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La Belgique est le quartier général de DAECH en Europe.


La Belgique est le quartier général de DAECH en Europe.

Ça nous concerne sur LCI, la nouvelle émission de Valérie Expert, aborde tous les jours plusieurs sujets d’actualité. Hier, ce funeste 23 mars, Vincent Hervouët, journaliste et présentateur de Ainsi va le monde sur LCI et spécialiste du monde arabe est venu réagir aux derniers attentats.

Vincent Hervouët : Ce qui existe en réalité, c’est le problème que nous pose la Belgique et qui nous tend un miroir, qui fait réfléchir, et ce miroir qu’elle tend à la France, c’est un pays où le communautarisme a énormément et considérablement gagné des pans entiers de la société, où il y a des zones de non droit que sont Molenbeek par exemple mais dont on pourrait retrouver l’exemple en France aussi, et puis, c’est un pays qui a mis quatre mois à trouver où logeait Abdeslam, ce qui n’est pas rien ! C’est aussi un pays où le débat politique est totalement occulté sur ces questions et pendant des années. Il y a eu une politique de l’autruche que les belges payent très chers aujourd’hui.

Valerie Expert : C’est ce que disait Manuel Valls ce matin, il dit « on a fermé les yeux sur la progression des idées extrémistes du salafisme », beaucoup de critiques également…

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Vincent Hervouët : Parce que la réalité est quand même là. Dans les chiffres, par exemple, les belges sont ceux qui – ressortissants belges, double nationaux ou pas – sont ceux qui sont les plus nombreux proportionnellement pour partir vers la Syrie, pour aller faire le djihâd et à en revenir.

Et on voit que CNN n’avait pas entièrement tort, la nuit dernière, de présenter la Belgique comme le quartier général de l’État Islamique en Europe. C’est très frappant de voir tous les liens : y a eu des liens avec l’Espagne, dans les attentats contre Massoud, en 2001 le Chah Massoud, le guerrier afghan, y a eu des liens avec la cellule de Habsbourg. On trouve dans toutes les affaires de terrorisme une sorte de connexion belge et c’est pas un accident ou un hasard.

Valerie Expert : Je vous ai vu réagir en entendant le mot guerre, à chaque fois quand on montrait les unes « l’Europe est en guerre » on a entendu ce matin un ancien ministre de l’intérieur dire « la guerre est en Europe et l’Europe est en guerre », ce n’est pas une guerre pour vous…

Vincent Hervouët : On se paye de mots. Quand un politicien vous parle de la guerre en général, quand il prend un discourt martial, quand il prend une posture comme cela, c’est parce qu’il veut être à la hauteur des événements et à la hauteur de l’histoire. Evidemment, il se grandit en parlant de guerre et en faisant son Churchill au pupitre.

La guerre ça veut dire dans sa bouche que ça va durer, la guerre ça veut dire on va la gagner, on les aura en quelque sorte, pour reprendre ce slogan de 1914. Mais la réalité, elle n’est pas là. L’Europe existe parce que justement elle a ce rêve de paix universel qui s’étendrait à la terre entière, y a plus de méchant, y a plus de volonté de puissance qui s’exercerait par les armes.

Mais l’Europe, elle n’est pas du tout adaptée parce que, un, son idéologie c’est libertaire libérale donc on fait pas la guerre, deux, son projet intrinsec c’est le sans frontiérisme donc y a plus de limite, y a plus d’ennemi puisqu’il y a plus de frontière, SCHENGEN est une passoire chacun le sait, et puis son projet c’est l’immigration, c’est le melting pot.

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C’est l’un des quatre projets, quand même, de la commission d’augmenter l’immigration de main d’œuvre. Donc, le mantra de l’Europe c’est la paix. Dire maintenant, « on est en guerre, on est guerre » ne résout rien. Ça veut dire quoi ? On va mettre plus de parachutistes, ou de marsouins à patrouiller dans Roissy, comme on le voyait ce matin ?  On va allonger la minute de silence ? On va faire une minute dix, et puis au prochain attentat on fera une minute trente ? Et puis au prochain attentat, on fera trois minutes de silence ? Et puis on fera cinq jours de deuil national ? C’est pas comme ça la guerre. La guerre ça pourrait dire avoir une véritable politique adaptée à la menace, c’est tout autre chose.

Et l’intervention qui a lieu en Syrie et en Irak ?

Vincent Hervouët : Là c’est un autre débat. Je sais pas quel est le palmarès des frères El Bakraoui. On pourrait s’interroger sur la multiplication des frères avec Kouachi avec Abdeslam, avec Merah etc. Ça pose des problèmes. A priori ces gens vont parfois faire un tour sur un terrain de guerre, prendre des ordres, s’endurcir, s’éprouver, acquérir des techniques, mais en réalité, la plupart des terroristes viennent de la ligne de métro, viennent des Butes Chaumont, viennent de la plaine Saint-Denis.

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Le problème c’est pas d’aller bombarder Raqqa, même si c’est sans doute nécessaire d’endiguer l’extension de ce cancer, mais le problème que pose à notre pays, cette menace, c’est reconquérir des territoires qui sont devenus des ghettos et des lieux de non droits. C’est évidement Molenbeek mais on les trouve aussi en France, on peut faire l’inventaire mais il y en a parait-il des dizaines et des dizaines, il y a à interdire les financements étrangers des mosquées salafistes et contrôler ce qu’il se dit dans ces mosquées, stopper les dérives communautaristes. Ça la Belgique est l’exemple absolu, absolu.

Valérie Expert : Des choses qui n’ont pas été faites jusqu’à maintenant, il a toujours des prêches salafistes.

Vincent Hervouët : Oui, y a une dizaine de mosquées qui ont été fermées en 10 dix ans, y a eu beaucoup en quelques mois, quand même, y a une espèce de contrôle qui peut à peut se resserre. Mais sur la dérive communautariste, il faut avouer que le clientélisme des politiciens belges est une sorte d’exemple absolu.

Aujourd’hui pour se faire élire dans le Grand Bruxelles, vous avez intérêt à filer doux devant les prêcheurs, devant les prédicateurs, devant ceux qui tiennent les communautés, et c’est important. Et puis faudrait peut-être réfléchir un peu à cette façon que nous avons, nous européens, désormais de faire la politique étrangère de l’Arabie saoudite et de faire la guerre à la place de l’émir du Qatar. Ça c’est quand même des problèmes qui sont posés aux politiques et qui ne se résoudront pas en se contentant de dire « c’est la guerre, c’est la guerre, tous aux abris, mobilisation générale ».





Chroniqueur Europe Israël News



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