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Céline Pina : des femmes se mettent à plusieurs pour aller dans des cafés parce qu’elles n’ont pas le droit de le faire


Céline Pina : des femmes se mettent à plusieurs pour aller dans des cafés parce qu’elles n’ont pas le droit de le faire

Mettez dans un chapeau les femmes et les hommes politiques de ces cinquante dernières années.

Puis, enlevez tous ceux qui ont pactisé avec l’islam, enlevez tous ceux qui ont financé des associations communautaires islamistes dont certaines à but ouvertement djihadistes et antisémites, enlevez tous ceux qui par pur calcul électoraliste et matérialiste ont entretenu des populations extra européennes dans la médiocrité, enlevez tous ceux qui ont participé à des manifestations antisémites pro palestiniennes et tous ceux qui ne les ont pas condamnées, enlevez tous ceux qui ont accepté des financements de l’Arabie Saoudite et du Qatar, vous trouvez au final un gros lapin blanc qui prend toute la place mais aussi de très rares politiques, dont une en particulier, Céline Pina.

L’actualité de cette militante, essayiste et ancienne conseillère régionale PS Ile de France se résume à un premier ouvrage très justement nommé « Silence coupable » édité chez Kero, livre dans lequel elle fustige « la responsabilité des politiques qui ferment les yeux sur la progression rampante du salafisme ».

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Céline Pina était l’une des invités du lundi 2 mai de Valérie Expert à venir débattre, une nouvelle fois, des attaques faites à la laïcité par l’islam, dans l’émission ça nous intéresse sur LCI. Face à elle, ces anciens collègues socialistes dont la seule participation a été du bruit, toujours du bruit, encore du bruit mais surtout, et ça c’est plus inquiétant, la technique de l’évitement pour ne proposer aucun diagnostic et aucune proposition concrète pour en finir avec la soumission de l’espace public par l’islam.

Au programme : retour sans langue de bois sur l’hidjab day, le voile dans les crèches, la mode islamiste, le voile à l’université, le porc dans les cantines et bien plus encore. Jusqu’où la laïcité peut-elle être acceptée ?

Valérie Expert : Céline Pina, vous diriez que c’est un sujet à la mode ou que c’est plus grave que cela ? C’est ce que vous dites dans le livre.

Céline Pina : Je pense que c’est plus grave que cela et s’il est à la mode, c’est qu’il correspond aux préoccupations des gens et que lorsqu’un peuple se souci d’une notion, il y a en règle générale des raisons objectives à cela. Je dirai que pour la laïcité, il a un triple problème. C’est tout d’abord une notion que l’on nous vend comme exclusivement juridique, alors qu’elle est profondément philosophique et politique. Autant dans la loi de 1905, on ne parle pas du mot laïcité, en revanche notre République est une république indivisible, sociale, démocratique et laïque. Souvent, on occulte la dimension constitutionnelle de la laïcité, pour se pencher uniquement sur la séparation de l’Eglise et de l’état. Hors la laïcité, c’est bien plus que cela. C’est la référence aux Lumières et c’est surtout un transfert de la souveraineté ou de la légitimité de la souveraineté qui ne découle pas d’une autorité ou d’une puissance divine mais qui est créée par les hommes. Nous ne sommes pas sur une différence de degrés mais de nature. Et pour que l’homme soit créateur d’un commun, il faut qu’il dépasse un certain nombre d’identité, dont les identités sexuelles mais aussi confessionnelles.

Valérie Expert : C’est très philosophique ce que vous dites mais concrètement ?

Céline Pina : En gros, ça veut dire que quand la France ne reconnait pas, ce n’est pas simplement de la neutralité. C’est l’exigence que la loi commune soit au-dessus des lois particulières fussent-elles liées à une divinité ou une croyance.

Puis, Valérie Expert l’interroge sur les menus à l’école.

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Céline Pina : Ce n’est pas une obligation, l’école est obligatoire, le fait de manger à la cantine ne l’est pas, vous pouvez tout à fait prendre les décisions que vous voulez en matière de menu. Vous pouvez choisir des menus sans porc ou des menus avec porc, peu importe.

Je voulais parler de choses un peu plus compliquées. Par exemple, dans le milieu de l’enseignement, la charte de la laïcité est extrêmement confuse sur la question du distinguo de la foi et de la science et qui finalement conseille à l’école l’évitement. En disant : la science est supérieure à la foi, mais surtout ne confrontons jamais le problème. On en est là. Ce que je ne comprends pas, lorsque l’on arrête Léonarda, on nous dit : le cadre d’une sortie scolaire est un cadre scolaire hors l’école. En revanche, quand il s’agit de faire accompagner des enfants par des femmes voilées des pieds jusqu’à la tête, tout en noir, on voit que le visage, là on me dit que : non, on est pas le cadre de la scolarité réelle. Donc finalement, la confusion ça ne favorise que ceux qui ont envie de mettre à mal la laïcité. On a vraiment besoin de clarté et de fermeté sur ces questions-là. Une fois qu’on aura un discours clair, on aura beaucoup moins d’ennuis.

