toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

Sarkozy sur l’islam : « La religion des barbus n’est pas drôle ! Je n’ai pas envie de me retrouver avec des gens aussi sinistres »


Sarkozy sur l’islam : « La religion des barbus n’est pas drôle ! Je n’ai pas envie de me retrouver avec des gens aussi sinistres »

En librairies vendredi, Le Mystère Sarkozy de Samuel Pruvot revient sur les rapports complexes entre l’ancien chef de l’Etat et les principales communautés religieuses.

Quels rapports Nicolas Sarkozy entretient-il avec les religieux et les croyants? Tel est le sujet du Mystère Sarkozy(*), l’ouvrage paru jeudi de Samuel Pruvot. Rédacteur en chef au magazine Famille chrétienne, ce journaliste politique a rencontré nombre d’acteurs politiques mais aussi de responsables des clergés des trois grandes religions monothéistes pour tenter de dresser un portrait du « chanoine Sarkozy » – comme tout président de la République, Nicolas Sarkozy bénéficie en effet du titre à vie de chanoine de la basilique Saint-Jean-de-Latran de Rome.

Achetez « Le mystère Sarkozy » en cliquant sur l’image

Samuel Pruvot brosse un portrait ambigu de Nicolas Sarkozy. D’une part, l’homme est attaché à ses racines chrétiennes et, après avoir découvert des origines juives  par son grand-père maternel, il a souvent fait part d’un profond attachement à la communauté juive. D’autre part, le responsable politique a toujours traité la question religieuse de façon « pratique ». Le cardinal Barbarin, qui se trouve aujourd’hui au cœur d’un scandale pour non-dénonciation d’actes pédophiles présumés, décrit Nicolas Sarkozy en ces termes : « C’est un pragmatique et le défaut de cette qualité, c’est parfois de manquer de lisibilité dans les convictions profondes et personnelles. »

« Vous connaissez quelque chose aux musulmans? »

Un pragmatisme politique qui a souvent dérangé, voire choqué les responsables religieux. Entre autres exemples, Samuel Pruvot évoque par exemple la création du Conseil français du culte musulman (CFCM) en 2002, quand Nicolas Sarkozy était ministre de l’Intérieur. Ce dernier n’a jamais caché son désintérêt pour l’islam.

Ainsi demande-t-il, lors de son arrivée place Beauvau, à sa conseillère Emmanuelle Mignon :

« Vous connaissez quelque chose aux musulmans ? Non ? Moi non plus. » « La religion des barbus n’est pas drôle ! Je n’ai pas envie de me retrouver avec des gens aussi sinistres« , lance-t-il même à son autre conseiller Vianney Sevaistre.

Nicolas Sarkozy aborde la question du CFCM comme un dossier politique parmi d’autres. Après un premier tour de table et la mise en ébauche d’une structure, il décide d’envoyer tout le monde au château de Nainville-les-Roches, près d’Evry.

« Nous étions bouclés pour 48 heures avec une consigne [de Sarkozy] simple : ‘Je veux l’organigramme du CFCM, sinon, je ne vous laisse pas sortir!’« , raconte l’avocat Chems-Eddine Hafiz, aujourd’hui vice-président du CFCM. Alors que les négociations bloquent, Nicolas Sarkozy débarque à Nainville-les-Roches et négocie pendant une nuit blanche. « Et alors que son couple [avec Cécilia Sarkozy] battait de l’aile« , précise Me Hafiz.

Un discours du Latran incompris

Ses rapports avec la communauté catholique sont tout aussi complexes. Avant même la polémique autour du mariage pour tous, Samuel Pruvot dévoile ainsi les coulisses du discours du Latran. Prononcé en décembre 2007, à l’occasion de sa première visite à Rome, cette allocution était censée être un éloge de la « laïcité positive », c’est-à-dire une laïcité qui assumerait les racines chrétiennes historiques de la France. Aussitôt prononcé, le discours passe comme un pamphlet anti-laïcité, une phrase focalisant toutes les critiques : « L’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé. »

Non seulement l’opposition dénonce ce reniement de la laïcité, mais l’épiscopat lui-même refuse de soutenir le chef de l’Etat. Interrogés sur le sujet, les évêques n’apprécient pas que Nicolas Sarkozy fasse de la politique avec de la religion. Quelques heures plus tôt, il doutait pourtant de son discours, demandant à ses conseillers : « On n’y va pas un peu fort ? Ça risque de grincer des dents ! » Et, après s’être fait convaincre par Emmanuelle Mignon, de lâcher : « Vous avez raison Emmanuelle… De toute façon, je les emmerde tous !« 

Learn Hebrew online

Source

(*) En achetant le livre de Samuel Pruvot « Le Mystère Sarkozy » aux éditions du Rocher, vous aiderez Europe Israël qui recevra une commission de 5%.





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension.

Signalez un commentaire abusif en cliquant ici


Merci de nous signaler les commentaires qui vous semblent abusifs et qui contiendraient des propos:
  • * Antisémites
  • * Racistes
  • * Homophobes
  • * Injurieux
  • * Grossiers
  • * Diffamatoires envers une personne physique ou morale

  • 3 thoughts on “Sarkozy sur l’islam : « La religion des barbus n’est pas drôle ! Je n’ai pas envie de me retrouver avec des gens aussi sinistres »

    1. yael

      Fallait y aller au karsher au lieu de nous vendre du vent ! Parce que dans certaines banlieues francaises , c’est ce qu’il y a !

    2. Jacques

      « Vous avez raison Emmanuelle… De toute façon, je les emmerde tous ! »

      Je crains que cela ne résume le personnage…

      D’ailleurs, qu’il soit sur le devant de la scène aujourd’hui alors qu’il avait solennellement promis de quitter la politique il y a à peine 4 ans – ce que beaucoup semblent avoir oublié – autrement dit une promesse non tenue de plus, se suffit à soi-même.

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *