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Israël : le spectre bien réel de la domination de l’extrême gauche qui fait du tribunal une arme politique


Israël : le spectre bien réel de la domination de l’extrême gauche qui fait du tribunal une arme politique

Prudence et circonscription

Une culture qui se respecte honore, développe et entretient l’esprit critique. Les axiomes et postulats sont réduits au minimum et toute assertion doit être étayée jusqu’à ce que le cheminement du raisonnement aboutisse à des conclusions. En d’autres termes, toute affirmation ou information ne doit pas être prise systématiquement comme argent comptant. C’est d’autant plus vrai et effrayant dans une époque médiatique où une rumeur fait le tour de la planète à la vitesse de la lumière. Les esprits s’échauffent, les foules s’embrasent. Au moyen âge, les accusations de crimes rituelles, aussi effroyables qu’elles l’aient été, restaient géographiquement relativement ponctuelles. Un individu mal intentionné tue un enfant, le jette dans la cour d’une synagogue ou d’un notable juif, avant d’ameuter tout le quartier et les banlieues voisines. La dispersion du peuple juif épargnait ceux qui vivaient plus loin. Aujourd’hui, qu’un reportage douteux de quelques secondes laisse entendre que Tsahal tuerait des enfants, et la terre devient plus petite qu’un village. Et si tuer un enfant puis en jeter la dépouille corps dans la cour d’un Juif devient difficile, on peut aussi bien le laisser sur les lieux et y taguer quelques lettres hébraïques. Seul qui sait garder la tête froide restera prudent, et suspectera aussitôt une énième variation sur le thème des accusations de crimes rituel.

Il faut cependant reconnaître que les dirigeants du pays d’Israël ne sont pas des plus avisés. De Doura à Douma, ils se sont empressés de s’abaisser et se confondre en excuses sans rien vérifier, admettant de bon gré la culpabilité de tous les Juifs, en rampant aux pieds des terroristes les plus sanguinaires et aguerris, leur présentant condoléances et implorant leur pardon. Il aura fallu treize ans pour qu’Israël produise un communiqué officiel invalidant le reportage trafiqué douratique et une bonne dizaine de jours pour que l’on se mette à penser qu’il semble peu probable que des Juifs aient incendié une maison en plein centre d’un village arabe. Après des arrestations de faciès, des emprisonnements abusifs au motif de détention provisoire, les dirigeants ont remis en liberté presque tous ceux qui avaient été enfermés par projection de la haine du Juif sur le pouvoir. Et les deux jeunes gens retenus, loin de provoquer l’apaisement, ont été à l’origine du bruit selon lequel le brûleur du nourrisson n’aurait pris que six mois.

Auto-accusations collectives

L’empressement à s’accuser collectivement est certainement la brèche dans laquelle s’engouffre tout l’antisémitisme mondial. Lorsqu’un Rivlin ou un Netanyahou s’accusent d’un crime attribué à un Juif, lorsque des personnages politiques dont les moindres mots font tout de suite le tour de la terre se disent honteux d’être juifs, l’opinion, retient la leçon que si un Juif est coupable, tous le seront.
Une petite réserve cependant : cette manie de se mettre à genoux et de demander pardon au nom de tous les miens, est bien moins exécrée en cas d’affaire de lynchage de blessés syriens introduits en Israël pour être secourus, par des druzes du Golan qui tendraient une embuscade à l’ambulance. Là, les dirigeants, bien que choqués ne se sont pas mis dans tous leurs états.

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Il est vrai qu’il existe une petite minorité d’observateurs extérieurs qui revendique son droit à la réflexion et qui relèvera qu’un crime commis par un Juif est condamné par le leadership et les citoyens comme un seul homme alors que jamais on n’a vu un mouvement semblable chez les musulmans, mais il est vrai aussi que lorsqu’un crime est commis par un musulman, aussi horrible soit-il, jamais on ne demandera au reste des musulmans de condamner cet acte. Au contraire, on les plaindra d’office en raison du risque que des esprits simples et échauffés ne fassent à leur dépend un méchant amalgame.

Ceci ne doit pas nous empêcher de réfléchir sur l’autre côté de la médaille. Il est regrettable que l’on n’ait toujours pas atteint la maturité nationale nous permettant, au cas où réellement un Juif s’adonnerait à de telles exactions, de nous contenter de suspecter, juger et condamner uniquement le ou les coupables d’une affaire, sans déclarations imbéciles et nuisibles mettant en cause «les fils de mon peuple qui ont choisi la voie de la terreur.» Suivez mon regard. Herzl en choqua plus d’un lorsqu’il évoqua un Etat qui aurait aussi ses prisons et ses condamnés du droit commun.

Mais sur l’heure, la frénésie à accuser les siens, à les châtier le plus durement possible et surtout à s’en vanter, comme s’il s’agissait d’une qualité que de maltraiter des gens paisibles à titre punitif ou préventif, en mettant sinon tous les Juifs dans le même sac, du moins ceux qui en présentent certains attraits traditionnels, ne désarme pas. En Europe, dans une affaire criminelle, on ne pourchasse pas par extension ceux qui présentent les mêmes traits qu’un assassin. Mais l’esprit critique a malheureusement peu évolué depuis les affaires de meurtres qualifiés de rituels. Cette fois, le Juif par excellence est le jeune des collines, ou l’habitant de Bethel qui s’oppose à l’étouffement que lui réserve la junte des tribunaux qui exploite à fond le pouvoir judiciaire pour faire passer la destruction et la désolation pour un bienfait ; et si ce n’est pas un «bienfait pour l’humanité», ce sera tout de même «bien fait pour ces gens-là».

L’aversion pour les Juifs ne s’est jamais présentée comme telle. Elle a toujours le souci de se faire valoir non pas comme un combat contre les Juifs mais en tant que mobilisation pour une juste cause. L’enfant chrétien, dans un fondu enchaîné, a fait place à l’enfant «palestinien», et l’hypocrisie flagrante ne cherche pas à se cacher. La peine, la rage, l’étranglement, n’auront de véritable ampleur que si le dit «palestinien» est victime d’un Juif. On aimerait voir la même intensité d’indignation dès qu’il s’avère qu’une victime qui met le monde en émoi n’est plus la victime d’un Juif : d’autres populations se baladent avec le titre de «palestinien», à Yarmouk, en Syrie, notamment. Un millier d’entre eux ont été tués, mais ça n’intéresse personne. D’autres affaires tout aussi évidentes montrent, pour peu que l’on n’endorme pas complètement son cerveau, que tout n’est hypocrisie et haine du Juif, qui a refait le plein de combats et de clichés pour se donner bonne conscience.
Il est clair que le pèlerinage à Douma n’a pas servi la cause du peuple d’Israël. Des politiciens, des dirigeants, des associations, de simples citoyens, n’ont pas cessé de défiler pendant trois ou quatre jours pour déplorer l’incendie criminel. Le seul résultat concret qu’ils aient obtenu consiste certainement en la destruction d’indices permettant une enquête policière sérieuse, une scène de crime devant normalement être stérilisée pour préserver de possibles preuves exploitables.

Des maisons Dreinof à la maison de Douma

Nous parlions de l’esprit critique. Une question se pose : qu’est-ce qui a poussé les autorités à conclure si rapidement que les (au pluriel) coupables étaient des Juifs? Qui peut se montrer aussi naïf pour se laisser berner par une inscription en hébreu, sachant d’abord que dans le contexte israélien, la plupart des non-juifs le parlent et très souvent l’écrivent, et après des siècles d’alarmes lancées aux cris d’«aux Juifs ! aux Juifs !»? On a aussi laissé courir des bruits laissant croire que des informations auraient été sous le couvert de la censure, avant que la police ne reconnaisse, en lançant un appel à témoins, qu’elle ne tenait aucune piste, hormis des présomptions relatives à un conflit local entre familles.
Le monde ne s’émouvra pas que des Juifs soient pourchassés en Israël pour un crime commis par l’un d’eux. Et les instances locales le savent bien. Il est vrai que le monde ne s’émouvra pas non plus que des Juifs soient pourchassés sans l’ombre d’un crime. Par contre, c’est l’opinion israélienne qui risque de gronder. La destruction du chantier de l’entrepreneur Dreinof a fait beaucoup de mécontents, provoquant une tempête gouvernementale calmée in extrémis par le Premier ministre poussé à honorer une ancienne promesse. Le chef du conseil local de Bethel, Shaï Alon, a été entendu à la Knesset. Le Premier ministre lui a reproché : « Vous vous faîtes du souci pour votre village». Il lui a rétorqué : « Je me fais du souci pour le peuple d’Israël ». Le dirigeant a tenté de lui expliquer qu’il lui était difficile de soutenir Bethel en raison de la menace iranienne. Alon : «Si de surcroît il ne s’agit que de mon village, je ne vois vraiment pas en quoi ça a un quelconque lien avec la menace iranienne.»

