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Non à Tel-Aviv sur Seine, nous, on garde notre Tel-Aviv sur Yarkon. Par Alain Legaret


Non à Tel-Aviv sur Seine, nous, on garde notre Tel-Aviv sur Yarkon.  Par Alain Legaret

Franchement, en tant que parisien, comment ne pas s’opposer à la tenue à Paris de la journée intitulée “Tel-Aviv sur Seine”? Croyez-vous que c’est agréable pour un français de vivre à l’heure israélienne?

Imaginons ne serait-ce qu’un instant qu’on nous propose, à nous autres israéliens, de tenir une journée intitulée “Paris sur Yarkon” ici-même à Tel-Aviv.

Serions-nous capables, ne serait-ce qu’un laps de temps si court, de nous comporter comme des parisiens? De laisser par exemple une femme se faire importuner dans la rue sans réagir?

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Pourrions-nous ne serait-ce que 24h, laisser un jeune homme se faire agresser dans un bus par une bande de sauvages en restant immobiles, et détourner nos regards vers la fenêtre, vers notre téléphone ou vers notre livre?

Pourrions-nous même pour un temps limité, condamner les démocraties et adouber les dictatures? Accepter que nos médias nous prennent pour des demeurés? Faire semblant de ne pas entendre les cris de “morts aux juifs” lors de manifestations interdites auxquelles, comble de l’outrage, des élus prennent part? Elus qui seraient tous relaxés un peu plus tard?

Serions-nous capables de vivre avec l’armée qui protège les seules écoles juives sans trouver cela insupportable, sans lancer un débat fort sur ce symptôme typique d’une société malade au bord de l’agonie? et s’y habituer, petit à petit. Et crever, petit à petit, sans réagir, sans combattre?

Alors que l’on torture, massacre, viole, décapite, réduit en esclavage des femmes et des enfants par milliers en Syrie et en Irak, serions-nous capables de laisser partir une seule flottille vers Gaza sans ressentir une seconde que l’on est un tout petit peu à côté de la plaque?

Franchement !

Bon alors, faut comprendre à leur tour les parisiens qui n’ont pas envie de se sentir ne serait-ce que 24 heures comme à Tel-Aviv, à devoir aller au théâtre, au café philo ou au concert, à aller à une expo ou aller danser la salsa ou les danses folkloriques dans la rue, et finir dans un des nombreux pubs à l’ambiance anglaise ou irlandaise, restaurants à l’orientale, à la japonaise, ou encore jouer au volley ou de la guitare sur la plage jusqu’à 2 heures du matin. A être les seuls à organiser des marches et des meetings pour la paix et au final, à voir le monde leur préférer les fachos d’en face dirigés par des dictateurs qui n’hésitent pas à pendre, à traîner derrière des mobylettes des cadavres dans les rues, et à lapider des femmes par caprice.

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Oui, Parisiens je vous comprends. Vous ne méritez pas de subir la discrimination que subissent à l’année les israéliens. Même pour une seule journée.

Tout comme nous israéliens, n’avons pas envie de de nous sentir ne serait-ce qu’une journée, un tout petit peu antisémite comme beaucoup trop de parisiens.

Et avec tout ça, heureusement que la police de Tel-Aviv n’a jamais jeté un seul arabe dans le fleuve qui traverse la ville. Est-ce que la police parisienne pourrait en dire autant?

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Alors, si vous insistez, franchement, restez dans votre Paris sur Seine.

Nous, on garde notre Tel-Aviv sur Yarkon.
La première semble pleine de haine, la seconde est pleine d’amour.

A propos

A propos
J’ai quitté la France en 2005 pour pouvoir respirer un air meilleur loin des mensonges de la désinformation. Un exemple ? Et si je vous dis que la si célèbre Cisjordanie n’existe pas. C’est un terme très récent, inventé après la création de l’Etat d’Israël afin de masquer l’évidence du lien du peuple juif avec cette terre, dont le nom a toujours été Judée-Samarie. L’appellation Cisjordanie est apparue après 1948 et s’emploie à « gommer » le nom historique de la région. C’est du révisionnisme. Le problème du Moyen Orient n’est pas un problème de territoires, mais un problème de territoire, de tout le territoire. Depuis 1948, les Arabes ont toujours eu le même but. Ils sont pour le partage: la terre pour les Arabes, la mer pour les Juifs. Point. Tout autre partage accepté par eux ne sera qu’une étape pour se rapprocher du but. Et en réalité, ils se fichent complètement de ces territoires: ils ne veulent cette terre uniquement pour que les Juifs ne l’aient pas. (Publié le 19 décembre 2005)

http://alainlegaret.blogspot.co.il/2015/08/non-tel-aviv-sur-seine.html

 

 

 







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