toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

Haïm Korsia: « Le judaïsme porte les valeurs républicaines »


Haïm Korsia: « Le judaïsme porte les valeurs républicaines »

Six mois après les attentats de janvier, la grande peur des juifs de France se justifie-t-elle encore? Leurs lieux de culte et la plupart de leurs écoles restent sous la protection de l’armée, mais le grand rabbin Haïm Korsia joue l’optimisme et l’esprit de concorde, jugeant plus facile de porter la kippa en France aujourd’hui que ces dernières années.

Convaincu du recul de l’antisémitisme, cet héritier du franco-judaïsme n’a aucun doute sur la volonté de fermeté du président de la République et du Premier ministre. Haïm Korsia dit surtout partager leur conception de la laïcité, plus ouverte, moins « intégriste »: la neutralité de l’Etat, souligne ce juif de pratique orthodoxe, ne signifie pas exactement la même chose que le refus absolu du fait religieux.

Face aux attentats terroristes et à la montée de la violence du groupe Etat islamique, Manuel Valls a parlé, le 28 juin, de « guerre de civilisation ». Partagez-vous cette vision?

Loading...

Ces terroristes sont contre notre civilisation, c’est une évidence! Ils en nient les valeurs, les fondements, les principes… Il existe dans le monde différentes civilisations qui se respectent, même si elles se connaissent mal. En revanche, le groupe Etat islamique a choisi la mort, tandis que nous avons choisi la vie. De ce point de vue-là, le Premier ministre a raison: le choc est inévitable.

u lendemain des manifestations du 11 janvier, qui ont réuni un peu partout en France environ 4 millions de personnes, vous avez déclaré: « J’ai senti que la Bastille de l’indifférence tombait. » Diriez-vous la même chose aujourd’hui?

Quelque chose de nouveau s’est produit, une ouverture. Bien sûr, on peut avoir, parfois, le sentiment de revenir à nos petits enfermements, mais il existe désormais une grande aspiration collective, qui nous oblige à agir concrètement. Ainsi, pour la première fois, les diplomates en formation ont suivi cette année un module intitulé « diplomatie et religion ». Autre exemple: à Nancy, le recteur d’académie a décidé que les aumôniers militaires des quatre cultes iraient dans les écoles évoquer la question des religions. C’est une idée formidable de confier ce travail à des fonctionnaires, dont l’engagement est d’oeuvrer sans prosélytisme, dans le respect d’un cadre absolument laïque. Car la laïcité, ce n’est pas la négation du fait religieux, c’est la neutralité de l’Etat! J’en suis absolument convaincu: dans un cursus scolaire, il faudrait que tous les enfants aient vu au moins une fois un représentant de chaque religion, pour en connaître et en comprendre les rites. Seule la connaissance peut faire tomber les préjugés.

Avez-vous l’impression que, depuis les attentats de janvier, la laïcité est interprétée de façon plus restrictive?

Non, au contraire, l’exemple de Nancy le prouve. Je dirais que beaucoup de gens ont compris qu’on pouvait aujourd’hui porter une identité religieuse, n’importe laquelle, tout en étant profondément français. Je vous le répète, la laïcité, ce n’est pas le refus de la religion! En 1905, un amendement à la loi sur la séparation entre l’Eglise et l’Etat entendait empêcher les prêtres de se promener en soutane: cela empêchait les libres-penseurs de « libre-penser »… Cet « intégrisme laïcard » a été utilisé par certains politiques pour fragmenter la société, pour jouer les uns contre les autres; dès qu’on parlait de religion, c’était une agression. Heureusement, c’est fini.

Vous parliez d’actions concrètes, mais à part la présence de militaires pour protéger les lieux de culte et les écoles, qu’est-ce qui a été fait en six mois?

Learn Hebrew online

Les cultes travaillent ensemble, s’organisent ensemble dans certains espaces publics. Ainsi dans les aéroports: l’Etat nous donne des mètres carrés, et nous nous organisons avec des cloisons amovibles, pour célébrer notre culte. Nous réfléchissons ensemble, même si nous restons distincts.