La conversation porte ensuite sur le voile dans l’espace public.

Céline Pina : Le même processus est à l’œuvre, on nie très clairement que le voile a une signification. Ce n’est pas un outil de mode. La signification va clairement contre notre modèle social et notre contrat social, dans la mesure où il nie à la femme l’égalité par rapport à l’homme. Hors pour nous, l’égalité femme homme est essentielle. Le voile a une signification religieuse et clairement revendiquée. Ce qui est insupportable c’est cette confusion entre le voile et la mini-jupe. Je rappelle qu’aujourd’hui, il ni a pas de brigade du vice qui découpe le jeans des femmes pour leur faire des micro shorts parce qu’elles ne sont pas assez sexy. Alors qu’en revanche, on a des appels à la pudeur et des injonctions à la pudeur qui se passent dans nos villes. Aujourd’hui, il a des femmes qui se mettent à plusieurs dans l’espace public parce qu’on en les chasse, elles se mettent à plusieurs pour aller dans des cafés parce qu’elles n’ont pas le droit de le faire. On nie toutes ces réalités-là, personne ne les conteste, personne ne porte un discours politique pour leur dire qu’elles ont raison et franchement elles ne sont soutenues par personne, encore moins par ce gouvernement ou par les gens qui devraient les soutenir.

L’émancipation passe par le droit que l’on soit dans une situation privilégiée ou pas. Quelque part, refuser l’émancipation à certaines femmes et les laisser aux mains d’un communautarisme qui les oppresse ce n’est pas une bonne façon de faire et aujourd’hui, un des vrais problèmes que l’on a c’est l’absence de discours politique, que l’on n’interdise pas le voile à la limite ce n’est même pas mon problème, mais qu’on le combatte, que l’on dise très clairement aux gens : voilà ce que signifie le voile que vous portez, parce qu’elles le savent très bien. Qu’on dise aussi ce que signifie le fait de pouvoir se construire en tant que femme quand votre corps est un objet de honte, de répulsion, quand votre corps est un objet impur. Qu’on le dise, qu’on soit clair. Que l’on dise, nous c’est l’égalité femme homme, nous c’est le refus de qualifier un corps comme impur et si portez le voile dans ces conditions-là, à un moment donné que vous subissiez des mauvais regards c’est la moindre des choses. Je garantie qu’ici en France, personne ne sera agressé, y a pas de génocide, les gens savent se tenir. Mais quelque part quand on crache au visage de tout ce qui fait le commun, oui ça se passe mal. Demander l’égalité c’est quand même la moindre des choses, refuser l’égalité à la femme et dire que ce débat est ouvert en France, ce n’est pas normal.

Valérie Expert : Les médecins désarmés faces aux demandes de réfection d’hymen. Est-ce que l’on doit accepter que des dizaines de jeunes femmes aillent dans les hôpitaux pour se refaire faire l’hymen parce que sinon c’est la honte, l’opprobre de ne pas être vierge au mariage ? Est-ce que la sécurité sociale doit payer pour cela ? Qu’est-ce que l’on fait de ce type de cas là ?

Céline Pina : Les ¾ des jeunes filles à qui ça arrivent sont majeures, cela veut donc dire qu’elles sont passées par l’école de la République, visiblement ça ne les a pas libérées de grand-chose. Donc de façon très concrète, comment protéger ces jeunes filles qui ont le cerveau complètement colonisé, qui sont incapables de se penser comme des adultes, qui sont incapables de se penser comme des femmes debout, comme des femmes autonomes et qui sont encore à vouloir donner des gages ? Avant quand on parlait de réfection d’hymen, on pensait à l’étranger, on n’imaginait pas, tout simplement parce qu’on pensait avoir libéré la femme de ces stupidités-là, donc quand on a des cas comme cela, il faut le dire, il faut un discours public pour dire aux femmes non, ce qu’on fait là c’est une injustice, non à vous soumettre à ces pressions. Il faut le dire ! Et commencer à ne pas nier le problème.

Au moins avec Céline Pina les problèmes sont sainement posés, qui pour y répondre ?

@ Sébastien COLIN pour Europe Israël News.





Chroniqueur Europe Israël News



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  • 4 thoughts on “Céline Pina : des femmes se mettent à plusieurs pour aller dans des cafés parce qu’elles n’ont pas le droit de le faire

    1. alauda

      La charte de la laïcité est tout aussi confuse sur le distinguo entre la « libre expression de ses convictions » confessionnelles (point 3) permises aux élèves et les limites posées par le respect de celles d’autrui qui est en droit d’attendre d’être protégé du prosélytisme (point 6) y compris le plus insidieux, celui de ses pairs…
      Un petit clip de 2’34 précise les choses sur le site du Ministère : le respect de l’école publique implique pour l’élève de « ne pas montrer de manière trop visible à quelle religion [il] appartient [s’il] en a une ». Pour ironiser, j’ajouterai que la manière audible n’est pas concernée… les mashallah, par le saint coran et autres expressions permises mais pas trop peuvent diffuser tranquillement dans les cours de récré.

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