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Renaud Camus : « L’Europe, bien plus colonisée aujourd’hui par l’Afrique qu’elle ne l’a jamais colonisée elle-même »


Renaud Camus : « L’Europe, bien plus colonisée aujourd’hui par l’Afrique qu’elle ne l’a jamais colonisée elle-même »


Auteur du concept de « Grand Remplacement », l’écrivain Renaud Camus a publié une centaine de livres, romans, essais, journaux intimes aux éditions P.O.L et aux éditions Fayard. Il publie actuellement lui-même ses ouvrages.

Nous l’avons interrogé (Ndlr: Breizh-info) à l’occasion de la sortie d’une nouvelle édition (la 3ème) revue et augmentée de son ouvrage choc intitulé Le Grand Remplacement.

Breizh-info.com : Depuis la sortie du Grand Remplacement en 2012, deux autres éditions, dont la dernière cette année, sont venues augmenter la première. La sortie de la troisième édition est-elle la dernière ? Devra-t-elle encore être augmentée ? Qu’est ce que ce nouvel ouvrage apporte de neuf sur la question ?

Renaud Camus : Oui, je pense, que cette troisième édition sera la dernière, même si j’espère de nouveaux tirages. L’expression Grand Remplacement est désormais inscrite dans le débat politique, le constat de la réalité du changement de peuple et de civilisation est à présent admis, même par ceux qui par prudence et attachement à leurs positions, souvent, refusent encore l’appellation.

La troisième édition est enrichie de divers textes et discours qui situent le Grand Remplacement à l’intérieur du remplacisme, idéologie d’origine industrielle et commerciale de l’interchangeabilité générale, des hommes, des peuples, des animaux et des choses, du vivant et du spirituel normalisés par la déculturation, la décivilisation, la désaffiliation et ce que j’appelle l’industrie de l’hébétude, dont l’enseignement de l’oubli est une des branches principales. Encore une fois, le constat est fait et même, dans l’ensemble, reconnu. C’est pourquoi il convient à présent de passer outre, d’en tirer les conclusions. D’où mon petit ouvrage qui paraît ces jours-ci, presque en même temps que cette troisième édition : Révoltez-vous !, appel au rassemblement, à la constitution d’un force du refus.

Breizh-info.com : L’expression « Grand Remplacement » est désormais employé dans la sphère politique en Europe, notamment par rapport à l’immigration massive que nous vivons actuellement. Est-ce une avancée selon vous ?

Renaud Camus : Certes. Il faut maintenant aller plus loin. D’où mon appel à rejoindre le NON (au Changement de Peuple et de Civilisation). Ce que je propose est un point de ralliement, un lieu de rendez-vous si vous voulez, pour que ceux qui de tout leur être refusent la conquête cessent de se sentir seuls, impuissants et désarmés.

Le premier objectif que je me donne, c’est que nous soyons dix mille. Quand nous serons dix mille nous aurons les moyens de tenir une assemblé générale effective, de choisir des chefs et des porte-parole, d’adopter une stratégie, d’acquérir une visibilité, de nous imposer dans le débat politique et même historique, car les enjeux dépassent de loin la seule politique : il s’agit de l’indépendance de notre pays et du continent tout entier, de la survie de notre civilisation.

Mais tant que nous ne sommes pas rassemblés en une force effective, avec des hommes, des femmes, des compétences et des moyens, les initiatives les plus pertinentes symboliquement sont sans portée politique, elles sont au mieux suicidaires, comme l’héroïque suicide de Dominique Venner à Notre-Dame.

Breizh-info.com : Vous dédiez l’ouvrage « aux deux prophètes », Jean Raspail et Enoch Powell. En quoi furent-t-ils tous deux des visionnaires ?

Renaud Camus : Ils ont l’un est l’autre annoncé avec quarante ans d’avance, faisant preuve d’une acuité prophétique fabuleuse, l’horreur de ce qui survient, la submersion ethnique et culturelle.

Breizh-info.com : Comment expliquez-vous la passivité des pouvoirs publics, mais aussi des peuples européens, face à cette immigration qui s’accélère de jours en jours ? Sommes-nous en train de vivre la fin d’une civilisation ? Quels remèdes suggérez-vous ?

Renaud Camus : Le remplacisme est un tout, une conception générale du monde, à la fois réifiante et déréalisante, organisée autour de l’interchangeabilité générale. C’est une formidable machine, qui implique des intérêts considérables et que servent des valeurs aussi hautement appréciées moralement que l’égalité et l’antiracisme, de sorte qu’il y a, par elle, rapt de la morale, comme si la morale véritable pouvait s’accommoder de la production en masse de l’homme remplaçable, échangeable, chosifié, autant dire jetable.

Et ne parlons pas de la vérité, qui est tout les jours bafouée dans le processus.

Que notre civilisation et sans doute la civilisation en général soient menacées par la submersion ethnique, ce n’est pas douteux, car seule une conception très basse et très matérialiste de ce que c’est que l’homme et de ce que c’est qu’un peuple peut s’imaginer qu’avec d’autres hommes et d’autres peuples, venus d’autre cultures et d’autres civilisations, une nation et une civilisation puissent perdurer dans l’être, comme si l’identité, l’origine, l’appartenance, le temps n’étaient rien.