Jugez-vous que l’indifférence des Français face à la montée de l’antisémitisme a diminué?

Il y a un an, un élu de la République, ceint de son écharpe tricolore de maire d’arrondissement, défilait à Paris dans une manifestation interdite par le ministre de l’Intérieur, au cours de laquelle des slogans antisémites ont été proférés. Quel scandale! Aujourd’hui, c’est terminé, même si je n’ai pas connaissance de sanctions prises contre lui. L’indifférence a caractérisé la période qui va de l’assassinat d’Ilan Halimi, en 2006, à l’attentat contre l’Hyper Cacher, en janvier 2015. Comme si tout cela se résumait à un combat intracommunautaire, alors qu’il s’agissait de Français qui attaquaient d’autres Français! Depuis le 11 janvier, certains points de crispation demeurent, notamment dans l’Education nationale, mais il est incontestable que les efforts du gouvernement pour la sécurisation des lieux de culte et des écoles sont un signe de la mobilisation générale de la société. D’ailleurs, je reçois beaucoup de messages de citoyens s’excusant d’être restés si longtemps silencieux, d’avoir détourné le regard. Il fallait un symbole comme celui du 11 janvier pour que tous ces petits renoncements successifs, cette capitulation, deviennent intolérables.

Loading...

Comment caractériseriez-vous l’antisémitisme actuel?

L’antisémitisme, c’est la haine fondée sur des préjugés. En cela, rien n’a changé! Après la profanation de 250 tombes dans le cimetière juif de Sarre-Union, en février dernier, un officiel a laissé entendre que c’était terrible à cause du nombre de tombes profanées. Ce n’est pas une maladresse, cela dit quelque chose de l’époque : il y aurait donc un taux acceptable? Non. Même une tombe, c’est inacceptable. L’Etat doit montrer une fermeté absolue.

Vous ne parlez pas des propos antisémites tenus par certains jeunes musulmans…

L’antisémitisme est inadmissible d’où qu’il vienne. La force de la République, c’est de ne pas voir les gens en fonction de leur origine, mais en fonction de leurs actes. Si ce sont des antisémites, d’où qu’ils viennent, ce sont des « méchants » qu’il faut sanctionner fermement puis éduquer pour le futur. Il en va de même pour le contrôle des contenus de certaines chaînes satellitaires qui inondent de leur haine l’esprit de trop de nos jeunes.

Pour Haïm Korsia, fustiger le gouvernement d'Israël ne signifie pas nier la légitimité de cet Etat.

Certains, à l’image de Dieudonné, se revendiquent antisionistes et font l’amalgame entre l’Etat d’Israël et les juifs. Cela nourrit-il l’antisémitisme?

Pour moi, on parle de la même chose: l’antisionisme, c’est de l’antisémitisme. C’est ce qu’affirmait déjà Martin Luther King.

Cette équivalence est pourtant loin d’être partagée par tous, dont des juifs eux-mêmes. Les ultraorthodoxes israéliens qui refusent le sionisme, par exemple, ce sont des antisémites?

Ils ne représentent qu’une ultraminorité du mouvement orthodoxe – et je les trouve peu charitables pour un Etat qui les défend et les nourrit. Ils devraient relire le prophète Isaïe (58, 7): le véritable jeûne, « n’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, accueillir chez toi les pauvres sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable? » Cette foi, ils ne l’ont pas.

Revenons au sionisme. Le retour des juifs dans le pays de Sion s’accompagne d’une expansion géographique dans des territoires peuplés de longue date par des Palestiniens. Celui qui s’oppose à cette expansion est aussi un antisémite, à vos yeux?

Absolument. Ceux qui critiquent ce projet et nient le droit à Israël d’avoir un Etat sont les mêmes qui se déclarent pour l’autodétermination de tous les autres peuples du monde. Et je ne les vois pas beaucoup se manifester, ces antisionistes, devant les 210 000 morts en Syrie ou le massacre des chrétiens d’Orient!

