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Un NOUVEAU Premier ministre pour un Canada NOUVEAU (1/2)


Un NOUVEAU Premier ministre pour un Canada NOUVEAU (1/2)

Beaucoup de gens, voire de chefs d’État,  s’interrogent sur les raisons qui ont guidé le choix des Canadiens au moment des élections. Pourquoi avoir choisi pour Premier ministre un homme dont l’expérience en politique est quasi inexistante?

Bien sûr, le PM sortant, Stephen Harper a une feuille de route enviable. Grâce à lui, le Canada avait la cote AAA en matière d’économie et, en matière de sécurité, nous étions assurés que toutes les mesures étaient prises. Mais Harper a un défaut que la majorité des Canadiens, incluant Justin Trudeau et les médias, ne lui pardonnent pas : il affiche ouvertement sa sympathie pour le pays le plus critiqué au monde : Israël.

Alors, pour traduire le choix des Canadiens, je vais m’inspirer d’un poème de Baudelaire « Any where out of the world » qu’il conclut en ces mots « N’importe où! N’importe où! Pourvu que ce soit hors de ce monde». Et je vais dire : « N’importe qui! N’importe qui! Pourvu que ce ne soit pas Harper! ».

Restait aux Canadiens à choisir entre Mulcair et Trudeau. Le second a eu raison du premier. Certes, le premier a une longue expérience en matière de politique. Mais l’autre sera élu grâce à son physique, aux médias dont il a su se servir abondamment au cours de sa campagne et  à sa promesse de changement à maintes reprises réitérée.

  1. Physiquement, bien sûr, les électeurs le trouvent très différent des Premier ministre qu’on a connus jusque là. Très différent également de tous les chefs d’État européens. C’est au point qu’on pourrait apposer à son titre de Premier ministre les superlatifs « le plus beau », « le plus jeune », « le plus sexy », « le plus charismatique ». Comme les jeunes, il est branché. Comme les jeunes, il adore se retrouver au milieu d’une foule, faire des « selfies », poser avec son épouse pour un magazine comme Vogue.
  1. Les médias Il vit avec eux une belle histoire d’amour au cours de sa campagne. Il n’hésite pas à leur dévoiler ce qui devrait rester privé, il se prête volontiers aux interviews en autant qu’elles ne fassent pas appel à sa capacité de dirigeant. Autant de « qualités » qui font de lui, évidemment, le chouchou des médias. Et Radio-Canada, à qui il a promis quelques millions de dollars et qui affiche sa haine pour Israël et pour Harper, s’est fait un devoir de nous le « vendre ». Pendant toute la durée de cette campagne, Trudeau est devenu un objet de publicité et RC a usé des méthodes des publicitaires : le matraquage. Et la Radio d’État a réussi. D’ailleurs, on peut dire que son élection, Trudeau la doit en grande partie à Radio-Canada. Et ce même si la lune de miel a pris fin aussitôt que Harper a été écarté du pouvoir.

Certes, notre beau Justin n’est pas un politicien aguerri. Qu’importe! Voyez comme il est agréable à regarder! Son physique ne compense-t-il pas largement son manque d’expérience?

Alors, très vite, pour beaucoup, le choix était fait : ce serait Justin et personne d’autre.

  1. Un Canada nouveau Et pour répondre aux attentes de leur électorat, lors de la dernière campagne, les libéraux ont choisi pour slogan « Il est temps de changer ensemble ». Il s’agira de tout mettre en œuvre pour se démarquer des conservateurs dans tous les domaines

Et il faut leur rendre justice : ils ont tenu promesse. Avec Justin à la tête du Canada, tout va changer. À commencer, comme il l’a si bien dit et répété, la place du Canada dans le monde.

Il nous a promis que le Canada retrouverait sa place dans le monde, une place qu’il avait perdue, selon les libéraux, depuis l’accession au pouvoir du gouvernement Harper. Voyons si c’est le cas.

