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De Tel-Aviv à Orlando : les médias et le refus de nommer l’islam


De Tel-Aviv à Orlando : les médias et le refus de nommer l’islam

ANALYSE

Alors que je finissais d’écrire un article sur l’attentat de Tel-Aviv au marché Sarona du 8 juin 2016, une nouvelle tuerie a eu lieu, à Orlando le samedi 12 juin 2016. La réaction des médias à ces deux événements éclaire une tendance systématique du discours journalistique. Dans ces deux cas patents où des musulmans ont décidé de tuer des civils, parce qu’ils étaient juifs dans un cas, parce qu’ils étaient homosexuels dans le second cas, les médias ont tout fait pour masquer la nature islamique de ces crimes alors même qu’ils sont revendiqués comme tels par leurs auteurs et par la nature de leur cibles.

Dans ces discours, les auteurs de ces violences et leurs objectifs sont l’objet d’une véritable entreprise d’opacification où la cause islamique est le grand absent des titres des journaux et des déclarations politiques.

Le récit de l’attentat de Tel Aviv : la torsion des faits

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Le récit des médias occidentaux concernant tout événement du conflit entre Israël et les Arabes palestiniens suivent une logique systématique. J’ai déjà montré comment fonctionnait la mise en place de cette mauvaise foi rhétorique dans un article sur la désinformation.

Dans les cas d’attaques terroristes en Israël, les trois temps de la propagande anti-israélienne sont les suivants :

– Atténuation des faits

– Justification des actes terroristes

– Renversement de la culpabilité

C’est exactement ce qui s’est produit une nouvelle fois. Les faits ont été établis de manière évidente dès le début puisqu’une vidéo a circulé montrant la quasi totalité des assassinats : deux terroristes ont tiré sur les gens attablés à la terrasse du salon de thé spécialiste du chocolat Max Brenner dans le centre commercial du quartier de Sarona. On les voit clairement abattre des gens sans défense puis s’enfuir.

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Pourtant, l’AFP a produit un récit des faits qui déplace complètement la perception de cette réalité et dont la formulation a été reprise par de très nombreux médias de premier plan :

Dépêche de l’AFP : « Au moins trois morts dans une fusillade près d’un QG de l’armée à Tel-Aviv »

BFM TV : « Attaque sanglante près d’un QG de l’armée à Tel-Aviv »

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Mediapart : « Fusillade meurtrière à Tel-Aviv »

Le Figaro : « Fusillade près d’un QG de l’armée » (Le Figaro est coutumier du fait et cite systématiquement la mort des terroristes en les présentant comme des civils et en masquant leur action initiale, voir ici).

Le Monde : « Fusillade meurtrière à Tel Aviv »

La BBC a parlé de « shooting incident » (et même si incident n’a pas les connotations de non gravité du français « incident », cela reste une neutralisation des faits). La BBC a de toute façon explicitement rejeté l’emploi du mot terrorist de son vocabulaire car il manquerait de neutralité — un tel choix d’exclusion lexicale étant pourtant hautement subjectif !

L’atténuation de l’acte terroriste est mise en place par divers faux-fuyants. Le plus évident est le fait de présenter cette tuerie dans un lieu public fréquenté par des civils comme une l’attaque d’une cible militaire sous le prétexte que le ministère de la défense est dans le même quartier.[1] S’attaquer à des civils désarmés est un acte terroriste moralement condamnable alors que s’en prendre à une cible militaire serait en quelque sorte une violence « symétrique » et donc moralement défendable. Cette présentation des faits construit donc un déni du terrorisme.

Par ailleurs, le recours au terme « fusillade » est inexact car une fusillade suppose une réciprocité et une confusion (« décharge simultanée de fusils, d’armes à feu individuelles », TLF). Ce déplacement lexical suggère donc que plusieurs protagonistes se seraient tirés dessus, ce qui laisse entendre une réciprocité de la violence. Les assassinats se sont déroulé comme des exécutions et non comme des combats équilibrés.

