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Un an d’Etat islamique : la doctrine Obama en question


Un an d’Etat islamique : la doctrine Obama en question

Guy Millière – Trois attentats terroristes ont donc eu lieu. Le jour même du premier anniversaire du califat proclamé par Abou Bakr Al Baghdadi. Au cours de l’année écoulée, le califat, ou Etat Islamique, a, pour l’essentiel, consolidé ses positions, continué à recruter, à susciter des vocations, et à obtenir des actes d’allégeance. Il est présent dans quatorze pays, sur trois continents, et ses stratèges entendent aller plus loin encore.

On peut analyser la stratégie qui est la leur, et cela se fait d’ores et déjà beaucoup : elle consiste à créer un climat de terreur généralisée et de déstabilisation censé conduire à un djihad planétaire visant le monde occidental, les Chrétiens, les Juifs, les Musulmans pas assez musulmans, les traitres au sunnisme.

On peut noter les objectifs poursuivis par chacun des trois attentats qui viennent d’avoir lieu.

  • En France, il s’agit de s’en prendre à un pays perçu comme un maillon faible du monde occidental, qui est aussi le principal pays musulman d’Europe.
  • En Tunisie, il s’agit de broyer toute perspective de redressement économique d’un pays en difficulté depuis la chute de Ben Ali, et de tenter d’y semer un chaos qui serait le prolongement du chaos libyen.
  • Au Koweit, il s’agit de tenter d’ébranler l’une des monarchies du Golfe participant à la coalition que tente de mettre sur pied l’Arabie Saoudite, et de susciter des dissensions intérieures en s’en prenant aux chiites.

La France ne peut, à elle seule, affronter ce qui se dessine, et qui est bien plus vaste que ce qui se dit

On doit surtout voir que si l’Etat Islamique a une stratégie et des objectifs, ceux qui lui font face n’ont ni stratégie ni objectif.

La France ne peut avoir de stratégie. D’une part parce qu’elle ne peut, à elle seule, affronter ce qui se dessine, et qui est bien plus vaste que ce qui se dit. D’autre part, parce que l’aveuglement continue à y régner : François Hollande persiste à parler de « terrorisme » sans oser utiliser le mot islam, et quand Christian Estrosi parle à nouveau de « cinquième colonne », il se fait fustiger de tous côtés. Les dirigeants français peuvent espérer endiguer la vague islamiste, mais, presque tous, espèrent surtout, et vainement, l’apaiser.

La Tunisie peut moins encore avoir de stratégie : ses dirigeants sont sur la défensive, sachant que le pays peut aisément basculer. Leur but est de survivre, s’ils le peuvent, juste survivre.

Le Koweit a la stratégie minimale qui est celle de la coalition menée par l’Arabie Saoudite, et c’est une stratégie limitée. Parce que des dirigeants musulmans, surtout au Proche-Orient, savent qu’ils risquent aisément de passer pour des traitres à l’islam.

La stratégie devrait être à la hauteur de la menace, et les objectifs être à la hauteur de la stratégie.

Pour gagner, il faut voir qu’il y a un ennemi, et qu’il doit perdre

La stratégie devrait pouvoir s’énoncer en termes simples, tels ceux employés par Ronald Reagan lorsqu’on lui demandait ce qu’était sa solution face à l’avancée de l’Union Soviétique. Il avait dit : « Nous gagnons, ils perdent ».

Pour gagner, il faut voir qu’il y a un ennemi, et qu’il doit perdre. Cet ennemi est l’islam radical, dont l’Etat Islamique est aujourd’hui la pointe avancée.

Pour gagner, dès lors, il faut infliger à l’islam radical une défaite si cinglante que l’ardeur de ses adeptes qui n’auraient pas été tués tomberait alentour de zéro. C’est possible : Ehud Barak, dans un récent entretien, disait que l’Etat Islamique pouvait être détruit en deux jours, et il a raison. Agir partout dans le monde occidental et hors du monde occidental pour mettre hors d’état de nuire, de manière longue ou définitive des hommes tels celui qui a décapité son employeur en Isère ne serait pas très complexe si la volonté existait.

Les objectifs seraient, donc, de détruire l’Etat Islamique et d’écraser l’islam radical partout où il se trouve.

Le problème est qu’il n’y a personne pour énoncer la stratégie et pour définir les objectifs.

Le problème est qu’il existe un seul pays sur terre où des hommes existent qui ont la clarté de vision requise et qui peuvent disposer des moyens requis : celui dont Ronald Reagan a été le Président.

Depuis six ans et demi, celui qui occupe la position qui fut celle de Ronald Reagan a une vision, qui n’est pas du tout la vision requise, mais son exact inverse.

La vision de cet homme, Barack Obama, a des effets.

Cet homme est complice de l’Etat Islamique et complice de l’islam radical.

Nul n’a cité son nom dans les commentaires énoncés concernant les trois attentats commémorant l’anniversaire du califat.

C’est très significatif. Barack Obama a pourtant une doctrine : les attentats sont le fruit de cette doctrine.

Ceux qui ont applaudi l’élection et la réélection d’Obama devraient applaudir les attentats.

Se souviennent-ils ? En janvier 2009, Abou Bakr al Baghdadi était en prison. Al Qaida en Irak, l’ancêtre de l’Etat Islamique, était largement détruit. L’islam radical était réduit à assez peu. George Walker Bush quittait la Maison Blanche.

Tout allait devenir plus beau sous Barack. Tout est plus beau, sans aucun doute.

 © Guy Millière pour Dreuz.info





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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  • 2 thoughts on “Un an d’Etat islamique : la doctrine Obama en question

    1. Global

      GW Bush était (il est toujours…) un homme simpliste, stupide, ignare, facilement manipulable.

      Son intervention en Irak en 2003, manœuvré par ses conseillers, est à l’origine des évènements actuels.
      En démolissant le régime Saddam il a ouvert la porte au chaos et comme la nature a horreur du vide Al Qaeda et Daesh se sont engouffrés dedans.

      Concernant Daesh au proche orient : il suffit d’ouvrir les yeux pour constater que cette organisation n’est nullement nuisible aux intérêts des USA et de ses alliés (dont Israël) dans la région.

      Autrement dit, si Obama ne bouge pas c’est que ça l’arrange.

      Guy Millière nous fourgue sa salade habituelle. Il ne faut surtout pas l’écouter. Et ne surtout pas croire que le remplacement de Obama, par qui que ce soit, fin 2016 modifierait véritablement la politique US dans la région.

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