toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

La présence militaire russe en Syrie trahie par des selfies de soldats


La présence militaire russe en Syrie trahie par des selfies de soldats

Prématurée, l’implication militaire russe en Syrie comme le prétend Vladimir Poutine ? Des photos postées sur le réseau social VKontakte, le Facebook russe, par de jeunes, et parfois même très jeunes soldats en Syrie, jettent le trouble. Ainsi, le 27 août, Pavel N., originaire de Sébastopol, en Crimée – la péninsule ukrainienne annexée par la Russie en mars 2014 –, a publié sur son compte personnel une photo le représentant en uniforme militaire, arme à la main, devant un blindé sur lequel est peint le drapeau syrien.

Encore plus récemment, dimanche 6 septembre, après un « silence » de deux mois depuis sa dernière intervention sur sa page VKontakte, Vania S., tout juste âgé de 19 ans, a posté une photo de quatre hommes en uniforme, casques sur la poitrine avec ce commentaire : « C’est la Syrie !!! C’était dur les mecs ! »

D’autres ont été effacées. La dernière image accessible de Maxime M., 27 ans, le situe en tenue de camouflage sur le pont d’un navire, le 29 mars, devant ce qui apparaît être le Bosphore, en Turquie. Il tend alors une feuille avec ce joli message : « Je t’aime ». Mais une photo plus récente, le montrant souriant, en civil et en tongs, devant un baraquement où est suspendu un portrait conjoint de Bachar Al-Assad et de Vladimir Poutine a disparu il y a peu. On n’en trouve plus trace que dans les archives. Des sources turques avaient évoqué le passage, par le Bosphore, de « trois grands bateaux russes ».

Photo de Maxime M., publiée sur son compte VKontakte avant d'être retirée. VKontakte

Photo de Maxime M., publiée sur son compte VKontakte avant d’être retirée. VKontakte

Inquiétude de Washington

Il existe d’autres photos de soldats russes, avec des références géographiques de villes syriennes comme Tartous, Lattaquié, Homs… Située à environ 160 kilomètres au nord-ouest de Damas, et à une trentaine de kilomètres de la frontière avec le Liban, Tartous est déjà connue pour abriter une base permanente de la flotte militaire russe. Mais le flot récent de témoignages sur les réseaux sociaux, repris en boucle par des sites, semble bien indiquer une recrudescence de la présence militaire russe. Surtout, les recrues apparaissent trop jeunes pour faire partie des « instructeurs » et des « conseillers » depuis longtemps sur place et toujours mis en avant par Moscou.

A ce stade, rien ne prouve cependant que les auteurs de ces photos participent à des combats au côté de l’armée de Bachar Al-Assad. Les selfies sont posés, détendus. Aucun ne témoigne directement non plus sur la présence de pilotes destinés à préparer des frappes aériennes imminentes. Mais une vidéo datée du 23 août tournée par une milice pro-Assad et diffusée sur YouTube a elle aussi semé le trouble. En plein milieu de combats, au milieu du fracas des tirs, tandis que des soldats s’abritent derrière un mur, on entend assez clairement des hommes crier en russe : « Davaï, davaï ! Iécho raz ! » (« Vas-y, vas-y ! Encore une fois ! »).

Au-delà du matériel et de l’armement fournis par la Russie à son allié syrien, admis sans difficultés à Moscou, la participation aux combats de soldats, plus délicate, ne semble pas écartée.

Ces éléments rappellent étrangement les « selfies » de jeunes russes engagés ou envoyés au côté des séparatistes dans le conflit meurtrier qui mine le Donbass, dans l’est de l’Ukraine, dont la présence a été niée par la Russie avant que Moscou ne reconnaisse l’existence de « volontaires ». Depuis, aussi, le Kremlin a mis bon ordre dans ce déballage en interdisant par la loi, le 28 mai, la publication de « pertes militaires en temps de paix ».

A ce stade, rien ne prouve cependant que les auteurs de ces photos participent à des combats au côté de l’armée de Bachar Al-Assad

Les images en provenance de Syrie ont en tout cas suffisamment inquiété Washington pour que le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, appelle samedi 6 septembre son homologue russe Sergueï Lavrov afin de lui exprimer « l’inquiétude des Etats-Unis ». « Le secrétaire d’Etat a dit clairement que si de telles informations étaient exactes, ces actions pourraient provoquer une escalade du conflit », a fait valoir la diplomatie américaine en rapportant la conversation téléphonique entre les deux ministres. Pour Washington, qui pilote depuis un an des frappes militaires contre l’EI, cela « pourrait conduire à davantage de pertes de vies innocentes, à une augmentation du flot de réfugiés et à un risque de confrontation avec la coalition contre l’Etat islamique opérant en Syrie ».

Source





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension.

Signalez un commentaire abusif en cliquant ici


Merci de nous signaler les commentaires qui vous semblent abusifs et qui contiendraient des propos:
  • * Antisémites
  • * Racistes
  • * Homophobes
  • * Injurieux
  • * Grossiers
  • * Diffamatoires envers une personne physique ou morale

  • Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    0 Shares
    • Facebook
    • Twitter
    • LinkedIn
    • More Networks
    Copy link
    Powered by Social Snap