Enfin, selon les médias, les assassins islamiques sont des « individus », des « assaillants », des « tireurs ». On ne mentionne pas leur origine, leur motivation, leur affiliation aux groupes palestiniens qui ont pourtant revendiqué leur attaque. Il y a un double effacement : les auteurs des assassinats ne sont pas mentionnés dans les titres, ni les victimes, qui ne sont pas identifiées ni comme civils ni comme Juifs. Cette anonymisation des assassins contribue à alléger la responsabilité de leur camp politique.

On constate donc à quel point les circonstances et la localisation même de l’événement sont trompeuses ou absentes.

Orlando : l’application de la sharia transformée en fait divers

L’assassin d’Orlando Omar Mateen a prêté allégeance à l’Etat Islamique. Pourtant, peu d’articles résistent à la tentation de citer, sans aucun commentaire de distanciation, la remarque de son père selon lequel, « cela n’a rien à voir avec la religion ». Il s’agit donc avant tout et plutôt que d’exprimer dégoût ou compassion, d’innocenter l’islam qui n’est jamais mentionné dans les titres et fort peu dans les analyses.

En effet, les titres reprennent le mot « fusillade » (peut-être un anglicisme influencé par shooting). Dans Le Monde, on annonce « Une fusillade à Orlando fait au moins 50 morts, la plus grave de l’histoire américaine »et on parle simplement d’« un homme lourdement armé ». Les journalistes s’abritent ainsi derrière la prudence comme vertu intellectuelle (il ne sont pas toujours si circonspects) : « Le FBI a ouvert une enquête pour tenter de déterminer s’il s’agit d’un acte terroriste ou non. Nous ne disposons d’aucune information supplémentaire pour qualifier ce drame pour l’instant. » (Le Monde)

Malgré l’évidence absolue des motivations d’un tueur musulman ciblant des homosexuels, on fait tourner en boucle le témoignage du père en présentant avec moult précautions les raisons du massacre : « Difficile de connaitre ses motivations même si les autorités évoquent la piste du terrorisme islamiste. D’après le père de l’auteur de la fusillade d’Orlando, cité par NBC, la tuerie de la boîte de nuit gay “n’a rien à voir avec la religion”. L’ex-épouse du meurtrier parle d’un homme “violent”, “mentalement instable”, et “pas très religieux”. » (M6 Info, 12 juin). Dira-t-on également que le Sheikh Farrokh Sekaleshfar, l’imam qui prêchait à Orlando quelques semaines avant le massacre et considérait que pour les homosexuels, « Death is the sentence », qu’il n’était « pas très religieux » ?

Le modèle vient d’en haut : dans sa conférence de presse, Barack Obama, qui évite systématiquement de citer l’islam de manière négative, parle de manière tautologique d’un « act of terror and hatred » et affirme contre toute évidence « We’ve reached no definitive judgement on the precise motivations of the killer ». Les faits les plus flagrants sont ainsi traités selon une rhétorique de l’obscurcissement et de la prudence intellectuelle. Il est vrai que la Maison Blanche compte nombre de collaborateurs comme Huma Abedin dont les sympathies islamiques sont avérées.

Le président Obama va plus loin en déclarant que « This massacre is therefore a further reminder of how easy it is for someone to get their hands on a weapon that lets them shoot people in a school, in a house of worship, or in a movie theater or in a nightclub. And we have to decide if that’s the kind of country we want to be. To actively do nothing is a decision as well. » Toujours sans citer la cause religieuse qui a animé le tueur, Obama réussit donc à trouver comme responsable du massacre la législation sur les armes à feu. Cette absurdité logique est prononcée avec gravité. Même si, par définition, les tueurs sont des gens qui trouvent les moyens de tuer et n’ont que faire de la loi (l’interdiction de la vente libre des armes en France n’a empêché ni les attentats de Charlie Hebdo ni du Bataclan), cet argument permet de masquer la causalité islamique et d’orienter le débat vers un clivage idéologique totalement étranger aux événements. L’origine islamique de cette violence est même volontairement tenue à distance par un euphémisme effarouché (« those who threaten us »).