Les immeubles ont été détruits mercredi. L’annonce concernant l’enfant brûlé est tombée vendredi au petit matin. Le grand public, enclin à ressentir l’injustice flagrante faite contre les Juifs de Judée-Samarie et par extension à tout le pays d’Israël – un accroissement du nombre de chantiers menés à bien augmenteraient l’offre conséquemment et baisser les prix tout en permettant au peuple de ne pas s’entasser dans des tours de plus en plus hautes – a vu son attention détournée de ce scandale et captée, obnubilée, par cette nouvelle affaire. immeubles Dreinof Y sultab

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Le maire de Bethel s’est exprimé le samedi soir suivant (1 août 15). Outre la menace de la puissance de l’organisation ennemie de l’intérieur, Yesh Din, qui pour chaque affaire engage dans les cent mille shekels, il a évoqué un miracle : «Imaginons un seul instant, nous a-t-il dit, ce qui se serait passé si l’affaire de cette attaque avait éclaté avant que les maisons de Draïnof ne soient totalement réduites en champ de ruines et avant que les forces spéciales de police ne soient rappelées. C’eût été un véritable carnage.» Commentaire intéressant, si toutefois l’affaire de la maison brûlée est bien intervenue par un étrange et purement fortuit concours de circonstances.

A Bethel, un juriste montre que le désastre n’a pas été la cause d’une dissension locale

Cette tendance à retrouver à l’intérieur d’Israël un ou des éléments qui attiseront le feu de la haine cantonnée dans le vaste monde, si l’on peut dire, était déjà connue à la fin de la période du Second Temple. Le Midrash a retenu l’histoire de Kamça et Bar Kamça. «Puisqu’il en est ainsi, ça ne se passera pas comme ça, conclut Bar-Kamça», qui, invité par erreur par l’employé d’une réception, se fit expressément prier de repartir. Il se présenta auprès de l’empereur : «Les Juifs se sont révoltés contre vous» etc.  (Traité Guitin, 55b). Il lui suggéra d’offrir un sacrifice pour le Temple, qu’il endommagea par la suite pour l’invalider et accuser les Juifs d’un refus délibéré. Ce midrash illustre le danger de la discorde intérieure. Pareillement, si aujourd’hui les nations ne trouvent rien à redire quant aux frontières de 47 (à moins qu’il ne s’agisse d’une tactique, d’un stratagème), c’est qu’Israël est uni unanimement autour du consensus sur le changement de tracé entre le vote de 47 et les lignes de l’armistice en 49. En revanche, pour ce qui est des changements pourtant vitaux qui s’imposaient en 67, bien que l’initiative de cet élargissement ne fût pas israélienne, l’opposition intérieure a attiré les foudres.

Qu’en est-il de la contestation de l’intérieur ?

Dans le même ordre d’idée, un scoop de la dixième chaîne israélienne a laissé entendre qu’une plainte de l’intérieur déposée par des riverains aurait été à l’origine de tout ce désastre. Cette information peut être causeuse de luttes intestines et de divergences. Bien que nous ne sommes pas assez naïfs pour prendre cette information comme argent comptant, il arrive qu’il n’y ait pas de fumée sans feu.
Essayons d’aborder quelque peu les faits. Et c’est en grattant un peu la dorure que nous découvrirons un incroyable processus d’élaboration de la Loi. Il est vrai qu’une démarche avait été entreprise il y a environ cinq ans, à l’époque où les travaux avaient été stoppés, par certains voisins qui avaient exigé que certaines normes de construction soient prises en considération. Les quelque quarante signataires d’une pétition en ce sens, dont au moins deux et des moins commodes avaient été dans le passé nouveaux immigrants de France, exigeaient que la hauteur des immeubles fût limitée, alors qu’enfin le village commençait à prendre un véritable essor.

