toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

Nostalgie et devoir de mémoire : « Nous n’oublierons pas, ni ne pardonnerons ! »


Nostalgie et devoir de mémoire : « Nous n’oublierons pas, ni ne pardonnerons ! »

OPINION

Nostalgie et devoir de mémoire : « LO NISHKHAH’ VÉ LO NISLAH’ ! »

Nous n’oublierons pas, ni ne pardonnerons ! »)

Une ville inondée de lumière, tout y respire le calme, l’élévation et la tranquillité spirituelle. Dans ses rues, bordées de palmiers et de verdure, de petites maisons blanches comme l’albâtre semblent des havres de bonheur. Le pépiement des oiseaux de ce Gan Éden accompagne de-ci, de-là, le babillement de nourrissons, les rires d’enfants, les prières s’élevant de synagogues, les fortes discussions de bah’ourei yèchivah. Au loin dans ce paysage, le bleu de la Méditerranée s’étale et ses formes mouvantes font deviner le bruit de son ressac.

libération de Jérusalem

« Chéma Israël… » ! « Écoute Israël… » non seulement avec tes oreilles mais aussi avec ton cœur ! Écoute cet aveu de Balaam, le prophète des Nations : « Qu’elles sont belles, tes tentes, ô Yaacov ! Tes demeures, ô Israël ! » (Bamidbar XXIV, 5). Oh, oui ! Qu’elles sont merveilleuses tes tentes, tes demeures, ô Israël, quand elles reposent au sein de la nuée sécurisante et éternelle de notre Torah ! Ici, loin du vacarme des grandes villes, à mille lieues de leur course à l’argent, on ressent au plus profond de soi la richesse de notre foi, la félicité d’être juif, et deux seuls mots montent de l’âme vers les lèvres, des lèvres vers le Ciel : « Merci HaChem » !

En prononçant cette action de grâces, des larmes montent aux yeux, perles de joie et de reconnaissance, rosée d’une aube nouvelle succédant à une longue nuit cauchemardesque passée sur une couche de douleurs inondée par nos pleurs. Comme pour souligner la quiétude retrouvée, des flashs parasitent notre pensée apaisante: les flammes consumant le Beit HaMikdach, la chute de Massada et de Bétar, nos ancêtres emmenés loin du Pays en esclavage, les humiliations de la dhimmitude, les errances forcées au travers du monde, les pogroms de la populace, les bûchers de l’Inquisition, la rouelle se voulant infâmante, les spoliations de la noblesse, le mépris de la plèbe, les dénis de Justice et l’électrochoc innommable – la Shoah – qui, par son horreur et son ampleur, a enfin réveillé la miséricorde et le pardon de notre Père !

Nous voilà sur la place centrale, en amphithéâtre ! Chacun s’y active en ce dernier jour de la semaine, chacun se prépare activement au repos inégalable du Chabbath. Entre les odeurs appétissantes de la dernière cuisson hebdomadaire des pizzas et des fallafels, s’insinue doucement le parfum subtilement divin de ce jour que, à nous seuls, HaChem a donné en Héritage. Des H’alloth dépassent du panier des ménagères et la vue de ces pains, doux comme la Vie future, nous fait déjà anticiper ces quelque vingt-cinq heures délectables que nous passerons comme hors du Temps. Chacun se presse car « La journée est courte et le travail est grand… » (Pirké Avoth II) : le Chabbath, fiancée de notre Peuple, arrive ; il nous faut être prêt à l’accueillir dignement : préparer les repas de fête, se purifier au Mikvéh, se vêtir de ses plus beaux atours… !

Las ! N’était-ce qu’une utopie ? Névé Dkalim a-t-elle jamais existé ? Je me souviens de cette vie – de cette ville – où coulait le lait et le miel, et mon cœur saigne, mon âme hurle à la mort ! Ses maisons ne sont plus que monceaux de gravats, ses arbres majestueux se sont flétris, ses oiseaux se sont envolés vers des cieux plus cléments, ses habitants ont été déportés par leurs frères, ses synagogues incendiées et ses milliers de mézouzoth ont été écrasées sous les chenilles d’engins de destruction conduits par des enfants de notre peuple. Nouveaux « juifs errants » – par l’inique volonté d’un gouvernement de Juifs helléno-américanisés qui priaient en se tournant vers Wall Street en guise de temple, qui s’agenouillaient devant l’Oncle Sam en guise de faux-dieu, qui clamaient « In the US$, we trust » en guise de « Chéma » – ses vieillards ne pourront plus toucher les souvenirs d’antan, ses enfants ne pourront plus montrer aux leurs où ils ont grandi, ses femmes ne pourront plus chérir l’endroit où elles ont enfanté, ses hommes ne pourront plus voir grandir les arbres qu’ils ont plantés… même les mânes de ses morts n’y pourront plus retrouver leurs os !

« Où ils font un désert, ils disent qu’ils ont donné la paix » disait Galgagus, flétrissant les excès des Romains (Tacite, Vie d’Agricola, XXX) et, comme en écho, j’entends le fameux « Quousque tandem… ? » (« Jusques à quand… ? ») premiers mots du premier discours de Cicéron contre Catilina, lorsque celui-ci osa se présenter au sénat après qu’on eut découvert le complot qu’il tramait contre la République. Éternel recommencement de l’Histoire, en d’autres lieux, en d’autres temps, mais s’inscrivant toujours dans la perspective philosophique du Quatrième Empire, celui d’Ésav, de ses puissants, de ses valets !

« Éternel… » ? Non! Car, à la question « Jusques à quand… ? », une réponse – une promesse – s’inscrit en lettres d’espoir dans la Kétoubah que D-ieu nous a remis au Mont Sinaï : « Je rétablirai tes juges comme à l’origine et tes guides comme au début » (Yècha’yahou I, 26) et « Et les peuples seront témoins de ton triomphe, et tous les gouvernants de ta gloire. Et on t’appellera d’un nom nouveau que la bouche de HaChem aura désigné. Et tu seras une couronne de beauté dans la main de HaChem, et un diadème royal dans la paume de ton D-ieu. Tu ne seras plus nommée la Délaissée, et ta terre ne s’appellera plus Solitude. Car ton nom sera « Mon désir en Toi » et ta terre sera nommée « l’Épousée ». Parce que tu es l’aimée de HaChem et parce que ta terre connaîtra les épousailles. Oui, comme le jeune homme s’unit à la vierge, tes enfants te seront unis, et comme le fiancé se réjouit de sa fiancée, ainsi ton D-ieu se réjouira de toi » (Yècha’yahou LXII, 2-5)… et – si j’ose dire – HaChem est « Homme » a toujours tenir Sa parole!

Écoute, mon frère ! Prête l’oreille, ma sœur ! Comme la fiancée de Chabbath, le voici qu’il vient, qu’il arrive, celui que nous attendons depuis si longtemps. Il était « à la porte de Rome » (Sanhédrine 98a), mais – Observez ! – cette porte se referme rapidement derrière lui, murant à jamais dans le passé le souvenir d’Amalek. Il arrive, il est en chemin. Ne vous figez pas en vous retournant vers le passé, vers cette Sodome où nous avons tant souffert. Regardez devant nous, vers la Lumière qui point au bout du tunnel… car l’arrivée du Machiah’ Ben David n’est pas seulement un espoir lointain, c’est l’Avenir proche, c’est l’accomplissement de « La Promesse » !

Préparez les repas de fête, plongez-vous dans les sources purificatrices, mettez vos nouveaux habits : il sera là dans quelques instants, dans quelques jours, dans quelques mois, accomplissant les prophéties ! Névé Dkalim, les villes, les villages et yéchouvim détruits renaîtront de leurs cendres. D’autres agglomérations juives surgiront du sol partout du Nil à l’Euphrate, notre Temple sera reconstruit car : « Un rameau sortira de la souche de Yichaï, un rejeton poussera de ses racines. Et sur lui reposera l’esprit de Hachem : esprit de sagesse et d’intelligence, esprit de conseil et de force, esprit de science et de crainte de Hachem. Animé ainsi de la crainte de Hachem, il ne jugera point selon ce que ses yeux croiront voir, il ne décidera pas selon ce que ses oreilles auront entendu. Mais il jugera les faibles avec justice, il rendra des arrêts équitables en faveur des humbles du pays ; du sceptre de sa parole il frappera les violents et du souffle de ses lèvres il fera mourir le méchant. La justice sera la ceinture de ses reins, et la loyauté l’écharpe de ses flancs. Alors le loup habitera avec la brebis et le tigre reposera avec le chevreau ; veau, lionceau et bélier vivront ensemble et un jeune enfant les conduira. Génisse et ourse paîtront côte à côte, ensemble s’ébattront leurs petits ; et le lion, comme le bœuf, se nourrira de paille. Plus de méfaits, plus de violence sur toute Ma sainte montagne, car la terre sera pleine de la connaissance de D-ieu, comme l’eau recouvre le fond des océans. En ce jour-là, il y aura une racine de Yichaï, qui se dressera comme la bannière des peuples; les Nations se tourneront vers lui et sa résidence sera entourée de gloire » (Yècha’yahou XI, 1-10).

©Yéh’ezkel Ben Avraham pour Europe Israël News





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension.

Signalez un commentaire abusif en cliquant ici


Merci de nous signaler les commentaires qui vous semblent abusifs et qui contiendraient des propos:
  • * Antisémites
  • * Racistes
  • * Homophobes
  • * Injurieux
  • * Grossiers
  • * Diffamatoires envers une personne physique ou morale

  • One thought on “Nostalgie et devoir de mémoire : « Nous n’oublierons pas, ni ne pardonnerons ! »

    1. Ayin Beothy

      Cet article m’avait émue en 2015, et tout autant aujourd’hui.
      Parfois une trahison peut dissimuler un retrait permettant de revenir plus forts.
      C’est le seul souhait que je puisse exprimer.
      Bon jeûne à tous

    Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    175 Shares
    Copy link
    Powered by Social Snap