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Egypte: Le maréchal Al-Sissi, va renforcer les pouvoirs de la police et de l’armée contre les islamistes


Egypte: Le maréchal Al-Sissi, va renforcer les pouvoirs de la police et de l’armée contre les islamistes

L’armée égyptienne a annoncé lundi avoir tué en cinq jours 241 combattants dans la péninsule du Sinaï, dont des jihadistes de l’organisation Etat islamique (EI). Le chef de l’Etat, le maréchal Al-Sissi, va promulguer une loi qui va renforcer les pouvoirs de la police et de l’armée contre les islamistes.

L’Egypte renforce son arsenal contre l’opposition et notamment islamiste.Confronté à des attentats jihadistes meurtriers sans précédent, le pouvoir égyptien peaufine une loi antiterroriste lui donnant tous les pouvoirs.

Selon l’opposition, cette loi qui devrait être promulguée la semaine prochaine, par le chef de l’Etat, l’ancien maréchal Al-Sissi, consacre l’impunité de la police, censure la presse et porte atteinte aux libertés. Le pouvoir se défend. Mais les experts et les défenseurs des droits de l’Homme dénoncent un texte répressif qui protège la police. Ce, alors que les autorités répriment implacablement toute opposition depuis deux ans et la destitution du président islamiste Mohamed Morsi par Al-Sissi, à l’époque chef de l’armée.

«C’est une catastrophe de voir l’Etat promulguer une telle loi dans un climat chargé de revanche», déplore Gamal Eid, qui dirige l’ONG égyptienne Arabic Network for Human Rights Information.Au lendemain de l’assassinat le 29 juin du procureur général Hicham Barakat dans un attentat spectaculaire au Caire (toujours non revendiqué) Al-Sissi avait promis une législation plus dure «pour lutter contre le terrorisme».

Et alors que des combattants du groupe Etat islamique (EI) lançaient 1er juillet une série d’attaques sans précédent contre l’armée dans le nord du Sinaï, faisant des dizaines de morts, le gouvernement, lui, approuvait une nouvelle loi antiterroriste. Le ton est donné. Et la presse n’a qu’à bien se tenir.  L’article 33 du projet de loi préconise une peine de deux ans de prison au minimum pour publication «de fausses informations sur des attaques terroristes qui contredisent les communiqués officiels». Le ministre de la Justice Ahmed al-Zind a expliqué que cet article était notamment motivé par la couverture médiatique des attaques jihadistes de la semaine dernière dans le Sinaï.

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En clair le pouvoir ne supporte pas lorsque le porte-parole de l’armée avait fait état de 21 soldats tués et plus d’une centaine de jihadistes abattus lors des combats, alors que les médias avaient publié des bilans bien plus lourds, citant des responsables de la sécurité. «Le gouvernement a le devoir de protéger les citoyens des fausses informations», a précisé le ministre, soulignant qu’il ne fallait pas y voir «une restriction de la liberté de la presse». Le syndicat des journalistes a dénoncé la «censure» du pouvoir, jugeant que «la lutte contre le terrorisme ne se fait pas avec la confiscation des libertés publiques».

Par ailleurs, la loi supprime aussi pour les affaires de «terrorisme» une des deux procédures d’appel successives devant la Cour de cassation prévues dans le droit égyptien, pour n’en maintenir qu’une seule. Là encore, le président Al-Sissi avait prévenu. «Nous n’allons pas attendre 5 ou 10 ans pour juger les gens qui nous tuent», s’était-il emporté lors des funérailles du procureur général, au Caire.

Le projet de loi préconise la peine de mort pour les personnes coupables d’avoir créé, dirigé ou financé une organisation «terroriste». Une peine de cinq ans de prison est prévue pour quiconque utilise les réseaux sociaux ou internet pour promouvoir le «terrorisme». Et ce qui fâche les ONG, cest aussi cette loi qui met à l’abri de poursuites judiciaires les policiers qui «auront recours à la force» lors des opérations «antiterroristes» tant que ce recours est «nécessaire». Une disposition qui existe déjà dans le code pénal, indique l’avocat Chaaban Saïd, qui craint cependant qu’elle n’encourage les policiers à «avoir recours à une force excessive contre les suspects».

L’armée égyptienne a annoncé lundi avoir tué en cinq jours 241 combattants dans la péninsule du Sinaï, dont des jihadistes de l’organisation Etat islamique (EI) à l’origine d’une attaque spectaculaire lancée la semaine dernière. La plupart des attentats ont été revendiqués par la «Province du Sinaï», un groupe qui se faisait autrefois appeler Ansar Beït al-Maqdess avant de changer de nom pour marquer son allégeance à l’EI. Les jihadistes disent agir en représailles à la sanglante répression qui s’est abattue sur les partisans de M. Morsi, et dans laquelle plus de 1.400 personnes ont été tuées, en majorité des manifestants islamistes.

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