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Munich 2015 : Les principaux points de l’accord sur le nucléaire iranien


Munich 2015 : Les principaux points de l’accord sur le nucléaire iranien

Ce sont des Iraniens ravis et des Occidentaux mercantiles qui se frottent les mains et tout autant candides qui ont signé aujourd’hui à Vienne un accord qui permettra à l’Iran de continuer en toute impunité ses actions de déstabilisation de la région, son parrainage du terrorisme et bien évidemment la poursuite de son objectif de devenir une puissance nucléaire.

 

Cette date du 14 Juillet 2015 à Vienne sera à retenir dans les annales comme celle du 30 septembre 1938 à Munich.

Le point sur les éléments de l’accord sur le nucléaire iranien selon les premières déclarations de différentes sources à l’annonce, mardi matin, de la conclusion des négociations sur ce dossier après des mois d’intenses tractations entre l’Iran et le groupe P5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne).

L’Iran et les grandes puissances ont conclu mardi un « accord historique » qui rend quasi impossible la construction d’une bombe atomique par Téhéran pendant plusieurs années, en échange d’une levée progressive des sanctions.

L’accord final met en musique dans leurs moindres détails de grands principes actés à Lausanne en avril dernier : Téhéran s’engage à réduire ses capacités nucléaires (centrifugeuses, stock d’uranium enrichi…) pendant plusieurs années et à laisser les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) procéder à des inspections plus poussées.

Le but est de rendre quasiment impossible la possibilité pour l’Iran de fabriquer une bombe atomique, tout en assurant à Téhéran, qui nie avoir jamais eu l’intention de se doter de la bombe, le droit de développer une filière nucléaire civile. En échange, l’Iran bénéficiera surtout d’une levée des sanctions internationales adoptées depuis 2006 par les Etats-Unis, l’Union européenne et l’Onu et qui brident l’économie du pays, notamment ses exportations pétrolières.

Selon le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, l’adoption par le Conseil de sécurité de l’Onu d’une résolution destinée à valider l’accord est « l’affaire de quelques jours ».

Voici les principaux points du document signé mardi à Vienne selon les premiers éléments disponibles.

SANCTIONS

Les premières sanctions économiques pourront être levées à partir du premier semestre 2016 si la République islamique respecte ses premiers engagements. Les sanctions visant la banque centrale iranienne, la compagnie publique pétrolière iranienne et beaucoup d’autres institutions vont ainsi être levées, selon l’agence officielle Irna

En cas de violation de l’accord, les sanctions pourront être rétablies dans un délai de 65 jours. Ce mécanisme dit de « snap back » restera en vigueur pendant dix ans, mais les cinq membres permanents du Conseil de sécurité se sont engagés par écrit à le prolonger ensuite pour une durée supplémentaire de cinq ans, note Le Monde.

EMBARGOS

L’embargo des Nations unies sur les importations d’armes par Téhéran sera maintenu pendant cinq ans et celui qui vise technologies de missiles ne pourra être levé pendant huit ans.

L’Iran pourra importer et exporter des armes « au cas par cas », a de son côté rapporté l’agence officielle Irna. L’ »interdiction de l’importation par l’Iran de certains matériels à double usage (civil et militaire) va cesser », a ajouté l’agence officielle iranienne.

« Il y a un compromis entre l’Iran et les partenaires occidentaux que nous avons soutenu (…). Cinq ans, mais au cours de ces cinq ans, les livraisons d’armes à l’Iran seront possibles si elles sont approuvées et vérifiées par le Conseil de sécurité de l’Onu », a précisé le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov.

INSPECTION

 Téhéran et les grandes puissances se sont entendus sur un mécanisme en vertu duquel des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pourront accéder aux sites atomiques suspects de l’Iran dans les 24 jours.

L’Iran a accepté un accès limité à des sites militaires dans le cadre du Protocole additionnel qui permet un contrôle renforcé du programme nucléaire iranien, a précisé un officiel iranien. « Nos sites militaires ne sont pas ouverts aux visiteurs car chaque pays a le droit de protéger ses secrets. L’Iran n’est pas une exception. Néanmoins, l’Iran va appliquer le protocole additionnel (au Traité de non prolifération nucléaire, ndlr) et, sur cette base, fournir un accès programmé » à certains sites militaires définis par ce texte, a déclaré ce responsable.

D’autre part, l’AIEA s’est mise d’accord avec l’Iran sur une feuille de route destinée à résoudre d’ici la fin de l’année toutes les questions en suspens, passées et présentes, concernant le programme atomique de Téhéran, a déclaré le directeur général de l’agence, Yukiya Amano.

Selon le quotidien Le Monde, qui s’appuie sur le résumé du texte présenté par la délégation française, un régime renforcé d’inspections sera appliqué pendant toute la durée de l’accord, et même au-delà pour certaines activités. L’AIEA pourra ainsi vérifier pendant vingt ans le parc de centrifugeuses et pendant vingt-cinq ans la production de concentré d’uranium (« yellow cake »), précise le quotidien.

ENRICHISSEMENT

L’objectif principal du « P5 + 1″ (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) est de mettre en place de sévères restrictions pour garantir que le « breakout », le temps nécessaire pour produire assez d’uranium enrichi permettant de fabriquer une arme atomique, soit au moins d’un an pendant une durée de dix ans. Avant l’accord, ce délai était de deux mois, a précisé Laurent Fabius au quotidien Le Monde, qui ajoute que cette mesure est destinée à permettre aux Occidentaux de réagir au cas où l’Iran déciderait de se lancer dans une course à la bombe.

L’Iran s’est dans ce cadre engagé à réduire des deux tiers, pendant dix ans, le nombre de ses centrifugeuses servant à enrichir l’uranium, selon un document iranien. « Pendant 10 ans, le nombre des centrifugeuses sera limité à 5.060 machines qui procéderont à de l’enrichissement sur le site de Natanz », et « 1.044 » autres seront conservées en état de marche, sans toutefois être exploitées, sur le site de Fordo, précise ce document. L’Iran dispose actuellement de plus de 19.000 centrifugeuses, dont moins de 10.000 en activité, des équipements qui peuvent potentiellement servir à la fabrication de matière fissile pour une bombe atomique.

« Toutes les installations nucléaires iraniennes continueront de fonctionner. Aucune ne sera stoppée ou détruite (…). L’Iran continuera l’enrichissement. La recherche et le développement sur les principales centrifugeuses (IR6, IR-5, IR4, IR8) se poursuivra », rapporte de son côté l’agence officielle iranienne sans citer ses sources.

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source L’Orient Le Jour par Israël Flash







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