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Apologie du terrorisme, racisme anti-Français, antisémitisme : faut-il interdire les Indigènes de la République ? Gilles Clavreul dénonce la complaisance des élus et des médias pour ce mouvement


Apologie du terrorisme, racisme anti-Français, antisémitisme : faut-il interdire les Indigènes de la République ? Gilles Clavreul dénonce la complaisance des élus et des médias pour ce mouvement

Après la diffusion de messages de soutien aux terroristes qui ont tué ces civils israéliens à Tel Aviv, Gilles Clavreul s’interroge sur la dissolution du Parti des Indigènes de la République. Il dénonce la complaisance dont bénéficie ce mouvement de la part de certains élus et médias.

Gilles Clavreul est délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (Dilcra).

Après l’attentat de Tel Aviv le 8 juin [4 Israéliens tués au marché de Sarona], des proches du Parti des Indigènes de la République ont assimilé les terroristes palestiniens à des résistants. Puis ils ont organisé une rupture du jeûne en ce mois de Ramadan, le 11 juin 2016 sur l’esplanade de la Basilique de Saint-Denis avec le soutien de la mairie de Saint-Denis…

Gilles CLAVREUL . – J’ai transmis à la justice ce tweet qui fait l’apologie du terrorisme. Une enquête a été ouverte. Ce tweet intervient dans un contexte de dérive du Parti des Indigènes, dérive sur laquelle j’ai appelé l’attention à plusieurs reprises. Ce tweet glorifiant l’assassinat de civils aurait pu n’être qu’un «dérapage», or il n’en est rien: le PIR a enfoncé le clou en apportant son plein soutien à cette militante. Et en développant cette rhétorique perverse qui sert notamment à ceux qui se prétendent défenseurs de la cause palestinienne: les seules victimes ce sont les Palestiniens qui subissent l’oppression israélienne. Face à cette oppression, il n’y a pas terrorisme mais acte de résistance, de sorte que «la responsabilité de ce décès incombe à l’Etat colonial israélien», écrit l’auteure du tweet sur le site du PIR. On sait la force d’attraction de ce discours violemment antisioniste, qui donne un semblant d’habillage théorique à la haine antisémite. Mais il est troublant de voir que le PIR bénéficie aussi d’une grande mansuétude de la part d’organisations politiques ou associatives, ou encore de personnalités, notamment universitaires, qui signent des manifestes ou partagent la tribune avec lui, encore tout dernièrement à Saint-Denis. Entendent-ils la gravité des propos du PIR? Les approuvent-ils? Je ne sais pas, mais ils leur apportent une forme de caution, de légitimité.

Que peut faire le gouvernement pour lutter contre ce type de discours haineux? Peut-il recourir à des moyens coercitifs?

Les moyens de coercition sont et doivent demeurer de dernier recours. Nous sommes dans un pays de libertés, et ces libertés sont protégées, contrairement à ce que l’on affirme ici et là. Mais en démocratie il y a des lignes rouges: l’appel à la haine, le négationnisme, la discrimination. Et le PIR et ses alliés les franchissent, de plus en plus ouvertement. On me pose d’ailleurs de plus en plus souvent la question de sa dissolution. Nombreux sont les internautes et les militants antiracistes qui sont profondément indignés par les propos qui sont tenus par les Indigènes: soutien à des terroristes, homophobie, antisémitisme, mise en cause d’une France présentée comme un Etat raciste enfermé dans son passé colonialiste. On ne peut rester inerte face à ces accusations haineuses et fausses.

Assemblées générales à Paris VIII ou encore camp d’été «décolonial» interdits aux blancs, propos de Benzema pour qui sa non-sélection à l’Euro de football est due au racisme de Didier Deschamps… Ce discours racialiste se propage-t-il dans la société?

Camp «décolonial», réunions de «non-mixité racisée» à Paris VIII, interdites aux blancs: cela paraît extravagant mais, pour le PIR et ses pseudopodes, la séparation raciale est légitime. Dans sa critique radicale de la société occidentale, le PIR prétend «déconstruire» un système d’oppression vieux de plusieurs siècles, système que les transformations démocratiques n’auraient fait que renforcer en lui donnant un simulacre de légitimité populaire. En déformant et en poussant à l’absurde la critique – elle, parfaitement légitime et nécessaire – de la colonisation et des discriminations, le PIR réduit le champ social à un affrontement entre le «Blanc» qui opprime et «l’Indigène», qui est opprimé. Séparer les races est doublement légitime: pour protéger l’Indigène de la violence du Blanc mais aussi pour éviter le mélange. La question qui se pose est la suivante: jusqu’où faut-il tolérer ce délire? La question mérite d’être posée, y compris bien sûr d’un point de vue juridique.

On comprend pourquoi les partisans de cette rhétorique se soient saisis de «l’affaire Benzema»: il est forcément la victime du système, puisque d’origine maghrébine et de confession musulmane. Tout comme, symétriquement, il est forcément coupable pour l’extrême-droite, pour les mêmes raisons qui plus est: son origine et sa religion! Ainsi une affaire judiciaire d’abord, sportive ensuite, devient un enjeu de lutte idéologique, où les identitaires de tous bords tentent d’attiser les peurs d’une partie de l’opinion.