Le Canada et la coalition contre l’EI

–  Retrait des CF18  Il compte retirer les CF 18 de la lutte contre l’EI. En d’autres mots, il veut se retirer de la coalition. Et ce en dépit de l’insistance des pays coalisés pour que le Canada maintienne sa participation aux frappes militaires. «Bien sûr qu’ils veulent que nos CF-18 restent là-bas», a déclaré le 15 janvier le ministre de la Défense nationale, Harjit Sajjan.

Mais le gouvernement canadien a choisi de demeurer inflexible : il retirera les CF 18. Après tout, n’oublions pas le slogan des libéraux : Il est temps de changer ensemble. Les CF 18, c’était le choix des conservateurs, les libéraux doivent se démarquer  du gouvernement Harper.

Au lieu de jeter la pierre sur notre PM, comprenons-le. Il veut être différent des autres. Il veut être transparent. Il veut diffuser du Canada une image en totale rupture avec celle que diffusait le gouvernement Harper. Et être différent, c’est un enrichissement. Voyez ce que nous apportent les réfugiés!

– Une autre façon de participer Si nous considérons cette décision comme l’équivalent d’un retrait de la coalition, nous faisons erreur sur toute la ligne. M. Trudeau considère que le Canada fait toujours partie de la coalition, qu’il continuera d’être un «membre de premier plan» et ce, même s’il abandonne les frappes militaires,  Il affirme vouloir apporte son aide d’une autre façon.

«J’ai rassuré tout le monde que le Canada va continuer de faire sa part, va continuer de faire partie de la solution à plusieurs niveaux, oui en aide humanitaire, oui au niveau des réfugiés. Mais également le Canada va continuer d’être un acteur sur le plan militaire, contre l’État islamique», a-t-il déclaré lors du Sommet du G20 ».

De quelle façon? « That is the question ». Nous sommes sensés le découvrir très bientôt. Aide humanitaire, formation? Pourquoi pas. Justin Trudeau a une autre qualité, une qualité absente chez tous les grands de ce monde : il est antimilitariste. Il est pour la paix, c’est un tenant du « Peace and love ». Alors, les Canadiens peuvent dormir tranquilles, leur PM veille au grain, il a « un plan ».

On nous rétorquera que, depuis les années 60, le monde a bien changé. C’est vrai, mais est-il interdit à un Premier ministre épris de paix  d’œuvrer pour un monde meilleur, un monde dans lequel  « tout le monde, il est beau, tout le monde, il est gentil »?

Évidemment, la réalité n’a pas tardé à le rattraper. En effet, les conséquences ne se sont pas fait attendre. Alors que c’est au Canada, sous le gouvernement Harper,  en juillet 2015 que se sont rencontrés les dirigeants des principaux pays de la coalition, on constate, non sans une certaine amertume, qu’ en janvier 2016, le Canada n’a même pas été invité à la rencontre de Paris qui réunissait, pour reprendre les termes du  secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, « ses homologues de six pays jouant un rôle majeur tant au sol que dans les airs » au sein de la coalition internationale contre le groupe armé État islamique (EI). À savoir les ministres de la Défense des États-Unis, du Royaume-Uni, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie et des Pays-Bas. Pour la première fois, le Canada est absent.

Mais attention! Nen concluons pas trop vite que le Canada ne joue pas de rôle majeur, ou encore que les pays de la coalition n’accordent plus leur confiance au Canada auquel cas cette non-invitation serait un camouflet.

Écoutons plutôt la voix de notre ministre de la Défense, Harjit Sajjan : « Des rencontres, il y en a tout le temps ». Alors, n’est-ce pas rassurant?

Et notre honneur est sauf puisque notre Justin a le soutien de son mentor qui ne lui reprochera certainement pas son désengagement : Obama.

De toute façon, lors de sa campagne électorale, Trudeau avait pris l’engagement de mettre un terme à la mission de combat contre l’EI. Et nous n’aimerions pas avoir un Premier ministre qui ne tient pas ses promesses!

