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Goldnadel : trente ans de complaisance envers la radicalité islamiste


Goldnadel : trente ans de complaisance envers la radicalité islamiste

 FIGAROVOX/CHRONIQUE – Au lendemain des attentats de Paris, Gilles-William Goldnadel estime que certaines questions méritent d’être posées, sur la société multiculturelle, l’immigration et le salafisme.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Toutes les semaines, il décrypte l’actualité pour FigaroVox.

Pour la même raison, que pour l’esprit Charlie, cette messe consensuelle, que j’ai refusé de chanter à tue-tête parce que précisément elle tuait la pensée critique, je refuse de participer à une unité nationale factice qui sert objectivement d’écran de fumée dissimulant les dures réalités.

La seule question qui vaille d’être posée est de se demander si le dernier acte de barbarie qui vient d’ensanglanter Paris va ou non accélérer le processus définitif de libération des esprits décérébrés par trente ans de complaisance médiatique et politique envers la radicalité islamique.

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J’écris «définitif», car il est indubitable qu’en ce qui concerne la majorité du peuple français, et sans doute européen, la cause est entendue depuis que l’idéologie intellectuelle et médiatique qui l’avait longtemps égaré s’est fracassée sur le roc de la sanglante réalité.

L’enjeu réside dans un combat culturel dans lequel l’idéologie médiatique et artistique continue à posséder un pouvoir de sidération et d’intimidation paralysant.

Il est inutile ici de s’appesantir longuement sur les raisons de cette longue complaisance envers l’islamisme dont on se bornera à nommer le responsable: le faux antiracisme gauchisant et ses terribles conséquences en cascade: la xénophilie, la phobie du blanc, le chantage à l’islamophobie, l’interdiction de s’interroger sur l’islam conquérant, l’impossibilité de questionner l’immigration islamique, la culture de l’excuse absolutoire en matière de délinquance, le déni ou la minimisation de la dangerosité du terrorisme islamique et son caractère antichrétien et antisémite.

La question complémentaire est de se demander si, au rebours des massacres du 11 janvier, un véritable choc des consciences prétendument élitistes peut être attendue de l’hécatombe du vendredi noir.

L’esprit Charlie avait empêché de nommer le mal par son nom: «islamisme», préalable psychologique à toute possibilité de le combattre et de le vaincre. Cette prohibition sémantique n’avait même pas eu comme contrepartie de faire descendre dans la rue la population d’origine islamique.

Au lendemain du drame, le Premier ministre avait cru devoir lier ses causes avec un apartheid social et ethnique imaginaire. Le fait que cette explication participant pleinement d’une culture de l’excuse trentenaire et fantasmatique émane d’un des esprits les plus déterminés et les plus libérés ne pouvaient qu’accroître la confusion d’autres moins structurés.

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Pour se persuader de ce que les lendemains du 11 janvier n’ont pas empêché l’idéologie encore active de remplir son office de décérébration, il suffit de résumer de quoi elle faisait encore sa pitance médiatique le jour d’avant ce sombre vendredi 13.

Le jour d’avant, le danger principal, seriné à toute heure, ce n’était pas le terrorisme islamique mais, leurre commode pour la diversion, le «populisme», évidemment celui de droite. Le jour d’avant, c’étaient aussi, ces intellectuels du déclin, ces nostalgiques de la France des clochers, ces pessimistes professionnels qui avaient le front très national de considérer que c’était mieux avant une immigration irrésistible et forcée. Quand la question des migrants est venue se poser brutalement, les téméraires qui, au-delà des questions économique et identitaire, ont osé poser celle du principe de précaution contre le terrorisme islamiste, ont été traités par le mépris ou la dérision.

Le jour d’avant, notre ministre de la justice si humaniste continuait à expliquer qu’il ne servait à rien d’incarcérer les jeunes délinquants, fussent-ils très violents.

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Le jour d’avant, un quotidien du soir écrivait sans rire qu’un antiracisme nouveau était né et qu’il programmait d’exclure les blancs. Cela tombait bien car c’était exactement le programme de la responsable de la télévision d’État.

Le jour d’avant, une marche «pour les dignités» conspuait les policiers «violents» et les blancs «racistes». On y entendit même quelques slogans antisémites qui ne génèrent pas la presse antiraciste.
Bref, le jour d’avant le vendredi 13 novembre n’était pas très différent de ce qu’on pouvait lire ou regarder le 10 janvier au soir.

Quand nos authentiques martyrs reposeront dedans la terre froide, est-il possible, au regard de ce qui est arrivé et qui était tellement prévisible, d’espérer, sinon la repentance au moins un peu d’esprit d’humilité dans certaines salles de rédaction ou quelques salons artistiques ?

Pourra-t-on librement, sans encourir l’excommunication, la dénonciation, la diffamation, la dérision ou la dénégation poser certaines questions :

À la lumière blafarde du nouveau massacre, est-il permis de ne pas être extatique devant l’arrivée forcée d’une nouvelle vague migratoire musulmane ?

Pourquoi avoir occulté la dimension religieuse des messages de revendications des assassins dans lesquels, sourates du Coran à l’appui, ils s’en prennent aux juifs et aux chrétiens ?

À la lumière blafarde du nouveau massacre, est-il permis de ne pas être extatique devant l’arrivée forcée d’une nouvelle vague migratoire musulmane ?

Est-il obligatoire de devoir préciser que cette question n’incrimine pas la majorité de la population musulmane française irréprochable et qu’il convient d’aimer parce qu’elle est aimable, mais une minorité hélas non négligeable qui, arithmétiquement, rend déjà presque insoluble la résolution du problème sécuritaire dans un pays ouvert et démocratique ?

Le mot «frontière» nationale est-il désormais sorti du dictionnaire des gros mots ?

Enfin, dernière question, la plus délicate, celle qui fait rougir ou bégayer: cette société multiculturelle rêvée avec son métissage obligatoire et son vivre ensemble si harmonieux et sécure qu’on veut nous l’imposer de force, n’est-elle pas en train de virer au cauchemar ?

Gilles William Goldnadel ©







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  • 6 thoughts on “Goldnadel : trente ans de complaisance envers la radicalité islamiste

    1. משה

      Monsieur Goldnadel,

      Ne reprochez pas aux saoudiens de couper des têtes !

      Les saoudiens savent depuis bien longtemps que sur les terreaux de l’Islam l’extrémisme fanatique pousse comme des champignons, là vous entrez par la mauvaise porte !

      Qui dit islam, dit charia avec son cortège de « side-products », depuis quand l’islam serait compatible avec ce que les édomites nomment « démocratie » et allez voir qui était « krátos » chez les grecs !

      Il me semble que la logique ne puisse pas résoudre ce genre de dilemme !

    2. PAUL

      Suite à l’allocution de François Hollande devant le Congrès, les présidents de groupes politiques sont intervenus.

      Didier Guillaume, président du groupe PS au Sénat, s’est illustré par une envolée lyrique sur « L’islam est une grande et belle religion » qui lui a valu une salve d’applaudissements.
      ………………………………………………………………………………………..

      PENSEZ Y QUAND VOUS IREZ VOTER /

    3. Pinhas

      Ils n’ont pas encore compris à qui ils avaient à faire ?

      POLITIQUE LE FRIC .

      J’entends dans le grand vent du silence souffler à mes oreilles .

      Le grand silence des musulmans de France est un aveux .

    4. michel m

      Déjà à l’époque cette image d’allégeance d’Obama embrassant la main du roi d’arabie saoudite m’avait écœuré.

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