Pourtant, la sharia telle qu’elle existe légalement en Iran, Somalie, Afghanistan, Arabie Saoudite ou, de manière plus informelle à Gaza ou en « Cisjordanie », pratique l’exécution des homosexuels selon une application des hadiths (par exemple, « Tuez ceux qui s’adonnent à l’acte du peuple de Loth », sentence rapportée par Abou Daoud, Tirmidhi et Ibn Maja). Il ne s’agit donc en rien d’une « haine » personnelle et psychologique mais d’une réalité culturelle, théologique et juridique qui concerne l’islam.

Cela n’empêche pas un innocentement permanent de cette religion. Cette banalisation de la violence islamique va même très loin puisque Le Parisien classe cette tuerie dans les simples faits divers et choisit de privilégier des explications psychologiques : « Un homme violent, instable psychologiquement. Le père du tueur présumé avait indiqué sur la chaîne NBC que son fils ‘‘n’était pas animé par un mobile religieux mais qu’il était énervé après avoir vu deux homosexuels s’embrasser’’. »

La palme de l’hypocrisie et du camouflage revient sans doute à Libération qui dans un article intitulé « L’onde de choc » (13 juin 2016) parvient à tenir un discours où les trois auteurs revendiquent « d’appeler un chat un chat » sans jamais que le nom du criminel ne figure et sans que les mots « islam » ou « terrorisme » ne soit évoqués… sauf pour s’en prendre à Donald Trump qui « s’est déchaîné sur le problème du terrorisme ». Pour ces auteurs d’une lucidité radicale en matière d’enfonçage de portes ouvertes, ce massacre a pour cause… « l’homophobie ». Leur indignation porte donc uniquement sur les politiciens coupables de « straight-washing » et ils déplorent uniquement que ce crime « ravive les discriminations dont la communauté souffre au quotidien ». Pour un peu, on croirait que le criminel appartient à l’establishment straight, voire à la Manif pour Tous…[2]

Il existe cependant un différence alarmante dans les discours sur Orlando et Tel-Aviv : malgré une atténuation similaire de l’islam pour des raisons diplomatico-idéologiques, la phase de justification du terrorisme et celle de culpabilisation des victimes n’a lieu que dans le cas des victimes juives.

Justification

Le parti-pris d’atténuation prépare le terrain à la litanie des excuses des actes terroristes dont le maire de Tel Aviv, Ron Huldai, a donné un résumé exemplaire « Nous sommes sans doute le seul pays au monde, où une autre nation est sous occupation sans aucun droit civique (…) Nous devons montrer à nos voisins que nous avons de véritables intentions de revenir à une réalité avec un Etat juif plus petit, avec une majorité juive claire. » (jeudi 9 juin, radio militaire israélienne).

Il s’agirait donc, selon ce camp idéologique, animé par une sorte de culpabilité de sa propre existence, de s’effacer pour ne pas provoquer une haine dont Ron Huldai oublie qu’elle préexistait à l’existence même de l’état hébreu.

Cette justification est couramment reprise par de nombreux médias, alors qu’elle provoque un retournement argumentatif majeur : les victimes de l’attentat deviennent les véritable coupables. Il en résulte que toute agression arabe est considérée comme légitime. Ban Ki-Moon lui-même considère qu’il est dans « la nature humaine de réagir à l’occupation ». Aux bonnes âmes anti-israéliennes pleurnichant sur « l’oppression » dont serait victime le camp arabe (auteur de toutes les agressions militaires depuis 1948 et dont l’irrédentiste islamique est la raison de l’absence de paix), il faut rappeler que ce même victimisme argumentatif est à l’œuvre dans la justification des attentats anti-occidentaux : l’islam serait la victime d’une oppression planétaire justifiant de s’attaquer aux civils occidentaux.