Alors, comme il se veut différent de tous les chefs d’État, comme la différence qu’elle soit ethnique, relieuse ou politique doit primer sur les règles communes, il tiendra sa promesse, quoi qu’elle puisse lui en coûter, quelles que soient les circonstances (attentats de grande ampleur revendiqués par L’EI),  et même si beaucoup de Canadiens, voire de libéraux,  souhaitent que le Canada reste au sein de la coalition.

Donc en mars 2016, les CF 18 regagneront leur base au Canada. Après tout, notre PM ne nous a-t-il pas dit que la place du Canada dans le monde changerait par rapport à ce qu’elle était avec son  prédécesseur? Et bien, elle change!

Mais ne nous méprenons pas sur ses intentions même si elles nous semblent incompatibles avec nos attentes. Accordons-lui notre confiance : il est conscient du «rôle important» que le Canada a à jouer dans la coalition et surtout, surtout, ne l’oublions pas : il « a un PLAN »!

© Dora Marrache pour Europe-Israël

Chroniqueuse, Radio-Shalom, Montréal

 





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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  • 10 thoughts on “Un NOUVEAU Premier ministre pour un Canada NOUVEAU (1/2)

    1. Tizi Aviv Tel Ouzou

      Justin Trudeau le Kenji Girac de la politique canadienne.

      Quand les canadiens (qui ont élu ce crétin) auront terminé leur masturbation collective (devant son portrait) et qu’ils reviendront sur terre, elle va bien brûlée la claque qu’ils recevront dans la gueule en boomerang. Justin Trudeau : 5 minutes de plaisir, 5 ans de délire !

    2. c.i.a.

      4 ans, vous voulez dire, tout cela est la cause de la haine des gauchistes ,pour Harper ou des conservateurs!!
      Ces idiots utiles, ont elus un chiwawa comme premier ministre,  » mini » dans sont cas est tres approprier!!!

    3. c.i.a.

      Dire qu’ils me regardaient de travers, lorsque je leur disait que je votait pour les conservateurs!!, regarder nous maintenent, LA HONTE!!

    4. Robert Davis

      Excellent article et une bonne analyse : il semble que ce que veulent les canadiens c’est un changement pour le changement et …à gauche, toute! Il semble que ce soit le cas un peu partout en occident les jeunes sans expérience ni cervelle ce qui est pire, veulent un système de DESTRUCTION. Quand ils auront tout détruit sans doute pensent-ils qu’ils referont le monde mais ILS NE LEREFONT JAMAIS CAR LA GAUCHE NE SAIT PAS CONSTRUIRE. Elle ne sait que détruire. Probablement se disent-ils que après qu’ils auront « jeté leur gourme » stupide la droite va tout réparer. La droite ne pourra pas réparer et quant à eux avec le sida ils ne reconstruiront pas leur vie, ils crèveront dans un coin. Et ils ne l’auront pas volé.

    5. Robert Davis

      PS. Quand je parle de sida c’est une métaphore, bien que réelle leplus souvent. Je veux dire des fils à papa qui rejettent ce que leurs parents ont construit et que des minus de leur espèce sont incapables de reconstruire. Ce qu’ils détruisent à vocation à rester en l’état et eux vons crever dans un coin comme c’est presque toujours le cas des fils à papa. Surtout des fils à papa…sans ressources, des losers.

    6. SergeB

      TRUDEAU n’est arrivé a ce poste que par le NOM qu’il porte étant donné que les fantômes du parti libéral, ces vieux connards sans envergures qui se serve de ce selfiste comme d’une marionnette, un appât pour piège a cons. Un nom honteux d’un enfoiré qui a passé sa vie a frayer avec le monde communiste et socialiste tels Chine et Cuba détesté des américains, une vraie tête de cochon.
      il a bien de qui retenir…

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