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L’équilibrisme de Manuel Valls


L’équilibrisme de Manuel Valls

Par Charles Debbasch.—–

Non décidément il n’est pas facile d’être  premier ministre dans la France de2015.Des perles de sueur sur le visage, les nerfs crispés, le regard presque implorant Manuel Valls s’est livré à un exercice complexe dans son discours à l’université d’été du PS de la Rochelle. Il devait, après avoir tenu la  barre de l’Hermione, naviguer entre des courants contraires et concilier les inconciliables.

A un moment où le Président de la république s’interroge lui-même sur l’opportunité de sa candidature à la prochaine présidentielle et où les sondages le placent en concurrence avec le chef de l’Etat, Manuel Valls a manifesté son ancrage dans la solidarité avec François Hollande.

« Celui qui incarne la politique » menée par le gouvernement, « c’est le chef de l’Etat ». « Nous devons le soutenir. Et plus encore face à une droite inconséquente qui, faute d’idée et de leader, ne mise que sur la déstabilisation de nos institutions », a lancé le Premier ministre.

« Le chef de l’Etat mérite le respect de tous, il mérite notre affection, il mérite notre loyauté, il mérite notre soutien parce que c’est grâce à lui, c’est grâce à son engagement, c’est grâce à son élection, que nous pouvons aujourd’hui gouverner, que nous pouvons assumer nos responsabilités et si les socialistes ne sont pas au premier rang pour le soutenir, qui pourrait alors le faire ? Alors je vous demande, au-delà des questions naturelles, au-delà des débats, de dire et de proclamer, oui, notre soutien et notre affection au chef de l’Etat. C’est notre devoir d’être à ses côtés », a-t-il ajouté.

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Au moment où la gauche du PS s’élève contre la dérive droitière du parti et attaque les propos sur la durée du travail d’Emmanuel Macron , Manuel Valls a réaffirlmé les valeurs traditionnelles de la gauche. « Il n’y a pas d’un côté la gauche qui gouverne et de l’autre la gauche, a-t-il dit. Il y a la gauche en mouvement, pour que la gauche avance. La gauche, celle qui gouverne, c’est celle qui tient quand toutes les digues s’apprêtent à rompre. La gauche, celle qui gouverne, c’est faire, surtout quand c’est difficile. La gauche, celle qui gouverne, ce n’est pas revenir, ajourner, rétrograder. La gauche, celle qui gouverne, c’est avancer, réformer, progresser! »

« La gauche, celle qui gouverne, c’est aller chercher l’espoir surtout quand il n’y en a plus. La meilleure façon de ne pas renoncer à l’idéal, c’est de ne jamais renoncer au réel! ».

Le discours consensuel de Manuel Valls a cherché à panser les plaies de la division du PS. Mais cet exercice d’équilibrisme ne saurait dissimuler les fractures qui existent dans le PS entre les modernes qui cherchent à mettre à jour le rapprochement du parti et des entreprises et à le réconcilier avec le système capitaliste et les partisans de la voie révolutionnaire qui cherchent à revenir aux fondamentaux d’un PS proche du peuple et souhaitant contrôler strictement le secteur privé.

Charles Debbasch.







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