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Abbas, bientôt la fin


Abbas, bientôt la fin


Le manque d’intérêt pour les Palestiniens et les complots politiques ratés marquent la fin de carrière d’Abbas

Le parcours d’Abbas touche à sa fin, car sa campagne politique contre Israël a échoué: les Palestiniens ne font plus partie de l’ordre du jour régional et l’économie palestinienne est en crise.

Il va manquer à Israël.

Malgré les démentis de hauts responsables de l’Autorité palestinienne, il semble pourtant que la carrière du président Mahmoud Abbas (Abu Mazen) soit en fin de course. Les rapports faisant état de son intention de démissionner surviennent deux mois après de vifs échanges entre Abbas et certains dirigeants du Fatah, qui se sont opposés à la nomination de Saëb Erekat au poste de secrétaire général du Comité exécutif de l’OLP. Erekat va remplacer Yasser Abed Rabbo, qui a été remercié de ses services par Abbas il y a plusieurs semaines. Abbas agacé par les critiques a alors annoncé qu’il en avait assez et qu’il s’en allait. Si les membres de la direction palestinienne affirment que ce n’est pas la première fois que M. Abbas s’emporte et menace de démissionner, ils s’accordent à dire que cette fois-ci, il doit être pris au sérieux.

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Le parcours d’Abbas arrive à sa fin, car sa campagne politique contre Israël – constituée de quelques appels au boycott à travers le monde et de démarches auprès des institutions internationales (en tête desquelles la Cour pénale internationale) – a certes créé une atmosphère anti-israélienne mais n’a pas porté ses fruits.

La communauté internationale en général, et les pays arabes en particulier, sont trop occupés avec d’autres problèmes plus graves. Il n’y a pas eu un seul jour sans que ne surviennent des attaques faisant des dizaines de morts en Irak, en Syrie, au Yémen, en Libye ou au Soudan. Les dirigeants égyptien, libanais et saoudien et du Golfe passent principalement leur temps à tenter de se protéger.

Les Palestiniens ne sont pas intéressants. Il suffit de regarder ces derniers jours les chaînes de télévision et les journaux dans le monde arabe pour voir qu’ils ne traitent que des Houthis au Yémen, de l’Etat islamique, des Kurdes et des centaines de milliers de réfugiés fuyant les zones de combats dans des Etats en ruine. Les Palestiniens ont presque disparu des bulletins d’information, donc de l’ordre du jour régional.

En Israël, les ministres ne cessent de se répéter et de dire qu’Abbas n’est pas un partenaire pour la paix. Même si, parfois, un signe ou deux apparaissent, démontrant une volonté de parler avec lui « sans conditions » – comme cette réunion secrète la semaine dernière en Jordanie entre Silvan Shalom et Saëb Erekat – personne ne prend cela très au sérieux. Et pendant ce temps, Israël accroît son contrôle de la zone C, qui représentante plus de 60% de la Cisjordanie.

Et l’économie palestinienne est en crise car personne n’y investit. Le niveau de vie y est en baisse constante et le chômage à Gaza a atteint de nouveaux records. La reconstruction progresse avec difficulté parce qu’Abbas n’a pas été en mesure de s’imposer face au Hamas dans la bande de Gaza. Même isolé, le Hamas perdure et son chef Khaled Mechaal a été reçu il y a quelques jours en Arabie Saoudite. Le haut responsable du Hamas en Cisjordanie, Hassan Youssef, a raconté à ses amis lors d’une visite à la mosquée al-Aqsa à Jérusalem pour l’Aïd al-Fitr que si venaient des élections, le Hamas les remporteraient « haut la main ».

Mais c’est l’opposition au sein même de son propre parti qui a causé le plus de tort à Abbas. Mohammed Dahlan, qui a acquis une grande influence dans le Golfe et en Egypte, mène une campagne d’incitation acharnée contre Abbas depuis Dubaï. À Ramallah, l’ancien Premier ministre Salam Fayyad aide Yasser Abed Rabbo à comploter contre lui. Tous deux ont travaillé aux côtés d’Abbas pendant de nombreuses années. Jusqu’à ce qu’ils soient fatigués de lui et de son comportement qui leur semble arrogant.

Abbas est de plus en plus isolé au sein de la direction. Seulement deux personnes lui sont toujours restées fidèles: Majed Faraj, à la tête des forces de sécurité, et Saëb Erekat.

Abbas a eu 80 ans cette année et personne ne sais qui lui succédera.

La situation interne palestinienne pourrait dégénérer en un chaos politique. On peut même s’attendre à des flambées de violence et des affrontements avec l’armée israéliennes et les habitants israéliens de la Cisjordanie.

Mais c’est Israël qui risque de souffrir le plus du départ de Mahmoud Abbas. Celui qui s’est plus d’une fois opposé au terrorisme contre Israël tout en soutenant un processus de paix négocié est un des derniers vestiges des accords d’Oslo et de la reconnaissance palestinienne de l’Etat d’Israël.

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Danny Rubinstein est conférencier sur les questions arabes à l’Université Ben Gourion de Beersheva ainsi qu’à l’Université hébraïque de Jérusalem. Il est également spécialiste des questions économiques palestiniennes et tient une chronique dans le journal israélien “Calcalist”.

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