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Terrorisme palestinien – De Munich 1972 à Cannes 2016


Terrorisme palestinien – De Munich 1972 à Cannes 2016


« Munich, a Palestinian story » : des terroristes transformés en héros ? Il y a quelque chose de pourri au royaume de Cannes. Sur causeur.fr, Oudy Ch. Bloch écrit notamment (voir lien vers source en bas de page) : Le 16 mai prochain, le film du réalisateur libanais d’origine palestinienne Nasri Hajjaj, Munich : a palestinian story sera projeté dans le cadre de l’accord entre le Festival international du film de Dubaï et le Marché du film du Festival de Cannes. Ce documentaire entend donner la version palestinienne du massacre de Munich. Pourquoi pas. Si ce n’est que les différentes présentations du film laissent présager un conte qui pourrait bien transformer un massacre en une action de libération d’un pays fantasmé et, à l’instar de l’Unesco pour l’histoire culturelle et religieuse, réécrire cette fois-ci l’histoire politique.

Oudy Ch. Bloch : On apprend en effet que, pour le réalisateur, cette prise d’otages suivie de l’assassinat de onze athlètes et entraîneurs israéliens par des terroristes palestiniens du groupe Septembre noir, ne serait pas un acte terroriste mais un « incident international ». Mieux encore. Sur le site Internet du Fonds arabe pour les arts et la culture – lequel a financé le film – on peut lire en guise de résumé du projet que huit « combattants de la liberté », dont l’un d’eux était l’ami d’enfance du réalisateur, ont pris en otage onze athlètes israéliens et que « tout s’est terminé lorsque les forces de sécurité allemandes ont donné l’assaut, tuant cinq Palestiniens et les onze israéliens ». Il n’y a aucune différence ontologique entre les terroristes de l’Etat islamique et ceux de Septembre noir. Tuer des civils aux Jeux olympiques, dans une synagogue, une salle de spectacle ou un wagon de RER, n’est pas un acte de guerre mais un acte terroriste mû par la haine de l’Autre. A ce titre, il doit être condamné sans ambiguïté, conclut Oudy Ch. Bloch.

Quant à moi, je rappelle ici pour mémoire, qu’en 1972, onze athlètes israéliens ont bel et bien été assassinés par des terroristes palestiniens avec le soutien logistique, d’une part, des services spéciaux est-allemands, et d’autre part, de néo-nazis ouest-allemands. Les Jeux olympiques de Munich en 1972 étaient censés faire « oublier » les Jeux olympiques de Berlin en 1936.

Le Figaro avait, de son côté, signalé, il a déjà un certain temps (en 2012) : Quarante ans après l’attaque d’un commando palestinien qui avait fait onze morts, Berlin reconnaît des défaillances. Le 5 septembre 1972, le groupe palestinien Septembre noir investit le village des JO de Munich. Un commando de huit terroristes neutralise des athlètes de la délégation israélienne. À l’issue d’une très longue journée d’été, 11 otages et un policier perdront la vie. Encore aujourd’hui, cet attentat symbolise l’impuissance d’une démocratie face à la première action de grande ampleur de « l’internationale terroriste ». L’attentat aurait-il pu être empêché ?

À coup sûr, si les signes avant-coureurs avaient été pris en compte. Les archives exhumées par Der Spiegel permettent de quantifier la négligence : 17 signaux d’alerte évoquant une action terroriste palestinienne lors des JO, souvent provenant de l’étranger, ont été collectés par les services secrets allemands dans les semaines précédant l’attentat. Deux ans plus tôt, sur l’aéroport de Munich, un avion de la compagnie israélienne El-Al avait été attaqué par trois Palestiniens armés de grenades. Autre preuve de l’activité des réseaux pro-palestiniens soutenus par les néonazis locaux sur le territoire bavarois, sept survivants de l’Holocauste avaient été tués dans l’incendie volontaire d’une maison de retraite de Munich, quelques mois avant.

Mais l’époque est au « peace and love » et cette compétition est la première organisée par l’Allemagne d’après-guerre. Pour les organisateurs, Munich 1972 doit être l’anti-« Berlin 1936 ». Uniformes et contrôles doivent être réduits au strict minimum. Les 15.000 policiers mobilisés sont tenus délibérément à l’écart, hors du périmètre olympique, « en réserve ». Sur le village, ne patrouillent que 2000 vigiles. Sans arme – « pas même une matraque en caoutchouc », vante le chef de la police -, on les remarque surtout à leur costume bleu ciel dessiné par le couturier André Courrèges. Quand un spécialiste du terrorisme propose de renforcer la sécurité autour du village olympique, les organisateurs objectent que «ce n’est pas un camp de concentration». La nuit du drame, chose difficile à croire aujourd’hui, aucun vigile ne surveille le bâtiment de la délégation israélienne.

