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Le Pape a-t-il abandonné l’Europe à l’Islam ? par Giulio Meotti


Le Pape a-t-il abandonné l’Europe à l’Islam ? par Giulio Meotti

OPINION

Un simple coup d’œil sur la liste des voyages apostoliques du pape François – le Brésil, la Corée du Sud, l’Albanie, la Turquie, le Sri Lanka, l’Équateur, Cuba, les États-Unis, le Mexique, le Kenya, l’Ouganda, les Philippines – montre que l’Europe ne se situe pas exactement en tête des préoccupations papales.

→ En 2006, le pape Benoit XVI a dit ce qu’aucun pape n’avait osé déclarer avant lui – qu’il existe un lien entre violence et islam. Dix ans plus tard, le pape François ne dénonce jamais nommément les responsables de violence anti-chrétiennes et ne prononce pas le mot « islam ».

→ Le pape François ne cherche pas à ré-évangéliser ou à reconquérir l’Europe. Il parait profondément convaincu que l’avenir de la chrétienté se situe aux Philippines, au Brésil et en Afrique. Sans doute est-ce ce qui explique que le pape consacre peu de temps et d’efforts à dénoncer le terrible destin des chrétiens d’Orient.

→ Le « multiculturalisme » en Europe, c’est la mosquée qui campe sur les ruines de l’église et pas la « synthèse » demandée par François. L’église est sur la voie de son extinction.

→ Que l’Europe joue la carte du « multiculturalisme » au moment où elle expérimente une déchristianisation spectaculaire est extrêmement risqué. Outre Rhin, un rapport a établi que la démographie « fait de l’Allemagne un pays définitivement multi-religieux ». En Grande Bretagne, une importante enquête a conclu que l’« Angleterre a cessé d’être un pays chrétien ». En France, l’islam remplace progressivement le christianisme en tant que religion dominante.

Un simple coup d’œil sur la liste des voyages apostoliques du pape François – le Brésil, la Corée du Sud, l’Albanie, la Turquie, le Sri Lanka, l’Équateur, Cuba, les États-Unis, le Mexique, le Kenya, l’Ouganda, les Philippines – montre que l’Europe ne se situe pas exactement en tête des préoccupations papales.

Les deux précédents pontifes avaient combattu pour le berceau de la chrétienté. Le pape Jean-Paul II s’en est pris au communisme et à contribué à la chute du mur de Berlin et à la disparition du rideau de fer. Benoit XVI a dénoncé « la dictature du relativisme » (croire que la vérité varie selon qui regarde) et avait fait le pari de ré-évangéliser le continent en multipliant les voyages (il a visité l’Espagne trois fois) et les prises de parole. Personne n’a oublié la menace de l’Islam, clairement évoquée dans son magnifique discours de Ratisbonne, ni la mise en garde lancée aux politiciens du Bundestag contre la crise de la foi et la tentation de « sacrifier leurs idéaux à l’amour du pouvoir ».

Le pape François, en rupture avec ses prédécesseurs, ignore l’Europe. Il agit comme si elle était déjà perdue. Cet ancien cardinal argentin, un représentant du christianisme de l’« hémisphère sud », a effectué des voyages spectaculaires à Lampedusa (Italie) et Lesbos (Grèce), deux hauts lieux d’accueil des migrants, mais ne s’est pas déplacé au cœur du vieux continent. François a également restreint le dialogue avec les anglicans rendant plus difficiles leurs relations avec l’Église catholique.

Plus important encore, dans une importante allocution prononcé le 6 mai, à l’occasion de la remise du Prix Charlemagne, le pape a fustigé le traitement que les dirigeants européens ont infligé aux migrants et les a exhorté à plus de générosité. Il a ensuite exprimé une idée révolutionnaire : « l’identité européenne est, a toujours été, une identité dynamique et multiculturelle » a-t-il dit. Une idée plus que discutable.

Le multiculturalisme désigne une politique spécifique qui a vu le jour dans les années 1970. Un concept totalement absent du vocabulaire de Schuman et Adenauer, deux des pères fondateurs de l’Europe. Le voici maintenant invoqué par le pape, qui parle de la nécessité d’une nouvelle synthèse. Quelle est la signification de tout cela ?

Aujourd’hui, le christianisme apparaît marginal et sans importance en Europe. La religion fait face à un défi démographique et idéologique islamique, tandis que les vestiges post-Auschwitz des communautés juives fuient un nouvel antisémitisme. Dans ces conditions, toute synthèse entre le vieux continent et l’islam aboutit à une capitulation sur l’Europe et son avenir.

Le « multiculturalisme » c’est la mosquée s’érigeant sur les ruines de l’église, la voie d’une extinction programmée.