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Il semblerait que les pionniers ayant pour objectif le rassemblement de tous les exilés aient un brillant avenir, tandis que ceux recherchent la préservation du caractère pionnier de leur village jusqu’à la fin des temps risquent de se condamner à la petitesse.
En ce temps-là je tins à rencontrer les meneurs de ce mouvement. S’il s’agissait d’un quartier comme à Créteil donnant sur les abords d’un lac aménagé pour le plus grand plaisir de ses habitants, il conviendrait de s’opposer avec véhémence à toute tentative d’un entrepreneur privé et attiré par le lucre d’y construire la moindre bicoque. Mais le contexte est différent. Il s’agit de la lutte pour les droits d’Israël sur son sol, d’une région qui, au moment de l’indépendance, a dû encore attendre dix-neuf ans pour être libérée à son tour, sans pour autant que tout le monde en établisse le lien. Donc, au lieu de trouver en s’accoudant à son balcon des immeubles peuplés de nos frères, il y a en contrebas un champ de ruines.

Mais en dépit de ces apparences, l’opposition de ce groupe d’habitants ne représenterait pas techniquement la raison du déclenchement de la procédure d’un tribunal qui joue les gros bras. Le juriste et avocat Ezéchiel Lévy, lui-même habitant de Bethel, s’est intéressé aux documents qui se cachent derrière ce drame. Les dossiers n° 9669/10 et 6528/13, ont été ouverts auprès de la Cour suprême par un certain Abed Kassam, qui s’est présenté comme le propriétaire dudit terrain. Le maire de Bethel de son côté a reconnu la précarité conséquente au vide juridique permettant à n’importe qui, pourvu qu’il ne soit pas juif, de faire part d’une revendication sur n’importe quel terrain, hormis a priori ce qui tombe sous la désignation de terres de l’Etat.

devant immeubles Dreinof Y Sultan

Concrètement, c’est le juge Gronis qui a pris la décision quasi politique, dans le cadre de cette affaire, que des terrains saisis par Tsahal reviendraient le cas échéant aux Arabes qui en revendiquent la propriété, supposés dépossédés suite à la guerre des Six jours. Il s’agit en fait d’un véritable revirement : un jour, votre présence est légale, le lendemain vous ne l’êtes plus. Car déjà, en 1978, des occupants arabes avaient tenté de servir les intérêts politiques des opposants au retour d’Israël en ses frontières historiques. Le tribunal, saisi déjà à cette époque, avait conclu que la création de la localité de Bethel était parfaitement légale. «Il est incontestable que la présence, même civile, de localités sur le terrain, de citoyens de la puissance souveraine apporte une contribution appréciable à la situation sécuritaire du même terrain, et elle allège la tâche de l’armée dans l’exercice de ses fonctions», avait déclaré devant le tribunal le général Abraham Orly, ce qu’avait entériné le juge Alfred Vitkon. (Cour suprême, dossier 606/78, 610/78).

(La réglementation militaire, en l’absence de légifération des instances étatiques, stipule qu’Israël peut saisir des terrains pour des raisons sécuritaires (en dehors des terres de l’Etat.)

La prise de position du juge Gronis aujourd’hui représente donc un véritable revirement. Le 11 octobre 2010, il a émis l’ordre de l’arrêt des travaux, et le 8 novembre suivant, l’ordre de destruction. Une dernière tentative où l’Etat a présenté une requête consistant à autoriser la construction, a été rejetée mercredi 29 juillet par le tribunal, déjà habitué à faire valoir sa forte tendance politique d’hostilité envers le repeuplement de la Judée par les Juifs. l’issue était tellement évidente que la veille déjà, mardi matin, à 5h, les forces de polices étaient là, et mercredi, les pelles n’ayant fait qu’attendre le signal du saccage. C’est ce que Maître Lévy vient montrer, en mettant hors de cause l’opposition interne.