Concernant Israël, l’accusation d’oppression constitue l’argumentaire de tous les groupements terroristes islamiques. Mon ouvrage Détrompez-vous ! faisait le point sur cette imposture et l’utilisation fallacieuse des mots comme « colonie », « apartheid », etc. dont les fortes résonances émotionnelles masquent une réalité historique plus prosaïque : la simple existence d’Israël ressentie comme intolérable, quel que soit son territoire, par ses opposants musulmans qui n’ont pas attendu 1948 pour organiser des pogroms.

Il faudra se souvenir que cet argumentaire est précisément celui des Indigènes de la Républiques et autres groupuscules islamistes et / ou racistes pour lesquels toute action violente est justifiée a priori par la nature de la cible : Juifs, infidèles, Européens, blancs… ou homosexuels. Le massacre d’Orlando ne répond pas à une autre logique. A cet égard, une éventuelle future Palestine sera bien entendu conforme à la sharia et ne comportera ni Juifs, ni chrétiens, ni homosexuels.

Culpabilisation d’Israël

Cette justification du terrorisme arabo-palestinien tend à le recatégoriser comme action militaire légitime. Les médias qui reprennent ce point de vue adoptent donc un point de vue politique où le Hamas et le Fatah sont dans un rôle de résistants à l’oppression israélienne. Peu importe leurs exactions, leur corruption, la barbarie même qui les pousse à utiliser leur propre population comme bouclier et à se réjouir de la mort de civils : ils sont consubstantiellement considérés comme victimes.

Les mesures de sécurité prises par Israël n’ont ainsi pas manqué d’être présentées comme injustes et comme des actes d’oppression.

Médiapart : « Représailles d’Israël après l’attaque à Tel Aviv »

Libération : « Attentat de Tel Aviv: Israël restreint la liberté de mouvement des Palestiniens »

Le Monde : « Après une fusillade meurtrière à Tel Aviv, Israël suspend 83 000 permis d’entrée de Palestiniens ».

Le média musulman Saphir News, dans un article assez neutre, propose tout de même un titre qui efface complètement la causalité des restrictions de circulation : et la remplace par une volonté de vexation liée au Ramadan : « Ramadan : les permis d’entrée à Jérusalem et en Israël gelés ».

On remarque que, contrairement aux titres évoquant l’attentat et qui ne mentionnaient pas les meurtriers palestiniens, les « Palestiniens » figurent dans cette annonce de l’action d’Israël présentée comme injuste et excessive. Cette technique rhétorique est extrêmement courante : dépersonnalisation quand il est question des meurtriers, personnalisation quand il s’agit de présenter les Palestiniens comme victimes… Ces présentations asymétriques permettent d’activer un pathos à sens unique.

Les médias anglophones ne sont pas en reste (avec comme source Reuters). Pour The Telegraph, l’utilisation du passif permet de ne pas nommer les tueurs : « Four people killed in Tel Aviv shooting near Israeli defence ministry » : mettre Tel Aviv en position d’épithète au lieu de Palestinian constitue un remarquable effacement de la réalité.

Par ailleurs, les médias ont fort peu rapporté les louanges tressées par les responsables arabes, les scènes de réjouissance palestiniennes, les distributions de friandises et la liesse musulmane générale dont les Indigènes de la République se sont fièrement fait l’écho. Cet élan collectif poussant une portion non négligeable de la population musulmane (et non « une minorité extrémiste ») à se réjouir de la mort de civils innocents doit être remarqué si l’on veut comprendre la dynamique culturelle et idéologique globale qui anime le djihad.

Innocenter l’islam

Difficile de ne pas voir avec quel systématisme sont transmis par les médias les éléments argumentatifs visant Israël et sauvegardant le camp « palestinien ». Les médias inoculent à cet égard un point de vue massivement djihadiste.

Cette permanence de la stratégie d’atténuation de la violence islamique et de maximisation de la violence israélienne dans les représentations constitue une manipulation évidente des faits, de leur déroulement et de leur signification.

On remarque la même tendance à l’atténuation dans certains discours « féministes » qui sont parfois devenu très sélectifs et vont jusqu’à trouver des excuses aux viols d’origine musulmanes (frustration, provocation, misère…).

