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Pourquoi Israël n’a pas frappé les centrales nucléaires iraniennes


Pourquoi Israël n’a pas frappé les centrales nucléaires iraniennes

Une émission sur la chaîne israélienne Channel 2, vendredi soir, a révélé qu’Israël était prêt par 3 fois à frapper les installations nucléaires de l’Iran.

Ministre de la Défense de 2009 à 2013, Ehud Barak a déclaré à la Deuxième chaîne de télévision privée que des plans d’attaque avaient été mis au point entre 2009 et 2010 et approuvés par lui-même et Netanyahou mais que la réponse du chef d’état-major de l’époque, le général Gabi Ashkenazi, « n’avait pas été positive ».

L’année suivante, le nouveau chef d’état-major, le général Benny Gantz, a expliqué aux dirigeants politiques que les possibilités d’une attaque existaient mais avait mis en garde contre « ses risques », a révélé Ehud Barak.

Les militaires ont convaincu Moshe Yaalon, actuel ministre de la Défense et ministre des Affaires stratégiques de l’époque, et Yuval Steinitz, alors ministre des Finances et actuel ministre des Infrastructures, a-t-il ajouté.

Le refus de Yaalon et de Steinitz, qui faisaient partie des huit membres du cabinet de sécurité restreint, ont privé Netanyahu de la majorité nécessaire pour aller de l’avant, a ajouté Ehud Barak.

Puis en 2012, les frappes ont été abandonnées parce qu’elle coïncidaient avec ‘Austere Challenge 12’, le plus grand exercice militaire conjoint israélo-américain jamais réalisé entre les deux nations, selon l’émission.

Les Etats-Unis étaient nettement opposés aux frappes, et Israël voulait clairement en découdre. Mais le moment s’est avéré mal choisi.

Ces révélations proviennent des enregistrements de confidences de l’ancien ministre de la défense Ehud Barak et à ses biographes, Danny Dor et Ilan Kfir. 

Barak, indigné, a tenté d’en bloquer la diffusion, mais a échoué lorsque les censeurs militaires ont permis à la chaîne de diffuser ces enregistrements.

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 Moshe_Yaalon

« Nous avions l’intention de frapper l’Iran alors je suis allé aux États-Unis rencontrer Leon Panetta, le secrétaire à la Défense américaine et lui ai demandé si nous pouvions changer la date des exercices militaires », dit Barak au cours de l’enregistrement. « Alors ils les ont retardés autant que possible  jusqu’à quelques jours avant l’élection [US] de Novembre] …

« Nos plans n’ont pas pu se réaliser dans la première partie de 2012 et ont été repoussées vers la fin de l’année) …

« Vous exigez que l’Amérique respecte votre souveraineté et lorsque vous décidez de le faire (frapper l’Iran),    si l’Amérique s’y oppose parce que c’est contraire à leurs intérêts … vous vous retrouvez vous-même à faire des allers retour pour essayer de forcer l’Amérique à autoriser ces frappes. Voilà comment ce projet est devenu irréalisable en 2012. « 

Selon un rapport publié dans le journal hébreu Ma’ariv, Kish – un membre de la commission des affaires étrangères et de la Défense de la Knesset – a souligné que la question de l’Iran a toujours été une question de sécurité supérieure pour Israël.

« Je ne sais pas quel gain politique, Ehud Barak, cherchait à obtenir avec ces enregistrements, mais nous ferions bien de cesser le bavardage dans les médias, » a-t-il dit.

D’une seule voix, les dirigeants israéliens ont exprimé leur colère  dimanche envers l’ancien ministre de la défense pour son manque de discrétion sur des questions de sécurité nationale.

L’ancien ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a accusé dimanche le ministre de la défense d’autrefois, Ehud Barak, d’avoir exposé ces secrets d’État.

Liberman a déclaré à la radio militaire qu’il était « plus que surpris » de la diffusion des secrets d’Etat par Barak, et affirme que de telles déclarations finiraient par renforcer l’Iran.

Channel 2 a rapporté samedi que de nombreux responsables politiques et de sécurité supérieurs ont également pointé que la version des événements de Barak n’était pas entièrement exacte.

En outre, d’après le rapport télévisé de samedi, Ashkenazi n’était nullement la seule personnalité de haut rang n’ayant pas soutenu une attaque à ce moment-là. D’autres l’ont imité, comme l’ancien chef du Mossad, Meir Dagan, qui a plus tard diffusé son opposition, et des principaux ministres, y compris Dan Meridor et Eli Yishai.

Samedi, Yoav Kish le député du Likoud a demandé à Barak quelles étaient ses motivations en faisant des révélations dans lesquelles il détaillait les tentatives infructueuses du Premier ministre Benyamin Netanyahou pour gagner l’approbation des USA pour les frappes contre l’Iran.

La Deuxième chaîne a suggéré que Barak jouait peut-être la politique du parti avec ses commentaires.

Ashkenazi envisagerait d’entrer en politique, et Barak, qui s’est retiré de la vie politique, pourrait vouloir le contrecarrer. Les deux sont devenus rivaux au fil des ans, et la relation de Barak avec l’actuel ministre de la Défense Yaalon est tout aussi orageuse.

Il n’y a eu aucun commentaire officiel du Bureau du Premier ministre suite à cette diffusion.

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Journaliste franco-israélien spécialisé dans la psychologie et la communication politique depuis 2003.



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  • 4 thoughts on “Pourquoi Israël n’a pas frappé les centrales nucléaires iraniennes

    1. Armand Maruani

      Des secrets de Polichinelle .

      Qui ne savait pas que les israéliens possédaient des plans pour attaquer l’Iran et qu’ils étaient prêts à en découdre ?

      Seulement il ne fallait pas le dire .

    2. Marianne

      Rien ne prouve que c’est Israël, mais une dizaine de sites stratégiques et nucléaires ont déjà explosés en Iran, si jamais !

      C’est comme si ce titre tentait de faire croire que rien ne s’est passé !

      La plus grande base balistique de korramabad ressemble à un beignet trop frit et 4 centrales de traitement de l’uranium ont le trou du … qu’il leur passé par la bouche !

      Il n’y a pas 6 mois que leur « joyaux » de technologie sous-terrain restera fermé aux touristes pour les 5 prochains millénaires !

      Que veut-ils de plus ?

    3. pablo

      Les politiques, quel que soit le pays, sont motivés bien souvent par leurs carrières !
      C’est d’autant plus dommageable pour Israël car c’est un pays dont le droit à l’existence est nié et qui se doit donc d’avoir des politiques à la hauteur des enjeux !

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