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La banalité du mal d’Hannah Arendt nous éclate en plein visage par Thérèse Zrihen-Dvir


La banalité du mal d’Hannah Arendt nous éclate en plein visage par Thérèse Zrihen-Dvir

OPINION

Arnold Lagémi avait résumé mon analyse par ces phrases : « En quelques traits bien acérés, Thérèse démonte et démontre les articulations d’une pensée polluée qui, accordant au système la prééminence sur l’homme, « déresponsabilise » celui-ci, au motif que ses initiatives, s’inscrivant, ès qualité d’expression d’une culture, voire d’une civilisation, elles inaugurent un monde où l’irresponsabilité devient une vertu, voire une référence d’exemplarité. 

J’avais dans mon article sur la Banalité du Mal d’Hannah Arendt expliqué que le procès d’Eichmann ne concernait pas seulement Eichmann en personne, mais incorporait l’ensemble du régime monstrueux d’Hitler. Arendt n’avait vu en ce procès que l’Homme, le Soldat Eichmann et pas le régime qu’il représentait.

« Je ne suis qu’un soldat, j’ai suivi les ordres », déclara-t-il, et par cette simple phrase il s’était innocenté, et le mal était devenu banale. Le mal ce n’était pas lui Eichmann en personne, il n’en était qu’un outil dont les AUTRES, les PLUS FORTS, se sont servis pour leurs desseins.

Dans ce cas, l’absurde nous éclate au visage. Hitler devenait aussi innocent s’il réclamait qu’il n’était que le jouet du diable, du Satan et qu’il n’a fait que suivre ses directives. Mais ce n’est là qu’un maillon d’une longue chaine. Et cette chaine devient excessivement lourde de conséquences et nous relie aux crimes perpétrés aujourd’hui au nom d’Allah ou de n’importe quel saint…

L’INDIVIDU LUI-MÊME N’EST PLUS CONCERNÉ LORSQU’IL REMET LA RESPONSABILITÉ À AUTRUI, À UN SYSTÈME, UNE POLITIQUE, UNE FOI, QU’IMPORTE SON NOM.  IL A OPÉRÉ UNE SÉPARATION ENTRE LA CONSCIENCE ET L’INCONSCIENCE.

En se concentrant sur l’individu en tant qu’individu, Arendt a perdu le fil et s’est vue en train de juger un « innocent » puisqu’il n’a fait qu’obéir aux ordres reçus de plus haut que lui.

Eichmann devenait par conséquent lui aussi une victime !!!

Ce qui incontestablement nous ramène au soldat israélien qui n’a pas respecté des ordres reçus par ses supérieurs et a pris l’initiative de tuer froidement le terroriste…

Il a suivi sa conscience et pas les ordres de l’armée.

Contrairement à Eichmann, il a jugé nécessaire de tuer le terroriste au lieu de le protéger, de le défendre, le soigner, l’emprisonner et lui permettre d’esquiver la punition à son crime par un échange ou une faveur faite aux palestiniens dans un accord politique quelconque. Il pensait en toute candeur, qu’un assassin avéré n’a aucun droit à la vie. Il a donc suivi son jugement personnel et sa conscience… En fait, il a obéi aux lois primordiales juives…

Il n’y a aucun moyen de dissocier la conscience de l’être humain de ses actes et cela nous le trouvons même dans les lois divines principales : « J’ai placé devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction, choisis-donc la vie que tu voudras vivre, toi et tes enfants ». Deutéronome 30 :19

La question que nous tous devons nous poser est simple : Un soldat doit-il agir selon sa conscience, ou bien est-ce que la conscience n’a aucune place dans le rôle du soldat ? Sur qui donc incombent les responsabilités ?  À quel moment exact entre la conscience en jeu… Ou peut-elle s’immiscer dans cette marge excessivement fine entre le devoir d’un soldat envers les dirigeants de sa patrie, de son peuple, et celui de sa conscience ?

Nous constatons ici, qu’il n’y a aucune place à l’inconscience et à la scission entre la conscience et l’individu, puisqu’à sa naissance, il a reçu le pouvoir de faire son choix…

Le Créateur a offert à l’être humain le pouvoir de suivre le chemin de sa conscience, de sa sensibilité, de son devoir envers son prochain, ou celui de s’en détacher pour assouvir ses desseins les plus obscurs. La responsabilité incombe entièrement à l’être humain en tant qu’individu, pas en tant que cadre.

L’unique crime du soldat israélien est d’avoir agi selon sa conscience et responsabilité envers ses concitoyens… La justice israélienne aura beaucoup de mal à contourner les lois du Pentateuque qu’il faudra indubitablement placer sous ses yeux.