Que l’Europe joue la carte du « multiculturalisme » alors qu’elle expérimente une déchristianisation spectaculaire est extrêmement risqué. En Allemagne, un rapport a établi que « la démographie fait de l’Allemagne un pays définitivement multi-religieux ». En Grande Bretagne, une importante enquête a conclu que l’« Angleterre a cessé d’être un pays chrétien ». En France, l’islam remplace progressivement le christianisme en tant que religion dominante. La même tendance se dessine partout, de la Scandinavie protestante à la Belgique catholique. Le Pape Benoît était convaincu d’une nécessaire « ré-évangélisation » de l’Europe. François lui, semble penser que l’Europe est perdue et que l’avenir du christianisme se joue aux Philippines, au Brésil et en Afrique.

Comment expliquer sinon le peu de temps que le pape consacre au terrible destin des chrétiens d’Orient ? Sandro Magister, l’analyste le plus écouté de la politique vaticane, pointe ainsi les silences du pape :

« Il est resté silencieux sur les centaines d’écolières nigérianes enlevées par Boko Haram. Il est resté silencieux sur Meriam, la jeune mère soudanaise, condamnée à mort parce que chrétienne et finalement libérée par d’autres interventions que la sienne. Il reste silencieux sur Asia Bibi, jugée en tant qu’« infidèle » au Pakistan et qui croupit dans le couloir de la mort, depuis cinq ans. Il n’a pas non plus daigné répondre aux deux lettres déchirantes que cette femme lui a écrit, au moment de sa condamnation et après que la sentence ait été confirmée en appel ».

En 2006, le Pape Benoît XVI, dans son discours de Ratisbonne, a dit ce qu’aucun pape n’a jamais osé souligner – qu’il existe un lien entre violence et islam. Dix ans plus tard, François ne mentionne jamais le nom des responsables de violences anti-chrétienne, et ne prononce pas le mot « islam ». François a récemment reconnu l’« État de Palestine » avant même qu’il n’existe – un geste symbolique et sans précédent. En matière de guerre et de paix, le pape pourrait aussi abandonner la notion traditionnelle et fondatrice de « guerre juste » quand elle est fondée sur des arguments moraux théologiques. François parle toujours de « l’Europe des peuples », mais jamais de « l’Europe des Nations ». Il préconise la bienvenue aux migrants et leur lave les pieds, en ignorant volontairement le fait que ces vagues démographiques incontrôlées transforment peu à peu, l’ Europe en État islamique.

En 2006, le Pape Benoît XVI (gauche), a déclaré ce qu’aucun pape n’a jamais osé dire – qu’il existe un lien entre violence et islam. Dix ans plus tard, le pape François ne mentionne jamais le nom des responsables de la violence anti-chrétienne, et ne prononce jamais le mot « islam ». (Image source: Benedict: Flickr/Catholic Church of England | Francis: Wikimedia Commons/korea.net)

Tel est le sens des voyages du pape François vers les îles de Lampedusa, en Italie, et Lesbos, en Grèce – les deux symboles d’une dramatique frontière géographique et civilisationnelle. Tel est également le sens du discours du Pape à la remise du prix Charlemagne.

Le chef du christianisme a-t-il fait une croix sur l’Europe en tant qu’espace chrétien ?

Giulio Meotti, journaliste culturel à Il Foglio, est un journaliste et auteur italien.





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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  • 6 thoughts on “Le Pape a-t-il abandonné l’Europe à l’Islam ? par Giulio Meotti

    1. i

      Il existe des chrétiens en Europe et beaucoup, contrairement à ce que disent les médias. Les chrétiens se terrent, se cachent, sont persécutés sournoisement. Mais ils sont bien là et sont des millions. Ils attendent et espèrent le retour du grand Roi. L’Europe, c’est un continent ravagé, sacrifié. Une babylone à la dérive sauce communautariste. Oui cette invasion est faite pour la destruction de l’Europe. On détruit et on recommence sur les ruines. Mais cette fois-ci cela va se passer au niveau mondial. Dieu va détruire et reconstruire à sa façon, pas la façon des hommes ni de leur volonté. La main du Seigneur va s’appesentir sur le monde, pour leur montrer qu’il est le Maître du temps, de Tout. C’est lui l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin de toutes choses. Les hommes pensent contrôler mais c’est Dieu qui envoie les 7 trompettes et les coupes de la colère de Dieu. C’est sa volonté.

    2. sdaubi

      Le Pape qui n’est pas Européen se fout de nous « comme de l’an 40 »
      Je suis Chrétien mais je n’aime pas ce pape là!

