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Chronique 3 : Du militantisme parisien aux rangs de Tsahal, par un jeune Franco-Israélien


Chronique 3 : Du militantisme parisien aux rangs de Tsahal, par un jeune Franco-Israélien

CHRONIQUE

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Drapeau d’Israël dans la poche, chaussures de sport, Jogging, motivation. Je suis prêt. Dans la soirée je serais avec mes frères, près de l’avenue des Champs Elysée, devant l’ambassade D’Israel à Paris. Ce soir d’hiver 2012 nous manifestons pour soutenir nos frères de Tsahal, engagés dans l’opération Colonnes de nuée (עמוד ענן) dans la bande de Gaza.

Nous sommes la pour manifester, mais aussi pour intervenir, rapidement, comme il faut, dans le cas où nos ennemis voudraient débarquer pour « casser du Juif ». Nous sommes jeunes. Nous sommes motivés. Nous sommes peu….

Je repense à ces moments-là, en ce matin du 24 août 2014, quand je prends la route du Bakoum, c’est à dire ma première journée en uniforme. Ça y est, on y est.

Il est 6h30, je suis la parmi les premiers. La boule dans mon estomac n’a jamais pesée aussi lourd. 7h nous sommes de plus en plus nombreux.

C’est marrant comme le contraste qui se dessine sur les visages. On peux distinguer 3 groupes: les excités, dont je fais partie, les anxieux se mordent la lèvre, et enfin les familles, larme à l’oeil, tristes de nous voir partir, mais fiers à la fois.

Le temps de prendre ma fiancée dans les bras, de lui permettre que je reviens vite, et déjà, on m’appelle. Elle m’accompagne jusqu’au bus, m’embrasse, me remet une enveloppe, et me voit m’éloigner…

Je ne la quitte pas des yeux, jusqu’au moment où elle ne devient plus qu’un point à l’horizon…

J’ouvre l’enveloppe, et je m’accroche pour ne pas pleurer à mon tour. Jamais en 1 an on avait été séparés. Mais je n’ai aucun doute, cette épreuve ne peux que nous endurcir, nous rendre plus fort.

Le bus s’arrête, et la seconde claque ne se fait pas attendre.

« TOUT LE MONDE EN HET (ח, une lettre de l’alphabet hébraïque. Sur ordre des commandants les soldats doivent former un ח pour recevoir les instructions) MAINS DANS LE DOS EN TRIANGLE! »

Elle a l’air d’avoir 15 ans, à une voix aiguë qui me perce les tympans, pourtant je vais devoir m’y faire: c’est une Commandante. Une commandante pour les nouvelles recrues non combattantes. Comprendre: elle n’a que quelques mois de plus que moi dans l’armée, mais à suivi une formation de base pour avoir ce grade, important avec mes yeux de Tsayir (צעיר, jeune en Hébreu, nom que l’on donne aux soldats plus jeunes, qui débutent) mais que je regarde bien différemment aujourd’hui.

En effet, ces petites soldates énervées ne m’ont pas données un bon souvenir du tout. Le fait d’être une femme face à un groupe de 15 hommes, qui doit assumer un poste pour lequel elle n’a pas les épaules, la pousse à être plus agressive qu’il ne le faut, jouant sur la peur de la punition plus que sur le respect pour s’imposer.

N’allez pas y chercher du « machisme », loin de la!

Au contraire, je respecte énormément nos combattantes, que j’ai eu la chance de côtoyer lors d’entraînement, et qui méritent le nom de Sabra que l’on donne aux israélienne: comme le fruit du cactus, elles sont belles, douce, mais savent se défendre.

Mais ces petites chefs inexpérimentées n’ont pas réussi à me séduire. Elles avaient semble-t-il perdu la douceur du fruit pour ne garder que la rigidité de sa peau.

Lorsque 3 mois plus tard je suis devenu (enfin..) combattant, la différence était énorme. En face de moi j’avais quelqu’un qui qui a enduré tout ce que je m’apprêtais a vivre, plus encore, pour devenir commandant, et qui donc n’avait pas besoin de faire de  » cinéma » le respect était mutuel et naturel. Revenons en à notre Het.

Nous sommes appelés, dispatchés en plusieurs groupes, par chance mon ami est avec moi. La nous recevons nos uniformes, notre plaque, l’aventure Tsahal à commencée.

Qu’importe la discipline, qu’importe le sommeil qui peu à peu allait se faire court, rien ne compte désormais, je suis soldat. Notre commandante nous annonce que nous avons 45 mn pour être prêts à dormir, douchés, téléphones éteints.

Elle passe dans notre chambre à la seconde ou notre temps s’écoule, et nous annonce que nous devons être debout le lendemain à 5h00. Morphée ne tarde pas à m’emporter, et c’est tant mieux, car de longues journées nous attendent…

© Bryan Meïr Meguira pour Europe Israël News

Bryan est un jeune Franco-Israélien qui a aidé l’équipe d’Europe Israël à livrer du matériel aux soldats israéliens lors de la guerre contre Gaza en Juillet 2014.







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