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L’âge d’or de l’islam, un mythe créé pour compenser le triste état intellectuel du monde musulman


L’âge d’or de l’islam, un mythe créé pour compenser le triste état intellectuel du monde musulman

 

La science islamique « La notion d’un âge d’or de l’enseignement islamique est un mythe créé pour rassurer les musulmans quant au triste état actuel de la vie intellectuelle dans le Monde islamique« .

Ainsi exprimé sans concession, ce point de vue audacieux provient de l’Inde: « Le Mythe de la science islamique », par N.S. Rajaram, Inde publié le 2 Avril, 2015 :

Dans cet essai audacieux, l’auteur Waseem Altaf soutient que la notion d’un âge d’or de l’enseignement islamique est un mythe créé pour rassurer les musulmans sur le triste état actuel de la vie intellectuelle dans le monde islamique.

Introduction du Dr. N.S. Rajaram

Il est largement admis et enseigné, également en Inde, qu’un âge d’or de l’enseignement islamique a existé et qu’il a largement contribué aux sciences et aux arts dans le monde. En Inde on entend dire que cette «synthèse» entre la culture hindoue et la pensée musulmane est à l’origine d’une grande civilisation « syncrétique » laquelle a été interrompue et finalement détruite par les Britanniques. Toutefois, cela « saute à la figure » [NDT : littéral dans le texte] que pas un seul nom de scientifique exceptionnel soit parvenu jusqu’à nous durant les cinq siècles ou plus de domination musulmane en Inde. Il nous faut nous référer au passé pré-islamique de l’Inde pour trouver les noms de Aryabhatade Varahamihira et d’autres.

Cette assertion se vérifie également pour les universités ou les centres d’études. À l’époque pré-islamique, l’Inde était renommée pour ses universités: Takshashila, Vikramashila, Nalanda, Ujjainainsi que d’autres écoles qui ont attiré des étudiants et universitaires de très loin, tout comme c’est le cas pour les États-Unis de nos jours.

Après l’instauration du sultanat de Delhi, durant plus sept siècles, pas un seul centre d’étude (autre que l’école islamique) n’a vu le jour en Inde. Les premières universités modernes ont été créées uniquement sous la domination britannique.

Il importe de retenir également que la soi-disant «synthèse» des différentes cultures a eu lieu avant que les invasions islamiques précipitent, et l’Inde et la Perse dans l’Âge des Ténèbres. L’empereur Sassanide Khosro 1er mérite bien plus d’éloges quant au travail accompli, lequel fut attribué à tort aux dirigeants et érudits musulmans.

Khosro 1er a régné de 531à 579, il est connu sous le nom Anushirvan ou «l’âme immortelle». Il fut un grand protecteur des philosophies et du savoir de son temps. Il a accordé l’asile aux savants de l’Empire romain d’Orient, lorsque l’empereur chrétien fanatique Justinien a fermé les écoles néo-platoniciennes à Athènes en 529 après JC. Auparavant, en 415 de notre ère, des chrétiens fanatiques menés par «Saint» Cyrille ont brûlé la grande bibliothèque d’Alexandrie et assassiné la philosophe néo-platonicienne Hypatie qui y enseignait, car un autre «saint», l’apôtre Paul avait décrété que les femmes devaient garder le silence.

Khosro était particulièrement intéressé par la philosophie indienne, les sciences, les mathématiques et la médecine. Il a envoyé plusieurs ambassades ainsi que des cadeaux auprès de princes indiens et leur a demandé en retour de mandater des philosophes pour enseigner à sa cour. Khosro fit traduire des textes grecs, Sanskrits, et syriaques en langue persane. Il a été salué comme étant un « roi philosophe disciple de Platon »par les réfugiés grecs qu’il a accueillis dans son empire du fait de son grand intérêt pour la philosophie platonicienne.
Une synthèse des enseignements grecs, perses, indiens, et arméniens se produisirent au sein de l’empire sassanide. Un des résultats connu de cette synthèse s’intitule « bimaristan« , (littéralement: le refuge pour le malade), le premier hôpital qui a introduit le concept d’unités différentes en fonction des pathologies. La pharmacologie grecque a fusionné avec le savoir iranien et indien aboutissant à des avancées significatives en médecine.
Malheureusement cette ère pré-islamique de la confrontation des connaissances eut une fin abrupte avec les invasions arabes (musulmanes) et avec la défaite de l’empire perse sassanide. La réalité est que les éléments de cette «synthèse» des cultures s’est produite pendant la période pré-islamique jusqu’aux invasions musulmanes qui ont précipité, et la Perse et l’Inde dans un Âge des Ténèbres qui a duré des siècles.
IndiaFacts remercie l’auteur Waseem Altaf et le site pour la publication de cet article. Aucune photographie de l’auteur est publiée, par souci de sa sécurité. Voir ci-dessous son exposé.
Le monde islamique et la science.

