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L’Allemagne et la Commission Européenne, grands gagnants du BREXIT?


L’Allemagne et la Commission Européenne, grands gagnants du BREXIT?

Trop d’arrogance, trop de mépris envers les opinions publiques, trop de provocations. On pourrait penser que certains avaient un intérêt à ce que le Royaume-Uni quitte l’Europe. Les suspects ? En premier lieu, la Commission Européenne qui considère le Royaume-Uni comme un obstacle sur la voie d’un pouvoir fédéral. Et aussi l’Allemagne, dont le leadership en Europe, très perceptible ces derniers mois, se trouvera encore renforcé par le Brexit.

Gueule de bois ce matin.

Mis à part une minorité résolument opposé à un projet européen quel qu’il soit, beaucoup sont choqués ce matin d’apprendre que le Royaume-Uni, un membre historique et pragmatique, va quitter l’Union Européenne.

Pendant que les analystes, commentateurs et hommes politiques essaient de donner un sens au vote britannique et d’en mesurer les conséquences, les citoyens européens, dans leur majorité, sont perplexes et anxieux. Nombreux sont ceux qui ressentent de la colère. Non pas à l’égard des britanniques dont ils comprennent bien les motivations, mais contre les dirigeants de l’Union Européenne qui sont dépositaires du pouvoir des peuples sans pour autant avoir été élu.

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Dans le contexte actuel, tourmenté et menaçant, l’UE aurait dû faire preuve d’une grande sensibilité et être à l’écoute du demi-milliard d’individus qui la compose.

Or, la Commission Européenne, depuis l’accession au pouvoir de Jean-Claude Juncker au poste de Président, a fait preuve d’une rare arrogance et d’un jusqu’au-boutisme sans égal dans sa poursuite de son objectif : L’établissement d’institutions européennes omnipotentes et la disparition progressive des Etats-Nations.

L’immigration et la sécurité étaient au cœur des débats sur le Brexit

Les dirigeants actuels de l’UE sont démasqués. Ce sont des idéologues qui ont perdu tout contact avec la réalité. Ils n’hésitent pas à aller à l’encontre de leur opinion publique avec l’assurance caractéristique de potentats qui ne dépendent pas du vote démocratique. Comme ce 14. Novembre dernier, au lendemain des attentats du Bataclan, lorsque Jean-Claude Junker déclare que « les attentats de Paris ne doivent pas entrainer de changement radical en matière d’accueil des réfugiés ». Pourtant il était déjà connu qu’au moins l’un des terroristes était entré en Europe en tant que réfugié et aucun être censé ne pouvait douter que d’autres terroristes prendraient la route que Jean-Claude Junker et Angela Merkel avaient grande ouverte. Longtemps après les attentats de Paris, des terroristes continueront à infiltrer l’Europe sans aucun contrôle effectif et sans mesure européenne concrète. Les peuples d’Europe en ont conscience, tout comme ils ont conscience du risque de développement de l’Islamisme et du terrorisme intérieur dans des communautés musulmanes de plus en plus nombreuses et concentrées dans des quartiers islamisés. Et ils voient bien que leurs préoccupations n’intéressent pas les dirigeants européens.

Comment prendre au sérieux une Union Européenne qui face aux formidables mouvements migratoires de ces derniers 15 mois n’a eu que déclarations de principe à offrir sur les « obligations morales du continent, le droit d’asile illimité ou sur la nécessité d’accepter l’inévitable : La diversité, le mélange des peuples et des cultures du monde ». Le discours de Frans Timmermanns, premier Vice-Président de l’UE, doit s’apprécier dans le contexte d’une immigration sans précédents de par son ampleur et de par le profil ethnoculturel des migrants.

Comment apporter sa confiance à une institution dont l’objectif est de faire accéder à l’Union un pays comme la Turquie, qui ne partage ni les valeurs, ni l’identité judéo-chrétienne de l’Europe et qui est en voie d’islamisation rapide ? Comment accepter d’étendre les frontières extérieures de l’Union à des pays comme la Syrie, l’Iraq et l’Iran ? Comment les anglais, comment le reste des européens, ne peuvent-ils pas douter de la capacité de cette Europe à les protéger et à assurer leur prospérité ?

Rejet d’une Europe dominée par l’Allemagne et sous dépendance de la Turquie

La domination de l’Europe par l’Allemagne, de plus en plus visible et décomplexée, est une autre pilule difficile à avaler ; peut-être plus encore pour les anglais. C’est une ironie du sort que cette Union Européenne ait été créée après la guerre avec comme objectif (entre autres) de maîtriser l’Allemagne et d’empêcher la résurgence de ses ambitions hégémoniques.