Je suggère le réveil, la fin de l’hypnose, le regroupement, la constitution d’une force de refus, la révolte et bien sûr, pour les colonisateurs  d’aujourd’hui comme pour ceux de jadis, la remigration.

Breizh-info.com : Le Front national – à qui vous vous adressez dans un des discours qui compose le livre – a-t-il pris la mesure de ce grand remplacement ? L’assimilation est-elle encore possible selon vous ?

Renaud Camus : L’idée même d’assimilation appartient au passé, ce n’est même plus la peine d’en parler, sinon comme d’une menace très réelle d’assimilation à l’envers : des remplacés aux remplaçants, des nouveaux colonisés aux nouveaux colonisateurs. Quant au Front national il est très utile, il n’est pas question de lui mettre des bâtons dans les roues ou de le gêner en quoi que ce soit quand bien même on le pourrait, ce qui n’est pas le cas.

Mais si la guerre, à en croire Clemenceau, est une chose trop importante pour être abandonnée aux seuls militaires, l’antiremplacisme, la lutte contre le Grand Remplacement, la résistance anticolonialiste, sont des choses trop importantes, elles aussi, pour être abandonnées au seul Front national.

Beaucoup de Français, même passionnément antiremplacistes, ne se rallieront jamais à lui, soit pour des raisons morales, soit, plus récemment, pour des raisons purement politiques, parce qu’ils ne sont pas souverainistes, par exemple, pas opposés à l’Europe et à l’euro, pas favorables à la politique économique du programme de Marine Le Pen. Il faut donc, à ses côtés, une autre force antiremplaciste, et qui le soit plus fermement et plus résolument que lui (il lui est arrivé de nier le Grand Remplacement).

Breizh-info.com : Pourquoi avez-vous ajouté Ørop, le conte d’Andersen, dans votre ouvrage. Quelle symbolique y voyez-vous ?

Renaud Camus : Ce prétendu conte “retrouvé” d’Andersen est au fond une variation sur “Les Habits neufs de l’empereur”. Un enfant seul ose dire ce que tout le monde voit.

Dans Ørop (prononcé Europe), un enfant seul ose nommer l’évidence, à savoir que l’Europe est bien plus colonisée par l’Afrique, aujourd’hui, et bien plus gravement, bien plus profondément, d’une manière qui risque d’être bien plus irréversible, qu’elle ne l’a jamais colonisée elle-même.

Breizh-info.com : Les égoismes nationaux – portés par des partis politiques dits « populistes » – ne sont ils pas partiellement responsables de l’impossibilité d’une réponse européenne à ce « camp des saints » que nous visons ?

Renaud Camus : J’ai au moins cette chance que personne ne pourra jamais me traiter de “populiste”.

D’autre part je suis de ceux qui pensent que le problème (le mot est un peu faible) auquel nous sommes confrontés est européen par nature et ne saurait trouver de solution qu’européenne, dans un grand refus de tous les peuples du continent.

Cela dit, je pense que la division entre souverainistes et européistes est bien moins grave qu’on ne pourrait le craindre, puisque tous sont d’accord pour juger catastrophique la politique effective de Bruxelles (comme, bien sûr, celle de Paris) et pour reconnaître que, de toute façon, une politique résolument antiremplaciste, menée dans un seul pays, entraînera nécessairement une rupture, au moins provisoire, avec les institutions européennes telles qu’elles sont dirigées aujourd’hui.

L’opposition théorique n’est donc pas une opposition pratique : tout le monde, même les européistes les plus convaincus, devra bien être souverainiste par force, à un moment ou à un autre — donc, inutile de se disputer.

Si sa vocation est essentiellement littéraire, «cependant, écrit-il, l’importance que j’accorde au concept philosophique, si l’on veut, d’in-nocence, c’est-à-dire de non-nuisance, de paix publique et de respect du territoire sensible ; l’affolement que j’éprouve face à la montée de la nocence, de la criminalité, des nuisances, de l’insécurité, de la délinquance comme instrument de la conquête du territoire ; l’accablement, surtout, devant la colonisation de notre pays et de l’Europe par l’immigration de masse et par l’Afrique, m’ont amené à sortir de ma tour d’ivoire et à fonder en 2012 le parti de l’In-nocence et, plus récemment, le NON (au Changement de Peuple et de Civilisation, NCPC).»

Source

Appel de Renaud Camus contre le changement de peuple et de civilisation :







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  • One thought on “Renaud Camus : « L’Europe, bien plus colonisée aujourd’hui par l’Afrique qu’elle ne l’a jamais colonisée elle-même »

    1. Marinel

      L’analyse juste, sensée, rationnelle, pertinente,visionnaire de Monsieur Camus :
      CHEMA France !

      Les solutions Marine au pouvoir, souverainisme, expulsion décolonisation massive et totale et fermeture des frontières avec surveillance 24/24.

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