005, encore source de tirs de missiles et de plusieurs guerres depuis lors, quel mode opératoire préconise-t-il pour passer de zéro Israélien à un nombre négatif qui le rendrait enfin satisfait?

    10. robert davis

      Tous les plans arabs et français n’ont qu’un but :le transformer en un mini Etat pour le détruire facilement.

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