Far-West juridique, déchaînement judiciaire

Le manque de prise de position du pouvoir élu se fait pesant avec les années. Les besoins de la population israélienne qui a presque triplé en moins d’un demi-siècle, l’effondrement du rêve messianique-utopique des territoires contre la paix dont le caractère mythomane a été brutalement révélé au prix du sang, sont des données volontairement méprisées par un tribunal dont la responsabilité exige une vue d’ensemble. Il est indéniable qu’une présence massive et en pleine croissance d’une population juive israélienne est à même de renforcer les assises du pays, et d’estomper avec le temps cette atmosphère de terrain hostile truffé de terroristes toujours à l’affut d’un mauvais coup.

Deux poids, deux mesures

Le tribunal pratique une politique à deux vitesses : sur le site de Maariv, le journaliste Libeskind dénonce la complaisance des autorités, à l’endroit de milliers de constructions illégales bâties par des bédouins dans le Néguev. Il rapporte, sur la base des données du ministère de l’Intérieur, que le nombre de chantiers oscille entre 1500 et 2000 chaque année, ce qui fait qu’il n’y a pas moins à ce stade de 40 000 logements illégaux, une véritable invasion qui porte atteinte au caractère de l’Etat dans la région. Certes, 5000 ordres de destruction rédigés et contresignés par le tribunal ont été délivrés, mais sans aucune implication concrète. Et la complaisance, la compréhension, etc., etc., font que la loi n’est pas la même pour tout le monde. Pour les maisons de Bethel, et celles qui attendent leur tour, aucune considération ne pourra entraver la marche du rouleau compresseur inexorable de la loi. Ce n’est que pour les bédouins (et d’autres par ailleurs), qu’il faut se montrer humain!!!

Libeskind dénonce : «Vous voulez savoir comment ça fonctionne? Prenons par exemple le cas d’Al-Saïd. Sous les yeux ébahis de l’Etat, des dizaines de chantiers ont été lancés, sans la moindre autorisation ni le moindre plan d’occupation des sols. Le tribunal de haute instance a émis des ordonnances de destruction. Vu la difficulté apparente de les exécuter, les sages de l’Etat ont réfléchi, puis ont entouré sur le plan d’un cercle les constructions illégales pour les légaliser. Et c’est ainsi que le village d’Al-Saïd a vu le jour. »

Ailleurs, autour de Ma’alé Adoumim et de Jérusalem, sur ses fronts nord, est et sud, ce sont des milliers de constructions illégales positionnées sciemment de manière à bloquer l’expansion géographique de Jérusalem. Une réunion s’est tenue le mardi 11 août, au sein de la sous-commission parlementaire pour la Judée Samarie, en présence de nombreux parlementaires, au sujet de la construction illégale. Elle est dirigée par le député Motty Yoguev. Le coordinateur des opérations dans les territoires, le général Joab Mordekhaï, y a été convié. Ce dernier, face aux reproches quant à la non-application de la loi, a reconnu en s’adressant plus particulièrement au jeune député Betsalel Smotritch du parti national religieux : «Je ne voudrais pas vous induire en erreur. L’une des composantes de notre politique consiste à parvenir à des arrangements et à légaliser des constructions illégales de « palestiniens » et de bédouins.» Devant une telle énormité institutionnalisée, le député a répondu : «Ce n’est pas de la légalisation, c’est du blanchiment.» Il a mis en cause l’impuissance du Premier ministre et du ministre de la Défense, ainsi que de la discrimination des tribunaux. Ce qui aurait dû faire un scoop, c’est que même Tsipi Livni, qui était présente, lui a donné raison : «Le rôle du gouvernement consiste à fixer une politique, pas seulement à débiter des slogans, et il convient de mettre un terme à cette méthode qui consiste à s’en prendre tantôt aux pionniers, tantôt aux « palestiniens »».

Essais avortés

Pourtant, des tentatives de faire de l’ordre dans le chaos juridique ont bien existé. Elles ont été torpillées par le pouvoir élu. Le projet proposé par Zevouloun Orlev en 2012 a fait l’objet d’une farouche opposition de Netanyahou, alors Premier ministre. Il s’agissait, suite à l’affaire  de l’Ecole de jeunes filles, de garantir globalement la sécurité et la sérénité d’habitants de quartiers construits sur des terres non exploitées, de sorte que personne ne puisse plus frapper à leur porte et les jeter dehors au non de la loi.

Rappelons que la «loi», en ce qui concerne la possible attribution de terrains à des Arabes laissés par l’occupant ottoman puis jordanien, n’exige en l’occurrence aucune présentation de document. Il suffit de voir un non-Juif exploiter un terrain en y faisant pousser du blé ou autre denrée, voire en y faisant paître des brebis, pour décréter que ledit terrain ne relève pas de la propriété de l’Etat mais est privé.
Dans les années 1975/80, Plia Albeck, alors directrice du département civil du Parquet de l’Etat, a parcouru la Judée-Samarie pour voir quelles devaient être les terres à attribuer d’office aux arabes et quelles terres pouvaient être utilisées pour être habitées par des Israéliens. Elle avait été mandatée par le célèbre Aaron Barak, alors conseiller juridique du gouvernement dirigé par Menahem Begin, qui ne voulait pas avoir recours à des «expropriations». Or, pas plus tard que la semaine dernière, une maison a été brutalement détruite dans la localité de Eli parce que les juges y avaient constaté, en se basant sur une prise de vue aérienne, que la parcelle avait été dans un passé récent cultivée. Les habitants n’ont pas voulu contrarier la Cour suprême. Ils ont répondu : «Bon d’accord, il n’y a pas de problème. Quand on saura qui est le cultivateur, nous sommes prêts à lui accorder une autre parcelle de terrain, de qualité égale, en échange de cet emplacement.» Inutile de préciser que jamais les Juifs n’ont eu droit à un tel régime de faveur dans cette situation absurde où il suffit à un non-juif de planter quelques choux, tandis que le Juif pourra apporter tous les arguments possibles, il finira par être chassé.

L’excès de compassion envers les revendications ennemies ternit l’image d’Israël

Cette mollesse ou complaisance du pouvoir vis-à-vis des poursuites auxquelles sont en proie les Juifs renforce une fois encore les détracteurs d’Israël à travers le monde. Un certain Plantu, peut-être pour ne pas être planté, vient de publier un dessin humoristique représentant un soldat israélien, tirant sur des Arabes en milieu urbain, talonné de près par un civil juif qui lui demande d’aller plus vite car il doit emménager. Les craintes de Netanyahou suscitées par le nucléaire iranien, bien que l’on ne voie pas très bien encore une fois le rapport, et son manque de détermination pour mettre fin à cet état de far-ouest, font passer le peuple juif pour un ramassis de brigands sans terre à l’affut de celle des autres.
Invitons Plantu à venir visiter Bethel, et à constater qu’à l’emplacement des maisons de Dreinof, personne n’avait planté ne fût-ce qu’un brin de blé.

Et la dimension para-historique ?

Le retour d’Israël en ses frontières, pour toute personne qui a un peu feuilleté la Bible, et à plus forte raison pour qui en écoute religieusement la section hebdomadaire, est un programme antédiluvien dicté par le Maître du Monde. On peut avancer, et c’est bien ce qui effraie les nations, que l’ordre mondial s’organise autour de ce dessein ; car si l’ordre mondial ne s’y prêtait pas, comment une nation pourrait-elle revendiquer son sol après en avoir été majoritairement absente pendant tant de siècles ? Tous les événements qui ont inclus les grands mouvements de colonisation et de décolonisation semblent avoir été mis en place afin qu’Israël dans la foulée récupère sa patrie.

A présent, imaginons seulement que les grandes puissances colonisatrices et décolonisatrices aient dirigé le monde non pas à partir de l’Europe, mais des parages de la Palestine. Il est aisé de comprendre qu’en pareil cas, jamais Israël n’aurait pu prétendre reprendre possession de ses droits. Cette supposition n’a rien de fantaisiste, puisque les civilisations européennes se sont installées sur un sol à peu près vide au moment de la destruction du pouvoir politique juif palestinien. De plus, si même des nationalités comme les Bretons, Basques, etc., ne sont pas reconnues et qu’elles n’ont pas même le droit à exercer leurs langues (péjorativement qualifiées de patois), on comprend a fortiori qu’une nation qui reviendrait de loin eût vite été éconduite.

