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Les success stories de la communauté éthiopienne d’Israël


Les success stories de la communauté éthiopienne d’Israël

L’actualité immédiate et l’Histoire ne font pas toujours bon ménage. Si les manifestations récentes de la communauté éthiopienne dénoncent un racisme réel, l’histoire et la réalité de cette communauté ne peuvent pas se résumer aux discriminations. Présente en Israël depuis trente ans et forte de 120 000 membres, la communauté éthiopienne présente aussi de belles réussites. En voici une sélection non-exhaustive.

Yityish Aynaw est née à Gondar, en Ethiopie, dans une famille d’origine juive. Celle que tout le monde surnomme «Titi» a douze ans lorsqu’elle se retrouve orpheline. En 2002, l’adolescente est recueillie par ses grands-parents installés à Netanya. Après son service militaire qu’elle termine avec le grade de lieutenant, Yityish Aynaw travaille dans un magasin de chaussures quand son entourage l’inscrit au concours de miss Israël qu’elle remporte en 2013 faisant d’elle la première femme noire à accéder au titre.

Celle qui admire Martin Luther King et rêve d’une carrière à la Tyra Banks a fait sensation lors du diner organisé à l’occasion de la venue en Israël de Barack Obama quelques semaines après son sacre.

Avraham Nagossa, 56 ans, a fait son entrée à la Knesset le 17 mars dernier. Elu sur la liste Likoud lors des dernières législatives, il est le seul représentant de la communauté éthiopienne au parlement israélien. Originaire de Gondar, M. Nagossa a 26 ans quand il foule pour la première fois la Terre sainte. Porte-voix de ses compatriotes éthiopiens, devenu avocat, après des études à l’université hébraïque de Jérusalem, il défend les droits de sa communauté.

En 2010, il mène les manifestations devant la résidence du Premier ministre pour dénoncer le racisme dont sont victimes les Éthiopiens. Si son parti, « Atid Ehad » (« un avenir ») ne réussit pas à collecter suffisamment de suffrages pour sièger à la Knesset, Avraham Nagossa ne baisse pas les bras. Relégué à des places non-éligibles en 2009 et 2013, rambassadorespectivement sur la liste du Bayit Hayeoudi et du Likoud, sa troisième tentative sur la liste menée par Binyamin Netanyahou sera la bonne.

Dans un monde d’hommes, elle fait office d’exception. Femme, noire, Belaynesh Zevadia est nommé en 2012 ambassadeur d’Israël en Ethiopie, pays qui l’a vu naître en 1967. Pour boucler la boucle, la diplomate, dès son retour visitera la maison de son enfance.

Elle rappellera émue qu’elle est partie « jeune fille avant de revenir ambassadrice ». Une petite phrase pour résumer un grand destin. Née à Gondar, elle émigre en Israël en 1984. Après son bac, elle intègre l’université hébraïque de Jérusalem. Sur les bancs de cette institution universitaire de renommée mondiale, elle bûche sur les relations internationales, l’Afrique et l’anthropologie. Son master en poche, elle débute en 1993 sa carrière diplomatique. Une carrière remplie qui ne fait que commencer.

Dans les années soixante-dix, deux légendes naissent. La première raconte qu’excédés par les performances des coureurs éthiopiens aux Jeux Olympiques, les Etats-Unis décident d’offrir à l’Ethiopie des bus scolaires privant les marathoniens en herbe de leur entrainement matinal forcé sur le chemin de l’école. La deuxième voit le jour le 25 juin 1977 à Woozaba, en Ethiopie. Zohar Zimro a 10 ans quand il émigre en Israël avec sa famille. Six ans plus tard, au lycée, il découvre la course. Sa foulée, son endurance font de lui l’un des meilleurs marathoniens du pays.

Il fait son entrée dans le cercle des marathoniens de haut niveau en 2009 à Berlin en franchissant la ligne d’arrivée à la 23e place. Suivront Paris, Barcelone, Tibériade, Amsterdam et Ein Gedi. Elu athlète de l’année en Israël en 2011, il est qualifié pour les JO de Londres en 2012. On ne sait toujours pas si les Etats-Unis ont vraiment livré des cars de ramassage en Ethiopie mais Zohar Zimro court toujours.

Saxophoniste, chanteur et compositeur, Abate Berihun est l’un des plus importants jazzmen israéliens. Il a 32 ans quand il émigre en Israël. Il laisse derrière lui, l’Ethiopie, son pays mais aussi une carrière prometteuse. Il faudra de longues années au musicien pour se faire une place sur la scène israélienne. Ses compositions musicales uniques qui mêlent le jazz et les sonorités de la musique éthiopiennes s’imposent. Il écume les festivals avec sa formation.