Quand la prise d’otages débute, la police est prise de court. Dans un documentaire de la chaîne publique ARD, un policier compare avec ironie: « Nous étions en maillot de bain et sandalettes pour attaquer un sommet de haute montagne ». La sous-estimation du nombre de terroristes est souvent invoquée pour expliquer le fiasco. Pendant 40 ans, on a aussi parlé d’une troupe parfaitement organisée suivant un plan d’attaque précis. Or des documents de la police criminelle bavaroise révèlent au contraire que les terroristes se trompent d’abord d’étage et ignorent la présence d’une autre délégation dans l’appartement voisin. Quant au nombre de tireurs d’élite mobilisés, une notice du ministère de l’Intérieur bavarois atteste qu’il a été volontairement limité « pour ne pas avoir de problème de coordination et limiter les risques de bavure ». Et puis les troupes ne sont pas toutes prêtes à intervenir: deux « snipers » de la police présents sur l’intervention n’ont pas leur fusil longue portée. Lorsque débute l’échange de tirs sur l’aéroport de Fürstenfeldbruck, la catastrophe est programmée : les huit terroristes sont plus nombreux que les tireurs d’élite, conclut Le Figaro.

Je note quant à moi que Le Figaro ne donne pas de détails sur le soutien logistique, en 1972, des services spéciaux est-allemands, de la Stasi, de Markus Wolf, aux terroristes palestiniens. Le Figaro ne mentionne pas les commandos ouest-allemands qui n’ont pas été utilisés contre les terroristes palestiniens à Munich, ces commandos étant officieux et réservés à la Guerre froide… A cet égard, l’Allemagne n’a pas non plus accepté l’offre de coopération offerte par les services israéliens. Le Figaro ne livre aucune précision sur le soutien logistique donné aux terroristes palestiniens par des néo-nazis ouest-allemands.

Comment des néo-nazis ouest-allemands ont-ils été en mesure d’aider les terroristes palestiniens en 1972 ? Il faut savoir qu’après la Seconde Guerre mondiale, Eichmann, dans le plus grand secret, accorde une longue série d’entretiens à un certain Willem Sassen. Enregistrés sur bande magnétique, ces entretiens sont par la suite publiés sous forme écrite. Eichmann y défend l’extermination des Juifs d’Europe par le régime national-socialiste. Eichmann explique que l’objectif était de purifier le sang allemand. Et que l’extermination des Juifs, pour parvenir à cet acte purificateur, cette extermination ne l’intéresse pas, en elle-même. Mais qu’elle l’intéresse seulement dans la mesure où elle permet d’atteindre l’objectif fixé.

La seule chose qui l’intéresse, dit Eichmann, c’est la nécessité selon lui de purifier le sang allemand, de déjudaïser et d’aryaniser le sang allemand. La logique génocidaire est impressionnante : elle va jusqu’à différencier les « juden »,les « halb-juden » et les « misch-juden ». Eichmann, dans ses entretiens avec Willem Sassen, insiste sur le fait que ses éventuels sentiments personnels, bons ou mauvais, sur la barbarie de la Shoah n’ont strictement aucune importance, aucune valeur.

La seule chose qui l’a motivé, raconte Adolf Eichmann à Willem Sassen, c’est que le sang allemand devait être purifié de toute impureté et que l’impureté était juive tout simplement. Que la Shoah en ait été la conséquence inéluctable, dit-il, ne l’intéresse pas. Surprenant, de la part de l’homme qui a participé – au plus haut niveau – à l’organisation logistique, de la déportation et de l’extermination, de six millions de Juifs. Son seul regret : le travail n’a pas été accomplis jusqu’au bout ; car en effet, selon Eichmann, il eut fallu exterminer 11 millions de Juifs Européens pour que le national-socialisme parvienne à triompher. En 1972, onze Juifs ont été assassinés en Allemagne. Adolf Eichmann, Willem Sassen et leurs comparses ont sans doute « fêté » l’événement dans le plus grand secret.

Michel Garroté

http://www.causeur.fr/munich-a-palestinian-story-nasri-hajjaj-festival-cannes-38056.html







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  • One thought on “Terrorisme palestinien – De Munich 1972 à Cannes 2016

    1. Salmon

      En 1972 c’était des arabes térroristes qui avaient assassinés lachement des athlètes Israeliens , qui étaient vu par l’opinion publique
      En 2016 ce sont des pauvres palestiniens résistants !!!!!!!!!!!!!!!!!!
      La FRANCE TOUJOURS AU TOP !

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