toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

Valls « Ceux qui excluent une victoire du FN en 2017 se trompent. Pourquoi la gauche ne pourrait-elle pas parler d’identité ? »


Valls « Ceux qui excluent une victoire du FN en 2017 se trompent. Pourquoi la gauche ne pourrait-elle pas parler d’identité ? »

Le Premier ministre, Manuel Valls, a donné une interview au magazine Society en kiosques vendredi. Il n’exclut pas une victoire du Front national en 2017 et revient sur les divisions à gauche et le mouvement lancé par Emmanuel Macron. Selon Le Monde, le Premier ministre va organiser plusieurs « réunions publiques » d’ici à l’été.

« La gauche peut mourir », avait-il averti dans L’Obs en 2014. Et elle peut même être battue par l’extrême droite, ajoute Manuel Valls en 2016 dans une interview à paraître vendredi dans le magazine Society.

« Ceux qui expliquent que l’extrême-droite ne peut pas gagner se trompent. En quoi, elle ne pourrait pas gagner? Si c’est un candidat de gauche qui se qualifie contre elle au second tour, une partie de l’électorat de droite peut ne pas ‘suivre’. » Pour conjurer cette hypothèse, le Premier ministre, pour qui il faut « apprendre à gouverner autrement », appelle « la gauche à se préparer à rassembler ce camp républicain sans perdre ce qu’elle est« .

Cette interview longue de dix pages est l’occasion pour Manuel Valls de revenir sur bon nombre de sujets, notamment sur l’attitude de son ministre de l’Economie. Dans une allusion au mouvement d’Emmanuel Macron, il estime que « le ‘ni droite-ni gauche’ est dangereux« .

« Je ne crois pas à la confusion. Je pense que les différences entre la droite et la gauche se sont évidemment estompées. Le monde a changé, mais il est important qu’il y ait des différences et qu’elles ne soient pas artificielles […] Nier la tripartition est une erreur fondamentale« , estime le Premier ministre. S’il dit ne pas reprocher à quelqu’un « qui n’appartient pas à un parti politique d’essayer de faire de la politique », Manuel Valls appelle toutefois au « jeu collectif ». « Il ne peut pas y avoir dans l’équipe gouvernementale ceux qui sont à la tâche tous les jours […] et ceux qui ont un autre agenda« , ajoute le Premier ministre.

Et de renchérir : « On ne peut pas être ministre et préparer un autre agenda que celui du président de la République. »

Selon des propos rapportés par Le Monde, Manuel Valls estimerait que c’est à François Hollande de gérer l’affaire Macron. « Emmanuel Macron n’a pas de permis de critiquer, mais c’est aussi au président de la République de le traiter. […] Ce n’est pas moi non plus qui l’ai invité à des réunions à l’Elysée en petit comité », a déclaré le Premier ministre à la presse dans l’avion le menant en Nouvelle-Calédonie.

« Pourquoi la gauche ne pourrait-elle pas parler d’identité? »

Dans le magazine Society qui avait déjà interviewé François Hollande l’année dernière, Manuel Valls explique également pourquoi la gauche doit se saisir de l’identité à l’occasion de l’élection présidentielle : « 2017 doit se faire aussi là-dessus. La gauche, trop souvent, n’a apporté de réponses qu’économiques et sociales. Bien sûr, il faut lutter contre la pauvreté, mais tous les débats, exacerbés parfois, qui traversent la société française, sur l’école, sur la place de l’islam, sur le voile, sur la jeunesse, interrogent profondément ce que nous sommes. » « Pourquoi la gauche ne pourrait-elle pas parler d’identité?, renchérit le chef du gouvernement […] Dire que cette question est de droite est une erreur majeure. Parce qu’on donne en pâture ce sujet à la droite et à l’extrême-droite. »

Selon lui, « plus le monde est ouvert, plus les gens ont besoin d’identité ». A cela, Manuel Valls voit deux réponses : celle du repli sur soi défendue par « l’extrême droite ou plus largement le ‘bloc réactionnaire' » ; ou  celle de la gauche « profondément républicaine ». « Je crois que la plus belle des réponses de la gauche, c’est l’égalité », plaide le chef du gouvernement.

