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Salhi, Nemmouche, Ghlam, Coulibaly… Ces nouveaux fous d’Allah entre fragilité psychologique et crise identitaire


Salhi, Nemmouche, Ghlam, Coulibaly… Ces nouveaux fous d’Allah entre fragilité psychologique et crise identitaire

Les professionnels de la lutte contre l’islam radical voient apparaître des profils moins faciles à repérer: entre fragilité psychologique et crise identitaire. Yassin Sahli, accusé du meutre de son patron et de l’attentat contre l’usine de Saint-Quentin-Fallavier, semble en faire partie.

Que s’est-il passé dans la tête de Yassin Salhi? Les motivations de ce chauffeur-livreur de 35 ans paraissent confuses. S’il a bien reconnu devant les policiers être l’auteur de la décapitation de son patron et de l’attentat contre une usine à Saint-Quentin-Fallavier (Isère), vendredi 26 juin, il nie que la religion en soit l’origine. Une supposée altercation avec son employeur, des tensions au sein de son couple… ses premières déclarations sont venues perturber l’hypothèse initiale d’un attentat commis uniquement au nom de l’islamisme radical. A ce stade, les policiers pensent être confrontés à ce qu’ils appellent un « cas hybride », mélange de motivations personnelles et d’engagement idéologique. Une certitude: ses liens avec les milieux intégristes sont anciens, puisqu’il avait été repéré dès 2006 par les services de renseignement. Le 26 juin, sur la scène de crime, les indices paraissent accablants: la tête fixée à un grillage, encadrée de deux drapeaux sur lesquels est inscrite la profession de foi musulmane… Sans oublier l’envoi d’un selfie morbide à l’un de ses proches parti combattre en Syrie, auprès de Daech.

Ce profil d’auteurs d’actes de violence, mêlant fragilité psychologique et revendication identitaire, les policiers spécialisés le rencontrent de plus en plus souvent. Dès le mois de janvier, au lendemain des attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher, à Paris, un haut responsable du renseignement s’en inquiète. « Nous sommes toujours sous la menace d’organisations fortes, de type Al-Qaïda, rêvant d’un attentat majeur, souligne-t-il. Mais nous voyons émerger des personnalités atypiques, parfois à la limite de la psychiatrie. » Il pense alors notamment à Mehdi Nemmouche, arrêté le 30 mai 2014 à Marseille, et suspecté d’avoir tué quatre personnes au Musée juif de Bruxelles, six jours plus tôt. Lors d’un séjour en Syrie, il aurait été le gardien et le tortionnaire sadique d’otages occidentaux.

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« Un peu paumé »

La liste des individus « borderline » ne s’arrête pas là. Le 20 décembre 2014 à Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire), un homme de 20 ans poignarde trois policiers au cri d' »Allah akbar! », avant d’être tué. Daech revendique l’agression; sans que l’on sache trop si l’organisation agit ainsi par opportunisme. Le lendemain, à Dijon (Côte-d’Or), un conducteur de 40 ans lance sa voiture sur la foule (dix blessés). Il affirme avoir agi au nom du djihad. En réalité, il a séjourné à 157 reprises dans une unité psychiatrique depuis 2001; la dernière fois, un mois auparavant.

Le 3 février, à Nice, trois militaires sont pris pour cibles alors qu’ils surveillent les abords d’un centre communautaire juif, par un trentenaire armé d’un couteau, Moussa Coulibaly. A Mantes-la-Jolie (Yvelines), sa ville d’origine, son prosélytisme agressif avait été remarqué, et signalé à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Quelques heures avant son passage à l’acte, cet islamiste revendiqué buvait des bières comme un « mécréant » sur une plage des environs. Après son arrestation, il est décrit comme « un type un peu paumé » passé « subitement à l’acte ». Quant à Sid Ahmed Ghlam, il tue, le 19 avril, une jeune automobiliste à Villejuif, mais échoue à commettre un attentat contre une église, l’objectif qui lui avait été assigné depuis la Syrie.

Malaise identitaire et fragilité mentale

Expert psychiatre de renom, Daniel Zagury a eu à traiter plusieurs cas de ce genre. Il redoute même d’en voir « de plus en plus ». « Le passage à l’acte de malades mentaux sous l’égide de l’islam radical est très rare, même si vous pouvez avoir un psychotique qui s’identifie à la thématique islamiste, parce que c’est dans l’air du temps, explique-t-il. Mais se développe tout un entre-deux de gens qui ne sont pas malades. Disons plutôt qu’ils sont fragiles psychologiquement, en proie à un malaise identitaire. Ce qui peut favoriser un passage à l’acte. Ils sont d’autant plus dangereux qu’ils sont moins repérables par les services de renseignement. A ce titre, Yassin Salhi est un bon exemple. Il frappe par un crime spectaculaire, alors qu’il a l’air intégré. »

Ce type de profil peut d’autant plus céder à la propagande des groupes les plus radicaux. Car Daech ne se contente pas de diffuser des images d’exécutions sur Internet: il adresse aussi des messages d’encouragement à l’action. En septembre 2014, le porte-parole de l’organisation appelle à tuer « en particulier les méchants et sales Français ». Tous les moyens sont bons pour venir à bout des incroyants, insiste-t-il: « Frappez sa tête avec une pierre, égorgez-le avec un couteau, écrasez-le avec votre voiture, jetez-le d’un lieu en hauteur, étranglez- le ou empoisonnez-le. » Cette stratégie est partagée par plusieurs groupes radicaux, en raison d’une méfiance accrue à l’encontre des recrues occidentales. Selon une source du renseignement, « certains, comme Aqpa [Al-Qaïda dans la péninsule Arabique] font même comprendre aux volontaires qu’ils seront plus efficaces en agissant chez eux, au nom de la cause, mais de manière solitaire ».

« Distinguer le terrorisme de la délinquance »

Face aux risques de tensions dans la société, certaines voix appellent à la prudence. « Attention à ne pas dramatiser une menace potentielle », soutient ainsi Me Martin Pradel. Avocat de plusieurs mis en cause, il s’inquiète d’une tendance « à ne pas vouloir prendre le risque de se tromper, et donc de courir celui d’emprisonner des innocents ». « Il est plus que jamais nécessaire de distinguer ce qui relève du terrorisme et ce qui appartient à la délinquance usuelle », précise-t-il. Et il est de plus en plus difficile d’entrer dans la tête des suspects de terrorisme…

Source

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Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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  • 3 thoughts on “Salhi, Nemmouche, Ghlam, Coulibaly… Ces nouveaux fous d’Allah entre fragilité psychologique et crise identitaire

    1. Vincent Chaméroux

      Selon les services spéciaux français, l’achat en ligne majoritairement fait par les candidats au jihad est « l’Islam pour les nuls ».
      Je reste persuadé que beaucoup partent pour vivre « en vrai » ce qu’ils trouvent sur les jeux vidéo ultra-violents et barbares.

    2. Jacques

      Pas besoin de faire de publicité pour ce genre d' »experts » qui n’ont d’expertise que pour enfumer les Français.

      « Faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages ».
      Si ce ne sont que des individus psychologiquement fragiles, comment cet « expert » explique-t-il le grand nombre d’entre eux qui commettent assassinats, attentats terroristes sanglants, viols, tortures, pillages etc. AU NOM DE L’ISLAM ET DE MAHOMET, en conformité avec certains versets très explicites du Coran et des Hadiths ?
      Pourquoi ne commettraient-ils pas leurs forfaits au nom du judaïsme, du christianisme, du bouddhisme etc. ?
      Qu’est-ce qui explique que 26.000 attentats se revendiquant de l’islam (chiffre avancé par Pierre Cassen) aient été commis depuis 2001 de par le monde ?
      Parce que des déséquilibrés, des gens fragiles psychologiquement, dans le monde il y en a un paquet, des centaines de millions si on cherche bien.
      Et comme par hasard, c’est l’islam qui servirait de détonateur ?

      Pourquoi pas remettre en question l’islam plutôt ?
      Pourquoi de telles circonlocutions, de tels sophismes, sinon parce que la crainte, l’esprit de Munich paralysent les esprits et les coeurs ?

      Article à jeter à la poubelle.
      De toute façon, l’Express et son ineffable directeur de la rédaction…

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