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Or, qu’observe-t-on ? A chaque crise, y compris aujourd’hui, au lendemain du référendum, les dirigeants de l’Union Européenne se pressent à Berlin pour une audience auprès de Madame Merkel. On peut aisément imaginer Angela Merkel annoncer sa prochaine audience auprès du Sultan d’Ankara pour discuter de la nouvelle situation en Europe. Ces rencontres bilatérales, au cours desquelles Angela Merkel négocie au nom de l’Europe mais sans mandat de l’Europe, se sont multipliés ces derniers mois. Un spectacle affligeant qui a heurté beaucoup européen.

Face à l’arrogance des dirigeants de l’UE et à leur incurie, -démontrée de manière éclatante dans la gestion des flux migratoires-, et surtout face à leur manque de réelle volonté de stopper l’invasion du continent, la réaction du peuple britannique, hier, était prévisible, plus que prévisible même : programmée… ?

A qui profite le Brexit ?

Il est difficile de ne pas voir que le Royaume-Uni était le seul grand pays européen opposé à une concentration toujours croissante des pouvoirs à Bruxelles. Le Brexit est une aubaine pour ceux qui  veulent accélérer davantage encore l’agenda du fédéralisme sur le continent. A l’appui de cette thèse, osée je l’admets : Une fuite d’information opportune, quelques semaines avant le référendum, au sujet de la création d’une armée européenne, idée très impopulaire au Royaume-Uni. De même, le projet européen très agressif  de « verbaliser » les pays qui n’accueillerait pas les quotas de réfugiés fixés par l’UE au tarif de 250.000€ par réfugié refusé.

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Quelle provocation pour les citoyens européens opposés dans leur grande majorité à la politique de la porte-ouverte et à l’immigration massive! Dans la perspective du référendum, n’aurait-il pas été plus sage d’attendre pour faire ces communications ou de modérer les mesures ?

Madame Merkel semble se complaire dans le rôle de repoussoir qu’elle exerce sur les autres peuples d’Europe et se refuse jusqu’à aujourd’hui à envoyer les messages nécessaires pour décourager l’immigration illégale qu’elle avait préalablement contribué à déclencher. Elle et son parti, la CDU, sont à l’origine des mesures les plus impopulaires prises par l’UE ces derniers 12 mois : L’abrogation des accords de Dublin permettant la libre circulation des demandeurs d’asile en Europe, l’offre d’abrogation des visas et d’accession à l’UE faite à la Turquie, les pénalités financières visées plus haut. Plus généralement, Angela Merkel est l’inspiratrice de l’enfermement moral dans lequel se sont manœuvré les dirigeants européens. Elle semble avoir subjuguée Jean-Claude Junker qui sur ces sujets brûlants est un soutien enflamé, comme on a pu le voir au moment de la mise en scène de l’accord avec la Turquie.

La question se pose dans les mêmes termes que pour Jean-Claude Junker : Angela Merkel peut-elle avoir ignoré les effets de sa politique et de ses déclarations sur le vote des britanniques ?

Ou, autrement formulé : Se pourrait-il que Angela Merkel ait délibérément brusqué les populations européennes, et en premier lieu, les anglais, en ayant comme arrière-pensée de favoriser un Brexit ? Etablir l’Allemagne comme leader incontesté d’un continent de 500-60=440 millions d’habitants (tendance croissante grâce à l’immigration de nouvelles populations prolifiques), cela vaut bien quelques milliards de contribution supplémentaire à l’UE pour compenser le départ du Royaume-Uni ou un petit point de PIB… Et la place financière de Francfort est plus que disposée à hériter de la City. L’Allemagne pourrait bien en ressortir renforcée économiquement et politiquement. Quant à la France, elle a depuis de nombreuses années déja acceptée le leadership de L’Allemagne.

Antithèse

Bien sûr, il y a beaucoup d’éléments qui plaident en faveur d’une analyse contraire. Et il est vrai aussi que le Royaume-Uni avait obtenu quelques concessions de l’UE pour favoriser le vote européen, même si les concessions plus importantes, celles liées à l’immigration, restaient « sous conditions ».