Un autre phénomène extraordinaire a toujours caractérisé la terre d’Israël. D’un sol où coulent le lait et le miel, elle est devenue un désert dur comme le cuivre pour les autres habitants, avant de reverdir au retour de ses enfants. D’un autre côté, il n’y a pas de terre qui, juridiquement, reste en ce monde sans propriétaire formel. Un désert entier, le Groenland ou l’Antarctique, l’Alaska ou le désert de Namibie, même inexploités, seront toujours inscrits quittes à ne l’être qu’au nom d’un seul individu. On pourrait théoriquement voir débarquer un va-nu-pieds revendiquant la propriété du centre de Manhattan. Et que dire d’un Français qui exigerait aujourd’hui du gouvernement algérien qu’il détruise des maisons construites au centre d’Oran ou de Constantine, arguant documents à l’appui que cette terre appartient à ses pères qui l’acquirent dûment ?
Cet imbroglio de lois ottomanes ou jordaniennes, surtout quand on sait pour cette dernière occupation que l’annexion de 1948 à 88 n’a pas été reconnue par la communauté internationale, exceptés le Pakistan et l’Angleterre, et de lois de possessions impliquées par la règlementation militaire, appliquée différemment au gré des opinions des juges, fait revivre le spectre de civilisations disparues.

Concluons en affirmant que notre esprit critique, induit aussi bien par notre culture française que par la dialectique talmudique, ne nous permet pas moralement et sainement parlant de bloquer notre cerveau en nous disant qu’il faut observer la loi, c’est tout. Si la loi est inique, il reste l’âme de la loi. Et cet esprit de la loi, qui recherche l’équilibre social, la justice et la paix, doit urgemment reprendre ses droits.

Yéochua Sultan © Europe Israël – reproduction autorisée avec un lien actif vers la source







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  • 9 thoughts on “Israël : le spectre bien réel de la domination de l’extrême gauche qui fait du tribunal une arme politique

    1. Robert Davis

      Le préjugé anti Juif et anti Israélien est présent dans tous les gouvernements d’Israel et le centre gauchiste Netanyahu en est imprégné au point qu’il REFUSE DE RECONNAITRE LES DROITS D ISRAEL SUR LA PALESTINE OCCIDENTALE ET SA SOUVERAINETE. Comment dans ces conditions tous les imbéciles de la terre ne seraient-ils pas per’suadés qu’Israel est un voleur de terres et à partir de là mettre systématiquement tous les torts sur Israel. Cela fait 67 ans que les Israéliens demandent au monde d’être…PLUS ROYALISTES QUE LE ROI. Si eux mêmes ne croient pas à leur cause comment le monde bourré d’antisémites y croirait-il? C’est le gouvernement d’Israel qui doit donner l’exemple en reconnaissant sa souveraineté sur la Palestine Occidentale et en cessant de prendre fait et cause pour les arabes.Le monde suivra.

    2. FONTES

      Oui, Robert Davis a completement raison. Tous les israeliens doivent defendre les vrais interes d’Israel. Toute la Terre d’Israel appartient au peuple juifs. Tous les juifs doivent etre unis pour defendre leurs interets. Israel est le patrimoine du peuple juif. REFUSER DE RECONNAITRE LES DROITS D ISRAEL SUR LA PALESTINE OCCIDENTALE ET SA SOUVERAINETE EST UNE PURE BETISE. Il est vrai que l’excès de compassion envers les revendications ennemies ternit l’image du gouvernement d’Israël.

    3. yoniiii

      hi

      divers stade de la soumission a l ennemi

      soient

      l auto destruction

      l ennemi est mieux que soi meme

      la dhimmitude

      l auto dhimmitude

      l auto destruction dhimmitudienne

      la conversion a l ennemi

      le refus de ce rappeler que l on etait autre , avant d etre convertie en muzz

      by

      sur ce piont l islame est un formidable processus d auto destruction
      et l hyper bestialité est un facteur essentiel

      plus le muz et bestiale
      et plus la dhimmitude de la victime s accroit
      et plus elle s accroit

      et plus l auto destruction s accrois
      et plus elle s accroit

      et plus la conversion et facilité
      et plus la conversion est facilité

      et plus le denie le refus de ce rappeler comment on etait avant de devenir muzz s accroit

      by

    4. yoniiii

      hi

      le taliban son des juifs convertie en muzz de force

      ils savent qu ils sont d ancien juifs mais refuse de s en souvenir
      ce qui accroit leur bestialité muzzienne envers les non muzz
      et surtout envers ceux qui resiste a la conversion forcé a l islamofaschisme

      la meme chose
      vis a vis des population du moyen orient plkus de 70% de la popualtion muzz du moyennne orient

      etaient juive et chretienne avant la conquette muzz et les converssion forcé en muzz

      et cett population nouvellment muzz sais cela et refuse de s en souvenir
      et combat avec plus de bestialité ceux qui refuse la conversion en muzz