En alimentent massivement la diffusion d’un point de vue anti-israélien, les médias empoisonnent la vie intellectuelle française et construisent une matrice d’excuses recyclables envers l’Occident et qui l’ont d’ailleurs été dans le cas de la tuerie commise à Charlie Hebdo (c’était les caricaturistes qui étaient allés trop loin) et au Bataclan (c’était la politique française qui avait provoqué les tueurs).

Les trois temps de l’atténuation, de la justification et du renversement de la culpabilité s’appliquent diversement. En effet, le récit du massacre anti-homosexuel d’Orlando a répondu à une même logique de voilement que celui du marché de Sarona à Tel-Aviv mais sans que l’homosexualité ne devienne l’objet de ce renversement. On peut supposer que c’est parce qu’elle est représentée de manière largement apolitique dans les représentations occidentales et ne constitue pas un enjeu géopolitique.

Pourtant, et même si Israël reste l’objet d’une réprobation latente et sans équivalent dans l’esprit des médias, il faut rappeler que Tel-Aviv est l’une des villes les plus gay-friendly du monde et évidemment la seule au Moyen-Orient. Israël est aussi, rappelons-le, le seul pays égalitaire, démocratique, pluraliste, laïc et multiculturel de cette région du monde.

La « convergence des luttes » sur le plan culturel oblige aussi à souligner que dans la logique de la culture islamique, le sort des femmes, des homosexuels, des Juifs et des infidèles est celui de cibles pour un ordre moral totalitaire qui justifie de tuer. Une haine aussi enracinée dans l’histoire et les pratiques musulmanes mérite qu’on l’interroge et non qu’on la cache.

AAEAAQAAAAAAAAJ0AAAAJDE2NjMxMGQ0LTY4MTItNDNkNi1iZWUxLTZlNThmNTYzZjdkMgJean Szlamowicz, linguiste et traducteur, est professeur des universités. Auteur de Détrompez-vous !

[1] Imagine-t-on comme titre pour l’attaque du Bataclan « Paris : fusillade à proximité d’un QG de l’armée » sous prétexte de la présence de la gendarmerie du 11??

[2] Sur son blog, Jean-Luc Mélenchon dévoile ce mécanisme idéologique avec candeur : « J’ai d’abord attendu de savoir qui revendiquait les meurtres d’Orlando. J’étais préoccupé de l’attribution à Daech, après que le père de l’assassin a démenti l’initiative religieuse, tant j’ai d’angoisse que recommence une vague de haine des musulmans. Puis rentrant en moi, je m’aperçus du contre-sens que je faisais. Ce n’est pas l’assassin qui donne son sens au crime, ce sont les victimes. Ils ont été tués parce qu’ils étaient homosexuels. (…) Donc les homosexuels assassinés le sont ici comme par un paroxysme d’une pulsion haineuse qui est largement répandue, comme nous le savons tous par expérience. Et c’est elle qui doit nous faire réfléchir sur nous-mêmes et sur le regard qui va être porté sur cet abominable meurtre de masse. On examinera les silences, les euphémisations, les contournements des verbes et des adjectifs. Combien de ceux-ci vont nier la nature du meurtre et son extrême connivence avec d’amples plaques de préjugés qui sous-tendent bien des continents de bonnes manières. Ne les voyons-nous pas si souvent jaillir en irruption de machisme et d’homophobie ordinaire ? Décidément, peu m’importe le meurtrier. » Il assume donc crânement de ne pas vouloir prendre en compte les motivations du meurtrier, ce qui lui permet même de rendre coupable… le machisme qui est en nous ! Le déni de la réalité est donc adossé à un programme idéologique étrange où la condamnation absolue de la société occidentale est tellement prioritaire qu’il faut la blâmer — alors même que c’est l’Occident qui tolère l’homosexualité que le monde musulmans rejette. Pareille inversion logique et politique relève de l’aberration intellectuelle.







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