Le rationalisme s’est développé dans le monde islamique durant le règne des dirigeants musulmans libéraux de la dynastie abbasside. Cependant, ce fut après la venue de savants comme Al-Ghazali que toute démarche scientifique fut abandonnée au 13ème siècle. Comme nous nous remémorons les gloires de notre passé quant à nos découvertes dans les sciences, nous, musulmans, oublions que très peu de l' »original »est à notre actif, nous ne pouvons pas nous en réclamer et en être fiers.
Ce fut pendant le règne des premiers califes abbassides, en particulier sous Mamun-ur-Rashid(environ 813 après JC), que dans sa « Dar-ul-Hikmah » (la maison de la sagesse) à Bagdad, des savants musulmans ont commencé à traduire les œuvres grecques classiques, en priorité les textes relevant essentiellement de la tradition aristotélicienne. En outre, ils se sont fortement inspirés de sources persanes et indiennes. Ils ont aussi écrit d’énormes commentaires sur les ouvrages des philosophes grecs. Cependant, les traducteurs musulmans étaient peu nombreux et étaient principalement motivés par la curiosité. Plus de quatre vingt dix neuf pour cent des traductions des textes des philosophes grecs ont été effectuées, soit par des chrétiens soit par des érudits juifs. Il importe de retenir que l’astronomie islamique, basée sur le système de Ptolémée est géocentrique. L’algèbre était à l’origine une discipline grecque et les chiffres «arabes» sont originaires de l’Inde.
[NS Rajaram: les Indiens ont inventé l’algèbre, intitulé « bija-ganita ». Les Grecs se sont intéressés à la théorie des nombres en ciblant des cas particuliers comme l’équation diophantienne également connue des Indiens. Les chiffres à plusieurs caractères (comme les chiffres romains plus tard) ne se prêtaient pas à la résolution de problème d’algèbre. Les principales contributions des grecs furent la notion de constatation (Connue également des Indiens) et surtout la méthode axiomatique dans laquelle ils ont excellé. Les Arabes quant à eux n’ont jamais nié les apports des hindous en astronomie, médecine et mathématiques. Ils ont qualifié leurs chiffres de «chiffres hindous». Comme relaté dans l’introduction, une grande partie de ces apports civilisationnels a eu lieu en dans l’Iran pré-islamique, en particulier sous le règne de Khosro 1er].
La plupart de ces œuvres ont été connues de l’Occident au cours du 12ème siècle, quand la première renaissance eut lieu. Bien que les chercheurs occidentaux aient fait le voyage en Espagne pour étudier les versions arabes de la pensée grecque classique, ils ont vite découvert que les meilleures versions des textes originaux en langue grecque étaient aussi disponible dans les bibliothèques de l’ancienne ville grecque de Byzance .

Traduit de l’anglais par Lavéritétriomphera.
Le mythe de la science islamique
Robert Spencer

La version anglaise  (en anglais)





Journaliste pigiste Franco-israelien, titulaire d'un master d'histoire du Moyen-Orient à l'université de Jérusalem



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  • 5 thoughts on “L’âge d’or de l’islam, un mythe créé pour compenser le triste état intellectuel du monde musulman

    1. Dubois Alain

      Cet article n’est pas d’une très grande objectivité. La vraie et ultime destruction de la bibliothèque intervient en 642. Ce sont les troupes du calife Omar, proche de Mahomet, qui donne l’ordre à ses troupes de détruire la bibliothèque.

    2. Debout

      Le dogme et le mythe globalisateurs parlant de l’apport islamique, et voulant faire croire que c’est un des éléments fondateurs de la civilisation européenne notamment, sont passablement exagérés. Il est vrai que l’islam a été plus ou moins passeur et transmetteur, traducteur de textes notamment grecs etc….
      C’est sous les califes abassides , de 750 à 1055 après JC. qu’il y a eu cette
      période musulmane classique dite de l’âge d’or. L’Espagne connut cela notamment avec Averroes.
      L’invasion mongole abolira le califat abasside.
      Cette période est vraiment courte pour fonder la civilisation européenne !!….
      C’est seulement un apport parmi d’autres…Marco Polo et Matteo Ricci ont, eux, créé des liens entre la Chine et l’Europe, ce qui n’est pas rien non plus…! Et tant d’autres….
      Mais l’Europe, pour diverses raisons, veut renier ses bases gréco-romaines et judéo-chrétiennes : lors de l’ écriture des articles de la Constitution Européenne, on ne voulut même pas inscrire ces bases dans le préambule !!
      D’après M. Cazeneuve même, c’est « une conception rance » ….!!!
      Nos élites renient notre propre histoire ! Bravo !

    3. Tuil

      Pour Sylvain Gouguenheim dans « Aristote au Mont Saint-Michel » (2008) l’héritage grec s’est transmis à l’Europe occidentale directement par Constantinople. Pour lui l’abbaye a été dès le XIIe siècle le théâtre d’un important travail de traduction, directement du grec en latin.
      Les traductions arabes d’Aristote dont disposaient Averroès et Avicenne ont été faites par des syriaques, des arabes chrétiens rompus à la langue grecque. D’autre part aussi bien Averroès qu’Avicenne ne connaissaient pas le grec. Ce travail jette une lumière crue sur la période de »l’âge d’or » de l’islam.

    4. Marinel

      Il y a de quoi se tordre de rire !
      Les chiffres arabes inventés par les INDIENS !
      La Médecine, en réalité des juifs qui ont écrits en arabe, et des arabes dominant qui ont repris a leur compte les écrits des médecins juifs qui demeuré dans leur pays !
      L’ Alphabet Syrien : Ecriture des hébreux protosinaitique transformée et diffusée par des marchands juifs qualifié par les étrangers de Marchands Syriens !
      En réalité a part le meurtre sous l’emprise de la drogue les Arabes n’ont jamais rien fait de bon, même pas le pétrole, puisque ce sont les occidentaux qui ont mis en place l’exploitation !
      Leurs « arts » imité de l’art Indien !
      La pertinence c’est la pérennité, la persistance de leur nullité a travers les siècles, sinon comment expliquer qu’ils auraient brillé et puis plus rien, a cause de Mahomet ? leur pro-pète Malhonnête ?

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