Certains le comparent à John Coltrane. Symbole de son intégration réussie, la notoriété viendra avec un album né de sa collaboration avec le pianiste et compositeur israélien Yitzhak Yedid. L’opus « Ras Deshem » – du nom de la plus haute montagne d’Ethiopie – mêle musique israélienne et éthiopienne. Salué comme l’un des meilleurs albums de jazz israélien, le disque fait le tour du monde. Abate Berihun continue de collaborer avec des artistes du continent africain de Mohamed Ahmed à Koko Sasaba et Aster Awake, surnommé l’Aretha Franklin éthiopienne.

Premier médecin israélien d’origine éthiopienne, Avi Yitzhak est sur tous les terrains du monde où Tsahal envoie des sauveteurs : Haïti et plus récemment le Népal. Né en Ethiopie, Avi Yitzhak fait son alyah dans les années 1990 pendant l’opération Salomon. Titulaire d’une bourse du Keren Hayessod, il est le premier étudiant né en Ethiopie à boucler ses études de médecine en Israël.

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Chirurgien à l’hôpital Soroka de Beer-Sheva, Avi Yitzhak est aujourd’hui commandant au sein du Département de médecine opérationnelle de Tsahal. Sa réussite fait de lui un exemple au-delà de son appartenance à la communauté éthiopienne. En 2010, il est désigné pour allumer un flambeau lors de la traditionnelle cérémonie de la fête d’Indépendance.

V.G-B Israpresse





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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  • 7 thoughts on “Les success stories de la communauté éthiopienne d’Israël

    1. sarah

      Miss Israël est bandante bien que je ne possède pas l’organe en question : c’est mon côté homosexuelle qui me taraude parfois.
      Je n’ai pas le droit de dire ce genre de choses sur ce site. Mdr.

    2. sarah

      Trêve de goujateries.
      Nous aimons les juifs éthiopiens. Nous sommes si peu : il faut que nous soyons solidaires.

    3. robert davis

      Les juifs ethiopiens sont bien traités en Israel en général même si comme PARTOUT ilpeut y avoir un tout petit peu de racisme. NOBODY IS PERFECT etpar conséquent lors de manifestations il ne faut que certains individus un peu stupides ou éxubérant ne fassent pas de provocation obligeant lapolice à se montrer un peu durs Ceux qui critiquent Israel à la moindre occasionou même sans occasion du tout par le mensonge sont des gauchistes socialistes comme les nazis qui cherche »nt à NUIRE à Israel dans le but d’excuser et exonérer eurs congénères gauchistes nazis de la culpabilité de la shoah. Leur hypocrisie ne trompe ou ne devrait tromper personne.

    4. Lea

      S’il est vrai qu’il y a des racistes en Israêl, la population dans son ensemble n’est pas raciste et comme le dit M Davis, d’aucuns se plaisent a mettre en exergue l’existence des racistes et déclarent Israël pays d’appartheid ce qui est complètement FAUX. Il suffit de regarder, nos juges, nos soldats, nos médecins etc…

    5. Frank Adam

      De tels histoires de success et de problemes ont toujours suivient une vague d’immigration soit en Israel ou les EU et meme Le RU ou les industries electriques ont debute entre les mains des immigrants des bonnes familles italiennes: Ferranti et Marconi…. Je me rappelle des emeutes des « Black Panthers » non seulement aux EU mais en Israel quand Meir et Eshkol etaient encore au pouvoir. Si tout le monde s’avancaient comme des gardes de 18ieme siècle en ligne la vie sera trop facile. L’avance en ordre ouverte a la facon des voltigeurs se permet les chances et ouvertures plus facilement. N’importe qu’il faut se mefier de ne pas laisser des souches mijoter dans la misere ou on arrivera a une situation de permanence comme les noirs aux EU.

    6. San Remo

      « L’actualité immédiate et l’Histoire ne font pas toujours bon ménage. » L’entrée en matière ne veut rien dire,
      En tout cas ce n’est pas parce que ces success stories sont réelles que ça autorise Robert Davis et Sarah à faire de la désinformation sur la société israélienne. Les discriminations sont bien trop présentes dans la société israélienne à trop d’étages et il vaut mieux les combattre si on aime sincèrement ce pays. Lutter pour l’égalité de ses droits n’est pas contrairement à ce que dit Robert Davis LA MOINDRE OCCASION DE critique Israel. Un peu de maturité, de générosité et d’honnêteté sur cette question cruciale.

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