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Incendie de Besançon : le ras le bol des français.


Incendie de Besançon : le ras le bol des français.

L’origine criminelle de l’incendie de l’hôtel de ville de Besançon ne fait pas de doute. L’incendiaire présumé serait un homme originaire du Cameroun et qui bénéficie du statut de réfugié politique depuis mai 2013. À Besançon depuis l’été –automne 2014, l’homme d’une cinquantaine d’années souhaitait monter sa maison d’édition.

Selon les informations que nous vous délivrions dès 12h45, l’individu, « bien connu » des services de police, « s’est présenté à l’Hôtel de Ville de Besançon en demandant à une employée présente de sortir« , avant de lancer deux cocktails Molotov à l’intérieur selon un témoin, a déclaré le commissaire Benoît Desferet, directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) du Doubs, sans pour autant confirmer l’identité de l’homme arrêté.

L’homme, qui se déplaçait avec une ou des béquilles, a ensuite été interpellé quelques minutes plus tard dans les environs de l’Hôtel de Ville. Certains témoins parlent d’une interpellation rue du palais de justice. Une enquête était en cours, exploitant notamment des images de vidéosurveillance. « En revanche,  nous n’avons pour l’heure aucun autre élément sur le nombre exact de protagonistes dans cette affaire… ». La police avait parlé d’un éventuel acolyte, mais en fonction des allées et venues dans le hall de l’hôtel de ville, l’information n’avait pas été confirmée, mais tout porterait à croire que l’homme ait agi seul.

L’homme interpellé était suivi à sa demande depuis février 2015 par l’Adie, une association d’aide à la création d’entreprises qui avait estimé que son projet de maison d’édition ne répondait pas à ses critères pour le soutenir davantage. Il avait frappé à d’autres portes, mais aucune solution d’accompagnement ne l’aurait satisfait.

Il avait menacé de « tout faire sauter »

Ces dernières semaines, il avait effectué deux sit-in dans l’Hôtel de Ville, obligeant la police à intervenir pour le déloger. Lors de son second sit-in, il avait menacé le personnel de « tout faire brûler » si ses revendications n’étaient pas écoutées. Depuis ces déclarations, il faisait l’objet d’une procédure pour « menaces sur agent chargé de service public ». Il devait être convoqué ultérieurement devant la justice.

Dans le cadre de cette procédure, il « avait été examiné par un médecin qui avait conclu qu’il était certes logorrhéique -il parlait beaucoup-, mais qu’il ne présentait pas de pathologie psychiatrique », a déclaré la vice-procureure Margaret Parietti.
« Une expertise psychiatrique plus approfondie a été ordonnée », a-t-elle ajouté.

L’hôtel de Ville fortement endommagé

Les projectiles ont provoqué un incendie qui s’est propagé dans deux étages du bâtiment datant de 1393  et classé monument historique depuis 1912, mais les pompiers l’avaient globalement maîtrisé vers 12h20. Il n’y avait plus de flammes réellement vers 13h. L’hôtel de Ville abrite notamment l’office de tourisme et au premier étage la salle du conseil municipal et « la salle des mariages« .

Pour rappel, l’incendie n’a pas fait de blessé, mais deux hommes ont été pris en charge par les secours et transporté à l’hôpital de Besançon après avoir inhalé des fumées.

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ENTRE ÉMOTION ET COLÈRE

Les trois élus francs-comtois ont exprimé leur inquiétude et leur indignation par communiqué. Sophie Montel déclarant que « les Français n’en peuvent plus des mensonges éhontés de l’RPS (ndlr : le nom donné aux Républicains et au PS) en matière d’immigration » et Jacques Grosperrin en appelant à« l’unité autour nos valeurs républicaines. » Marie-Guite Dufay parle, elle, de « violence gratuite ».

« Les élus de l’Union de la droite et des centres sont choqués par l’acte inacceptable commis dans les locaux de l’Hôtel de Ville de Besançon ce jeudi 25 juin. Et le condamne avec la plus grande fermeté », rappelle d’abord Jacques Grosperrin.

Affirmant son soutien au maire de la ville et au personnel, le Sénateur du Doubs et conseiller municipal (UMP) reconnaît que « c’est le fondement de notre vivre ensemble qui est atteint en son cœur » et qu’il n’y a qu’une réponse à apporter : « l’unité autour de nos valeurs républicaines. »

La conseillère régionale (FN) Sophie Montel et les conseillers municipaux (FN/RBM) de Besançon, Julien Acard et Phillipe Mougin, ironisent de leurs côtés sur les réponses souhaitées et attendues par les élus locaux Républicains et PS, évoquant les origines camerounaises de l’incendiaire. « Mais de qui [attendent-ils ces réponses] ? Du gouvernement Valls ? Ce même gouvernement qui laisse entrer en France, comme du temps de Sarkozy d’ailleurs, plus de 200 000 immigrés par an au seul titre l’immigration légale ? Ce même gouvernement qui est d’accord avec l’Union européenne quand celle-ci veut imposer aux Etats membres des quotas de clandestins, rebaptisés pour l’occasion « migrants » ? Ce même gouvernement qui se révèle totalement incapable de lutter contre le terrorisme islamiste ? Des réponses des Républicains ?  Ceux-là mêmes qui ont encouragé l’immigration massive en France et qui sont à l’origine du regroupement familial ? Ceux-là mêmes qui, lorsqu’ils étaient au pouvoir sous l’étiquette UMP, ont arrêté le fichage pour radicalisation du principal suspect dans l’attentat qui a eu lieu aujourd’hui en Isère ? »

La présidente de Région (PS), Marie-Guite Dufay, condamne. « La violence gratuite, fût-elle motivée par le désespoir d’un homme, ne saurait être tolérée, et doit être dénoncée comme il se doit, à l’heure où notre société a besoin d’être rassemblée et apaisée. »

En déplacement en Russie à Tver, une ville jumelée avec la capitale comtoise, le maire Jean-Louis Fousseret se tient régulièrement informé de la situation après l’incendie criminel au cocktail Molotov de l’Hôtel de Ville de Besançon. Il se dit révolté et en colère face à cet acte qui, même s’il est isolé, s’attaque au symbole de la République. Il nous a répondu par téléphone en fin de journée depuis Moscou.

maCommune.info Quand avez vous appris la nouvelle de l’incendie de l’Hôtel de Ville ?

Jean-Louis Fousseret : J’ai été averti de l’incendie au moment où l’avion s’apprêtait à décoller pour la Russie, alors que j’allais éteindre mon téléphone. De fait, je vais écourter mon voyage et rentrer dimanche à Besançon. Si l’incident était survenu une heure plus tôt, je ne serais pas parti…

Quel est votre sentiment après cet acte qui, c’est confirmé, est bien d’origine criminelle ?

C’est la révolte qui m’anime actuellement, une colère froide par rapport à un homme qui s’attaque aux symboles de la République. C’est inacceptable, je suis heureux qu’il n’y ait pas eu de blessé, mais aussi que les pompiers aient reussi à maitriser rapidement le feu. Je félicite également la police qui a fait le nécessaire. Grâce à elle, ce triste individu, ce criminel a été mis hors d’état de nuire.

Il avait visiblement déjà menacé la ville…

Oui. Il était déjà venu à la mairie, nous avions déjà déposé deux plaintes contre lui la semaine dernière. C’est quelqu’un qui a certainement un passé judiciaire, un passé psychiatrique. Je souhaite préciser qu’il s’agit d’un acte isolé d’une personne dérangée. Ce n’est pas un attentat anonyme. Mais cela n’excuse rien. S’attaquer à la République, à l’hôtel de ville, à la Maison commune, cela est inacceptable.  J’espère qu’il va être durement puni et très fortement condamné. Il aurait pu prendre la vie du personnel qui, sur place, a été remarquable pour son sang froid. J’apporte le soutien à celles et ceux qui sont intervenus et je tiens à féliciter également les personnes qui sont intervenues au risque de leur vie pour tenter d’éteindre l’incendie.  Pour l’instant, nous sommes dans l’émotion…

Qu’en est-il des dégâts ?

La mairie est gravement endommagée pour plusieurs semaines. Le bas est détruit, l’hôtel de ville, mais pas l’office de tourisme ni le premier étage où se trouve la salle des mariages et la salle du conseil municipal.  Mais les travaux de nettoyage et de remise en état s’annoncent conséquents. Plusieurs centaines de milliers d’euros seront investis.  Au premier étage, il y avait également des oeuvres d’art, mais qui visiblement, n’auraient pas trop souffert.

(Propos recueillis par Sarah Andersen)

http://www.macommune.info/







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  • 4 thoughts on “Incendie de Besançon : le ras le bol des français.

    1. Jacques

      On leur donne l’asile politique, et ils n’en ont pas assez, parce qu’ils veulent TOUT.
      Que dire des déboutés de leur demande d’asile, et qui la plupart du temps ne sont même pas expulsés du territoire national ?

      « Une expertise psychiatrique plus approfondie a été ordonnée » : évidemment ma bonne dame, cela ne peut relever que de la psychiatrie, ce monsieur est forcément irresponsable, pensez-vous…

    2. Debout

      « ….expertise psychiatrique approfondie…. »

      Cet homme sera jugé comme un « déséquilibré » !

      Et ceux qui diront le contraire seront d’affreux racistes, indignes du « vivrensemble » et de la République !….

    3. Pinhas

      Tous ces dingues assassins , criminels et incendiaires seront qualifiés de cas psychiatriques et pris en charge par l’état et l’état c’est avec notre argent qu’il chouchoute les ennemis de la France .

      Alors allons y cassons , brulons , soyons violents et nous aurons aussi la chance d’être pris en charge à 100%

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