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Les groupes d’extrême droite tels que les identitaires sont classés comme étant infréquentables et parfois dissous. Les Indigènes bénéficient-ils d’une certaine complaisance politique et médiatique?

Des passerelles existent entre les deux camps. Il y a des échanges idéologiques constants entre ces formes de haine, mais aussi des convergences: sur la dénonciation du complot juif, la haine des francs-maçons ou encore l’homophobie. Je renvoie au remarquable ouvrage de Pierre Birnbaum, Sur un nouveau moment antisémite, qui évoque la manifestation «Jour de colère» de janvier 2014. Il faut combattre tous ces groupes avec la même énergie, car l’extrême-droite n’a plus le monopole de la haine et de la division. Donc il n’y a aucune raison pour que le PIR bénéficie d’une quelconque mansuétude. Aucun débordement n’est excusable au nom d’une quelconque oppression. Les Indigènes sont un groupuscule peu représentatif, peu implanté au-delà de ses bases – on peut situer leur épicentre idéologique à la Bourse du Travail de Saint-Denis où le mouvement et les collectifs qui gravitent autour ont l’habitude de se réunir. Mais leur rhétorique essaime au-delà de leurs rangs, en partie grâce à la complaisance de quelques intellectuels et la curiosité malsaine de certains médias.

Existe-t-il du clientélisme des élus locaux de tous bords politiques qui laissent impunis ce type de discours?

Ceux qui jouent le jeu du clientélisme identitaire doivent s’attendre à se trouver un jour ou l’autre battus sur ce terrain: car il y aura toujours un meilleur offreur. Croire qu’un électorat serait captif d’un camp politique est faux. Ce que cherchent les groupes identitaires, c’est la valorisation d’intérêts communautaires. Il n’y a pas de notion politique de droite ou de gauche dans leurs calculs.


Droit de réponse : Dans la première version publiée de l’interview, Gilles Clavreul mettait en cause Bernard Antony, le président de l’Agrif dans les termes suivants: «Sur l’antenne de Radio Courtoisie, on a pu entendre un panégyrique d’Houria Bouteldja, comparée à Barrès par Bernard Antony, le leader historique de la droite intégriste». Bernard Antony a indiqué au FigaroVox que :

M. Clavreul tronque totalement les propos de Bernard Antony qui consistaient à ironiser sur les écrits de Mme Bouteldja, une de ses principales ennemies politiques. L’écoute de l’intégralité de l’émission, facilement disponible, permet de mesurer le fait que M. Clavreul dit une contre-vérité.

-L’AGRIF a été la seule à intenter des procès à Mme Bouteldja pour racisme antiblanc et anti-français, devant le tribunal de Toulouse, en appel et en cassation. Elle a en outre poursuivi le principal idéologue du PIR, M. Saïd Bouamama, devant le Tribunal de Paris puis la Cour d’Appel. Déboutée, elle s’est pourvue en cassation.

-Bernard Antony poursuit M. Clavreul pour diffamation.

Source





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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  • 6 thoughts on “Apologie du terrorisme, racisme anti-Français, antisémitisme : faut-il interdire les Indigènes de la République ? Gilles Clavreul dénonce la complaisance des élus et des médias pour ce mouvement

    1. Malcolm Ode

      Juste appliquer avec rectitude et sévérité les lois de la République règlerait bien des débordements de « délires » communautaristes, notamment musulmans.

      La liberté d’expression exclue l’incitation à la débauche de mineurs, à la ségrégation, au racisme, à la violence…

      Monsieur Valls : ne pas faire respecter les lois de la République est une trahison d’État.

    2. michel boissonneault

      tout ceux qui sont opposé a la France mérite de perdre la nationalité et devrait être expulser du pays

    3. misterClairvoyant

      Le Parti des « Indigènes de la République », qui tiennent un discours de haine du type le Hamas à Gaza, et d’autres mouvements terroristes qui pullulent dans le monde musulman. Il est encore un cancer qui laissent métastaser les médias et les responsables de la République. Pour quelle raison ?

    4. Ghysly44

      Et on nous traite de raciste !!! Mais on n’est plus en France BIENTOT en musulmanie et pour longtemps avec la charria pour remplacer notre DEMOCRATIE !!!!!

    5. MOLIERE

      Sous couvert des libertés la République se couche devant un cancer importé .
      Les métastases se propagent plus vite que les agissements du gouvernement.
      Paroles paroles paroles , —- disait Dalida .
      Des actes messieurs qu’attendez vous ?
      AU GNOUF

    6. pdeando

      Ce mouvement ultra-minoritaire est ouvertement raciste et violent . Il sème la haine et fait l’apologie du meurtre de tout ce qui est blanc ou s’en rapproche . En plus il fait des fautes de français : les indigènes sont les primo habitants d’un pays et en l’occurrence ici les français dits de souche qu’il veut éliminer . Le supprimer serait une bonne mesure sanitaire .

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