Peut-on critiquer la politique israélienne?

Bien sûr. Ce n’est pas la même chose de dire, comme les antisionistes: « Il n’est pas légitime qu’il y ait des juifs sur la terre de Sion », et de fustiger le gouvernement d’Israël. Dans ce cas-là, on conteste une politique, ce que chacun est libre de faire. Cela ne signifie pas que l’on est contre l’Etat d’Israël, théorisé par Theodor Herzl et créé en 1948.

Vous vous inscrivez dans la lignée du rabbin Jacob Kaplan, figure historique de l’intégration des juifs dans la République. Que reste-t-il de ce franco-judaïsme si fécond aux XIXe et XXe siècles?

Je vais vous répondre par un exemple très récent. J’ai écrit au maire de La Tronche, une commune près de Grenoble de 621 habitants, pour le remercier d’avoir baptisé au début du mois de juin, après avoir consulté la population par référendum, une place de son village du nom de Fritz Finaly. Ce médecin autrichien s’était réfugié là pour fuir les nazis [NDLR: ses deux enfants ont été cachés puis convertis de force par des catholiques]. Pour moi, ce geste réenchante l’idéal d’ouverture et de tradition d’accueil de la France. Lorsqu’il existe une République avec des valeurs fortes – liberté, égalité, fraternité, qu’on oublie souvent -, on a une sécurité et une sérénité pour tous, y compris les juifs. Jacob Kaplan a été capable de rappeler la France à ses devoirs dans les années terribles de l’occupation nazie, mais aussi de signifier aux juifs que le judaïsme a pour vocation de porter les valeurs républicaines.

Les juifs ne vivent-ils pourtant pas un certain repli communautaire depuis le début des années 1960?

Avec l’arrivée des juifs d’Afrique du Nord, ce que l’on a vu se produire n’est pas une communautarisation, mais un réinvestissement du rituel. Plus exactement, nous avons conservé le même niveau de ritualisation dans une société qui se déritualisait à grands pas. Emile Durkheim explique qu’une société est composée de rites, et d’une tribu pour porter ces rites. L’un des grands problèmes de la France d’aujourd’hui, c’est qu’elle n’a plus de rites et qu’on ne sait même plus qui constitue la tribu. Figurez-vous que, lors des cérémonies républicaines où l’on délivre les certificats de nationalité française, il faut parfois demander aux candidats de se lever au moment où résonne La Marseillaise!

Benyamin Netanyahou vous a-t-il mis en difficulté lorsqu’il a incité les juifs de France à venir s’installer en Israël, lors de son passage à Paris, en janvier?

Il est dans son rôle de Premier ministre. Les juifs sont libres de quitter la France s’ils le souhaitent. Mais leur choix ne doit pas être motivé par la peur ou l’amertume. Notre devoir, ici, est que la communauté juive vive sereinement.

Quel bilan dressez-vous de votre action, un an après l’élection?

J’ai effectué près d’une centaine de déplacements, participé à des cours sur le Talmud à Lyon et à Paris, organisés par des femmes et pour des femmes pour que leur place soit mieux reconnue, j’ai nommé deux médiateurs – dont une femme – pour améliorer l’accueil de tous nos services. J’ai aussi changé la terminologie s’appliquant aux enfants dont le père est juif, mais dont la mère n’est pas juive – on parle non plus de conversion, mais de régularisation de leur statut.

Et sur le divorce, ce « guet » si difficile à obtenir pour certaines femmes?

Nous avons rédigé une motion, quinze jours après mon élection, signifiant clairement que, si le rabbinat doit tout faire pour faciliter l’obtention du guet par la femme, les négociations financières sont du ressort des avocats. On règle de nombreux problèmes en procédant de cette façon.

Comment va Jacques Chirac, dont on vous sait très proche?