    5. VINCENT

      Merci pour cet article,c’est vrai que le juridique prend trop souvent le pas sur la logique,l’état a tellement de pressions qu’il parait tétaniser !
      Bonne semaine
      Am Israël Haï

    6. maryse klinger

      Si, effectivement l’on ne croit pas à ce que l’on revendique « timidement » hélas, c’est la porte ouverte à toutes les suppositions et donc tous les doutes … normal !!
      Les arabes « palestiniens » n’ont absolument aucun droit sur notre Terre et donc Israel devrait une bonne fois pour toute dire advienne que pourra : basta, maspik !!! et renvoyer les occupants en Jordanie ! Or, sauf à leur déclarer une guerre décisive de récupération, Israel n’en fera rien !!!

    7. Robert Davis

      Le chef de l’Etat est comme un chef d’entreprise et ne DOIT PAS réagir comme une personne qui ne représente qu’elle même. Il doit réagir seulement en fonction des intérêts de l’Etat dont il est le serviteur : toutes les pressions qui vont à l’encontre des intérêts de l’Etat doivent être jetées à la poubelle sans même prendre le temps de les regarder pour qu’elles n’occupent pas le moindre espace dans sa cervelle qui sinon serait inondée et il risquerait d’être tétanisé comme…Netanyahu! Enfin si on doit lui apprendre ces choses c’est la preuve qu’il n’est pas doué pour diriger un pays. Netanyahu est un diplomlate qui ferait très bien son travail SOUS LES ORDRES d’un vrai chef d’Etat qui doit être un HOMME D ETAT pas un beau parleur d’avocat.

    8. MisterClairvoyant

      Il faut bien savoir comme les juges d’autres pays sont orientés contre Israël, et si ces pays ce permettent d’avoir des juges gauchistes en Israël, qui jugent contre les intérêts d’Israël, c’est que le vers est dans le fruit.

    9. Esther

      Aujourd’hui, le gouvernement a franchi la ligne rouge et placé trois jeunes hommes ajouté a une cinquantaine de Jeune Juif en prison sans droit à un procès. Cela transgresse les droits humains fondamentaux. . . et notre patrie bien-aimée ne peut pas être gouverné dans une telle manière antidémocratique.

      « Nous pensons que Evy et les deux autres victimes sont des boucs émissaires qui ont été ciblées à un moment où le gouvernement tente de montrer qu’il fait quelque chose pour freiner la terreur.

      « En fait, Evyatar était en vacances en famille à l’époque où la maison a été brûlée à Douma, en supprimant toute ombre d’un doute qu’il pourrait être impliqué avec un tel crime odieux. »

      Tout comme aucune accusation n’a été pressés aussi pas d’alibi était recherché.

      Les autres garçons, dont l’un est le petit-fils du défunt rabbin Meir Kahane, sont tous soupçonnés d’être impliqués avec des graffitis sur une église (activité typiquement arabe), et alors qu’il est pas dit explicitement, chaque article sur les arrestations des garçons porte l’histoire du brûler à mort d’un jeune garçon arabe (à nouveau activité typiquement arabe) -et, en passant, d’une personne mentalement dérangée qui a poignardé des gens lors d’un défilé de la fierté gay. Bien qu’il y est certes pas de lien entre les trois incidents, ni même la preuve de la connexion des garçons à l’un d’eux, l’implication des médias est clair: Nous vivons ici une « vague »organisé d’activités de haine extremistes par des juifs religieux.
      Organisé? vague? Extreme? Apparemment il est plus une «vague» d’arrestations et emprisonnement des hommes et des femmes orthodoxes par la israeli police et le Shabak sans moidre preuve, inconvenante pour l’État le plus démocratique du Moyen-Orient.

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