Donc, il est sans doute plus raisonable de voir dans le Brexit, la combinaison de plusieurs facteurs:

L’euroscepticisme historique du Royaume-Uni, l’arrogance des dirigeants de l’UE qui se sont montrés extrêmement « bully » sur des questions qui touche au « DNA » des peuples européens, et surtout, l’immigration massive et non-maitrisée avec son corollaire sécuritaire: le risque terroriste. La glorification d’une « Europe morale », qui ne pourrait être une « Europe forteresse » mais doit rester ouverte sur le monde et embrasser la diversité, a effrayé les citoyens qui ont parfois déja du mal à accepter une immigration intra-européenne.

Enfi, l’enfermement moral des dirigeants européens qui les a empêché de prendre les mesures qu’il fallait pour stopper l’immigration illégale a fini de sapper la crédibilité de l’Union Européenne.

Arrogance du pouvoir et idéologie mondialiste sont les ingrédients du rejet de l’Europe

Il est déconcertant de constater que ce sont précisément les plus voix les plus lyriques sur le sujet de l’Europe qui aujourd’hui plantent les clous du cercueil de l’Union, risquant d’annihiler 70 ans de construction européenne. Enfermé dans une position élitaire, se méfiant de la vox populi, ces personnages se sont autoproclamées « gardiens de la moralité du continent » et distribuent les leçons et les menaces: De préférence, à l’encontre des pays de l’ex-Europe de l’Est, qui pour des raisons pourtant compréhensibles, sont très attachés à leur souveraineté récemment recouvrée. Mais aussi à l’encontre des britanniques : On entend déjà depuis ce matin, les commissaires et fonctionnaires européens se déchainer contre David Cameron qu’ils désignent comme responsable en raison de ses critiques passées de l’Union Européenne. L’autocritique semble difficile pour ces nouveaux tribuns européens. Mais quel que soit leurs efforts pour s’absoudre de leurs fautes, l’histoire retiendra leur responsabilité et en particulier celle de Angela Merkel et Jean-Claude Junker.

Le résultat du referendum de hier est un rappel que les peuples finissent toujours par réclamer le pouvoir qui leur revient. Et le peuple ne veut pas d’une immigration massive en provenance de pays musulmans dont les populations sont porteuses de croyances fondamentalistes. Ils rejettent cette immigration en connaissance de cause: Ils ont eu plusieurs décennies pour constater dans leur pays le développement du communautarisme musulman et de ses revendications, la résistance à l’intégration et à l’acceptation des valeurs européennes et le développement d’une idéologie extrême, même parmi les secondes et troisièmes générations.

Les européens ne supportent plus le politiquement correct de leurs élites qui leur mentent sur le risque d’islamisation du continent.

Il est plus que temps que l’Union Européenne le reconnaisse et agisse en conséquence. Sans quoi…

Christoph Wittmann pour Europe-Israël







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  • 4 thoughts on “L’Allemagne et la Commission Européenne, grands gagnants du BREXIT?

    1. sergeb

      Jean-Claude Junker déclare que « les attentats de Paris ne doivent pas entrainer de changement radical en matière d’accueil des réfugiés ». Pourtant il était déjà connu qu’au moins l’un des terroristes était entré en Europe en tant que réfugié et aucun être censé ne pouvait douter que d’autres terroristes prendraient la route que Jean-Claude Junker et Angela Merkel avaient grande ouverte
      JUSTE POUR CETTE RAISON, CELA VALAIT LA PEINE DE DIVORCER D’AVEC L’UE QUI NE VOULAIT AU FONDS QUE L’ARGENT DES BRITANNIQUES pour la donner a qui vous savez.. sois les migrants.
      VIVE L’INDÉPENDANCE

    2. MisterClairvoyant.

      Les accords avec la Turquie sont un scandale, on lui paie fort pour garder 1 ou 2 millions de réfugies syriens qu’elle exploite… pour demain nous les fourguer tous, avec les 85 millions de turcs qui veulent entrer dans UE.
      Je veux voter dans un référendum, et si un pays de l’Union refuse que la Turquie rentre. Que la Turquie regarde vers la Chine ou la Mecque, voir sil elle trouve une porte ouverte, et que ne regarde plus vers la porte de l’Europe.

      La meilleure solution pour retenir les syriens dans leur pays, c’est d’arrêter la guerre dans ce pays, et lui fournir des aliments et des moyens à la reconstruction de la Syrie, et pas le contraire.

    3. haBIBI

      Juncker et Merckel !
      La crème des traîtres aux nations européennes et aux peuples indigènes d’europe !

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