Je m’exprime rarement sur cette relation d’ordre personnel. Sur ce sujet, je ne suis évidemment pas objectif. Mais permettez-moi de redire la reconnaissance qui est la nôtre envers celui qui a permis la réconciliation de la vérité et de l’espérance, lors de son discours historique au Vél’d’Hiv en juillet 1995.

HAÏM KORSIA EN 5 DATES

1963 Naissance à Lyon. 1987 Rabbin de la ville de Reims. 2006-2012 Participation à l’émission Les Enfants d’Abraham. 2007-2014 Aumônier des armées. Juin 2014 Grand rabbin de France.

Source





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension.

Signalez un commentaire abusif en cliquant ici


Merci de nous signaler les commentaires qui vous semblent abusifs et qui contiendraient des propos:
  • * Antisémites
  • * Racistes
  • * Homophobes
  • * Injurieux
  • * Grossiers
  • * Diffamatoires envers une personne physique ou morale

  • 4 thoughts on “Haïm Korsia: « Le judaïsme porte les valeurs républicaines »

    1. Marie

      C’est malheureux à dire mais le Rabin Korsia n’e aucun charisme ni connaissance théologiques ni stature pour être la GR de France
      Je regrette beaucoup le GR Bernheim digne de Kaplan
      Comment a t on pu nommer Korsia qui fait petit enfant face aux autres dignitaires des autres religions
      Il n’est pas crédible et personne ne l’écoute ni prend ardu sérieux ce qu’il dit
      Il faut qu’il démissionne pour le bien des français juifs
      Même chose pour Cuckiermann le Président du CRIF
      Quant à l’ambassadeur d’Israël cet inconnu on se demande s’il existe
      Tout cela est décourageant et entraîne le départ des milliers de os concitoyens et coreligionnaires abandonnés aussi par le gouvernement socialiste arabe aidé des médias qui nous montrent que des arabes en exemple pour le bac, le concours général , l’entreprise ,la police …des individus mais dont le reste est une vraie racaille n’apportant que la haine , la mort et nous parasite en pompant notre argent, nos emplois, nos logements
      Même les migrants sont mieux traités que les français
      Les socialiste détruisent de manière irréversible la. France aidée par tous ces gauchistes, ces rouges, ces verts pourris, ces enseignants , ces magistrats
      Tout ce monde est complice de la fin de notre véritable pays et notre identité française défendue par Zemmour Finkelkraut, Houelbec…..
      Nous sommes bâillonnés et nous n’avons plus le droit de dénoncer ces mafias alliées des islamistes et de l’islam car il n’existe pas d’Islam modéré et le coran un livre d’assassins et de terreur

    2. Alauda

      @Marie,

      Haim Korsia est un homme très ouvert qui mérite mieux que ce que vous en dites. C’est dur ! Il ne serait pas là où il est sans connaissance théologique : un peu de sérieux. Au moment des attentats de janvier, c’est le seul à avoir tenu un discours clair sans « mais ». On ne tue pas pour un dessin, point.

      En revanche, le coup de boule à la Zidane donné par le pape « si un grand ami parle mal de ma mère, il peut s’attendre à un coup de poing, et c’est normal… » m’avait scandalisée. Un tel renversement argumentatif fiche par terre toute condamnation préalable et c’est malsain.

      Que Haïm Korsia soit discret et ne fasse pas dans les effets de manche serait plutôt une qualité. Il a exercé son ministère dans les armées. Ne le sous-estimez pas.