    3. Aline1

      Ce Pape en effet a trahi ses ouailles persécutées de par le Monde, il oublie de manière très opportuniste les malheurs que subissent ces malheureux jusqu’à leur extermination quelquefois.

      C’est bien triste – C’est tout ce que je dirai, car je me retiendrai d’exprimer ce que je pense d’un personnage qui aurait du mieux faire, qui en avait, en partie le pouvoir, mais sans l’honorabilité due à sa charge.

      Je n’aimerais pas avoir sa conscience.

    4. Frank Giroux

      Il est probablement dans le versant de sa vie qui conduit à sénilité. C’est malheureux pas c’est évident. Il profane la chrétienté moderne.

    5. christian

      Le pape n’est le représentant que du vatican, un état qui n’a rien à voir avec le Mashiah Yeshoua (le papisme a pris en otage Yeshoua, il ont même changé son nom en « Jésus »). N’oublions pas qu’il est un jésuite, donc assoiffé de pouvoir et si loin du Rabbi Yeshoua qui le vomira.
      « Révélation (Apocalypse) de Jean 3: 13 Qui a des oreilles, qu’il entende ce que le souffle dit aux communautés ».
      14 Au messager de la communauté de Laodicée, écris : « Il dit ceci, l’amén, le témoin, l’adhérent, le véridique, l’entête de la création d’Elohîms.
      15 Je connais tes œuvres ; tu n’es ni froid ni chaud. Il faut que tu sois froid ou chaud !
      16 Puisque tu es tiède, ni chaud ni froid, je vais te vomir de ma bouche.
      17 Parce que tu dis : ‘Je suis riche, je me suis enrichi, je ne manque de rien’. Tu ne sais pas que tu es misérable, pitoyable, humilié, aveugle, nu…. »

      « Matthieu 4: 8 Le diable le prend à nouveau avec lui sur une très haute montagne. Il lui montre tous les royaumes de l’univers et leur gloire.
      9 Il lui dit : « Tout cela, je te le donne, si tu t’inclines et te prosternes devant moi ».
      10 Alors Iéshoua’ lui dit : « Pars, Satân ! Oui, c’est écrit : ‘Prosterne-toi en face de IHVH-Adonaï, ton Elohîms, sers-le, lui seul' ». »
      Ces versets sont explicites, ce monde est sous l’influence de satan, et il n’est pas besoin d’avoir beaucoup de discernement pour s’en rendre compte, « tout celà, je te le donne.. », il est bien clair que les « royaumes » de ce monde sont soumis à satan et le vatican en fait parti. Le pape n’est pas un disciple de Yeshoua, il est lui aussi soumis à l’adversaire et il le sert consciemment sous ses airs souriant et sympathique et je pense qu’il est loin d’être sénile, loin de là. Avec les « grands » de ce monde, il œuvre pour discréditer le Tout Puissant, Adonaï YHWH, mais « Psaume 121:4 Voici, il ne sommeille ni ne dort, Celui qui garde Israël. »

      Les disciples de Yeshoua n’ont qu’un seul pasteur, le Maitre lui même, Yeshoua Ha Mashiah.
      « Jérémie 51: 45 Sortez du milieu d’elle, mon peuple, Et que chacun sauve sa vie, En échappant à la colère ardente de l’Éternel !
      46 Que votre cœur ne se trouble point, et ne vous effrayez pas des bruits qui se répandront dans le pays ; Car cette année surviendra un bruit, Et l’année suivante un autre bruit, La violence régnera dans le pays, Et un dominateur s’élèvera contre un autre dominateur. »
      « Ésaïe 52:11 Partez, partez, sortez de là! Ne touchez rien d’impur! Sortez du milieu d’elle! Purifiez-vous, vous qui portez les vases de l’Eternel! »
      voir aussi 2 Corinthiens 6: 17; Révélation de Jean (Apocalypse) 18: 4
      Ce n’est pas à Rome que l’Adôn Yeshoua revient, c’est plus à l’est, sur le mont Sion! Rome recevra son salaire!
      Shalom

    6. DAVID BENSADOUN

      je vais dire ce que je pense,il y a bien sur des chrétiens qui pense et qui aime L’ETAT D’ISRAEL MAIS CE N’EST QU’UNE TOUTE PETITE MINORITE et bien sur avec ces discours que fait ce pape la non seulement il vend oui il vend les chretients a l’islam et en plus il est antisémite il n’aime pas les juifs et que l’on ne me dise pas que son ami serait un rabin de je ne sais quel coin d’amérique du nord c’est du vent et je le dis comme je le pense HONTE A VOUS FRANCOIS de ne pas défendre vos disciples et vos fréres chrétiens

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