Thérèse Zrihen-Dvir





Avocate en droit international - Entre New York, Genève, Paris et Tel Aviv



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  • 9 thoughts on “La banalité du mal d’Hannah Arendt nous éclate en plein visage par Thérèse Zrihen-Dvir

    1. alauda

      Le soir de la tuerie du Bataclan, une sentinelle a refusé de donner son arme à un gradé de la BAC, au prétexte qu’il n’avait pas d’ordre de sa hiérarchie. Le courageux Commissaire est entré avec sa simple arme de service et a liquidé un des terroristes.

      La Boétie, ami de Montaigne, s’est interrogé à 18 ans sur la servitude volontaire qui conduit à annihiler sa conscience propre au profit d’une instance supérieure. Il visait dans son court essai écrit en 1547 les régimes tyranniques et posait la conscience personnelle comme limite ultime à la soumission.

      Nul ne sait ce qui s’est passé dans la tête du soldat dans la fraction de seconde où il a pris sa décision et il est le seul à pouvoir s’en expliquer. Il a l’âge à peu de chose près de La Boétie qui vivait aussi à une époque fort troublée. Il a tiré. Œil pour œil ? On ne sait pas. Mais il n’aurait pas tué s’il n’y avait pas la tyrannie des couteaux.

      De toute façon, les états réagissent aussi au terrorisme de manière forte. Et on sait que des civils sont frappés.

    2. Rony d'Alger

      Mais ce jeune soldat de 19 ans a eu peur que ce tueur arabe, qui malgré la température estivale, était vêtu d’un manteau, n’y dissimule une ceinture explosive. Dans un cas semblable, un soldat voulant tirer en avait été empêché par son supérieur; ; résultat, le terroriste se fit exploser, tuant le supérieur et faisant du soldat un handicapé à vie. Donc inutile de philosopher sur un tel cas avec cette référence sempiternelle à Anna Arendt. Dernières nouvelles; Bis repetita. 2 Hayalim , dont un supérieur qui lui est emprisonné, sont poursuivis pour avoir brulé un drapeau de l’ATAR ( autorité terroriste arabe de Ramallah), lequel drapeau avait été trouvé lors du contrôle d’une voiture arabe. C’EST COMPLETEMENT FOU. Le comble de cette mauvaise blague est que les terroristes de ramallah ont saisi la perche qui leur était tendue et ont donc protesté contre, disent-ils,  » cette provocation ». Franchement n’y a t-il pas dérapage à la Khyria à Tel-Aviv ? A quoi jouent Azincot et Yaalon ?

    3. robert davis

      Avec la gauche il n y a pas de méthode : lorsque le soldat désobeit c’est la conscience qui colpte s’il tue un arabe la consciencne plus bonne à rien

    4. zanaroff

      Le terroriste est mort et content. Il a rejoint les houris au paradis. Pourquoi polémiquer. Ils sont programmés pour tuer et mourir. Vous avez conscience de la vie, eux ont conscience de la mort. La gauche bien pensante, pense toujours de travers. C’est pas de sa faute. C’est inné. Le réveil des consciences doit se faire chez les musulmans. Ils se sont fait blouser sur toute la ligne. Pour aller au paradis, il faut faire un Djihad intérieur, c’est rien que de l’amour, et l’amour est universel. Se pencher sur la vie de Jésus est leur salut.

    5. Jacques

      Bien dit, Rony d’Alger !

      Agir selon sa conscience, dans le cas présent, consistait à ne prendre aucun risque pour lui-même et ses camarades de Tsahal.
      Il n’y avait aucune certitude que le terroriste ne soit pas équipé d’une ceinture d’explosifs, ou d’une autre arme, ni qu’il ne jouait pas la comédie, même partiellement. Il voulait tuer en mourant, ou mourir en tuant, dans sa folie islamique, et aucun moyen n’est exclu, on le sait, dans ces cas-là, dans l’esprit de ces frappadingues.
      Donc inutile de tergiverser, ce jeune soldat a fait son DEVOIR. Bravo à lui !
      Et le terroriste est là où il voulait aller.
      Donc tout le monde devrait être content – sauf évidemment ceux qui auraient souhaité qu’il y ait davantage de morts juifs !

    6. robert davis

      La conscience c’est bien en temps de paix mais en temps de guerre il faut une DISCIPLINE; le prblème PARTICULIER d’Israel n’est pas philosophique maiis POLITIQUE. Les politiques juifset israéliens sont MAUVAIS, archi mauvais. Leuque est celle des ghettos ils sont aussi en retard que les arabes qui sont au 7ème S.

    7. Yehuda

      Le regime Israelien perpetus l occupation arab de terre Juif par maintenir illusion sur la terre sous regime militaire les arabs ont legitime clame prendre la terre pris a la guerre de 6 jours.

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