toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

Goush Katif, dix ans après… La blessure saigne encore !


Goush Katif, dix ans après… La blessure saigne encore !

Dix ans déjà que nos frères du Goush Katif – qui s’étaient pourtant installés dans la Bande de Gaza à l’instigation, et avec les encouragements, de ceux qui osent se nommer aujourd’hui « le Camp sioniste » (alors que son président actuel, Ytzh’ak Herzog, Ministre de la Construction et du Logement du gouvernement Sharon, en 2005, a participé au plan de déracinement !) – ont été  jetés sur les routes, ne recevant pour tout viatique que de belles promesses. Certains d’entre eux ont voulu y croire.

Las ! Plus de deux cent familles, très nombreuses pour la plupart d’entre elles, n’ont toujours pas été relogées décemment depuis une décennie, plusieurs d’entre elles n’ayant même toujours qu’une caravane pour seul toit. Devenus des réfugiés dans leur propre pays, ces citoyens – qui pourtant avaient donné le meilleur d’eux-mêmes pour faire refleurir le désert et créer une infrastructure économique exemplaire – en ont assez d’être traités comme des chiens galeux à qui quelques fonctionnaires jettent un os administratif de temps à autres pour les empêcher d’aboyer trop fort… avant de les envoyer vers un autre collègue qui les fait lanterner à son tour.

C’est pourquoi, dix-huit de ces familles ont entamé, la semaine dernière pendant cinq jours, une marche de protestation de 122 km à travers la Terre Promise, marche qui s’est achevée le mercredi 15 juillet face au Beit Hanassi (Résidence présidentielle) où une réception, comprenant plusieurs centaines d’invités, était organisée pour commémorer cette souillure impardonnable dans l’Histoire de notre pays : des Juifs chassés de chez eux, par un traitre et ses obligés, au profit de terroristes, et ce,  pour des motifs bassement financiers (http://www.israelnationalnews.com/Articles/Article.aspx/14380#.Valr-Zsw8dU

Il s’est dit aussi qu’un accord avait été conclu entre Sharon et la dite « Autorité palestinienne » pour créer un casino sur les ruines de Neve Dkalim et seule  l’attaque cérébrale de l’ancien héros l’a sauvé d’une enquête poussée qui l’aurait, sans doute, mené en prison – http://www.betar.org.uk/articles/betar1122904282.php !) ; des arrestations de mineurs sous la fausse accusation d’atteinte à la sûreté de l’Etat ; les autobus de manifestants et voitures privées de chauffeurs et/ou passagers portant kippa empêchés, par une police aux ordres, d’accéder à Jérusalem ; une majorité gouvernementale artificiellement obtenue par le renvoi de deux ministres opposés au plan ;  un referendum au sein du Likoud – que Sharon avait pourtant promis de respecter – balayé d’un haussement d’épaules parce qu’il donnait une majorité de 62%  contre l’ignominie !

Goush Katif ten years

Encore aujourd’hui, en Israël, aucun sioniste sincère ne peut penser au drame du Goush Katif sans que les larmes ne lui viennent aux yeux. C’est pourquoi, parmi les quelques 800 personnes présentes dans la maison présidentielle, l’atmosphère était lourde, très lourde. Chacun se souvenait des cris d’alarme lancés alors par ceux que les partisans du démantèlement traitaient de Cassandres et il flottait dans l’air le poids des mots imbéciles de ceux qui soutenaient jadis le crime : « Certains prétendent que cela constituera une menace pour les villes du sud d’Israël. Je n’ai jamais entendu quelque chose d’aussi ridicule ! » (Méir Chétrit, alors député du Likoud) ; « Le désengagement est bon pour la sécurité. » (Ran Cohen, député du Meretz) ;  « Le désengagement renforcera les éléments modérés de la société palestinienne ! » (Orit Noked, à l’époque, vice-ministre Travailliste)… A l’extérieur, une cinquantaine de protestataires – empêchés de rentrer car portant un T-shirt orange, couleur symbolique de la Résistance d’alors – ont déployés des banderoles rappelant que des victimes, arrachés de leur foyer en 2005, n’ont toujours pas reçu de logement valable en compensation !

On aurait pu se dire que, avec l’arrivée de Natanyahou au pouvoir en 2009 (de Olmert, corrompu jusqu’à la moelle, il ne fallait pas trop espérer !), les promesses auraient été rapidement tenues. Il n’en a malheureusement rien été ! Je conseille donc au gouvernement de l’Etat juif de se plonger d’urgence dans l’étude de la Paracha que nous venons de lire ce Shabbath et qui traitait justement de l’obligation de respecter ses engagements.

©Yéh’ezkel Ben Avraham pour Europe Israël News





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension.

Signalez un commentaire abusif en cliquant ici


Merci de nous signaler les commentaires qui vous semblent abusifs et qui contiendraient des propos:
  • * Antisémites
  • * Racistes
  • * Homophobes
  • * Injurieux
  • * Grossiers
  • * Diffamatoires envers une personne physique ou morale

  • 2 thoughts on “Goush Katif, dix ans après… La blessure saigne encore !

    1. Esther

      Ca ete mis en oeuvre par l authority israelien pousse par idf pour creer un terrain militaire dans le sud d’israel live pour experimenter de nouvelles armes a vendre a l’export,l authority israelien est le seul pays qui met sa population Juive en danger de mort pour business in the world ever.

    2. capucine

      Le site d’informations de droite, Aroutz 7 rapporte que dix ans après le plan de désengagement israélien du Goush Katif, 80 familles sont encore en attente de logements définitifs. La commission chargée de reloger ces familles a annoncé que 1600 d’entre elles vivaient en communauté. 1200 ont choisi de continuer à vivre de la sorte et ont transposé leurs habitations dans de nouvelles localités. Le reste s’est dispersé dans les différentes villes du pays. Certaines de ces familles ont déjà été relogées…

      Mais 180 familles n’ont pas encore entamé la construction de leur logement définitif. Certaines vivent encore dans ces vieilles caravanes qui avaient, à l’époque, obtenu le sobriquet de « caravillot » (caravanes – villas).
      Hagit Yaron, membre de la commission du relogement des habitants de Goush Katif, dénonce cette situation : « Nous n’avons cessé de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour trouver des solutions pérennes pour ces familles.
      Pour d’autres, nous essayons d’accélérer le processus bureaucratique qui les empêche de construire leur logement définitif. Tout ce que nous demandons, c’est de leur donner des conditions de vie décentes ».
      Source IsraPresse

    Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    0 Shares
    Copy link
    Powered by Social Snap