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L’assaut des médias contre les défenseurs de la liberté d’expression


L’assaut des médias contre les défenseurs de la liberté d’expression

Un djihadiste américain associé à l’État islamique aurait posté un message sur les médias sociaux promettant que l’État islamique «assassinerait» Pamela Geller, la blogueuse américaine dont l’organisation Initiative de Défense de la Liberté en Amérique [AFDI] a parrainé le concours « Dessiner Mahomet » au Texas la semaine dernière.

Deux djihadistes ont été tués par un policier qui gardait le site du concours alors qu’ils essayaient de prendre d’assaut la réunion pour y perpétrer un massacre style Charlie Hebdo. ISIS a revendiqué l’attaque. Le message menaçant affirmait qu’ISIS a « 71 soldats formés dans 15 états différents, prêts au mot à attaquer toute cible que nous désirons. »
Le message avertissait que quiconque organiserait un événement mis sur pied par Geller ou lui donnerait « une tribune pour y déverser son fiel, serait une cible légitime. »

Pamela Geller ne baisse pas la garde. Elle a déclaré qu’elle n’a pas l’intention de se mettre en réserve et prévoit de  tenir un autre événement de la liberté d’expression dans un proche avenir. « Cette menace illustre la sauvagerie et la barbarie de l’Etat islamique », a dit Geller à Daily News dans un communiqué qu’elle a publié plus tard sur son site internet. « Ils veulent ma mort pour avoir violé les lois de la charia sur le blasphème. Reste à voir  si le monde libre va enfin se réveiller et défendre la liberté d’expression, ou au lieu de cela, va faire des courbettes à ce mal et continuer à me dénoncer « .

La réaction du groupe islamiste auto-proclamé non-violent, le Conseil sur les Relations Américano-Islamiques (CAIR), est sans surprise. CAIR affilié aux Frères musulmans a solennellement condamné la réaction violente à l’événement, mais s’en est pris à Geller et d’autres participants de renom associés au concours du Texas qui osent critiquer l’islam, comme Robert Spencer et Geert Wilders. CAIR les a mis dans le même sac que les «auteurs» de l’attaque violente parce que, selon les mots de CAIR, ils « cherchent tous à provoquer une spirale descendante d’hostilité et une méfiance mutuelle en Amérique et partout dans le monde. »

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Il est pour le moins décevant, que les commentateurs traditionnels des deux côtés du spectre idéologique aient répété comme des perroquets les points de discussion de CAIR. Ils se sont ligués contre Pamela Geller comme le principal instigateur d’une réaction prévisible violente à son événement provocateur. Ils ont blâmé la victime plutôt que de considérer cette dernière violence islamiste pour ce qu’elle est – un assaut contre la libre expression.

Ils ont déclaré tout à leur satisfaction que, bien que Geller eût le droit légal d’effectuer le concours «dessiner Mahomet», elle a été irresponsable d’avoir exercé son droit.

Bill O’Reilly, par exemple, a déclaré sur Fox News le 5 mai : « En mettant en place un concours et l’attribution de 10.000 dollars pour une représentation du prophète Mahomet, l’Initiative de Défense de la Liberté Américaine a suscité une violente attaque. »

L’animatrice de radio conservateur Laura Ingraham a approuvé O’Reilly. Elle a dit dans la même émission que Geller et son groupe ont agi de façon irresponsable en accueillant le concours de dessins de Mahomet. « Il y a beaucoup de choses que nous pouvons dire que nous avons le droit de dire, que nous ne devrions pas dire », a déclaré Ingraham.

Chris Matthews de MSNBC a réfléchi à haute voix lors de son spectacle le 4 mai, si le concours que Geller a mis en place « pour dénigrer le prophète Mahomet et se moquer essentiellement de lui, » a effectivement entraîné les événements violents ultérieurs. Il s’est fixé sur le mot «provoquer» plutôt que «causer». L’invité de Matthews, l’analyste du terrorisme sur NBC, Evan Kohlmann, a affirmé que le concours n’a rien à voir avec la défense des principes de la liberté d’expression.

Au contraire, dit-il, le thème était « la défense du principe de la haine d’autrui. » La réaction violente était totalement prévisible, a dit Kohlmann, parce que quand « vous incitez les gens, et que vous lancez des invectives désobligeantes sur les ancêtres des gens et leurs symboles religieux, il y a un couple de fous dingues qui va sortir du bois pour essayer de régler ses comptes ».

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Sur le site de Vox, Max Fisher a écrit que l’événement ‘Dessiner Mahomet’, « n’était pas principalement un événement sur la liberté d’expression; c’était un événement de la haine anti-musulmane. »

Le correspondant à l’étranger du New York Times, Rukmini Callimachi a tweeté: « La liberté d’expression mise à part, pourquoi faire quelque chose d’aussi provocateur que l’organisation d’un ‘concours de dessins de Mahomet’? « 

La liberté d’expression mise à part? La liberté d’expression est le point entier! Le Premier Amendement protège même les discours les plus offensifs, haineux, tant qu’ils n’incitent pas à un engagement de violence imminente des membres de l’auditoire contre ceux ciblés par le discours offensif.

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Dans une affaire de Premier Amendement en 2011 à la Cour suprême (Snyder c. Phelps), le juge en chef John Roberts a écrit, « Le discours est puissant. Il peut inciter les gens à agir, les faire pleurer de joie et de tristesse, et, comme il l’a fait ici – infliger de grandes douleurs. Sur les faits ci-devant nous, nous ne pouvons pas réagir à cette douleur en punissant l’orateur. En tant que nation, nous avons choisi une autre voie – protéger l’expression même blessante sur des questions publiques et s’assurer que nous n’étouffons pas le débat public »

L’argument selon lequel Pamela Geller savait qu’il pourrait bien y avoir une réaction violente à ‘l’Événement dessiner Mahomet’ cherche à l’accuser d’avoir provoqué la violence qui a eu lieu. Elle aurait dû s’abstenir d’être aussi offensive, dit l’argument. Cependant, si elle l’avait fait, ceux qui cherchent à censurer la liberté d’expression qu’ils n’aiment pas, auraient gagné. Permettre aux croyants offensés d’être les arbitres de ce qui peut être dit ou publié sur leur foi sur la base du fait qu’ils seraient susceptibles de réagir violemment leur fournit un droit de veto effectif sur la liberté d’expression. La Cour suprême américaine a fait référence à cela comme l’inadmissible « veto du chahuteur. »

Le potentiel de violence de ceux offensés par la parole ne peut pas être pris en compte dans l’application du critère d’ »incitation à la violence imminente » parce que cela aurait pour effet de créer un cercle vicieux, leur permettant de censurer tel discours en affirmant que son contenu pourrait les inciter à commettre des violences en représailles.

Enfin, certains détracteurs de Pamela Geller utilisent une variante de l’argument de non-discrimination en l’accusant de sectarisme sélectif focalisant sur une seule religion.

Ironiquement, même le rédacteur en chef de Charlie Hebdo, cible d’un massacre djihadiste à Paris en janvier dernier, a pris ses distances d’avec Pamela Geller et de son exercice de la libre expression. « Nous n’avons rien à voir avec le travail de Pamela Geller », a déclaré Gérard Biard.

« Quand l’Islam ou le Prophète Mahomet apparaissent dans les informations, nous commentons la nouvelle, nous nous en moquons, peut-être. Mais nous ne sommes pas obsédés par ce sujet. Sur 500 couvertures dans les 10 dernières années, seulement sept concernent l’Islam. Ce n’est donc pas notre obsession. Nous traitons de politique, nous traitons des autres religions « .

Biard était à New York cette semaine pour recevoir le prix du « Courage de la Liberté d’Expression » de l’éminente organisation littéraire, le PEN American Center. En signe de protestation contre ce que certains membres du PEN prétendent être un fanatisme anti-musulman promu par les caricatures de Charlie Hebdo, certains se sont retirés des tables d’accueil du gala où le prix était décerné. D’autres membres ont écrit une lettre cinglante affirmant que la revue satirique ne mérite pas le prix qui passe comme un honneur rendu à la publication de « matériau qui intensifie les sentiments anti-islamiques, anti-Maghreb, anti-arabes déjà répandus dans le monde occidental. « 

Biard a contesté les critiques, puis a fait volte-face et a voué Geller aux gémonies pour avoir exercé son droit de libre expression. Sa tentative de différencier son magazine des activités de Geller en disant que Charlie Hebdo fait la satire d’un large éventail de religions et des dirigeants politiques, et pas seulement de l’Islam, est au mieux boiteuse.

Certes, Charlie Hebdo ne fait pas de discrimination entre les religions dans sa satire. Son but est d’exposer la suffisance, l’extrémisme et l’hypocrisie qui selon ses rédacteurs affligent toutes les religions. Pamela Geller essaie de transmettre un message différent dans sa tentative d’exposer ce qu’elle considère comme l’idéologie suprématiste islamiste qui menace uniquement des valeurs occidentales telles que la liberté d’expression elle-même. Par définition, Geller se concentre sur une religion à l’exclusion des autres parce qu’elle voit la charia islamique s’insinuer dans diverses institutions américaines, avec déjà comme effets sournois, la suppression du libre échange d’idées.

 Des termes tels que djihad, terrorisme islamique et islam radical sont interdits dans les manuels de formation d’application de la loi du gouvernement fédéral. La rectitude politique gèle la discussion animée et la critique de l’islam sur les campus universitaires. L’épithète «islamophobie» est utilisé comme le carton rouge pour clore le débat. Le président Obama lui-même a donné aux islamistes un coup de pouce en déclarant à l’Organisation des Nations Unies en 2012, peu de temps après la sortie de la vidéo anti-musulmane que les membres de son administration ont initialement blâmé les attaques de Benghazi: « L’avenir ne doit pas appartenir à ceux qui calomnient le prophète de l’islam ».

Essayer de peser les contenus autorisés et non autorisés, basés sur qui peut être offensé, trace la route vers la tyrannie. Les méthodes de Pamela Geller peuvent être désagréables pour certains, mais la leçon qu’elle essaie d’en tirer est dans l’esprit des Pères fondateurs.

Sources : Frontpage Mag – 7 mai 2015 – Par Joseph Klein

Traduction Europe Israël
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  • 6 thoughts on “L’assaut des médias contre les défenseurs de la liberté d’expression

    1. sarah

      Bravo à Pamela Geller de défendre les Etats-Unis contre l’Islam car cette religion est incompatible avec la démocratie et la République.
      Les USA peuvent encore arrêter le mouvement d’islamisation du pays. Pour la France, c’est terminé.
      Même l’islam dit modéré est complice de l’islam radical : de toute façon ils puisent leurs croyances et leur mode de vie dans le Coran, livre qui appelle à tuer les infidèles, c’est-à-dire, juifs, chrétiens dans bon nombre de sourates .
      J’ai bien plus peur pour la vie d’enfants juifs et de jeunes juifs en France et en Europe que pour sa vie aux USA. : elle est très protégée, ce qui n’est pas le cas de la population juive européenne.

    2. michel boissonneault

      Mme Pamela Geller fait un excellent travail avec * * ACT FOR AMÉRICA* * ,
      elle est tout simplement fantastique

    3. Alauda

      De toute façon, le chantage à propos de ces caricatures, considérées comme des provocations, est toujours le même. Il n’y a pas de différence majeure entre les modérés et les radicaux : la différence n’est que d’un degré.
      Les mêmes arguments d’irresponsabilité, d’autocensure préférable… sont invoqués par les détracteurs du concours. Et on sent poindre la menace à peine voilée sous certaines formulations : ainsi la citation « l’avenir ne doit pas appartenir… » peut être entendue comme un euphémisme autorisant les règlements de compte mortels des fous dingues. La tyrannie est en marche.

    4. Sylvestre

      Je ne reconnais pas le droit à l’islam de se définir comme une « religion ». L’islam est un mouvement politique mondial comme l’était le parti communiste avant la chute de l’URSS, qui tend à imposer au monde par les armes et la violence, une constitution unique qu’ils appellent la charia, en détruisant au passage toutes les autres religions. Une vraie religion se définit par la compassion, le silence, la prière, la fraternité et surtout la tolérance. Il n’existe pas de musulmans modérés, car ceux qui le seraient tomberaient dans le camp des ennemis d’Allah avec la conséquence fatale de l’apostasie telle qu’elle est traitée par les criminels en turban. Avant 1962, en Algérie, la très grande majorité des arabes musulmans étaient pacifiques et adhéraient aux valeurs de la république. Les criminels venus d’ailleurs les ont vite mis au pas par l’extorsion de fonds et l’assassinat. Les opérations menées par les fous d’Allah sont totalement comparables à celles qui ont conduit Hitler et le nazisme à se lancer dans une guerre d’extermination des pays européens.

    5. Rony d'Alger

      Un exemple de « musulman modéré »: le fils de hamza boubaqueur, dalil boubakeur qui s’est rendu aux journées de l’u.o.i.f. pour demander d’ici 2017, 2200 mosquées en plus. Pourquoi ? 2017 c’est l’élection présidentielle et c’est une manière de faire du chantage auprès de hollande qui est obsédé par l’idée de se faire réélire. Ce boubakeur n’a pas hésité à prononcer la phrase-type des islamistes, des frères musulmans de l’uoif, selon lesquels « ceux qui ne respectent pas la dignité du prophète n’ont pas de dignité ». Et dire que ce stupide cukierman le prenait pour son « ami modéré ». cukierman est manipulé par ces politiquement pourris de l’uejf, ou anciens étudiants, qui ne pensent qu’à leur carrière au sein du p.s.

    6. Alauda

      Ma dignité est très basse depuis que je me penche sur ce fanatisme totalitaire : voici que je me demande maintenant quel produit stupéfiant a consommé ce très digne Moh’ la nuit de son voyage sur cet animal fabuleusement chimérique qu’il appelle son Bouraq.

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