« On peut être minoritaire à un moment et se trouver plus tard en position de rassembler »

«Nous n’assumons pas ce que nous faisons. […] Du coup, quand on n’assume pas, s’ouvre toujours le procès en trahison»

Ce dernier reconnaît plusieurs « erreurs » depuis 2012. Sur « le moment et la façon de présenter » la loi Travail,d’abord. « Quand une mauvaise interprétation est faite sur un projet, pour convaincre ensuite, c’est plus long et difficile », assure Manuel Valls, alors que les manifestations se poursuivent contre ce texte. Il estime également que « pendant ses dix ans d’opposition, la gauche s’est mal préparée à l’exercice du pouvoir » ; qu’elle n’a, une fois au pouvoir, pas assez tenu compte de la situation dégradée du pays et « sous-estimé à quel point la société française était fracturée ». L’autre erreur est « un problème majeur de la gauche française », pour le Premier ministre : « Nous n’assumons pas ce que nous faisons. […] Du coup, quand on n’assume pas, s’ouvre toujours le procès en trahison. »

Et quand les journalistes lui rappellent qu’il n’avait fait que 5% à la primaire de gauche en 2011, Manuel Valls rétorque : « On peut être minoritaire à un moment et se trouver plus tard en position de rassembler. Et je rassemble à gauche, malgré ce que vous pensez. » Le Premier ministre regrette qu’aujourd’hui le débat n’ait pas lieu « entre la droite et la gauche », mais chacun dans son propre camp. « Le Front national prospère sur ce silence », estime-t-il, ajoutant que la « confrontation régulière » entre les frondeurs socialistes et le gouvernement « nous affaiblit considérablement depuis le début du quinquennat ».

Pour défendre le bilan de ce quinquennat, Manuel Valls va donc organiser plusieurs « réunions publiques » d’ici à l’été, selon des propos rapportés par Le Monde. « Je vais faire d’ici à juillet entre quatre et six réunions publiques en régions, avec des ministres, des élus », a-t-il expliqué à la presse. « Il faut nous battre, être moins dans la comparaison avec la droite et plus dans la défense de ce que l’on fait », a-t-il expliqué. Avant de l’assurer : « Défendre le bilan, je l’ai fait, je l’ai toujours fait, et je vais le refaire. »

Source







Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension.

Signalez un commentaire abusif en cliquant ici


Merci de nous signaler les commentaires qui vous semblent abusifs et qui contiendraient des propos:
  • * Antisémites
  • * Racistes
  • * Homophobes
  • * Injurieux
  • * Grossiers
  • * Diffamatoires envers une personne physique ou morale

  • One thought on “Valls « Ceux qui excluent une victoire du FN en 2017 se trompent. Pourquoi la gauche ne pourrait-elle pas parler d’identité ? »

    1. BOUVARD

      CE QUE LES GAUCHOS APPELLENT EXTREME DROITE N EST LA DROITE PATRIOTE ET FRANCAISE QUI AIME CE PAYS QUI EST NOTRE FRANCE IL Y A TROP D ETRANGERS SUR NOTRE SOL QUI NE SONT ABSOLUMENT PAS INSTRUIT DE NOTRE HISTOIRE CELLE POUR LAQUELLE NOS AYEUX ONT COMBATTU POUR EN FAIRE UNE REPUBLIQUE QUE TOUT LE MONDE NOUS ENVIAIT JUSQU ALORS C EST ENTRAIN DE CHANGER HELAS TROIS FOIS HELAS ET NOS AYEUX DOIVENT SE RETOURNER DANS LEURS TOMBES UN PEU DE RESPECT POUR EUX NE NOUS FERAIT PAS DE MAL ENCORE FAUT IL QUE CETTE GAUCHE DE MERDE EN SOIT CONSCIENTE ET QU ELLE FOUILLE DANS MEMOIRE FRANCAISE ET NON MUSULMANNE NON AMERICANISEE NON SOUS LE JOUGE DE LA GAUCHIASSE DE LA MERE MAKRELL REAGISSONS ET VITE FRANCAIS NE NOUS LAISSONS PAS ABATTRE NI INTIMIDER

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *