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Le radicalisme dans le sport: « Des matches de foot interrompus par des prières »


Le radicalisme dans le sport: « Des matches de foot interrompus par des prières »

Prières à la mi-temps, corans coincés entre coupes et médailles, matchs entre femmes voilées: en France, les clubs de sport, lieux supposés d’intégration, de mixité et de laïcité, ne sont pas épargnés par la radicalisation, sous l’effet de quelques meneurs à l’influence potentiellement dévastatrice.

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Cette dérive, bien que circonscrite, a été pointée du doigt dans une note du service central de renseignement territorial (SCRT) datée de juillet dernier. Ce document recensait les faits signalés dans une trentaine d’associations sportives, partout en France, de Roubaix (nord) à Perpignan (sud) en passant par la banlieue parisienne ou lyonnaise.Des matches interrompus par des prières

Il citait les exemples de matchs de football interrompus par des prières, ou encore la tolérance, dans des équipes féminines, de joueuses voilées en dépit des règlements et de la loi. Le tout, dans des clubs souvent subventionnés par les autorités locales.

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C’était encore le cas, jusqu’à récemment, d’une association multisports du quartier Sainte-Geneviève, à Auxerre (centre), subventionnée à hauteur de 3000 euros par an et qui affichait ostensiblement des fascicules de « cours coraniques pour filles » dans ses locaux, comme l’ont constaté des étudiants en journalisme enquêtant sur le phénomène. La mairie d’Auxerre, éclairée par la note du SCRT, a depuis coupé les vivres de cette association.« Acheter la paix sociale »

D’autres municipalités ferment les yeux sur l’usage fait de locaux leur appartenant. C’est le cas par exemple à Bobigny en région parisienne où la ville loue une salle à un club privé de fitness et d’arts martiaux appliquant de manière stricte la non-mixité des cours et des locaux. Le nom de cet établissement, le « Sunna club », réfère directement à un terme coranique employé pour désigner la loi immuable, les règles imposées par Allah.

Interrogée, la mairie de Bobigny n’a pas répondu aux sollicitations de l’AFP. « On parle tout le temps des valeurs du sport, mais c’est un lieu de rassemblement comme un autre où toutes les tentatives d’embrigadement, tous les prosélytismes sont possibles », note le sociologue Tarik Yildiz, auteur d’un ouvrage titré « Racisme anti-blanc », qui se souvient, au cours de ses tribulations professionnelles dans les banlieues, avoir croisé dans le Val d’Oise un éducateur « particulièrement haineux » notamment envers ceux qui « au sein de sa propre religion, l’islam, n’adhéraient pas à son discours radical qui était peu ou prou la traduction de celui de l’Etat Islamique. »

« Dans certaines collectivités, poursuit-il, on a tendance à acheter la paix sociale en recrutant ce genre de personnes » à des postes clés d’éducateurs sportifs. Un désastre tant est prégnante, sur des enfants, des adolescents ou de jeunes adultes, l’influence de ces entraîneurs souvent plus écoutés que les professeurs de l’école.

Une maman, dont le fils a été radicalisé « en deux-trois mois » dans un centre de formation, au point « qu’il aurait certainement pu se faire exploser si ses mentors le lui avaient demandé », explique avoir mis deux à trois années à « récupérer (son) fils. »

« Dérives individuelles »

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Très conscient du pouvoir du sport, le gouvernement français a, après les attentats de janvier à Paris, lancé le plan « Citoyens du sport » à destination des quartiers prioritaires: quelque 400 emplois aidés pour les clubs amateurs, un soutien financier à 13 associations indépendantes proposant du sport comme celle de l’ancien joueur de tennis Yannick Noah, Faîtes le Mur, ou l’Académie de boxe Christophe Tiozzo, et surtout l’obligation faite aux fédérations de faire suivre à leurs entraîneurs des modules de formation citoyenneté/laïcité.

« Une enceinte sportive, a fortiori une salle de sport mise à disposition par une collectivité territoriale, est un lieu où la laïcité s’applique », rappelait le secrétaire d’Etat aux Sports Thierry Braillard avant les attentats du 13 novembre qui ont fait au moins 129 morts. « Ca n’est pas un lieu de prière, mais d’émancipation et de fraternité », soulignait-il.

« Il suffit d’un éducateur… »

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Lui-même élu local, à Lyon, Thierry Braillard est bien conscient que les « dérives sont souvent peu visibles ». « Il suffit d’un adhérent, d’un éducateur », reprend-il, racontant qu’à la publication de la note du SCRT, certains élus proches des clubs stigmatisés sont « tombés de leur chaise. »

« Qu’il y ait des dérives individuelles, que parmi les candidats au jihad certains pratiquent un sport de combat et qu’il y ait plus de chances statistiquement qu’ils aient fréquenté un club du 9-3 qu’un terrain de tennis à Boulogne, c’est possible, mais ce n’est pas quelque chose que je ressens en tant qu’élu de terrain », note de son côté Mathieu Hanotin, député de Seine-Saint-Denis, élu en charge des sports au conseil général, soulignant le « rôle des éducateurs sportifs dans la prévention de la radicalisation ».

« Il faut faire attention à ne pas jeter la pierre à ces éducateurs qui se battent pour donner un cadre aux jeunes, donner un sens à leur vie », a insisté le député, au sujet de l’immense majorité de ces personnes qui oeuvrent dans les clubs sportifs.

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Journaliste canadien indépendant. Spécialiste des questions sur l'islamisme, le terrorisme, la géopolitique, et sur le conflit Israélo-arabe.



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  • 7 thoughts on “Le radicalisme dans le sport: « Des matches de foot interrompus par des prières »

    1. Armand Maruani

      Il y a des coups de pieds au c.. qui se perdent .
      Chez eux ils trafiquent et sur un stade ils prient .

    2. Koiran Paula

      Ceux qui sont tellement religieux n’ont rien à faire en Europe. Il y a asser de pays musulmans où aller.

    3. YEHOUDA

      @ Armand Maruani ! rireeeeeeee ! mais non, ils prient pas !
      ils on tomber leur boulette de shit dans l’herbe!
      rireeeeeeeee !!

    4. Jacques

      4. danielle

      Il prie pour son patient ma soeur ! pour qu’Allah l’accueille en son paradis, puisqu’il va mourir ! LOL

      (humour noir, je précise 😉 )

    5. capucine

      ils font du sport entrecoupé par des prières ? c’est du fanatisme à l’islam !!
      vous imaginez si les Bleus en faisaient autant ? déjà qu’ils ne chantent pas tous la marseillaise ….

    6. YEHOUDA

      rireeeeeee [email protected] capucine ! cet pour bientot ! au point ou ont en ais !
      un peut plus , ou un peut moins ! rireeeeeeeee !
      ils feront le haka islamique ! comme au rugby avec les old black !
      rireeeeeeeeee !

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