      Quant à l’ambassadeur d’Israël, il dispose d’un compte Tweeter… Rien ne vous interdit d’aller y regarder.
      Cordialement

    3. Netsiarh

      La position du Grand Rabbin Haïm Korsia n’engage que lui, le Judaïsme est autonome, il s’adapte à tous les régimes, l’histoire le prouve, mais il est évident que ce sont les régimes républicains qui ont émancipé les Juifs. Mais il y eu des monarques particulièrement favorables aux Juifs (exemple: en Pologne)

    4. Menager

      Concernant le « guet », j’ai regardé dernièrement « le procès de Viviane Amsalem ». Une incroyable odyssée dans un monde totalement inconnu. J’avais la sensation d’être comme un voyeur qui regarde par le trou de la serrure et découvre un monde auquel il n’aurait jamais pensé. L’actrice est magnifique. Le procès a duré 5 ans je crois, pour … un simple divorce. Inimaginable. Ce monde est insensé pour moi, que je découvrais sous cet aspect pour la première fois, en état de choc car ce sont des rabbins qui président au tribunal quant au choix des gens sur leur volonté ou non de vivre ensemble éternellement. Les prêtres n’ont pas à intervenir dans ces questions, qui sont strictement d’ordre privé et ne regardent que la société civile. Aujourd’hui, on divorce pour un oui, pour un non, c’est peut-être regrettable, mais c’est comme ça.
      J’étais aussi choquée par ces mêmes prêtres juges qui se permettaient de juger l’avocat sur le fait qu’il n’était pas marié, et concernant une femme témoin qu’ils se permettaient d’interroger sur sa vie privée, en des termes qui me faisaient pouffer de rire, car c’est grotesque de s’immiscer comme ça dans la vie des gens, en même temps, parfois j’étais en colère car je trouve que si c’est en relation vraiment avec des faits réels, c’est inadmissible de s’infiltrer de cette manière dans la vie de ces gens, c’est inadmissible de ne pas les respecter. J’ai trouvé aussi, et c’est souvent le cas, que ces gens sont d’une rare patience. Je ne sais comment ils font pour avoir une telle patience d’ange, je bouillais déjà au bout de 15 mn. Ensuite, je me suis accrochée au film parce que je voulais voir la femme et son avocat triompher. J’étais suspendue à ce triomphe, et en définitive, il n’est jamais venu. C’était horrible. Puis il y a ce visage de femme qui prend tout l’écran et sur lequel passent et repassent les émotions, mais quand même le maintien absolu, l’empire sur soi triomphent. Un visage d’une beauté, magnifique! Une personnalité si forte et en même temps, qui passe par les affres de la résignation, de la fatigue morale aussi, puis de la maîtrise totale sur ses sentiments, pour finir par un sourire entre tendresse et mélancolie, il y a dans ce visage d’une beauté totale un accomplissement de femme au-delà de toutes les barricades dressées par les hommes contre les femmes et peut-être contre la peur qu’ils ont de cette force d’âme de ces femmes. Il faut libérer ces femmes qui resteront fortes au-delà des marées. Ces hommes craignent-ils que ces femmes leur montrent qu’elles sont au moins aussi capables de courage sinon plus qu’eux ?
      Le pire aussi, c’est la phrase qui tue, on voit enfin le mari qui est disposé à libérer sa femme. Il prononce les phrases, jusqu’à la phrase fatidique qui est totalement stupide, un concentré de machisme ou l’art de compliquer les choses. La question est à peu de choses près : et je te libère pour d’autres hommes… ou quelque chose d’approchant.
      Si j’avais été ce prêtre, je n’aurais jamais prononcé cette phrase-là, puisque c’est au terme de 5 années d’un véritable labeur qu’on en arrive enfin à convaincre cet homme de consentir au divorce. J’aurais mesuré la situation en disant quelque chose comme : et je te libère. Ou : et tu es une femme libre. Ou : et tu es libre de toute attache. J’aurais joué dans la neutralité pour premièrement permettre à la femme de se libérer. Après, c’est Alea Jacta est et elle fait ce qu’elle veut, elle est majeure et vaccinée. Bisous quand même à ces gens en leur souhaitant bien du courage et de ne pas avoir peur de faire confiance à l’autre, à la femme, ne pas avoir peur de la pousser en avant, elle en vaut la peine. Un très beau film, très pur.

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *